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L'inventaire général du patrimoine culturel recense, étudie et fait connaître le patrimoine architectural et mobilier de la région Centre-Val de Loire.
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Actualités de la recherche :
   - Les aménagements portuaires de la Loire
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Lumière sur

Hôpital d'hospitaliers de saint Augustin, actuellement centre hospitalier de l'Hôtel-Dieu

Historique

Une fondation seigneuriale

Une donation est établie en vue de l’établissement de la Maison-Dieu en 1182, par le seigneur de Mondoucet1. En 1190, la fondation est confirmée et assortie de nouveaux dons par le suzerain de ce dernier, Rotrou IV comte du Perche et seigneur de Nogent2. Philippe de Montdoucet3 aspire ainsi au salut de son âme, tandis que la demande de Rotrou se porte sur le salut de l’âme de sa défunte épouse4.

Les frères de la Maison-Dieu suivent la règle de Saint-Augustin. Selon George Trolet5, l’hôtel compte quatre religieux placés sous la direction d’un prieur. Le faible nombre de frères est compensé par des convers dont le nombre n’est pas limité6. La communauté a la charge de prier pour le salut de ses bienfaiteurs et a une fonction d’accueil et d’assistance envers les malades, les indigents et les voyageurs7. Le revenu de la Maison-Dieu est garanti par les aumônes, presque exclusivement faites par des nobles percherons, vassaux des comtes du Perche8.

Au début du 13e siècle, l’Hôtel-Dieu est la deuxième seigneurie religieuse à Nogent-le-Rotrou, derrière le prieuré de Saint-Denis. Les frères n’en demeurent pas moins sous l'autorité des moines denisiens. Face à l'installation et au développement d'une seigneurie religieuse hors de l'autorité séculaire du prieuré, la réponse des Clunisiens ne se fait pas attendre. Dès 1200, une charte est éditée par les moines de Saint-Denis9 afin d’imposer aux frères de la Maison-Dieu10 un certain nombre d'obligations visant à garantir la suprématie du prieuré sur les inhumations, les cimetières et les messes données en la « ville » de Nogent. Le clocher ne peut être élevé de plus d’un mètre et demi au-dessus du toit et ne doit pas sonner plus de trois fois par jour, les messes sont limitées à trois par semaine et doivent rester à l’usage exclusif des frères et des usagers de l’établissement.

En 1200, soit un peu plus de dix ans après sa fondation, la Maison-Dieu est composée d’une chapelle, d’un cimetière, d’un clos et d’un jardin11. Trois messes sont effectuées à la chapelle Saint-Jacques12 chaque semaine. Elles sont célébrées autour d’un autel unique et annoncées par un clocher peu élevé au-dessus des rampants du toit. La dédicace de l’église est à mettre en relation avec sa fonction, Saint-Jacques étant le patron des pèlerins et des chevaliers. Le cimetière est exclusivement réservé aux pauvres, aux pèlerins, aux moines et à leur famille. La surface au sol des jardins de la Maison-Dieu n’excédait pas trois arpents. A en croire un bail daté de 1468, les jardins (ou une partie des jardins) sont contigus au cimetière de l’hôtel, soit dans le prolongement de ce dernier.

La ruine de l'Hôtel-Dieu

En 1453 Charles IV d’Anjou, comte du Maine, acquiert la seigneurie de Nogent-le-Rotrou. La même année, il nomme un de ses hommes de confiance, Robert Le Breton, au titre d’administrateur de l’Hôtel. Ce dernier ne résidant pas à Nogent, il baille sa charge à Jean de Beaumont pour qu’il administre l’Hôtel en son nom alors qu’il se réserve la rente du prieuré de Moutier au Perche, appartenant à la Maison-Dieu13. L’installation de la maison d’Anjou annonce une période d’abus et de mauvaise gestion de l’hôtel. Signe d’un profond désordre, sept gestionnaires se succèdent en huit ans à la tête de la communauté (entre 1499 et 1507)14.

En 1588, Françoise d’Orléans Longueville, veuve de Louis I de Condé, dame de Nogent (1588-1601) dénonce l’état de la Maison-Dieu15. Détourné de ses fonctions d’accueil et d’assistance pour ne plus servir qu’au profit de son administrateur, l’hôtel se résume à une coquille vide, déserté par les frères.

A la fin du 16e siècle, l’Hôtel-Dieu est composé de la chapelle Saint-Jacques, d’un logis, de la maison des voûtes16, d’un puits, de jardins et d’un mur de clôture. Le cimetière de l’hôtel-Dieu est indépendant, il possède son propre clos17.

Rachel de Cochefilet et la cour de l'Hôtel-Dieu

Maximilien de Béthune, Duc-Pair de Sully (1606-1641), acquiert en 1624 la seigneurie de Nogent-le-Rotrou, des mains d’Henri II (1588-1646), prince de Condé. Dès cette acquisition, Sully rencontre une forte opposition des moines de Saint-Denis face à l’installation d’un protestant à la tête de la ville. Maximilien de Béthune n’en reste pas moins seigneur de Nogent. Il est, à ce titre, patron de la chapelle Saint-Jacques et possède le pouvoir de nominer les commandataires de l’Hôtel-Dieu.

Le 19 novembre 163918, le Duc et la Duchesse de Sully versent la somme de 51 livres 5 sols aux administrateurs de l’Hôtel-Dieu afin d’obtenir une concession dans l’enceinte de l’Hôtel-Dieu. Sully meurt le 22 décembre 1641 dans son château de Villebon19. Son tombeau est achevé l’année suivante par son épouse, Rachel Cochefilet (1566 -1659) duchesse douairière de Sully20. Située dans la cour de l’hôtel-Dieu, la construction du mausolée est associée à la réfection du pavement de cette dernière ainsi que la reconstruction de son portail d’entrée, complétant ainsi l’ensemble funéraire dédié à la mémoire du couple Sully21. Fait qui entraîne la destruction du petit logis, ce dernier gênant l’édification du portail. Rachel Cochefilet meurt en 1659, elle est enterrée à l’Hôtel-Dieu aux côtés de son époux.

Lors de sa visite22, l’évêque de Chartres, Jacques Lescot, décrit ce dernier comme organisé autour de deux grandes cours séparées par un mur. La première, dispose d’une maison «où sont les pauvres malades, laquelle maison se trouve fort obscure et étouffée, les dits malades mis confusément dans les mêmes lieux, hommes et femmes ». La seconde, comporte un grand bâtiment « dans lequel il y a salle haute et salle basse, lesquelles salles il y a trouvées fort commodes, le haut pour les malades et le bas pour les passants ». L’hôtel-Dieu accueille donc de nouveaux malades et pèlerins en 1654 avec cependant une distinction de traitement entre les malades pauvres reçus dans un bâtiment insalubre et les malades qui, associés aux pèlerins, sont reçus dans un bâtiment mieux adapté à leur accueil.

