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Amboise : secteur urbain de la porte Saint-Denis et du faubourg Saint-Denis-hors-les-Murs

Dossier IA37005719 inclus dans La ville d'Amboise réalisé en 2006

Fiche

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiées place, voirie, secteurs urbains, rue
Dénominations secteur urbain
Aire d'étude et canton Amboise - Amboise
Adresse Commune : Amboise

Le faubourg Saint-Denis se situe au nord-ouest de la ville, entre la porte Saint-Denis, le faubourg Saint-François qui longe le bord de Loire, et le secteur des Marais qui commence plus à l'ouest. Il s'agit de l'un des principaux pôles d'urbanisation de la ville. Les textes livrent davantage d'informations à son sujet que pour les autres faubourgs. Son étude aborde plusieurs problématiques : - du point de vue topographique, le secteur dispose d'une colline qui le protège des crues. L'église Saint-Denis y a été édifiée dès le XIIe siècle, remplaçant sans doute un édifice plus ancien dont on ne sait rien. - du point de vue religieux, Saint-Denis-hors-les-Murs est l'une des deux paroisses de la ville. - du point de vue économique, la route d'Espagne passe par la place Saint-Denis à la sortie de la ville et les hôtelleries s'y implantent. - enfin, du point de vue défensif, dès Louis XI (1461-1483), il est prévu de construire un boulevard devant la porte Saint-Denis, encore appelée porte Galaffre. Nous aborderons donc ces quatre thèmes intimement liés les uns aux autres au fil des dossiers de ce secteur. En ce qui concerne la topographie, l'implantation de Saint-Denis a semble-t-il été dictée par l'existence d'un ancien temple païen, qui se trouvait déjà au sommet d'une colline dominant la Loire et à l'abri des crues. Ainsi qu'on le rencontre souvent, la ville s'est développée autour de ce centre religieux, cependant la superficie de la colline pouvant bénéficier des avantages topographiques du lieu est bien restreinte. La place Saint-Denis, qui reçoit le trafic de l'ancienne route d'Espagne et où se tiennent nombre d'hôtelleries dès le XVe siècle, se trouve en contrebas de la colline, quasiment au niveau du quai de la Loire. L'implantation des hôtelleries à l'extérieur de la ville relève d'une double réalité. D'une part, l'espace intra-muros était restreint et il devait être bien difficile de trouver une parcelle où construire un édifice disposant de dépendances pour loger aussi les chevaux. D'autre part, le climat national était assez tendu. À peine la guerre de Cent Ans était-elle terminée que Louis XI débutait celles de Catalogne, Picardie, Bretagne. Les recommandations de Louis XI étaient fermes. Tout d'abord les amboisiens devaient clore les baies (« pertuys ») pratiquées dans les murs de la ville, contre lesquels certains habitants avaient adossé leur demeure. Ensuite, l'accès des étrangers à la ville était interdit. Une lettre de Louis XI d'octobre 1482, donnée au Plessys du Parc lez Tours, et conservée dans les archives de la ville mentionne, pour éviter que le dauphin ne risque de tomber malade, « que la plupart du temps personne a pié ne a cheval n'est passé par ladicte ville ». On peut alors se demander où passait la route d'Espagne. Les comptabilités de la ville donne un début de réponse en mentionnant des travaux d'aménagement sur la grève de Loire et la construction d'un pont au dessus de l'embouchure de la Masse pour permettre aux gens de passage de contourner la ville intra-muros. Les travaux sur les boulevards reviennent fréquemment. Les mentions se répètent sans que l'on puisse définir le profil exact du boulevard Galaffre, qui fut semble-t-il le plus abouti de ceux d'Amboise. Sa construction débuta en 1467, mais en 1484 des matériaux de construction lui étaient toujours consacrés.

Période(s) Principale : Moyen Age
Principale : limite 15e siècle 16e siècle

Les travaux du XXe siècle ont été particulièrement dévastateurs pour ce secteur de la ville, ce qui explique le peu de vestiges médiévaux retrouvés. Sur le plan cadastral dit napoléonien, apparait un parcellaire dense, mais pas autant que celui situé intra-muros. Un plan du XVIIIe siècle conservé aux Archives départementales d'Indre-et-Loire présente le parcellaire du quartier contenu entre les rues Saint-Denis, des Trois volets et des Moulines. Les noms des propriétaires sont mentionnés ; les fonctions le sont aussi. Sur le Carroir Saint-Denis se tient l'auberge de la Corne et ses écuries. Il s'agit certainement d'une hôtellerie médiévale. Aujourd'hui l'adresse, correspondant au 3 place Saint-Denis, est occupée par un cinéma. Sont également mentionnées plusieurs autres écuries dépendant de simples maisons. D'une manière générale, les parcelles sont installées en lanières assez serrées du côté du Carroir, de la rue Saint-Denis et de la rue des Trois Volets. En son centre, l'îlot est suffisamment vaste pour que les parcelles s'élargissent. On remarque d'ailleurs la multitude d'arrière-cours, dans lesquelles sont localisés des puits et même quelques jardins.

