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Amboise : rue Newton

Dossier IA37005606 inclus dans Amboise : secteur urbain de l'ancienne enceinte urbaine réalisé en 2006

Fiche

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiées maison, pont, enceinte
Dénominations rue
Aire d'étude et canton Amboise - Amboise
Adresse Commune : Amboise
Adresse : rue Newton

Cette rue étroite, typique de l'Amboise médiévale, a été épargnée par les plans de réalignements du XIXe siècle. Son nom alterna entre la rue Basse des Tanneries avant la Révolution et la rue Newton sous la Première République et le Premier Empire (1792-1814). Elle adopta définitivement son nom en août 1833. Sur le plan cadastral dit napoléonien, elle relie la place Michel Debré à la rue Nationale mais ne communique pas avec le quai des Marais, se déployant au-delà de la Masse et du mur d'enceinte. L'ancien nom de rue Basse des Tanneries indique l'activité qui se tenait à cet endroit. La ville avait pourtant interdit, mais sans succès, l'implantation des tanneries dans les murs en raison des effluves gênantes qui s'en dégageaient. Le 4 septembre 1472, la reine Charlotte de Savoie fit dire, par le « contrerolleur de l'argenterie et de la chambre aux deniers de la royne », à Pierre Macquain et Marc Martineau, tous deux tanneurs, que : « De mauvaises santeurs de tanneries l'avaient gênée la veille lors de son dîner ».

Période(s) Principale : 15e siècle
Principale : limite 15e siècle 16e siècle

Cette rue est bordée par deux types de maisons. Celles du côté des numéros impairs sont installées sur des parcelles étroites et laniérées. L'entrée principale de la boutique donne sur la place Michel Debré, tandis que l'accès côté rue Newton constitue l'entrée dérobée. Elles sont placées en contre haut de la Masse et la majorité est pourvue de caves voûtées et insubmersibles. Celles du côté des numéros pairs sont construites à rive sur des parcelles peu profondes, car la première enceinte était édifiée le long de la Masse. Lorsque la seconde enceinte fut achevée, le mur de la première ne fut pas détruit. Au contraire, on l'employa pour y appuyer des maisons. Entre 1421 et 1477, dans les délibérations du conseil de la ville, il est question de nombreuses demandes d'autorisation pour appuyer un appentis ou pour insérer des corbeaux dans le mur de la ville afin d'agrandir une dépendance. Il semble donc qu'avant 1421, un espace de circulation existait le long du rempart, les premières maisons ne devant pas s'adosser à ce mur. Aujourd'hui, nous avons retrouvé dans certaines maisons un mur particulièrement épais du côté de la Masse (jusqu'à 1,5 m) mais aucune maison antérieure au XVe siècle.

Statut de la propriété propriété de la commune
(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université François-Rabelais de Tours - Gaugain Lucie