L’installation du collège

En 1654, l'évêque de Chartres décide l’établissement d’un collège dans la Maison-Dieu de Nogent-le-Rotrou. A la suite de la visite de l’évêque, celui-ci est installé dans les bâtiments destinés à accueillir les pauvres (et malades ?). « Les pauvres seront mis en salle haute, qui sera préparée pour les y recevoir, et séparée par une cloison pour mettre les hommes d'un côté et les femmes de l'autre : que le lieu où ils sont à présent servira pour y faire trois classes ».

L’évêque prévoit également que les jardins donnant sur la rue seront utilisés pour faire la cour du collège et qu'une maison située au bout des jardins de l’hôtel sera acquise pour y loger le principal et deux régents. L’intégralité des travaux à effectuer est à la charge de l’Hôtel-Dieu23. Le coût de l’installation du collège pousse les frères à vendre en 1658 une futaie pour 5000 livres24. De menues réparations sont réalisées la même année25. Stanislas Proust mentionne également l’utilisation de la chapelle Saint-Jacques : «il fut décidé alors [1654] que l'on prendrait le bas-côté, à droite en entrant, de la chapelle ayant son entrée principale sur la rue Dorée, (sur l'origine de laquelle il n'y a pas non plus de renseignements), que les classes seraient établies au rez-de-chaussée et les malades au 1er étage ». L’installation du collège dans l’hôpital de Nogent semble aller de pair avec l’établissement des sœurs de la Charité des pauvres malades au sein de la communauté. Deux d’entre elles sont ainsi installées en 165926.

La reconstruction de L’hôpital

En 1695, Louis XIV prescrit par un arrêt du Conseil privé la réunion des maladreries aux hôpitaux. Les hôpitaux auxquels sont réunies les maladreries bénéficient alors de leurs revenus27. A Nogent, l’application de l’édit royal entraîne l’agrandissement de l’ancien Hôtel-Dieu et la désaffection progressive de la maladrerie Saint-Lazare, désormais réunie à l’hôpital.

Un premier agrandissement de l’hôpital est autorisé en 1701 par l’Assemblée des habitants de Nogent28. Malheureusement il n’a pas été possible d’appréhender les modalités ou la réalité de ces travaux. Plusieurs devis attestent de la construction d’un nouvel édifice, appelé plus tard « la salle des hommes ». La construction est effectuée entre 1721 et 1732, l’hôpital engage une somme de 9378,14 sous à René-Claude Bruslé pour la réalisation des travaux29. A cette première augmentation s’ajoute « à la suite de la salle des hommes » la construction d’un bâtiment dont le devis est accepté en 1772 pour une somme de 8 670 livres30. Le devis comprend également l’exhaussement de la salle des hommes. Selon Stanislas Proust la « salle des hommes » était construite sur l’ancienne salle des voûtes.

Parallèlement à l’agrandissement de l’hôpital, l’Hôtel-Dieu se sépare en 1744 de l’aile gauche (nord) de la chapelle Saint-Jacques31. L’édifice est alors cédé pour une rente de 50 livres au comte de Sully afin qu’il y installe une prison32.

L’hôpital municipal

Le 5 novembre 1790, les établissements charitables et hospitaliers de Nogent-le-Rotrou sont placés sous l’autorité de la municipalité33. Deux ans plus tard, les frères cessent définitivement leurs fonctions, l’hôpital est placé sous la responsabilité des sœurs de la Charité.

En 1792, l’établissement est géré par six sœurs ayant à charge 32 malades34. Le revenu de l’hôpital est alors de 16 000 livres, déduction faite des charges. Les sœurs continuent à entretenir et moderniser le site avec la construction de caves voûtées sous l’hôpital en 179235.

Symbole du passage de l’Hôtel-Dieu à l’hôpital municipal, la démolition de l’église Notre-Dame-des-Marais en 1798 entraîne l’acquisition de la chapelle Saint-Jacques par la fabrique de Notre-Dame. La chapelle Saint-Jacques, séparée de l’hôpital devient alors l’église paroissiale de Notre-Dame (1802) tandis que le collège est installé dans l’ancien prieuré de Saint-Denis (1807) 36.

Les travaux continuent à s’enchaîner tout au long du 19e siècle. D’abord en 1818 avec l’installation d’un hospice pour vieillards. Puis de 1861 à 1868, sous la direction de l’architecte Lebart, avec l’exhaussement du bâtiment central, rapidement augmenté d’un avant corps et d’une tourelle d’escalier.

Patrimonialisation

L’église Notre-Dame et le tombeau de Sully bénéficient respectivement d’un classement Monument historique (1949/03/08) et d’une inscription à la liste supplémentaire des Monuments historiques (1990/11/07). Malgré la création en 1982 du centre hospitalier de Nogent, l’ancien Hôtel-Dieu est encore utilisé, notamment par le service de chirurgie ambulatoire.

Description

Situation

Carte de situation.Carte de situation.

Le centre hospitalier prend place dans la vallée de l’Huisne. Il est à la fois implanté au pied et sur les pentes du plateau Saint-Jean. Ce dernier est constitué à cet endroit de craie à silex dite pierre de Nogent. Le différentiel de niveau entre les bâtiments constituant l’édifice est compris entre 116 m et 128 m NGF. A titre indicatif, le fond de la vallée de l’Huisne est situé à 104 m NGF, l’Hôtel-Dieu n’est pas situé en zone inondable.

L’édifice est implanté à l’angle de la rue Gouverneur et de la rue de Sully. La première traverse Nogent-le-Rotrou selon un axe Nord-Sud en direction des villes de Chartres et du Mans. La seconde permet d’accéder au plateau et au château Saint-Jean dont elle est l’unique accès carrossable. L’Hôtel-Dieu est implanté non loin du carrefour entre les rues de Saint-Hilaire37 et de VIlette-Gaté38 marquant la rencontre des deux principaux axes de Nogent-le-Rotrou.

Composition d'ensemble

Plan de situation.Plan de situation.

Les bâtiments de l’hôpital forment un ensemble hétérogène construit à différent niveaux de la pente du plateau Saint-Jean. L’église Notre-Dame est accessible depuis la rue Gouverneur dont elle marque l’angle avec la rue de Sully. Elle est flanquée au sud par un presbytère et une cour dotée d’un puits. Celle-ci est disposée en contrebas de la cour de l’Hôtel-Dieu dont elle est séparée par un mur. Les ailes A et B sont disposées en équerre sur les côtés est et sud de la cour de l’Hôtel-Dieu. Celle-ci est accessible depuis la rue de Sully par un portail carrossable. Elle est limitée au nord par le chœur de l’église Notre-Dame et par le mausolée de Sully. L’aile C est disposée parallèlement à la rue Gouverneur de laquelle elle est accessible via une rampe d’accès rattrapant la différence de niveau entre les deux espaces. Le bâtiment C dispose d’une avant cour commune avec le revers de l’aile A, et d’une cour arrière communiquant avec l’aile D. Celle-ci se développe le long de la rue de Sully au revers de l’aile B par laquelle on y accède.

