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Lumière sur

Maison, actuellement magasin de commerce et logement (42 place Saint-Pol)

Historique

L’édifice est mentionné pour la première fois en 1648, il fait alors partie d’une tenue composée de dix corps de logis dotés de chambres basses, chambres hautes et pour certains, de caves, greniers, petites cours, et commodités. La tenue est située dans un emplacement à forte valeur commerciale, soit à l’angle formé par le marché au bétail et la rue Dorée, en face de l’église de l’aumône.

Bâtiment 1, vue du nord-ouest, carte postale (20e siècle - archives privées).Bâtiment 1, vue du nord-ouest, carte postale (20e siècle - archives privées).Une carte postale du début du 20ème siècle représente l’édifice. Il accueille alors une boutique dans une partie de son rez de chaussée tandis que l’autre partie est directement accessible depuis la rue par une porte disposée au centre de la façade. Le toit comporte des rampants en pierre de taille, une crossette sculptée est visible sur le mur pignon ouest. Trois souches de cheminées sont également visibles sur le toit.

Un plan de 1973 figure le rez-de-chaussée de l’édifice. Celui-ci est composé de 8 bâtiments disposés selon un plan en U, autour d’une cour centrale (9). Le bâtiment 1 est doté d’un plan rectangulaire ayant son grand côté sur la rue. Il est partagé en trois espaces. A l’est, la première pièce est accessible depuis la rue, elle est éclairée par deux fenêtres. A l’ouest la seconde pièce est éclairée par deux fenêtres et chauffée par une cheminée. Les deux pièces sont distribuées depuis la rue par un couloir central desservant également un escalier en vis en œuvre (3) menant à son tour à la cour et aux étages. L’escalier est accosté par deux petits bâtiments ouverts sur la cour (2 et 4). Les bâtiments 6, 7 et 8 composent les ailes en retour et en fond de cour. Les deux derniers disposent de leur propre escalier droit ou en équerre. L’ensemble du rez-de-chaussée est couvert par des planchers portés par des poutres visibles sur le plan. Celles-ci sont visibles sur une photographie prise dans le bâtiment 1 à la même époque. Les solives, espacées "tant-plein-que-vide", et les poutres sont peintes d’une couleur brune rehaussée d’un décor de couleur beige incorporant des candélabres (à vérifier) et des motifs végétaux. Le plan est accompagné d’une élévation de la façade nord du bâtiment 1. Elle est composée de deux niveaux prenant place sous un comble percé de trois lucarnes. Le rez-de-chaussée comporte six travées assises sur un soubassement en pierre de taille. A l’est, deux fenêtres encadrent une porte, elles sont toutes trois surmontées de plate-bandes, leur encadrement participe à un appareil en bossage. A l’ouest, le mur est percé par une fenêtre et une demi-fenêtre, ménagées sous des arcs surbaissés. Une porte au linteau délardé dont l’encadrement est formé par des pilastres portant une corniche, sépare les deux espaces. L’étage comporte quatre ouvertures percées sous des arcs surbaissés, et moulurées de chambranles formant des bandeaux. Elles sont toutes dotées de balconnets en fer forgé et prennent place au-dessus des ouvertures du rez-de-chaussée. Les trois lucarnes visibles sur le toit sont ménagées sous des linteaux surbaissés. Elles sont superposées au-dessus de trois des fenêtres de l’étage.

En 1989, l’édifice déjà occupé par une boutique fait l’objet de travaux afin de moderniser le rez-de-chaussée pour en faire un magasin de commerce. La parcelle est agrandie vers l’ouest, tandis que la plupart des murs tournés vers la cour sont abattus, cette dernière est ensuite couverte créant ainsi un espace unique, englobant le bâtiment 7 (détruit) et une partie du bâtiment 6. L’escalier en vis est détruit, déconnectant ainsi le rez-de-chaussée de son étage. Celui-ci est désormais uniquement accessible depuis la parcelle voisine. Enfin, le rez-de-chaussée de la façade du bâtiment 1 est entièrement reconstruit pour en faire une vitrine. L’étage est percé d’oculi ovales et le toit de tabatières.

Description

Situation

Plans de situation.Plans de situation.

L’édifice est composé d’une somme de bâtiments hétérogènes occupant la totalité de l’espace de la parcelle sur laquelle ils sont assis. Celle-ci mesure 18 m de large pour environ 25 m de long, elle adopte un plan en L et occupe une surface au sol de 480 m². L’édifice est situé sur la place du Marché (place Saint-Pol), à proximité du carrefour entre la rue Villette-Gâté, la rue Gouverneur et la rue Sully.

