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Amboise : place dite parvis Saint-Denis

Dossier IA37005786 inclus dans Amboise : secteur urbain de la porte Saint-Denis et du faubourg Saint-Denis-hors-les-Murs réalisé en 2006

Fiche

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiées église
Dénominations place
Aire d'étude et canton Amboise - Amboise
Adresse Commune : Amboise
Adresse : place, dit parvis Saint-Denis

L'histoire du parvis de l'église Saint-Denis est de fait liée à celle de l'église éponyme. Saint-Denis a été reconstruite au début du XIIe siècle, vers 1107, à l'initiative de Hugues Ier d'Amboise. Ce fut l'un des pôles de développement de la cité amboisienne. Il semble qu'à la fin du Moyen Âge l'église n'ait pas été, comme aujourd'hui, dégagée depuis le pied de la colline, mais se soit trouvée enserrée dans le cimetière. Ce cimetière était appelé le cimetière des Innocents. Il devait être fort ancien et avoir été implanté sans doute dès la première église fondée par Saint-Martin. L'abbé Bosseboeuf signale en 1898 qu'étaient visibles « dans une cave située à une trentaine de mètres, des cercueils taillés dans une pierre unique et plus large du côté de la tête, avec des couvercle aussi en pierre ». Il précise que « l'absence d'ornements et de signes symboliques empêche de les dater d'une façon précise ; mais les fragments de tuiles à rebord, perdues dans le sol où les cercueils sont engagés à la profondeur de cinq mètres, prouvent qu'ils remontent à une haute Antiquité ». Le mur nord de Saint-Denis était entouré de tombes. Il devait certainement y avoir des sépultures dans l'église même, mais la réfection complète du dallage a fait disparaître les anciennes pierres tombales. L'abbé Bosseboeuf dit avoir vu des légendes mortuaires sur le mur Nord de l'église : notamment celle de Bernard Gilles, un maçon issue d'une famille de maîtres maçons que l'on retrouve dans les comptes de la ville tout au long du XVIe siècle. Cependant au XVIIIe siècle, sous l'influence des mouvements hygiéniste, les cimetières Saint-Florentin et Saint-Denis sont déplacés. En 1774, le premier est transplanté sur une parcelle située le long de l'actuelle rue Racine. En date du 10 mars 1776, une déclaration royale somme les municipalités de repousser les cimetières hors les murs et les faubourgs. En 1778, les deux cimetières sont réunis en un seul, sur « une pièce de terre labourable de 5 quartiers ou environ dépendant du prieuré Saint-Thomas de cette ville, scittué au Clos du boeuf [...] ce terrain situé sur une élévation et hors des faubourgs de cette ville, éloignée de la dernière maison habitée dudit faubourg de 191 toises 4 pieds ». Sur le plan cadastral dit napoléonien comme sur le plan d'alignement le parvis apparaît aussi dégagé que de nos jours. Sur ces plans, au chevet de l'église, des édifices apparaissent : sans doute le presbytère et d'autres bâtiments habités par les religieux.

Période(s) Principale : 12e siècle
Principale : 13e siècle
Principale : 16e siècle
Secondaire : Epoque contemporaine
Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • Localisation du cimetière Saint-Denis à Amboise

    Dans les archives de la ville Guillaume Galiene, paveur, reçoit 10 l. 17 s. et 6 d. en février 1504 (n. st.) :

    -Archives communales d'Amboise, CC 205, f° 36 r° et CC 119, f° 33 r° : « (...) Pour avoir fait et assis le nombre de 58 toises de pave a doux d'asne, ou carroue d'avant le cymetiere de l'eglise Saint Denis depuis la descendue dudit cymetiere jusqu'au pavé estant davant l'ostellerie ou pend pour enseigne la teste noire (...) ».

    Deux études précédentes sur la ville - celle de Jacqueline Melet-Samson en 1972 et celle de Sylvie Le Ray en 1991-1992 - ont interprété cela comme le fait que « le cimetière Saint-Denis avait atteint dès le début du XVIe siècle, les maisons du carroir », en citant la cote CC 119, f° 33 pour la première et CC 208, 1504, f° 33 pour la seconde (laquelle cote ne semble pas correspondre) des Archives communales d'Amboise. Le parvis a proprement parlé se trouve à l'Ouest et au Nord de l'église, où s'ouvrent les deux portails. Aussi, semble-t-il que le paragraphe précédemment cité indique le pavage du chemin descendant depuis l'église Saint-Denis jusqu'au Carroir, et non pas réellement la saturation du cimetière. Malgré cette divergence de lecture, il reste toutefois possible que le cimetière ait été bondé dès cette époque.

Références documentaires

Bibliographie
  • VIOT, Richard (trad.). Sulpice Sévère, Vie de Saint-Martin. Tours, 1861, deuxième dialogue, VIII p. 96-97 et troisième dialogue VII et IX, p. 117-119.

  • DE TOURS, Grégoire. Historia Francorum, IV. Paris : par René Poupardin, 1913.

    p. 10, p. 68 et 458-459.
  • LE RAY, Sylvie. Topographie historique de la ville d'Amboise. Tours : mémoire de Maîtrise, sous la direction d'Henri Galinié et Manuel Royo : Université François-Rabelais de Tours : 1991-1992, 218 p. (manuscrit dactyographié).

  • MELET-SAMSON, Jacqueline. Le développement historique de la ville d'Amboise des origines à la fin du XVIIIe siècle. Paris : Thèse de l’École des Chartes, 1972, 3 vol., 425 p., 40 p. et 63 p. (photographies sur microfilm), [manuscrit dactylographié conservé aux Archives nationales : AN, AB XXVIII (543) ].

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université François-Rabelais de Tours - Gaugain Lucie