Eglise Notre-Dame, vue du nord-ouest.Eglise Notre-Dame, vue du nord-ouest.Bâtiment A, vue du nord.Bâtiment A, vue du nord.Bâtiment B, vue de l'ouest.Bâtiment B, vue de l'ouest.

Portail de l'Hôtel-Dieu, vue du nord.Portail de l'Hôtel-Dieu, vue du nord.

Cour de l'Hôtel-Dieu, vue du nord-est.Cour de l'Hôtel-Dieu, vue du nord-est.Bâtiment C, vue de l'ouest.Bâtiment C, vue de l'ouest.Bâtiment D, vue du nord.Bâtiment D, vue du nord.

Structure

Compte tenu de leur intérêt en tant qu’œuvre à part entière : l’église Notre-Dame, le portail de Sully, le Mausolée de Sully ont tous trois fait l’objet d’un dossier monographique. Leurs conclusions permettent néanmoins d’alimenter, au même titre que le développement qui s’ensuit, la conclusion générale sur l’Hôtel-Dieu.

Plan de situation.Plan de situation.

Le bâtiment A est situé entre les deux cours principales de l’ancienne Maison-Dieu. L’édifice se développe selon un plan rectangulaire, il mesure 21 m de long sur 8 m de large. Il est accessible par deux entrées donnant toutes deux sur « la haute cour ».

Plan de distribution des caves (2006).Plan de distribution des caves (2006).Plan de distribution du rez-de-chaussée de l'Hôtel-Dieu (1990-2003).Plan de distribution du rez-de-chaussée de l'Hôtel-Dieu (1990-2003).

Le bâtiment est fondé sur un niveau de cave accessible par une porte ouvrant sur un escalier droit depuis la cour de l’hôpital. On entre dans une première salle couverte d’une voûte en berceau plein-cintre réalisée dans une pierre calcaire en moyen appareil. La cave est éclairée par un jour donnant sur la cour de l’hôpital. Un couloir ménagé sous une voûte surbaissée en brique permet d’accéder à une seconde salle couverte par une voûte en berceau surbaissée réalisée dans un moyen appareil de calcaire. Le réseau de cave s’étend ensuite au nord et au sud sous les bâtiments C et A.

Au rez-de-chaussée, l’entrée principale donne accès à un couloir distribuant à la fois à l’est et à l’ouest deux unités d’habitation distinctes et la cour de l’hôpital au sud. Les unités d’habitation sont composées de deux et trois pièces. Une entrée secondaire permet d’accéder directement aux étages puisqu’elle dessert un escalier suspendu inséré dans une cage d’escalier rectangulaire. Un mur de refend sépare en deux l’espace du bâtiment. A l’ouest, il est distribué par un couloir donnant sur les deux cours de l’hôpital, à l’est, l’escalier appuyé contre le mur de refend est accessible par une porte dédiée. On accède au second niveau d’élévation par un escalier menant à un couloir ménagé contre le mur gouttereau nord de l’édifice. Le couloir distribue à l’est les quatre salles de l’étage, à l’ouest une salle de restauration, au nord un couloir vers l’aile B et au sud un couloir vers l’aile C. Le dernier niveau d’élévation est occupé par un comble à surcroît surmonté d’une couverture à deux versants.

Bâtiment A, élévation nord et coupe transversale (2005).Bâtiment A, élévation nord et coupe transversale (2005).Bâtiment A, vue du nord.Bâtiment A, vue du nord.Bâtiment A, détail de la porte est.Bâtiment A, détail de la porte est.Bâtiment A, détail de la porte ouest. Bâtiment A, détail de la porte ouest.

L’élévation du bâtiment A se développe sur trois niveaux (dont un niveau sous combles) et sept travées. Le gros œuvre est construit en moellons masqués derrière un enduit, les éléments architectoniques sont réalisés dans un moyen appareil de calcaire blanc. Le programme décoratif est sobre. Le rez-de-chaussée est surmonté par un double corps de moulure composé de deux bandeaux tandis que le premier étage est couronné d’une corniche moulurée d’un filet. Les ouvertures prennent place sous des arcs surbaissés. Seules les portes de la face nord rompent avec la sobriété de l’ensemble. La porte est est composée de piédroits sur piédestal portant des impostes saillantes elles-mêmes surmontées d’un arc en plein-cintre à clef pendante. L’ouverture est couronnée d’un fronton cintré entrecoupé d’un édicule portant un fronton triangulaire. La porte ouest est ménagée sous un arc surbaissé reposant sur deux piédroits à tables. L’ensemble est surmonté d’un fronton triangulaire porté par deux couples de consoles à volutes.

Plan de distribution du rez-de-chaussée de l'Hôtel-Dieu (1990-2003).Plan de distribution du rez-de-chaussée de l'Hôtel-Dieu (1990-2003).Bâtiment B, vue de l'ouest.Bâtiment B, vue de l'ouest.Bâtiment B, détail de la porte.Bâtiment B, détail de la porte.

Le bâtiment B se développe perpendiculairement au bâtiment A. L’édifice mesure 18m de long sur 5m de large. Le gros œuvre est construit en moellons masqués derrière un enduit. Il repose sur un soubassement édifié en pierre calcaire grise tandis que les éléments architectoniques sont réalisés dans un moyen appareil de calcaire blanc. Les couvertures sont réalisées en tuiles plates. Le bâtiment est fondé sur deux salles rectangulaires voûtées en berceau surbaissé et reliées au réseau de caves de l’hôpital, notamment aux caves de l’aile C. En raison des profondes modifications de l’édifice, la distribution du rez-de-chaussée et des étages n’a pas été étudiée.

Plan de distribution des caves (2006).Plan de distribution des caves (2006).Plan de distribution du rez-de-chaussée de l'Hôtel-Dieu (1990-2003).Plan de distribution du rez-de-chaussée de l'Hôtel-Dieu (1990-2003).

Le bâtiment C est accessible de son côté ouest par la rue gouverneur grâce à une rampe permettant de rattraper la différence de niveau entre la rue et la cour de l’Hôpital. La cour est occupée à l’est par l’aile C, celle-ci est accolée au nord à l’aile A séparant, selon une orientation est-ouest, la cour de l’Hôtel-Dieu de celle de l’hôpital. Le bâtiment est doté d'un plan rectangulaire de 40m de long sur 10m de large (mesure extérieure). On accède au bâtiment par une tour d’escalier hors-œuvre faisant saillie au milieu de la face ouest de l’édifice. La tour est construite selon un plan pentagonal allongé. L’escalier tournant à noyau carré permet d’accéder à l’ensemble des étages de l’édifice, du 1er au 4ème niveau d’élévation.

L'aile C est construite en moellons de calcaire enduits reposant sur un sous-bassement de pierre calcaire grise tandis que les éléments architectoniques sont réalisés dans un moyen appareil de pierre de calcaire blanc proche du tuffeau. Les couvertures sont réalisées en ardoise.

