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Abbaye Saint-Euverte, puis fabrique de salpêtre, filature de coton, actuellement lycée professionnel Saint-Euverte

Dossier IA45002714 inclus dans Quartier Saint-Euverte réalisé en 2014

Fiche

Œuvres contenues

Genre de chanoines de la congrégation de Saint-Victor, de chanoines réguliers de saint Augustin
Vocables Saint-Euverte
Destinations lycée
Parties constituantes non étudiées chapelle
Dénominations abbaye, atelier
Aire d'étude et canton Commune d'Orléans
Adresse Commune : Orléans
Adresse : 28 rue de l'Ételon
Cadastre : 1981 BN 354
Précisions

Durant la période gallo-romaine, le terrain occupé actuellement par l'établissement est dédié à une nécropole.

Selon la tradition, un oratoire aurait été construit vers la fin du 4e siècle au sommet du coteau dominant la Loire, au nord-est des remparts de la cité Cenabum, dans lequel les restes de saint Euverte, quatrième évêque d'Orléans, auraient été conservés. Peu à peu, le site devient un lieu de culte organisé autour de ces reliques.

Au début du 9e siècle, la première église Saint-Euverte est construite, et l'abbaye probablement fondée à la même période. L'église est desservie à l'origine par des Cénobites réunis ensuite en corps canonial nommé religieux de Saint-Euverte dirigé par un "abbé de Saint-Euverte", puis au 12e siècle par des chanoines réguliers de Saint-Victor.

Après sa destruction par un incendie qui ravage également la ville, l'église actuelle est reconstruite en 1168, sous la direction de l'abbé Étienne de Tournai (1128-1203), et devient collégiale. Située dans un faubourg, donc hors les murs, elle est volontairement détruite à plusieurs reprises pendant la guerre de Cent Ans. Elle est en partie reconstruite entre 1513 à 1527 puis, après une nouvelle destruction pendant les Guerres de Religion, est relevée de 1611 à 1737. En 1636, les Génovéfains, chanoines réguliers de la congrégation de France, s'y installent et entreprennent de restaurer l'abbatiale.

Au 18e siècle, de nouveaux bâtiments conventuels sont construits autour du cloître.

A la Révolution, l'abbaye est supprimée, l'église désaffectée en 1790, et l'ensemble immobilier mis sous séquestre. L'église sert de magasin, puis de salpêtrière artificielle destinée à la fabrication de poudre de canon, jusqu'en 1818. Après le Concordat de 1801, l'église est rattachée à l'église Sainte-Croix. Vers 1802, Gabriel-Jacques Laisné de Villévêque (1766-1851), membre du conseil général du Loiret, reçoit l'accord pour l'installation dans les bâtiments conventuels d'une manufacture de coton. En 1822, l'église est remise à la fabrique de la cathédrale Sainte-Croix ; elle est transformée en entrepôt des douanes en 1832 par une ordonnance de Louis-Philippe, puis rachetée en 1851 par la congrégation des Pères de la Miséricorde installée depuis 1837 dans les bâtiments abbatiaux, qu'ils ont transformés en établissement scolaire.

Au 19e siècle, plusieurs bâtiments sont ajoutés.

Expulsés de l'établissement en novembre 1880, les Pères de la Miséricorde sont remplacés par les Frères des Écoles chrétiennes qui ouvrent un pensionnat d'enseignement primaire puis secondaire. En 1938, le pensionnat Saint-Euverte est racheté par l'évêché d'Orléans, qui en fait un établissement d'enseignement catholique.

Le dernier tiers du 20 siècle et le premier quart du 21e siècle voient la vente de l'église à la ville d'Orléans (1977) et l'adjonction de plusieurs bâtiments scolaires (années 1970, 1985-1986, 1997, 2006-2007).

Les locaux abritent toujours un établissement privé d'enseignement technologique.

Période(s) Principale : 12e siècle, 3e quart 14e siècle, 1ère moitié 15e siècle, 1ère moitié 16e siècle
Secondaire : 17e siècle, 1ère moitié 18e siècle, 3e quart 19e siècle, 4e quart 20e siècle, 1er quart 21e siècle
Dates 1168, daté par travaux historiques
1373, daté par travaux historiques
1852, daté par travaux historiques
1970, daté par source
1986, daté par source
1997, daté par source
2006, daté par source

L'abbatiale en maçonnerie de pierre de taille, adopte un plan en croix latine qui semble être celui d'origine et fut conservé lors des reconstructions. Elle se compose d'un chœur, d'une nef à trois vaisseaux de sept travées et d'un transept flanqué à l'est de quatre chapelles (deux dans chaque bras). La chapelle Notre-Dame-du-Mont (ancien oratoire) est rattachée au bras méridional du transept. Le chevet est polygonal, le porche de plan barlong.