Structure

Le magasin de commerce qui occupe actuellement le rez-de-chaussée et une partie des étages de l’édifice a rendu son étude en partie impossible, tant du point de vue de son accès que de la visibilité des éléments architecturaux. Seules les caves du bâtiment 1, 2 et 6 ainsi que l’étage et le comble du bâtiment 1 ont été étudiés. Au rez-de-chaussée, on peut tout au plus remarquer les vestiges d’une ancienne cage d’escalier en pierre (3). Trois des marches d’un ancien escalier en vis permettent d’accéder à une pièce située dans le bâtiment (2) tandis qu’un escalier droit mène au niveau de caves.

Celui-ci débouche dans une salle couverte d’une voûte en berceau irrégulière (2), elle dessert à la fois une salle située sous le bâtiment 6 à l’ouest, un escalier droit menant au rez-de-chaussée du bâtiment 9 au sud, et un couloir menant aux salles situées sous le bâtiment 1 au nord.

La salle ouest (6) s’ouvre par une porte dotée d’un arc en plein cintre, mouluré d’un quart-de-rond. Elle est couverte d’une voûte en berceau plein cintre et accueille un four au sud, et un massif maçonné s’apparentant à une ancienne cheminée à l’est. Le chœur du premier est construit en pierre calcaire, il est couvert par une coupole montée avec ce qui s’apparente à des tuiles plates disposées sur champ. Le second est percé d’une niche dotée d’un arc surbaissé, sans conduit apparent.

La communication avec le bâtiment 8 et le couloir desservant les salles situées sous le bâtiment 1 est respectivement assurée par une porte et une arcade en plein cintre. Là encore, leurs encadrements sont moulurés d’un quart-de-rond.

Le couloir (nord-sud) est couvert d’une voûte en berceau dont le profil se situe entre le brisé et la chaînette. Il dessert une niche à l’est et les caves du bâtiment 1 au nord. La première cave prend place sous un arc en plein cintre dont l’encadrement porte les traces des vantaux d’une porte. Les secondes sont disposées à la perpendiculaire du couloir, elles semblent parallèles à la place Saint-Pol (soupiraux). La différence de profil entre les voûtes des deux salles, en berceau surbaissé (est) et en plein cintre (ouest), confirme la présence de deux espaces et non pas d’un vaisseau unique. Une porte percée sous un arc en plein cintre a été identifiée sur le mur sud de la salle est. Il n’a pas été possible de vérifier si elle conduisait à un autre niveau de cave.

L’étage du bâtiment 1 est accessible via le bâtiment 5, par un escalier placé dans un bâtiment situé sur une parcelle voisine. Il est distribué par un couloir placé contre son mur gouttereau sud. Celui-ci dessert à la fois les cinq salles du bâtiment 1 et les bâtiments 2, 3, 4 et 5. Le bâtiment 5 était accessible depuis le bâtiment 2 par une porte aujourd’hui bouchée. Les pièces du bâtiment 1 sont toutes dotées d’une fenêtre et d’une cheminée. Plusieurs des murs séparant les pièces sont en réalité des cloisons ménagées sous les poutres du plancher du comble. Là où il est visible, celui-ci repose sur des solives avec un espacement "tant-plein-que-vide". Deux cheminées sont conservées en élévation, les autres étant réduites aux traces observées sur les planchers.

La première est en marbre, elle est accolée au pignon ouest. Elle est composée d’un manteau doté d’un arc chantourné dont la clef est ornée d’un motif associant coquille et fleurs. Ce manteau repose sur des piédroits sculptés de triglyphes. La cheminée est associée à un lambris masquant deux larges placards, à droite et à gauche de la cheminée.

Bâtiment 1, vue intérieure du premier étage, détail de l'un des piédroits et du manteau de la cheminée (mur pignon est).Bâtiment 1, vue intérieure du premier étage, détail de l'un des piédroits et du manteau de la cheminée (mur pignon est).La seconde est accolée au mur pignon ouest. Elle se compose de piédroits s’élargissant de leurs bases vers leurs sommets, d’un manteau à plate-bande et d’une hotte droite. Les piédroits sont sculptés de triglyphes dont les rainures sont comblées par un épi de blé. En tête, ils s’élargissent par des consoles ornées de trilobes sculptés de fleurs. La plate-bande du manteau est ornée à son extrémité par des fleurs rondes s’apparentant à des pâquerettes et au centre par un bouquet fleuri. Le tableau supérieur de la hotte est orné d’un bâton à crosse, croisant une palme stylisée devant un collier de fleurs.