La moitié nord du bâtiment est fondée sur un étage de caves non accessible au rez-de-chaussée. L’accès est situé dans le mur pignon nord au contact des caves du bâtiment A par lesquelles on pénètre dans les caves du bâtiment C. Une porte bouchée sur la face ouest de l’édifice indique néanmoins que les caves devaient être accessibles depuis la cour de l’hôpital. L’ensemble souterrain est constitué de deux salles « carrées » de tailles équivalentes séparées par un couloir incurvé. La première salle est couverte de parpaing de ciment, elle est partagée en deux espaces communiquant par une porte en plein-cintre. La salle donne accès à un couloir menant à un renfoncement ménagé dans l’épaisseur du mur gouttereau est. L’espace possède deux conduits accessibles en passant sous un arc en plein-cintre. Le couloir conduit ensuite à une seconde salle disposant d’une voûte en berceau surbaissée. La présence d’une baie au glacis prononcé, recoupé par la voûte en berceau indique la présence d’un état antérieur au voûtement actuel. Malgré la présence d’un percement en direction du sud, rien n’indique que le bâtiment C ait disposé de caves dans sa moitié méridionale.

Bâtiment C, cave.Bâtiment C, cave.Bâtiment C, cave, détail des "latrines".Bâtiment C, cave, détail des "latrines".

Le premier niveau d’élévation se compose de quatre salles dont la taille et le couvrement diffèrent. Ils peuvent être regroupés selon deux ensembles distincts. Au nord l’ensemble est composé de deux espaces carrés disposés de part et d’autre d’une salle rectangulaire. L’ensemble reprend les dispositions des caves sur lequel il est fondé. Les deux salles carrées sont couvertes de voûtes d’arêtes. Au nord, deux voûtes partagent l’espace selon une orientation nord-sud, au sud, la salle comporte une voûte d’arête unique. L’espace situé entre les deux salles carrées est fondé au-dessus du couloir incurvé observé au niveau inférieur, la salle est couverte d’une voûte en berceau plein-cintre orientée est-ouest. Au sud, l’ensemble accuse un léger décrochement dans son mur gouttereau est, il est composé de deux salles séparées par un large mur de refend. La salle nord est surmontée d’une voûte en berceau plein-cintre tandis que la salle sud est couverte par un simple plancher. La distribution du rez-de-chaussée est assurée par la salle centrale, elle permet d’une part une circulation est/ouest, de la cour antérieure vers la cour postérieure de l’hôpital et nord/sud d’autre part, puisqu’elle distribue les salles qui la jouxtent au nord et au sud. Son accès principal est situé dans la tour d’escalier hors-œuvre donnant elle-même sur la cour de l’hôpital.

Bâtiment C, rez-de-chaussée, voûtes d’arêtes.Bâtiment C, rez-de-chaussée, voûtes d’arêtes.

L’étude du plan et des maçonneries du premier niveau d’élévation atteste la postériorité de l’ensemble des petits bâtiments plaqués sur les murs gouttereaux de l’édifice. A l’image de la tour d’escalier dont le plan est désaxé par rapport à l’espace sur laquelle elle donne. Les 2ème, 3ème et 4ème niveaux comportent des dispositions similaires. De la tour d’escalier, on pénètre dans un espace faisant lien entre les deux avant-corps et donnant accès au nord et au sud à deux couloirs centraux distribuant l’ensemble des salles de l’étage.

Bâtiment C, vue de l'ouest.Bâtiment C, vue de l'ouest.Bâtiment C, vue de l'ouest.Bâtiment C, vue de l'ouest.Bâtiment C, élévation ouest et sud de la tour d'escalier.Bâtiment C, élévation ouest et sud de la tour d'escalier.

Le bâtiment C comporte 10 travées disposées de part et d’autre d’une tour d’escalier hors-œuvre et dotée de quatre niveaux d’élévation. La symétrie de l’ensemble n’apparait clairement qu’à partir du deuxième niveau d’élévation. Les ouvertures observées au rez-de-chaussée rompt avec la superposition verticale des ouvertures. La composition est sobre. Les niveaux d’élévations sont soulignés par des bandeaux, les ouvertures prennent place sous des arcs surbaissés et le sommet de l’élévation est marqué par une simple corniche.

Le style de la tour d’escalier est plus travaillé. Les arcs surbaissés, les bandeaux et la corniche sont associés à des consoles sur larmier, des pilastres, des fenêtres à croisée, et des oculus. Au rez-de-chaussée la porte à fronton triangulaire est une copie de la porte ouest du bâtiment A.

Conclusion

Bâtiment A, vue du nord.Bâtiment A, vue du nord.Bâtiment A

Les éléments stylistiques conservés sur l’aile A indiquent une datation comprise entre les 17e et 18e siècles selon deux campagnes de travaux distinctes. La première se résume à la porte est dont la clef pendante, les impostes saillantes et un fronton redoublé par un édicule à fronton triangulaire sont caractéristiques du 17e siècle. Cette dernière est peut-être à rapprocher (sauf réemplois) des travaux effectués par Rachel De Cochefilet à la suite de la destruction du petit logis. Les bandeaux, les arcs surbaissés et la porte dont les piédroits sont moulurés de tables et surmontés de consoles supportant directement un fronton triangulaire datent du 18e siècle. Ils sont contemporains des grand travaux effectués sur le site entre 1721 et 1792 sous l’autorité conjointe des frères et des sœurs de la Charité.

Bâtiment B, vue de l'ouest.Bâtiment B, vue de l'ouest.Bâtiment B

Le recours à une travée centrale ainsi que des chaînes d’angles marqués par un bossage, de même que l’utilisation de l’arc surbaissé et enfin d’une porte ménagée sous deux consoles portant directement un fronton triangulaire, amène à dater l’aile B du 18e siècle. Le bâtiment est également contemporain des travaux effectués entre 1721 et 1792.

Bâtiment C, vue de l'ouest.Bâtiment C, vue de l'ouest.Bâtiment C

Le bâtiment C est résultat d’une agglomération de quatre ensembles architecturaux correspondant à autant de phases de travaux. Le premier ensemble est composé des parties nord de l’édifice, il est caractérisé par ses deux salles carrées voûtées d’arêtes et fondées sur deux caves aux proportions similaires. Au vu du type de voûte utilisée, la construction pourrait remonter au 12e siècle soit à la fondation de l’édifice. Le second ensemble est plaqué au sud du premier. Il est composé de deux salles. Les marqueurs stylistiques ne permettent pas de dater l’ensemble, il n’est donc pas possible de savoir s’il est antérieur ou contemporain de la phase suivante. Le troisième ensemble comprend les étages du bâtiment C. Ce troisième temps est caractérisé par une volonté d’uniformité et de symétrie qui s’exprime par la réfection des façades du bâtiment. Les travaux permettent de minimiser les parts d’adaptation de l’édifice, notamment avec le recours à des bandeaux et une corniche continue, associée à la généralisation d’arcs surbaissés. Le quatrième et dernier ensemble est formé par la tour hors-oeuvre. Celle-ci est clairement plaquée contre les maçonneries du corps central. Le mélange des références gothiques et Renaissance est caractéristique du 19e siècle.