La façade occidentale est précédée d'un clocher de plan barlong à quatre étages, dont le dernier est surmonté d'une terrasse et d'une coupole. Le dernier étage du clocher est construit en pierre d'Apremont, de même l'était le dôme qui fut démonté en 1988. La charpente du chœur de l'église, datant du dernier tiers du 16e siècle ou de la première moitié du 17e siècle, comporte une ferme (la plus orientale) de l'ancienne abside à entrait retroussé moisé, permettant de consolider la structure de l'ensemble. Le portail qui donne accès à la nef, contemporain de la tour, est fortement désaxé en raison de la saillie de la tour.

Les bâtiments conventuels construits au 18e siècle autour du cloître se composent de deux corps formant un L : un petit corps en prolongement du bras sud du transept et un grand corps principal parallèle à la nef, dont le pavillon central est surmonté d'un fronton sur ses deux façades, complétés par un troisième corps fermant l'ancien cloître au sud-ouest et séparé à l'origine du corps principal par un étroit passage (maintenant bouché). Le toit du bâtiment principal, sur sa face sud-ouest prend la forme d'une croupe droite, suggérant son isolement par rapport à ce troisième corps. Ce dernier fut ultérieurement remplacé par le bâtiment actuel.

Murs pierre maçonnerie enduit
Toit ardoise
Étages rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
Couvrements
Couvertures
États conservations restauré
Techniques sculpture
Précision représentations

Le décor très simple est conforme à l'austérité de l'ordre de saint Augustin.

Ensemble de cinq cloches déposées dans la cour d'honneur, dont deux portent des dédicaces, de bas en haut : cloche a un battant, portant la dédicace : SAINT EUVERTE, PRIEZ POUR NOUS (en haut de la robe) ; BOLLEE ET SES FILS FONDEURS DE CLOCHES A ORLEANS 1868 (en bas de la robe) - cloche dépourvue de battant, portant la dédicace : LOUIS BOLLEE ET SES FILS FONDEURS A ORLEANS (en haut de la robe) ; PENSIONNAT SAINT EUVERTE A ORLEANS 1950 (en bas de la robe).

Mesures l : 61.5 mètre
la : 10.15 mètre
l : 34.0 mètre
Intérêt de l'œuvre à étudier
Sites de protection zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager
Protections inscrit MH, 1925/12/11
classé MH, 1933/03/04
Précisions sur la protection

Seule l'église est protégée, elle fut inscrite en 1925 puis classée en 1933.

Annexes

  • Données historiques concernant l'Abbaye Saint-Euverte d'Orléans

    Durant la période gallo-romaine, le terrain occupé actuellement par l'établissement est dédié à une nécropole qui s'étend au moins de la rue de la Manufacture et englobe le carrefour Bourgogne, jusqu'au faubourg Bourgogne. Des chambres sépulcrales dans une galerie souterraine sont d'ailleurs découvertes lors des travaux réalisés en 1804 dans l'enceinte du jardin en vue de l'établissement d'une filature de coton dans les bâtiments, puis en 1829. L'opération archéologique menée en 1989 dans la cour du lycée a montré qu'au milieu du 1er siècle, des bâtiments en dur étaient présents, bien que leur plan et leurs fonctions soient inconnus.

    Selon la tradition, un oratoire aurait été construit vers la fin du 4e siècle au sommet du coteau dominant la Loire, au nord-est des remparts de la cité Cenabum, dans lequel les restes de saint Euverte, quatrième évêque d'Orléans au 4e siècle, auraient été conservés jusqu'à l'invasion normande de 866. Cet oratoire, connu sous le nom de chapelle Sainte-Marie-du-Mont (Sancta Maria in agro Tetradii), devient rapidement un important lieu de dévotion, saint Euverte étant réputé réaliser de nombreux miracles. Les fouilles menées en 1989 révèlent également la présence d'inhumations du 4e ou du 5e siècle, c'est-à-dire de l'époque supposée de la mort de saint Euverte, ce qui tend à confirmer cette tradition.