Annexes

  • La porte Galaffre ou porte Saint-Denis

    La porte Galaffre ou porte Saint-Denis

    Si l'origine du nom Galaffre demeure inconnue, celui de Saint-Denis fait référence au faubourg de l'église Saint-Denis-hors-les-murs. À hauteur de la tour Boulacre, la Masse marquait à nouveau un angle droit pour rejoindre, au nord, son premier bras et se jeter dans la Loire. À la rencontre de la Grande rue Saint-Denis - l'actuelle rue Nationale - et du ruisseau, la porte dite Galaffre ou Saint-Denis ouvrait l'enceinte sur le faubourg éponyme. En 1421, première année documentée par les archives de la ville, les comptes concernent la réparation de « la chancre de la porte Galaffre », qui est parfois aussi appelée la « rompeure de la chancre » (Archives communales d'Amboise, CC 71, f°3r°-v). Le chantier visa semble-t-il à restaurer un pan de mur en très mauvais état, rongé par l'humidité : il s'étendait sur tout le front de Loire de la seconde enceinte et occupa les hommes de métier durant le printemps et l'été.

    En 1445, il fut nécessaire d'« appareiller le pont-leveys de la porte Galaffre qui estoit rompu » (Archives communales d'Amboise, CC 190, folio non numérotés). Puis, quasiment tous les ans, planches, goupilles, « bascule », « crappaudaux », etc. en étaient changés :

    - Archives communales d'Amboise, CC 191, 15 février 1447, folio non numérotés : « (...) Pour faire les portes de la porte Galaffre de la vile et les faire de bon boys neuf (...) ».

    Il y avait aussi un passage piéton puisqu'en janvier 1468 (n. st.) il est question de « boucher de muraille l'uisset de la planchete de la porte Galaffre qui estoit derompu ».

    - Archives communales d'Amboise, CC 86, f°11 r° : « (...) Faire le pont dormant de la porte Saint Denis et les tiensmains d'icelluy pont tout neufz (...) ».

    La même année 1468, on acheta une grande échelle pour monter sur le « portal » (Archives communales d'Amboise, CC 87, f°15v° et 23v°). La barrière « volante » qui précédait la porte apparaît en 1465 sans que l'on sache avec certitude si elle existait avant cette date. En 1467, quelques précisions concernent son positionnement :

    - Archives communales d'Amboise, CC 85, f°17v°. CC 87, f°22r° : « (...) Pour ung huys qu'il a faict au moys de may IIIIc soixante cinq a l'uys de la porte Galaffre par lequel l'on entre en la ville quant la barriere volant est fermee et joignant a icelle barriere d'une part, et a la maison de la garde porte d'autre part (...) ».

    En février 1469, la garde-porte de Saint-Denis fut recouverte, puis au mois d'octobre, il fallut renforcer l'ouvrage encore davantage en posant des pentures :

    - Archives communales d'Amboise, CC 91, f°11 et 15r° : « (...) Huit bandes de fer [...] au pont levis de la porte Saint Denis et de la porte Hurtault afin que les charrestes ne derompent point iceulx ponts (...) ».

    L'année suivante, les comptes mentionnent la réparation de « (...) l'huys a l'entree de la tour de dessus le pont de la porte Saint Denis (...) » (Archives communales d'Amboise, CC 93, f°9r°, 1470).

    Enfin, en décembre et janvier 1474 (n. st.), plusieurs journées d'ouvriers furent payées pour réparer les canonnières :

    -Archives communales d'Amboise, CC 96, f°22r° : « (...) Pour avoir faict la maçonerie, fenestres et canonieres de la maison de la garde porte de la porte Galaffre (...) ».

    En 1458, Regnault Pean, paveur, fut rémunéré 22 s. 6 d. t. « (...) pour la fazcon de quatre toises et demye de pavé par lui faictes soubz le portal de la porte Saint Denis (...) » (Archives communales d'Amboise, CC 82, f°13r°). Puisque il n'est pas fait mention de pavé ancien à relever, on peut supposer que cela n'avait jamais été fait auparavant.

    À la fin du Moyen Âge, la Grande rue Saint-Denis constituait l'axe majeur, traversant Amboise d'est en ouest, puisqu'il accueillait la route d'Espagne ; la porte Galaffre faisait partie des trois portes principales de la ville comme en témoignent les réparations incessantes qui y avaient lieu. Avant 1445, existait déjà un pont-levis qui consommait une quantité importante de matériaux. Contrairement à la plupart des portes, il n'y avait pas d'accès direct au chemin de ronde, par contre, comme à la porte Heurtault, une salle de garde surmontait la porte Galaffre. Ainsi, l'ouvrage devait se présenter comme un modeste logis-porte couvrant la largeur de la rue (3 m à 4 m) fermé d'un pont-levis cavalier, jouxté d'un passage piéton équipé de son petit pont dormant lui-même précédé d'une barrière volante. Les gardes s'abritaient dans la pièce située au-dessus de la porte ainsi que dans la garde-porte, et assuraient la surveillance et la manipulation des différentes fermetures.