Conclusion générale

Phase 1 : fondation

Eglise Notre-Dame, vue du nord-ouest.Eglise Notre-Dame, vue du nord-ouest.

La Maison-Dieu est fondée entre 1182 et 119039. La communauté compte quatre frères assistés de leurs convers. Ils doivent prier et donner assistance à leurs "usagers". Pour être assurées, ces fonctions nécessitent au minimum la présence : d’une chapelle (prières), de bâtiments conventuels (frères), de bâtiments d’accueil (usagers), d’un cimetière (frères et usagers) et de jardins (subsistance de la communauté).

La chapelle, le cimetière, les jardins et le clos de la Maison-Dieu sont construits avant 1200 (terminus ante quem), date de leurs mentions dans les textes. Le chœur de l’ancienne chapelle Saint-Jacques est daté stylistiquement entre la fin du 12e siècle et le début du 13e siècle. Il s'agit donc potentiellement de la capella mentionnée dans les sources textuelles. Celle-ci est augmentée entre 1211 et 121840 par un second vaisseau dans le prolongement de la chapelle et correspondant à la nef de l'édifice actuel.

En 1468, le cimetière et les jardins sont situés l’un à la suite de l’autre dans la continuité de l’Hôtel-Dieu, soit le long des pentes du coteau Saint-Jean. Sous réserve qu’il n’y ait pas de changement dans la fonction des espaces, il est raisonnable de penser que cette répartition est la même en 1200. Leur localisation reste toutefois approximative. La communauté est abritée par un enclos, dont le mur, mentionné en 1511, mesure plus de 3 m de haut41.

Restitutions et hypothèses

Plan de restitution de l'Hôtel-Dieu (vers 1200).Plan de restitution de l'Hôtel-Dieu (vers 1200).

Il n’existe pas de données susceptibles de restituer les autres bâtiments à la fin du 12e siècle. Les dispositions de la Maison-Dieu ne sont évoquées ni dans les sources textuelles, ni conservées en élévation. Cependant il est raisonnable de penser qu’elle comporte des lieux d’accueil (salles des malades), des communs (cuisine, cellier) et des bâtiments communautaires (réfectoire, dortoir) à l’usage des frères.

Ainsi, si l’on écarte les fonctions actuellement admises pour la chapelle, plus propres à une église paroissiale, il est possible d’y voir les vestiges d’un bâtiment d’accueil, à l’image de l’Hôtel-Dieu de Beaugency où la salle des malades prenait place en avant d’une chapelle. A Nogent, ce bâtiment d'accueil aurait été composé d’un à trois vaisseaux (selon les hypothèses) et de trois travées prenant place sous des voûtes lambrissées et donnant sur la chapelle Saint-Jacques (chœur actuel). L’ensemble prenait place derrière un large mur pignon sur rue selon une disposition similaire à ce que l’on peut observer à Falaise42. Si l’hypothèse reste à démontrer pour le début du 13e siècle (date de construction du bâtiment), le bas-côté sud, doté de deux niveaux d’élévations, est destiné à l’accueil des malades en 165443, preuve que l’actuelle nef servait au moins en partie à l’accueil des malades.

L’accès à l’eau étant indispensable au fonctionnement de la Maison-Dieu, la communauté devait certainement avoir l’usage d’un ou de plusieurs puits à l’intérieur de leur enclos. La cour au sud de la chapelle comportant encore son puits, il est possible qu’elle ait accueilli les communs de l’Hôtel-Dieu.

On retiendra également les voûtes d’arêtes et les vestiges de latrines observés dans l’aile C qui pourraient être liés au logis occupé par les frères. Si l’on retient cette hypothèse, les bâtiments d’accueil et les communs de la communauté prennent place dans la cour inférieure, tandis que la cour supérieure est réservée aux bâtiments résidentiels. La chapelle Saint-Jacques fait le lien entre ces deux espaces.

La filiation des comtes du Perche

La création de la Maison-Dieu de Nogent participe du mouvement de fondation d’établissements hospitaliers observés en Normandie et dans le royaume de France à la fin du 12e siècle. A l’image de l’hôtel Dieu de Falaise, ou de celui de Beaugency44 auquel Thibault IV, comte de Blois, aide à la fondation. Rotrou IV, se montre, par cette fondation, comme l’égal de son ancien suzerain (Thibault IV) et affirme ainsi son propre statut. Le bâtiment témoigne par sa qualité (parement en pierre de taille et décors soignés) de son origine patricienne. Son architecture est à la frontière entre influence anglo-normande (charpente lambrissée, chapiteaux à abaque circulaire) et le royaume de France (chapiteaux à crochets).

C’est un geste politique de la part du seigneur de Nogent. En créant un nouvel établissement religieux chargé de prier pour sa défunte épouse, il engage une concurrence avec les moines de Saint-Denis, autre seigneurie ecclésiastique, ayant en charge la célébration dynastique des Rotrou. Preuve de l’offense, les moines édictent rapidement une charte limitant l’expansion de l’Hôtel-Dieu.

Phase 2.1 : L’ensemble funéraire du couple Sully

Portail de l'Hôtel-Dieu, vue du nord.Portail de l'Hôtel-Dieu, vue du nord.Cour de l'Hôtel-Dieu, vue du nord-est.Cour de l'Hôtel-Dieu, vue du nord-est.

Maximilien de Béthune apparait comme le réformateur de la communauté. Certainement conscient de la mauvaise gestion de l’Hôtel-Dieu, l’ancien ministre fait saisir les biens des frères en 1624 et en 162945.

En 163946, la Duchesse concède une rente de 51 livres 5 sols aux administrateurs de l’Hôtel-Dieu. En contrepartie les frères se doivent d’entretenir le sépulcre que le couple prévoit de construire dans leur enceinte. Plusieurs raisons président au choix de l’Hôtel-Dieu. Premièrement, la baronnie de Nogent est parmi leurs possessions, la plus prestigieuse et la plus peuplée. Deuxièmement, l'origine comtale de la Maison-Dieu est profitable au Duc, notamment pour acquérir la légitimité qui lui fait défaut à Nogent. Ce dernier s’inscrit ainsi dans la continuité des comtes du Perche. Troisièmement, c’est Rachel de Cochefilet, alors fondée de pouvoir de son mari, qui a la charge de la réalisation de leur tombeau. Or l’origine percheronne47 de la Duchesse et la proximité de leur château de Villebon ont certainement eu un poids dans le choix de l’Hôtel-Dieu. Enfin malgré les différents qui persistent encore entre le Duc de Sully et l’administration hospitalière, le projet de construction est bien compliqué à refuser pour la communauté, Maximilien de Béthune étant alors donateur et patron48 de la chapelle de Saint-Jacques de l’Hôtel-Dieu. Le couple protestant ne peut cependant prétendre à reposer dans la chapelle de la communauté catholique. Le sépulcre est donc installé contre la chapelle, sans toutefois communiquer avec cette dernière.