    Aucune indication, tant historique qu'archéologique, ne permet de connaître la destination du site entre le 5e et le 9e siècle. Il est cependant possible d'émettre une hypothèse générale. Occupé par une nécropole chrétienne, il dut conserver sa vocation funéraire et devenir progressivement un lieu de culte organisé autour des reliques de saint Euverte et desservi par une communauté religieuse. Au début du 9e siècle, l'oratoire est détruit et remplacé par la première église Saint-Euverte dans laquelle on replace, en 875, les reliques du saint, lesquelles avaient été mises à l'abri lors des attaques normandes.

    L'église est desservie à l'origine par des Cénobites réunis ensuite en corps canonial, que l'on nomme religieux de Saint-Euverte. En 856, elle est dirigée par un "abbé de Saint-Euverte", l'abbé Agius, également évêque d'Orléans (843-868) ; l'abbaye est probablement fondée à cette époque. Au cours du 12e siècle, les chanoines réguliers de Saint-Victor s'établissent à Saint-Euverte. Après sa destruction par un incendie qui ravage également la ville, l'église est reconstruite en 1168 sous la direction de l'abbé Étienne de Tournai (1128-1203), devenu abbé en 1167, et devient une collégiale. Les vestiges subsistant du cloître datent de cette époque. Parmi les possessions de l'abbaye, figure l'église Saint-Donatien d'Orléans, dont la donation est confirmée en 1183 par le roi Philippe-Auguste.

    Située dans les faubourgs d'Orléans, donc hors les murs, l'église est volontairement détruite à plusieurs reprises pendant la Guerre de Cent Ans : en 1358, à l'approche des compagnies anglaises conduites par Robert Knolles (né vers 1320-1325 et mort en 1407) qui envahissent la région de la Loire, et rapidement reconstruite. Elle est à nouveau détruite en 1368 devant la menace des troupes du Prince noir, et reconstruite à partir de 1373. A l'automne 1428, elle est à nouveau détruite avant l'arrivée des troupes anglaises qui mettent le siège devant Orléans le 23 octobre. Après le siège et les années suivantes où règne toujours un climat d'insécurité dû aux alertes anglaises récurrentes, l'abbaye est très pauvre car elle a perdu nombre de propriétés tant rurales qu'urbaines. On note en particulier un fait révélateur dans les années suivantes : la demande des chanoines de supprimer six prébendes vacantes. Les dons n'arrivent que lentement et la reconstruction des bâtiments conventuels ne commence qu'à partir de 1445. L'église est reconstruite entre 1513 à 1527. L'élévation des étages supérieurs du clocher débute en 1565, le porche est également ajouté au 16e siècle.

    Pendant les Guerres de Religion, l'église est incendiée en 1562 puis 1567 par l'armée du prince de Condé (1530-1569), puis relevée de 1611 à 1737. Les premières restaurations sont entreprises en priorité sur les parties fonctionnelles, la nef et le chœur. Malgré les aides, les travaux vont durer plusieurs dizaines d'années. Ils sont relancés à partir de 1636 lorsque les Génovéfains, chanoines réguliers de la congrégation de France, s'installent dans l'abbaye et prennent le parti de restaurer l'église (devenue paroissiale) dans ses dispositions anciennes. Les voûtes, fenêtres et décors extérieurs sont alors repris suivant les formes des architectures antérieures de l'époque gothique. Par contre, le couronnement du clocher est traité différemment. Ce dernier, situé sur le côté nord de l'église, construit sur trois niveaux dans la seconde moitié du 15e siècle ou au début du 16e siècle, avait vu son couronnement originel ruiné pendant les Guerres de religion. Une toiture provisoire en bâtière le clôturait depuis cette époque. Les chanoines choisissent d'ajouter un quatrième niveau surmonté d'un dôme de dessin Classique couronné par un lanternon, qui est édifié de 1669 à 1694. Les travaux se poursuivent par le chœur et sont achevés en 1737, date à laquelle le bureau de Sainte-Croix, qui avait la charge de l'église, constate son "entier rétablissement". La tribune d'orgue est installée dans la première moitié du 17e siècle.