La charpente du comble du bâtiment est montée à ferme et pannes assemblées à des arbalétriers de jouée, poinçons, contrefiches et jambettes. Elle est contre-ventée par un sous faîtage et des croix de Saint-André. Plusieurs fermes sont profondément remaniées, laissant apparaître des mortaises orphelines ou de faux entraits sur certaines d’entre elles.

Élévation

La façade nord du bâtiment 1 est composée de deux niveaux prenant place sous un toit à deux pans à forte pente. Le rez-de-chaussée est entièrement dédié à la vitrine du magasin. Celle-ci adopte une structure en métal et en verre. L’étage se comporte de six ouvertures alternant fenêtres à arc surbaissé (voire délardé) et oculi ovales à clef passante. Les premières sont toutes dotées de balconnets en fer forgé. Les chambranles de leurs encadrements sont moulurés en bandeau. L’étage est surmonté d’une corniche sculptée en réglet et quart-de-rond. Les trois lucarnes visibles sur le toit sont ménagées sous frontons triangulaires. Elles sont superposées au-dessus de trois des fenêtres de l’étage, tandis que des tabatières prennent place au-dessus des oculi. A l’est, un rampant en pierre de taille est identifiable sur le mur pignon.

Seuls l’étage et le couronnement des façades sud des bâtiments 1, 2, 3, 4 et 5 ont pu être étudiés, leurs rez-de-chaussée étant détruits.

Le bâtiment 5 est percé d’une fenêtre à linteau délardé. Il est surmonté d’une corniche moulurée en doucine. Son angle sud-est est à la fois couronné par une crossette sculptée d’une volute, et par le départ d’une corniche tournée vers le nord. On peut toutefois s’interroger sur l’emplacement de la crossette sculptée et du segment de rampant qui l’accompagne, ceux-ci étant complètement déconnectés du toit qui les accueille. Partant de ce constat, il est possible qu’ils aient été déplacés lors de la réfection d’un des pignons, désormais invisibles.

Le bâtiment 4 est percé d’une porte en plein cintre ouvrant sur un balcon. Elle est surmontée par un arc de décharge en plein cintre et une lucarne ménagée sous un linteau surbaissé. Celle-ci interrompt une corniche moulurée en doucine courant également sur le bâtiment 3.

Celui-ci adopte une forme polygonale. Il est percé par deux fenêtres en plein cintres. Une partie de ses maçonneries est englobée par le bâtiment 2. Celui-ci est éclairé par une plate-bande surmontée par une corniche en quart-de-rond.

Le toit du bâtiment semble avoir subi plusieurs extensions, afin d’assurer la couverture des bâtiments 2, 3, 4, et 5.

Matériaux

Les élévations sont enduites ce qui laisse à penser, sans pouvoir l’affirmer, que les murs sont construits en moellons de calcaire et de silex. La pierre de taille est réservée aux voûtes des caves où elle est le plus souvent mal dégrossie, et aux fenêtres, corniches et chaînes d’angle observées sur les élévations extérieures. Les toitures du bâtiment 1 sont couvertes d’ardoise au nord et de tuiles plates au sud.

Conclusion

Au regard des éléments présentés par la documentation iconographique avant les travaux effectués en 1979 et dans la description, l’édifice peut être identifié comme une maison. Sa distribution est assurée depuis la rue par un couloir central desservant les pièces du rez-de-chaussée et la tour d’escalier (3), qui s’ouvre à son tour vers la cour et distribue les étages. Si le développement de ces bâtiments 6, 7 et 8, leur articulation autour d’une cour invitent à restituer un hôtel particulier, l’absence de passage carrossable interdit de l’affirmer.

La qualité du bâtiment sur rue (décors, cheminées, lambris), laisse à penser qu’il s’agissait du logis, les bâtiments sur cour (6,7,8) devaient être dédiés aux communs. Néanmoins ceux-ci n’ayant pu être visités l’hypothèse reste à prouver.

Plusieurs éléments viennent contrarier l’homogénéité de l’édifice.

- Les bâtiments 2, 3, 4, et 5 sont non seulement plaqués contre les maçonneries du bâtiment 1, mais leurs couvertures sont assurées par un allongement d’un des versants du toit de ce même bâtiment. Le bâtiment 2 englobe les maçonneries du bâtiment 3, et le bâtiment 4 est plaqué contre le bâtiment 3.