Entre 1641 et 164349, la Duchesse désormais veuve, fait construire un ensemble funéraire autour de la tombe de son époux. Au mausolée et au tombeau qu’il abrite, s’ajoutent la réfection du pavement de la cour et la reconstruction de l’entrée principale de l’Hôtel-Dieu. Pour ce faire Rachel de Cochefilet s’entoure d’artistes proches de la cour royale, à l’image de Barthélémy Boudin et s’inspire de leurs modèles, notamment avec le traité de Le Muet. La cour toute entière se fait alors l’écrin du tombeau de Sully, théâtre de la célébration de la mémoire de ce dernier.

Si la volonté de Maximilien de Béthune de réformer la communauté est manifeste, c’est sa femme par son rôle de maitre d’ouvrage qui concrétise la refondation de l’hôtel-Dieu ; celle-ci lui offre un visage nouveau tout en plaçant ostensiblement la communauté sous l’autorité de la maison de Béthune.

Restitutions et hypothèses

Plan de restitution de l'ensemble funéraire des époux Sully (milieu 17e siècle).Plan de restitution de l'ensemble funéraire des époux Sully (milieu 17e siècle).

En 1654, l’évêque de Chartres décrit l’Hôtel-Dieu comme organisé autour de deux cours50. Le premier espace, à destination des pauvres malades, comporte « une maison fort obscure et étouffée, les dits malades mis confusément dans les mêmes lieux, hommes et femmes». Il s’agit peut-être de l’ancienne salle des malades et de sa cour, toutes deux attenantes à la chapelle Saint-Jacques.

Le second espace accueille un grand bâtiment « dans lequel il y a salle haute et salle basse, lesquelles salles, il y a trouvées fort commodes, le haut pour les malades et le bas pour les passants ». Le « grand bâtiment » autrement appelé la « maison des voûtes» est attesté dès la fin du 16e siècle. Il doit son nom « de ce que cette portion était édifiée sur deux étages voûtés superposés »51. L’aile C comportant encore dans sa partie nord deux étages de voûtes, il est fort possible qu’elle ait été construite sur le grand bâtiment. Le second espace peut alors être identifié comme la cour de l’Hôtel-Dieu, cette dernière donnant par l’aile A sur la maison des voûtes.

L’aile A qui barre actuellement le flanc sud de la cour, comportant les vestiges d’une porte 17e, il est probable qu’il s’agisse du bâtiment « à reconstruire » suite à la destruction du petit logis en 1643.

Phase 2.2 : L’installation du collège

Entre 165452 et 165953, l’installation successive du collège puis des sœurs de la charité bouleverse la communauté hospitalière. Les frères tenus d’assurer les dépenses engendrées sont contraints de vendre plusieurs de leurs propriétés afin de répondre à la demande de l’évêché.

Deux textes documentent l’installation du collège, toutes deux liées à l’évêque de Chartres et datées de 165454 : la première s’exprime en ces termes : « Les pauvres seront mis en salle haute, qui sera préparée pour les y recevoir, et séparée par une cloison pour mettre les hommes d'un côté et les femmes de l'autre : que le lieu où ils sont à présent servira pour y faire trois classes ». La seconde : « il fut décidé alors que l'on prendrait le bas-côté, à droite en entrant, de la chapelle ayant son entrée principale sur la rue Dorée, (sur l'origine de laquelle il n'y a pas non plus de renseignements), que les classes seraient établies au rez-de-chaussée et les malades au 1er étage ».

Restitutions et hypothèses

Plan de restitution : L'installation du collège (1654).Plan de restitution : L'installation du collège (1654).

Sous réserve que les sources ne se contredisent pas, les classes sont installées au rez-de-chaussée dans le bas-côté sud de la chapelle Saint-Jacques, tandis que les pauvres malades sont déplacés à l’étage. Les trois classes reprenant certainement les trois travées du bas-côté ainsi que les trois portes encore figurées sur un plan de l’église datant de 191955. « Les jardins qui sont sur la rue [Dorée ?], seront employés pour faire la cour du collège ainsi que et l’achat d’une maison au bout des jardins de l’hôtel pour y loger le principal et deux régents ». L’installation du collège engage la migration progressive des dernières structures d’accueil de la cour Saint-Jacques vers les bâtiments hospitaliers, mieux adaptés de la cour de Sully.

Si les données manquent pour appréhender convenablement l’installation du collège et des sœurs au sein de la Maison-Dieu, il est probable qu’elles résultent d’une volonté de l’Evêque soucieux de reprendre le contrôle sur une communauté très (trop) clairement sous l’influence de la famille de Béthune.

Phase 3 : L’établissement charitable et hospitalier

Plan de restitution : L'établissement charitable et hospitalier (18e siècle).Plan de restitution : L'établissement charitable et hospitalier (18e siècle).

L’installation des sœurs, la réunion avec la maladrerie Saint-Lazare associé à un contexte économique favorable permettent le développement et la reconstruction des bâtiments de l’hôpital.

La maison des voûtes est ainsi supplantée par la salle des hommes en 173256 et la salle des femmes en 1772. La seconde est construite à la suite de la première, rehaussée d’un étage à cette occasion (aile C)57. Ces travaux permettent un développement considérable de la capacité d’accueil de l’hôpital.

Les données sont plus lacunaires concernant les bâtiments qui bordent la cour de l’hôtel-Dieu. Néanmoins les ailes A, B et D conservent des éléments stylistiques permettant d’affirmer de leur réfection (aile A) ou de leur construction (ailes B et D) au cours du 18e siècle. Les travaux sont certainement réalisés à la suite de l’autorisation donnée par les habitants quant à l’agrandissement de l’hôpital en 170158. L’aile D, quant à elle, prenant place à l’emplacement de l’ancien bâtiment dit de la Mathurinerie après 178759 , date plus précisément de la fin du 18e siècle.

Au 18e siècle, les travaux réalisés par les sœurs concrétisent une tendance déjà amorcée au 17e siècle. Ainsi l’accueil des malades se déplace de la cour et de la chapelle Saint-Jacques vers la cour de l’hôtel-Dieu et plus particulièrement son bâtiment principal (aile C). Le collatéral sud de la chapelle étant déjà dédié au collège, l’aile nord est occupée à son tour pour servir de prison au duc de Sully60.

Phase 4 : L’hôpital municipal

Plan de restitution de l'hôpital municipal (19e siècle).Plan de restitution de l'hôpital municipal (19e siècle).