    Au 18e siècle, de nouveaux bâtiments conventuels sont construits autour du cloître. A la Révolution, l'abbaye est supprimée, l'église désaffectée en 1790, et l'ensemble immobilier mis sous séquestre. La maison abbatiale et le couvent sont adjugés à des particuliers et l'église est remise au service des Poudres et des Salpêtres placé sous la responsabilité du ministère de la guerre. Elle sert de magasin et de salpêtrière artificielle (ou nitrière) ou fabrique de salpêtre destiné à la poudre de canon, jusqu'en 1818, dirigée par le sieur Pichault, commissaire de deuxième classe, chargé de réception de salpêtre et de vente de poudres, du département du Loiret, qui est logé dans le bâtiment principal de l'ancienne abbaye.

    En 1791, l'ancienne abbaye devient une fabrique de toile de tentes militaires. A la suite d'un ouragan survenu le 18 brumaire de l'an IX (9 novembre 1800), les couvertures des bâtiments sont fortement dégradées, de nombreuses ardoises ayant été emportées. L'adjudication "des réparations à faire aux couvertures du bâtiment militaire de Saint-Euverte, servant de magasin aux Poudres et aux Salpêtres" a lieu le 15 floréal de l'an IX (5 mai 1801).

    Après le Concordat de 1801, l'église est rattachée à l'église Sainte-Croix. Vers 1802, Gabriel-Jacques Laisné de Villévêque (1766-1851), membre du conseil général du Loiret, reçoit l'accord pour l'installation dans les locaux d'une manufacture de coton. L'arrêté exécutoire est signé par le préfet du Loiret le 30 nivôse an 11 (20 janvier 1803). D'importants travaux sont nécessaires pour l'accueillir. Le 11 pluviôse an XI (31 janvier 1803), a lieu "l'estimation d'arbitre, ouvrages à faire pour la translation de la manufacture de basins et de toiles de coton blanches" établie dans la partie non utilisée par le ministère de la guerre. Sont chargés de cette estimation, Benoît Lebrun (1754-1819), architecte de la ville, chargé des travaux publics et de la charité, et l'entrepreneur de bâtiments Estienne Boyé. Il s'agit en fait de partager les bâtiments en deux partitions, dévolues l'une à la salpêtrière, l'autre à la filature. Il est décidé en premier lieu d'édifier dans le cloître un mur de séparation de 3 mètres de haut et de 44,49 mètres de long, parallèle au grand bâtiment, et de créer dans les cours et les bâtiments, dont l'église, de nouveaux ateliers destinés à la salpêtrière. Le lundi 9 Fructidor an XII (27 août 1804) a lieu l'adjudication des réparations et "des ouvrages à faire à la maison conventuelle pour l'établissement de la manufacture". En janvier 1807, autorisation est accordée par le comte de Rocheplatte, maire d'Orléans, à Laisné de Villévêque pour installer une machine à vapeur "de nouvelle invention" dans le manège de la filature située dans le champ Saint-Euverte, vaste terrain non bâti situé au sud des bâtiments. Le 1er mars 1823, le ministère des Finances autorise la restitution de l'église à la fabrique de Sainte-Croix. Après avoir servi d'entrepôt de bois, l'église devient, en 1832, entrepôt des douanes par ordonnance de Louis-Philippe, puis est rachetée en 1851 par la congrégation des Pères de la Miséricorde installée dans les bâtiments abbatiaux depuis 1837 qu'ils ont transformés en établissement scolaire. L'église, restaurée par l'architecte Clouet, est inaugurée par Mgr Dupanloup, évêque d'Orléans, en 1857. Un caveau sépulcral y est découvert, contenant deux "sarcophages" : reliques de saint Euverte demeurées hors du tombeau de 732 à 875 et mises à l'abri de la profanation.

    Un corps de bâtiment (actuel bâtiment A) est construit ensuite le long de la rue de l'Ételon. Au 19e siècle, un pavillon d'entrée et un nouveau bâtiment sont construits, tous deux ornés de briques sous la corniche (actuels bâtiments F) longeant le boulevard Saint-Euverte. Après la publication de la loi du 27 février 1880 relative au Conseil supérieur de l'instruction publique et aux conseils académiques, les Pères de la Miséricorde sont expulsés des lieux le 5 novembre suivant, et remplacés par les Frères des Écoles chrétiennes qui ouvrent un pensionnat d'enseignement primaire puis secondaire.

    En 1920, l'état sanitaire de l'église est jugé alarmant, aussi des travaux sont-ils envisagés et commencés sur le dernier étage du clocher. Interrompus par la Seconde guerre mondiale, ils ne sont repris qu'en 1984 avec la remise en état des maçonneries du dernier niveau et le rejointoiement des faces du clocher.

