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Amboise, Lycée Léonard de Vinci : ensemble de deux tableaux, "La Loire, le soir" et "Amboise, le matin"

Dossier IM37001712 réalisé en 2014

Fiche

Dénominations tableau
Titres La Loire, le soir
Amboise, le matin
Aire d'étude et canton Région Centre-Val de Loire
Adresse Commune : Amboise
Adresse : Rue Clos-des-Gardes
Emplacement dans l'édifice bâtiment R, réfectoire du lycée

La première section de la Commission nationale provisoire des travaux de décoration des édifices publics donne son accord pour les deux œuvres de l'artiste-peintre Olivier Debré le 11 février 1969. Le Comité départemental des Constructions scolaires d'Indre-et-Loire exprime un avis positif dans sa séance du 28 novembre 1968. L'arrêté est signé le 17 mars 1969. Les deux tableaux ayant pour titre "La Loire, le soir" et "Amboise, le matin" sont réalisés et installés en 1970 pour un coût total de 57 772 francs. Ils sont réalisés dans un style abstrait, représentant la vallée de Loire, l'un au levé du soleil et l'autre au soleil couchant. C'est un thème que l'artiste a souvent traité car il représente sa région natale. Les deux tableaux ont fait l'objet d'une restauration en juillet-août 2011 par l'atelier de restauration de Marc Philippe (Fondettes, Indre-et-Loire).

Période(s) Principale : 3e quart 20e siècle
Dates 1970, porte la date
Auteur(s) Auteur : Debré Olivier, peintre, signature

Cet ensemble de deux œuvres prend place dans le réfectoire du lycée (bâtiment R). Elles se font face et mesurent chacune 1,86 mètre de haut sur 6,95 mètres de long et sont placées à 1,98 mètre de hauteur environ. Elles ont été exécutées selon la technique de la peinture à l'huile sur toile. De plus, certains éléments naturels tels que des feuilles ou des grains de sables ont été mêlés à la peinture par l'artiste. Ces deux tableaux ne possèdent pas de cadre. La couche picturale recouvre la toile jusque sur la tranche du châssis.

Catégories peinture
Structures support, rectangulaire horizontal
Matériaux lin, en un seul lé, support, peinture à l'huile
bois, châssis
Mesures h : 1.89 mètre
l : 6.95 mètre
Précision dimensions

Toiles exposées à près de 2 mètres de hauteur

Iconographies représentation non figurative
Inscriptions & marques signature
date
Précision inscriptions

Sur chacune des toiles, en bas à droite : OD 70.

Au revers de la toile aux tons clairs, sur la droite : OLIVIER DEBRE / debat-ponsan / "Amboise, le matin" / 1970 ; sur la gauche : O. DEBRE 70.

Au revers de la toile aux tons foncés, sur la gauche : O. DEBRE / debat-ponsan / "La Loire, le soir" / Amboise 1970 ; au dessus, sur le châssis : OLIVIER DEBRE 70

Edouard Debat-Ponsan (1847-1913) était le grand-père maternel de l'artiste et peintre académique. Olivier Debré aurait, pendant un certain temps, hésité à emprunter le nom de son grand-père pour signer ses œuvres. Ce qui explique l'association de ces deux noms au revers des toiles.

États conservations oeuvre restaurée
Précision état de conservation

Œuvres restaurées par l'atelier de Marc Philippe à Fondettes (Indre-et-Loire) en juillet et août 2011.

Contexte initial de la commande artistique

maîtrise d'ouvrage Etat
Procédure de la commande un pour cent
Forme de la commande artistique directe
Statut de la propriété propriété de la région
Intérêt de l'œuvre À signaler

Annexes

  • Avis de la Commission nationale des travaux de décoration des édifices publics (procès verbal de la séance du 11 février 1969 : source AN 1988466/66)

    Avis de la Commission nationale des travaux de décoration des édifices publics (procès verbal de la séance du 11 février 1969 : source AN 1988466/66)

    L'artiste qui a passé son enfance à Amboise et qui y revient fréquemment s'est beaucoup attaché à ce programme et a étudié de très nombreuses maquettes après avoir travaillé sur le motif, puis de mémoire. Sa formation d'architecte l'a rendu soucieux de l'intégration de ces vastes peintures dans l'espace ambiant et il s'est attaché pour cela à en simplifier le plus possible les structures et à en accorder les tonalités et les lignes générales.

    Aussi préfère t'il, pour ces raisons les deux compositions les plus rigoureuses à celles, plus peintes, qu'il a également apporté. L'ensemble me paraît sensible et largement conçu.

    (Le rapporteur de la commission : Germain Viatte, inspecteur de la création artistique).

  • Extrait du Dossier de restauration des oeuvres par l'Atelier Marc Philippe : Constat d'état

    Constat d'état

    -Le support

    Le châssis : Les châssis des deux tableaux sont en bois, d'origine, possèdent chacun des montants chanfreinés, six traverses verticales et une traverse horizontale. L'assemblage, réglable, est à coupe droite et à enfourchement. Les clés sont non attachées. Les deux châssis présentent des traces de peinture et d'empreintes de doigts posées lors de la réalisation des œuvres.

    La toile : Pour les deux œuvres, la toile est en lin, en un seul lé. Le tissage est régulier et serré, à armure toile, de grosseur moyenne. La toile est fixée sur les côtés et le revers du châssis à l'aide de semences, ce montage est original car la couche picturale recouvre la plupart des fixations.

    -Couche de préparation et picturale

    La préparation : Elle est de type industrielle, de couleur blanche, assez fine et recouvre l'ensemble de la toile jusqu'aux extrémités. Elle présente une bonne cohésion et une bonne adhésion à la toile.

    La couche picturale : Elle est à l'huile. La technique d'exécution est assez libre et spontanée, l'artiste a joué beaucoup avec les effets de texture de la peinture en se souciant peu des règles d’exécution du "gras sur maigre". Sur chacun des deux tableaux, il a appliqué, sur une grande partie de la toile, une couche plutôt mate, assez maigre, en larges aplats monochromes à l'aide d'un large pinceau-balai. Puis, par endroit, il a superposé différentes couches, alternant couches assez épaisses et grasses avec couches plus fines et maigres. Ces empâtements peuvent faire deux à trois millimètres d'épaisseur. Durant leur séchage, toutes ces zones subissent de fortes tensions, pouvant parfois créer craquelures et soulèvements.

  • Extrait du Dossier de restauration des œuvres par l'Atelier Marc Philippe : Présentation

    Présentation

    Sur ces deux tableaux, de larges plages monochromes bleu, de texture assez maigres, sont rehaussées par des zones d'empâtements qui rythment la composition et délimitent l'espace. Pour "La Loire, le soir", l'artiste a choisi une gamme de bleus soutenus tels que le bleu de Prusse, le bleu outremer, un peu de vert et de violet et quelques touches de blanc et de jaune. Pour "Amboise, le matin", la gamme chromatique est plus claire, avec du bleu céruleum, du blanc ocré, du vert et du violet"

    Olivier Devré qualifiait sa peintre "d'Abstraction fervente", car pour lui elle symbolisait l'émotion suscitée par la contemplation d'un paysage.

    Les deux tableaux de possèdent pas d'encadrement. La couche picturale couvre entièrement la toile jusque sur ses extrémités, afin de donner à la composition de ces œuvres une dimension d'infini.

Références documentaires

Documents d'archives
  • A.N. 19880466 art.66. Projet Debré au lycée municipal mixte d'Amboise, commission nationale du 1% artistique, Ministère de la Culture, 1961-1970.

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Quillivic Claude - Fouré Céline