L’ancien Hôtel-Dieu désormais hôpital municipal, sort ruiné de l’épisode révolutionnaire. Mis à part la construction des caves en 1792, l’hôpital n’a plus les moyens de financer les travaux nécessaires à la création de nouvelles infrastructures. Ces dernières sont pourtant rendues indispensables par le nombre croissant d’indigents, conséquence de l’effondrement de l’industrie étaminière. Le développement de l’hôpital est alors tributaire des dons de l’aristocratie et de la haute bourgeoisie. L'hospice des vieillards est installé sur la tenue des pastoureaux (acquise en 1818) suite à une donation61.

L’érection de la chapelle Saint-Jacques en église paroissiale au début du 19e siècle, entraîne une restructuration du site. Les ailes bordant la chapelle sont alors rachetées une à une afin de former une nef susceptible d’accueillir l’ensemble de la paroisse. L’ancien cimetière de l’aumône est cédé à la fabrique Notre-Dame62 tandis qu’un presbytère est installé dans l’ancienne cour Saint-Jacques.

Cependant, la fonction religieuse du bâtiment devenu église paroissiale n’étant pas clairement identifiable 63, la nef est complètement reconstruite en 1838. Les bas-côtés sont exhaussés et dotés, comme le vaisseau central de voûtes en plâtre faisant ainsi disparaitre les derniers vestiges de la construction hospitalière.

La seconde partie du 19e siècle se caractérise par une volonté d’embellissement du site. Désormais enclavé sur les pentes du plateau Saint-Jean, l’accès par la rue de Sully et la visibilité de l’hôpital sur la rue Gouverneur se révèlent insuffisants. L’ancienne cour du collège, déplacée en 1807, est utilisée comme une avant cour permettant ainsi au bâtiment principal (aile C) de se déployer sur la rue Gouverneur. La tour monumentale construite par Lebart en 1868, donne alors à voir l’hôpital sous un jour nouveau. La municipalité met l’accent sur la figure tutélaire de Maximilien de Béthune. Un buste de Sully est ainsi installé devant l’aile principale, dont la porte d’entrée reprend pour modèle une des portes alors attribuées à Sully, tandis que dans la haute cour, les restes du Duc sont redéposés dans un petit sarcophage noir en 1884, et que le portail et les armes de ce dernier sont restaurés en 1897.

Bâtiment C, vue du nord (date inconnue).Bâtiment C, vue du nord (date inconnue).

L'hôpital reste en usage tout au long du 20e siècle, un pavillon de chirurgie est ainsi construit en 1933 sur les pentes est du plateau Saint-Jean. Le site accueille encore aujourd'hui le centre hospitalier de l'Hôtel-Dieu.