    En 1938, le pensionnat Saint-Euverte est racheté par l'évêché d'Orléans qui en fait un établissement d'enseignement catholique. Le bâtiment B, situé au nord-ouest, rue du Champ Saint-Euverte, est édifié par les enseignants et les élèves dans les années 1970. L'église est l'objet de nombreuses restaurations : restauration du clocher (1982-1987) sous la direction de l'architecte André Lemort, remise en état des chapelles orientales de la façade orientale du transept (soldée en 1977), réaménagement de la couverture (1974-1976).

    L'église est vendue par un acte notarié daté du 17 mars 1977, reçu par Jacques Augu et Alain Gueilhers, notaires à Orléans, à la ville d'Orléans par l'association Sainte-Croix qui ne peut plus prendre en charge ses frais d'entretien. Elle est cédée avec un terrain d'assiette de 7 mètres situé près de la façade sur la cour d'entrée du bâtiment administratif du collège.

    La dépose du dôme menaçant ruine et la pose d'une toiture provisoire sont décidées après délibération du 4 mars 1988 du conseil municipal. La direction du chantier est assurée par les architectes Loiseau (architecte en chef) et Lemort (architecte des Monuments historiques). En 1985-1986, l'actuel bâtiment E, comportant 4 niveaux (orné de losanges sous les fenêtres sur la façade donnant sur le boulevard) est construit en bordure du boulevard Saint-Euverte. Du 28 mars au 27 septembre 1996, des fouilles de sauvetage sont menées par le Service Régional de l'Archéologie de la D.R.A.C. Centre, au sud de la parcelle, en bordure de la rue du Champ-Saint-Euverte. Cette opération constitue un préalable à la construction de l'actuel bâtiment D (comportant 4 niveaux et de même style que le bâtiment E mais orné de losanges sur la façade intérieure donnant sur la cour) remplaçant d'anciens ateliers insalubres, qui est mis en service en 1997. Le bâtiment G, le dernier construit en 2006-2007, est situé au sud-est de la parcelle.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Plan de la ville/dressé par l'ingénieur Frimot. Calque, 1835. (Archives Nationales. F/14/10252/6/2).

  • Archives municipales d'Orléans; Série VJ/332. Établissements dangereux, insalubres ou incommodants. 1806-1899. Filatures de coton. 1817.

  • Archives municipales d'Orléans ; Série 5M/12. Église Saint-Euverte - Entrepôt de poudres. an IX-an XII - 1801-1804. Réparation des couvertures. Ventôse-floréal an IX.

  • Archives municipales d'Orléans; Série 9M/14. Église Saint-Euverte. 1974-1987. Restaurations. Acquisition. 1977.

  • Archives municipales d'Orléans ; Série 9M/14. Acte notarié de la vente de l'église Saint-Euverte par l'Association "Sainte-Croix" à la ville d'Orléans. Acte reçu le 17 mars 1977 à l'étude des Mes Jacques Augu et Alain Gueilhers, notaires associés 8 Place Albert-1er à Orléans.

  • Archives municipales d'Orléans ; Série 9M/15. Église Saint-Euverte, restauration du clocher : dépose du dôme et pose d'une toiture provisoire. 1985-1989.

  • Archives départementales du Loiret ; série 50/J/164. Location par la ville de l'ancienne église Saint-Euverte. 1832.

  • Archives départementales du Loiret ; série 50/J/184-188. Archives de l'évêché, abbaye Saint-Euverte. 1784-1924.

  • Archives départementales du Loiret ; Série 50/J/937. Acte entre Mgr Coullié et le supérieur général concernant l'immeuble et l'église de Saint-Euverte. (s.d.).

  • Archives départementales du Loiret ; Série 3Q/46. Transformation des bâtiments de Saint-Euverte en salpêtrière et filature de coton. 1807-1826.

  • Archives départementales du Loiret ; Série 289W/66653a et 6645b. École secondaire. 1968-1975.

  • Archives nationales ; F/21/2476. Lycée, couvent (rapport du 29/12/1806). Aménagement, nouvelle affectation.

  • Archives nationales ; G/8/734. Abbaye Saint-Euverte. Transcriptions de titres concernant les diocèses et communautés religieuses.