- Le bâtiment 6 ne dispose pas de système de distribution verticale, il est donc dépendant de l’escalier à vis (avant 1979) situé dans le bâtiment 1. Or s’il avait été contemporain de ce dernier, il aurait certainement été plaqué contre ce dernier. Ils auraient alors formé un plan en L, dont l’angle aurait été occupé par un escalier. A l’inverse, c’est le bâtiment 2 qui, plaqué contre la tour d’escalier, permet une communication entre les deux espaces. Ce qui laisse à penser que le bâtiment a non seulement été construit après les bâtiments 1 et 3, mais également que son implantation a été contrainte par celle du bâtiment 2.

- Malgré le regroupement des caves autour d’un noyau de distribution cohérent centré sur les bâtiments 2 et 3, la différence des modes de couvertures et l’indépendance du plan des caves par rapport au rez-de-chaussée laisse à penser que les salles font l’objet d’un agglomérat d’éléments hétérogènes.

- Les édifices dépassant les trois travées sur rue sont rares à Nogent-le-Rotrou. Ce qui, associé à l’hétérogénéité des caves et la présence d’un mur de refend, pose la question d’un remembrement.

L’escalier en vis et sa cage hexagonale (3), les portes en plein cintres moulurés en quart-de-rond (2, 3 et 6), la charpente à panne du bâtiment sur rue (1) ainsi que ses crossettes, invitent à dater les bâtiment 1 et 3 ainsi que les caves des bâtiments 2 et 6 de la seconde moitié du 16e siècle.

Cependant les irrégularités de distribution observées entre les bâtiments 1 et 6, l’utilisation d’une tour d’escalier hexagonale, la largeur du bâtiment sur rue, la présence d’un mur de refend et le profil brisé de certaines des voûtes en berceau des caves posent la question d’un remembrement effectué sur des parcelles dotées de bâtiments plus anciens. La datation avancée est donc à prendre comme un terminus ante quem, elle est relative à une phase de construction d’un/d’édifice(s) certainement plus ancien(s).

Les façades et la distribution du bâtiment 1 semblent avoir fait l’objet d’une nouvelle campagne de construction au 18e siècle. Il est possible de lui attribuer les fenêtres dotées d’arcs surbaissés côté nord, les ouvertures en plein cintre des bâtiments 3 et 4 côté sud, et les cheminées observées au premier étage.

Les bâtiments 2 et 5 n’ont pu être datés précisément. Ils sont certainement issus de campagnes de construction bornées entre le 17e et le 19e siècles sur la base de leurs ouvertures (plate-bande et plate-bande délardée).

L’édifice devait être composé dès le 16e siècle d’une maison à distribution centrale (1). Elle était desservie depuis la rue par un couloir central menant à une tour d’escalier hors œuvre ou semi hors-œuvre. Cette tour distribue à la fois l’édifice de cave en comble mais permet également d’accéder à une cour arrière

La présence de caves situées sous les bâtiments 2 et 6 en connexion avec la tour d’escalier (3) laisse à penser que la demeure était déjà flanquée à cette époque par une aile en retour sur cour. La rupture de distribution entre l’escalier en vis et le bâtiment 6 indique soit une antériorité des bâtiments 1 et 3 sur les bâtiments 2 et 6, soit simplement que les bâtiments 2 et 6 ne disposaient pas d’étage à cette époque.

Les caves devaient assurer la fonction de cellier et de stockage. La proximité de la salle située sous le bâtiment 6 avec les autres caves (cellier), la cour, et l’escalier en vis associé à une couverture voûtée et à la présence d’un four permet de penser qu’elle servait au moins en partie de « cuisine ». Le four n’étant pas daté, l’hypothèse reste à vérifier. La cuisine aurait également pu être attribuée au rez-de-chaussée du bâtiment 6, qui disposait aussi d’une cheminée et d’une proximité avec les caves (celliers) et l’escalier en vis qui permettait de desservir les espaces de consommation.

 Bâtiment 1, vue du nord-ouest. Bâtiment 1, vue du nord-ouest.

L’emplacement (sur rue), et la qualité du bâtiment (taille, rampants sculptés, cheminée) permettent d’y restituer un logis. Le couloir central et la largeur du bâtiment 1 lui permettaient de disposer de deux larges espaces indépendants. Ceci au vu de l’emplacement de l’édifice (place du marché au bétail) invite, sans pouvoir le prouver, à restituer des boutiques et/ou des espaces de travail.

Si la taille de l’édifice et la qualité de son décor plaident pour une demeure patricienne, son propriétaire demeure inconnu. On peut tout au plus le rapprocher des noms cités dans l’aveu de 1648. Ceux-ci pouvant à la fois être attribués à une famille noble ou à de riches bourgeois.

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