1PROUST. Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou. 1889. p.8. Source originale : Archives municipales de Nogent-le-Rotrou. Hôtel-Dieu A1.2PROUST. Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou. 1889. p.8 .Source originale : Archives municipales de Nogent-le-Rotrou. Hôtel-Dieu A1.3«od remedium anime sue et predecessorum suorum» 4« domus dei nogento, que pro salute uxoris mee Mathildis fundata est »5TROLET, Georges. Histoire du Perche. Nogent-le-Rotrou. 1933. p. 81.6DE SOUANCÉ. Hector. Saint-Denis de Nogent-le-Rotrou : 1031-1789, Vannes, 1895. Charte 108.7SUREAU, Séverine. Les établissements hospitaliers de Nogent-le-Rotrou : La maladrerie Saint-Lazare et l’Hôtel-Dieu, de leurs fondations à 1588. Mémoire d’Histoire. Sous la direction de Madame Michaud-Fréjaville. Université d’Orléans. 2003. p.428SUREAU, Séverine. Les établissements hospitaliers de Nogent-le-Rotrou : La maladrerie Saint-Lazare et l’Hôtel-Dieu, de leurs fondations à 1588. Mémoire d’Histoire. Sous la direction de Madame Michaud-Fréjaville. Université d’Orléans. 2003. p .30. 9DE SOUANCÉ. Hector. Saint-Denis de Nogent-le-Rotrou : 1031-1789, Vannes, 1895. Charte 108.10«fratribus domus dei»11DE SOUANCÉ. Hector. Saint-Denis de Nogent-le-Rotrou : 1031-1789, Vannes, 1895. Charte 108.12La dédicace de la chapelle n’est pas précisée avant 1448. Néanmoins, son implantation le long d’un itinéraire menant à Compostelle, les dotations effectuées par Rotrou IV et ses chevaliers avant de partir en croisade, et la fonction même de l’édifice, amènent à penser qu’il est depuis l’origine dédié à Saint-Jacques.13SUREAU, Séverine. Les établissements hospitaliers de Nogent-le-Rotrou : La maladrerie Saint-Lazare et l’Hôtel-Dieu, de leurs fondations à 1588. Mémoire d’Histoire. Sous la direction de Madame Michaud-Fréjaville. Université d’Orléans. 2003. T1. P. 50. Source originale : Archives municipales de Nogent-le-Rotrou, Hospice des malades. Cote B 1461.14SUREAU, Séverine. Les établissements hospitaliers de Nogent-le-Rotrou : La maladrerie Saint-Lazare et l’Hôtel-Dieu, de leur fondation à 1588. Mémoire d’Histoire. Sous la direction de Madame Michaud-Fréjaville. Université d’Orléans. 2003. T1. P. 32.15 « Sur quoy seroient survenues, puys lors dix ans derniers, infinies plainctes, tant par les pauvres domiciliers dudict Nogent que aultres forains et champestres, partys desquels estant vieux et anciens seroient mortz ez-miserablement etfaulte de secours dudit hospital, et quelques ungs des pauvres qui se seroient présentez pour loger, le logis leur auroit esté denyé, mesme la paille pour eux coucher, et advenant leur decez, delaissez sans les ensevelir ny les ensepulturer, au grand scandale de tout le peuple, et n ‘y a à present aucuns pauvres dans ledit hospital, n ‘y ayant qu ‘un nommé Pierre Durant qui recueille les fruicts dudit hospital, qui a déclaré publicquement, en la presence de Madame, des officiers de lajustice et des principaux habitans dudict lieu de Nogent, qu ‘il n ‘y avoit aucuns pauvres audict hospital, ny litz ny ameublement pour les loger et retirer » d’après PROUST. Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou. 1889. Source originale : Archives municipales de Nogent-le-Rotrou. Hôtel-Dieu. Cote E 1 - 1516SUREAU, Séverine. Les établissements hospitaliers de Nogent-le-Rotrou : La maladrerie Saint-Lazare et l’Hôtel-Dieu, de leur fondation à 1588. Mémoire d’Histoire. Sous la direction de Madame Michaud-Fréjaville. Université d’Orléans. 2003. T.1. p.32: Archives municipales de Nogent-le-Rotrou. Hôtel-Dieu. Cote B 280. Fol 2.17PROUST. Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou. 1889. Source originale : Archives municipales de Nogent-le-Rotrou. Hôtel-Dieu. Cote B 279. Fol 318BALLAND, R. Sully, soldat, ministre et gentilhomme campagnard (1560-1641).Paris. 2010. p. 81.19DE BÉTHUNE, Maximilien. BASTIEN, Jean-François. Mémoires de Sully, principal ministre de Henri le Grand, tome 5, Paris, 1788. p. 378.20 Date portée et signature de Barthélemy Boudin.21PROUST. Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou. 1889. Source originale : Archives municipales de Nogent-le-Rotrou. Hôtel-Dieu, Testaments, donations, 4. 5. 6.22PROUST. Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou. 1889. Source originale : Archives municipales de Nogent-le-Rotrou. Série G 0, établissement du collège.23PROUST. Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou. 1889. Source originale : Archives municipales de Nogent-le-Rotrou. Série G 0, établissement du collège.24PROUST. Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou. 1889. Source originale : Archives municipales de Nogent-le-Rotrou. Hôtel-Dieu, B s.2. Bâtiment de l'Hôtel-Dieu.25PROUST. Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou. 1889. Source originale : Archives municipales de Nogent-le-Rotrou. Hôtel-Dieu, Immeubles, B,4, 2578-2596.26MERLET, Lucien. Inventaire sommaire des archives départementales d'Eure-et-Loir. Série B. Chartres. 1890. Source originale : AD 28 série B cote 2101.27PROUST. Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou. 1889. Source originale : Archives municipales de Nogent-le-Rotrou. Hôtel-Dieu, B s.2. Bâtiment de l'Hôtel-Dieu.28MERLET, Lucien. Inventaire sommaire des archives départementales d'Eure-et-Loir. Série B. Chartres. 1890. Source originale : AD 28 série B cote 2191.29PROUST. Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou. 1889. Source originale : Archives municipales de Nogent-le-Rotrou. Hôtel-Dieu. Serie E 915 à 920.30PROUST. Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou. 1889. Source originale : Archives municipales de Nogent-le-Rotrou. Hôtel-Dieu. Serie E 915 à 920.31MERLET, Lucien. Inventaire sommaire des archives départementales d'Eure-et-Loir. Série B. Chartres. 1890. Source originale : AD 28 série B 2315.32PROUST. Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou. 1889. p.31. Source originale : Archives municipales de Nogent-le-Rotrou. Hôtel-Dieu, B s.2. Bâtiment de l'Hôtel-Dieu.33PROUST. Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou. 1889. Source originale : Archives. Municipales de Nogent-le-Rotrou. Hôtel-Dieu, B s.2. Bâtiment de l'Hôtel-Dieu. p.179.34Apostrophes, Chartres, Cote Juss. R 452/2.35Apostrophes, Chartres, Cote Juss. R 452/2.36FRET, Joseph. Antiquités et chroniques Percheronnes, Mortagne, tome III. 1840. p.193.37En direction de la ville d’Alençon.38Dans le prolongement de la rue Gouverneur39PROUST. Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou. 1889. p.14. Source originale : Archives municipales de Nogent-le-Rotrou. Hôtel-Dieu A1.40LE DIGOL, Yannick, COUTURIER, Yann, Marais, Axel, Rapport d’étude dendrochronologique, Église Notre-Dame. Dendrotech. écembre 2016 - N° DT-2016-053. URL : http://www.dendrotech.fr/fr/Dendrabase/site.php?id_si=033-24-28280-0003. 41Archives municipales de Nogent-le-Rotrou. Hôtel-Dieu. Série B. cote B 208, fol 2.42Dossier inventaire IA00001012 43PROUST. Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou. 1889. Source originale : Archives municipales de Nogent-le-Rotrou. Hôtel-Dieu, série G 0, établissement du collège.44dossier d’inventaire IA45000124 45MERLET, Lucien. Inventaire sommaire des archives départementales d'Eure-et-Loir. Série B. Chartres. 1890. D’après AD 28 série B cote B 2091.46BALLAND, R. Sully, soldat, ministre et gentilhomme campagnard (1560-1641). Paris. 2010. p. 8147LECUYER-CHAMPAGNE. Françoise. Le roman des Nogentais, de la Renaissance à la Révolution. Nogent-le-Rotrou. 2004. P 106.48PROUST. Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou. 1889. Source originale : Archives municipales de Nogent-le-Rotrou. Hotel-Dieu, Immeubles, C,294-346.49GUILLEMIN, Laëtitia. Le mausolée de Sully. In :LECUYER-CHAMPAGNE. Françoise. Le roman des Nogentais, de la Renaissance à la Révolution. Nogent-le-Rotrou. 2004. p.41-45.50PROUST. Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou. 1889. Source originale : Archive municipales de Nogent-le-Rotrou. Hôtel-Dieu, série G 0, établissement du collège.51SUREAU, Séverine. Les établissements hospitaliers de Nogent-le-Rotrou : La maladrerie Saint-Lazare et l’Hôtel-Dieu, de leur fondation à 1588. Mémoire d’Histoire. Sous la direction de Madame Michaud-Fréjaville. Université d’Orléans. 2003. T.1. p.32: Archives municipales de Nogent-le-Rotrou. Hôtel-Dieu. Cote B 280. Fol 2.52PROUST. Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou. 1889. Source originale : Archives Municipales de Nogent-le-Rotrou. Série G 0, établissement du collège.53MERLET, Lucien. Inventaire sommaire des archives départementales d'Eure-et-Loir. Série B. Chartres. 1890. Source originale : AD 28 série B cote 2101.54PROUST. Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou. 1889. Source originale : Archives municipales de Nogent-le-Rotrou. Série G 0, établissement du collège. B s.2. Bâtiment de l'Hôtel-Dieu.55Médiathèque du Patrimoine. Charenton-le-Pont. Cartes et plans. Cote 082.28.2023.56PROUST. Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou. 1889. Source originale : Archives. Municipales de Nogent-le-Rotrou. Serie E. cote E 915-920.57PROUST. Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou. 1889. Source originale : Archives. Municipales de Nogent-le-Rotrou. Serie E. cote E 915-920.58MERLET, Lucien. Inventaire sommaire des archives départementales d'Eure-et-Loir. Série B. Chartres. 1890. Source originale : AD 28 série B 2191.59PROUST. Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou. 1889. P.31.60MERLET, Lucien. Inventaire sommaire des archives départementales d'Eure-et-Loir. Série B. Chartres. 1890. Source originale : AD 28 série B 2315.61ROUST. Stanislas. Inventaire sommaire des Archives des hospices de Nogent-le-Rotrou depuis leur fondation jusqu'à 1790. Nogent-le-Rotrou. 1889. p. 31.62Le cimetière, rapidement trop petit, est fermé 1858 puis déplacé rue de la Fuye.63« vue extérieurement, l'église Notre-Dame, ressemble plutôt à un édifice purement civil, qu'au principal temple catholique, d'une ville chef-lieu d’arrondissement […] FRET, Joseph. Antiquités et chroniques Percheronnes, Mortagne, tome III. 1840. p.193.
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