Documents figurés
  • Carte du cours de Loire dans l'étendue de l'élection d'Orléans jusqu'au dessus de Sully. Papier, plume et lavis. 1660-1670. (Archives Nationales. Cartes et plans, F/14/10066-3).

  • Plan de la ville d'Orléans / Chabbert. Orléans : Alphonse Gatineau, 1867. (Bibliothèque Municipale d'Orléans, ZHO100).

  • Plan pittoresque de la ville d'Orléans en 1836/ par Charles pensée, imprimé par A. Gatineau. (Bibliothèque nationale de France, cartes et plans, GE C.3728).

  • Plan figuré d'Orléans (Guide des amateurs de monuments anciens) /par Charles Pensée en 1843. (Bibliothèque nationale de France, cartes et plans. GE D.5401).

  • Ville d'Orléans - partie du plan d'alignement. Papier calque contrecollé sur papier, encre de chine et aquarelle ; 74 cm X 27,5 cm. (Archives municipales d'Orléans. Série O : dossier 82).

  • Orléans, plan d'alignement du boulevard Aristide-Briand / Pierre-Charles Thuillier. 14 mars 1830. Papier calque contrecollé sur papier, encre de chine et aquarelle ; 57,3 cm X 41 cm. (Archives Municipales d'Orléans. Série O : Dossier 9).

Bibliographie
  • BERNOIS, Abbé. Histoire de l'abbaye royale de Saint-Euverte. Orléans, 1918.

    p. 79-80
  • BIMBENET, Eugène. Épiscopats de saint Euverte et de saint Aignan ou l'église d'Orléans aux IVe et Ve siècles. Orléans : Herluison,1861.

  • BIMBENET, Eugène. Histoire de la ville d'Orléans. Orléans : Imprimerie Georges Michau et Cie, 1888. Réédité à Bruxelles : Éditions Culture et Civilisation, 1976. 5 volumes.

    p. 91-98
  • NOUEL DE LA BUZONNIERE, Louis-Augustin-Léon. Histoire architecturale de la ville d'Orléans, illustrée par 60 lithographies de Charles Pensée. Paris : Victor Didron, 1849. (Réédition dans la collection dirigée par M.G. MICBERTH, Monographies des villes et villages de France, Paris : Res Comédit, 1994).

    p. 391-415
  • DEBAL, Jacques (dir.). Histoire d'Orléans et de son terroir, des origines à la fin du XVIe siècle. Tome I, Des origines à la fin du 16e siècle. Roanne/Le Côteau : éditions Horvath, 1983.

  • DEMONET, Marie-Luce, RIVAUD, David, VENDRIX, Philippe (dir.) [Exposition. Orléans, collégiale Saint-pierre-le-Puellier. 16 mai-23 août 2009]. Orléans, une ville de la Renaissance. Tours : CESR, 2009.

  • DUCHATEAU, Eugène Abbé. Histoire du diocèse d'Orléans depuis l'origine jusqu'à nos jours. Orléans : H. Herluison, 1888. 543 p.

  • JOURD’HEUIL, Jean-Vincent. De la collégiale extra muros à la cathédrale, lieux de sépulture et mémoire des évêques d’Orléans de l’an Mil à la Renaissance. Bulletin de la Société Archéologique et Historique de l’Orléanais, Nouvelle série, tome XXI, n° 168, 2ème semestre 2012.

  • ILLIERS, Louis d'. L'Histoire d'Orléans racontée par un Orléanais. Orléans : Loddé, 1954, Marseille : Laffitte, 1981 (réédition).

  • JOSSET, David, JOYEUX, Pascal, RUFFIER, Olivier. Dans la cour du lycée. archéologie urbaine à Orléans : le lycée Saint-Euverte. Orléans : DRAC Centre, AREP-Centre, 1997.

  • JOYEUX, Pascal, BLANCHARD Philippe, JOSSET, David. Orléans (Loiret) Lycée Saint-Euverte, 28 rue de l'Ételon. Dossier final de synthèse (DFS) de fouille préventive. Orléans : Service régional d'archéologie du Centre, 1997.

  • LENORMANT, Charles. Mémoire sur le tombeau de Saint Euverte. Mémoires de la Société Archéologique et Historique de l'Orléanais, Orléans, tome V, 1862, p. 1-25.

  • LEPAGE, Eugène. Les rues d'Orléans. Recherches historiques sur les rues, places et monuments publics depuis leur origine jusqu'à nos jours. Orléans : Impr. orléanaise, 1901. Marseille : Laffitte, 1977 (réimpression).

    p. 254-259
  • MOULIN, Jacques. Église Saint-Euverte, étude préalable à l'achèvement de la restauration du clocher. 1989.

  • PETIT, Dominique, PRIMAT, Jocelyne, LALLEMAND, Véronique. Lycée Saint-Euverte, Rapport de sauvetage urgent. Orléans, Service régional d'archeologie-Centre, 1989.

  • DU PLESSY, Toussaint, POLLUCHE, Daniel. Description de la ville et des environs d'Orléans, avec des remarques historiques. Orléans : François Rouzeau, 1736.

  • POTHIER, Pierre (prieur de Saint-Euverte de 1562 à 1596). Journal (extrait). Bulletin de la Société Archéologique et Historique de l'Orléanais, Orléans, tome XII, n° 173, 1901, p. 765-785.

  • POUVREAU, Pascale. Orléans : quartier Saint-Euverte. Orléans : SRA-Centre, AREP-Centre, 1990. 2 vols.

  • STEIN, Henri. Inventaire et description des églises d'Orléans. Paris : Plon, Nourrit et Cie, 1889. 80 p.

    p. 71-74
  • VERGNAUD-ROMAGNESI, Charles-François. L'abbaye de Saint-Euverte, document inédit de M. Hubert avec annotations. Orléans : Pagnerre, 1857.

  • VERGNAUD-ROMAGNESI, Charles François. Histoire de la ville d'Orléans, de ses édifices, monumens, établissemens publics etc., avec plans et lithographies. Orléans : imprimerie de Rouzeau-Montant, 1830 (deuxième édition de l'Indicateur orléanais, augmentée d'un précis sur l'histoire de l'Orléanais). Orléans : Les Éditions de la Tour Gile, 1996. 693 p. ISBN 2-87802-282-3.

  • FRANCE. Ministère de la culture et de la communication. Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine. Médiathek [base de données en ligne]. Paris : Ministère de la culture et de la communication. Ensemble de 12 vues de la charpente de l'église Saint-Euverte réalisées en 1975 par Daniel Bontemps, ainsi que des plans et de la correspondance.

Périodiques
  • ALIX, Clément, NOBLET, Julien. Les charpentes à entrait retroussé moisé : exemples orléanais des XVe et XVIe siècles. La revue archéologique du Centre de la France, 2009, tome 48, p. 189-220.

  • ALIX, Clément. L'habitat d'Orléans du 12e siècle au début du 15e siècle (état de la recherche : étude des élévations et apports de l'observation des caves). Revue archéologique du Loiret et de l'axe ligérien, Fédération archéologique du Loiret, 2007-2008, n°32, p. 123-147.

    p. 126, 129, 133, 135
  • BIMBENET, Eugène. Recherches sur la Justice de Saint-Euverte. Mémoires de la Société Archéologique et Historique de l'Orléanais, tome V, Orléans, 1862.

  • BOITEL, Robert. Histoire de l'abbaye de Saint-Euverte. Bulletin de la Société Archéologique et Historique de l'Orléanais. 1959-1960, p. 28-29.

  • CHENESSEAU, Georges. L'église Saint-Euverte d'Orléans. Congrès archéologique de France, XCIIIe session tenue à Orléans en 1930 par la société française d'archéologie. Paris : A. Picard/Société générale d'imprimerie et d'éditions, 1931, p. 78-111.

  • COCHARD, Abbé Théophile. Don d'une relique de saint Euverte. Bulletin de la Société Archéologique et Historique de l'Orléanais, tome XIII, n° 179, 1904, p. 422-424.

  • DUMUYS, Léon. Note sur une découverte de tombes en pierre trouvées au pied de l'église Saint-Euverte, et sur les réparations récemment faites dans cet édifice. Bulletin de la Société Archéologique et Historique de l'Orléanais, tome XI, n° 157, 1896, p. 244-245.

  • GAILLARD, Louis (abbé), DEBAL, Jacques. Les lieux de culte à Orléans de l´antiquité au XXe siècle. Bulletin de la Société archéologique et historique de l´Orléanais, 1987, n° hors-série. 72 p.

  • TORQUAT, Emmanuel de. Restauration de l'église Saint-Euverte à Orléans. Bulletin de la Société Archéologique et Historique de l'Orléanais, 1857. p. 291-293 et 313.

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