    Dès novembre 1465, Louis XI imposa à la ville de s'équiper de quatre boulevards ; l'un d'eux précédait la porte Saint-Denis. En tant que lieu de passage, la porte Galaffre fit aussi partie des premiers endroits pavés dans la ville.

  • Le boulevard de la porte Galaffre (Saint-Denis) dans les comptabilités amboisiennes

    Le boulevard de la porte Galaffre dans les comptabilités amboisiennes

    Dès le 2 novembre 1467, il est question d'édifier des boulevards à Amboise :

    - Archives communales d'Amboise, BB1, f°33 r° : « [...] Le roy lui a escript qu'il face faire certains boulevars, douves et deffences en la ville et portes d'icelle ».

    Parmi les entrées concernées par ces nouvelles défenses, la porte Saint Denis, qui est indifféremment appelée Galaffre. La localisation du boulevard est affirmée par une mention :

    - Archives communales d'Amboise, BB1, f°34 r°, (26 novembre 1467) : « [...] Le roy la chargé de dire aux gens de la ville qu'ilz facent faire troys boulvars, l'un a la porte des ponts, l'autre a la porte Saint Denis et l'autre a la porte Hurtault et oultre que l'on rempare la ville et les murs d'icelle ».

    Une autre mention plus tardive précise que le boulevard était attenant à la chaussée de la Grande rue Saint-Denis :

    - Archives communales d'Amboise, BB1, f°54 r°, (11 octobre 1472) : « [...] Touchant la demolicion faicte par Thomas Filiault en la chaussee de pierre estant hors la ville joignant la porte St-Denis et pres le boulvart retenant l'eaue des foussez de ladicte ville ».

    La ville devant réaliser rapidement ces ouvrages et n'ayant que peu de moyens financiers, une solution provisoire est trouvée. On utilise des tonneaux de vins que l'on remplit de terre :

    - Archives communales d'Amboise, BB1, f°34 v°, (21 novembre 1467) : « [...] Le plaisir du roy est qu'on face des boulvars aux portes de ceste ville et une bastille sur les ponts et que si on ne peut faire lesdits boulvars de pierre pour la saison de l'iver qui est de present, que hastivement en face des foussez la ou l'on fera lesdits boulvars et que on mectre des pipes plaines de terre sur bout au long desdits foussez et la bastille et ung pont leveys sur lesdits ponts ».

    À propos du coût des infrastructures, il semble que le roi n'estime pas à sa juste valeur de tels travaux, évaluant le creusement des fossés et l'érection d'une bastille sur les ponts et de trois boulevards à 80 à 100 livres tournois :

    - Archives communales d'Amboise, BB1, f°37 r°, (14 février 1467) : « [...] Et qu'il [le roy] n'entend point que lesdites bastilles et boulvars coustent plus de IIIIXX a C s.t. ».

    En outre, le roi demanda la réfection totale du chemin de ronde des murs de la ville, que celui-ci soit accesible et arpentable en tout lieu. Il entendait bien que la ville soit duement gardée par les gentilshommes de Touraine assurant la protection du dauphin, futur Charles VIII :

    - Archives communales d'Amboise, BB1, f°63 r°, (28 juillet 1475) : « Monseigneur de Maillé estant en ceste ville et aiant de par le roy, la charge et garde de monseigneur le daulphin, vendredi dernier dist et commanda aux esleuz et gens de la ville qu'ilz feissent fortiffier les murs de ladicte ville et que on feist faire des manteaux aux creneaux desdits murs et que les portes et boulvars de ladicte ville feussent habilléz et que l'on feist chevaletz sur lesdits murs et allees pour y aller arpenter de jour et de nuyt et que l'on feist une garde porte au pres du puiz qui est entre la ville et Petit Fort pour y faire la porte pour les gentilz hommes de Touraine qui de present y sont pour la garde de mondit seigneur.

    A esté appoincté par les dessusdits que aux despens de la ville seront faictes eschalles pour monter sur les murs de ladicte ville et y seront faiz chevaletz et mis des aes sur lesdits murs pour y aller au sommet es lieux ou il en fauldra. Semblablement seront appareillez les boulvars, pons et portes de ladicte ville. Aussi sera faicte une garde porte pres dudit puiz et seront rompuz les empeschemens mis sur lesdits murs par aucuns desdits habitans au droit de leurs maisons et a leurs despens pour aller au sommet parsus lesdits murs. ».

    Cependant, le boulevard constitué de tonneaux remplis de terre ne dura qu'un temps, car en décembre 1481, il était question de restaurer son pavement :

    - Archives communales d'Amboise, CC 197, f° 37 : Pierre Doreriviere, paveur demeurant Amboise, reçoit le 19 décembre 1481, 60 s. t. pour, entre autres tâches, « avoir faict 5 toizes de pavés a l'in des bouts du boulouard de la porte Saint Denis ».

    Les travaux initiés sous Louis XI (1461-1483) semblent s'être poursuivis au début du règne de Charles VIII (1483-1498) en 1484 et 1485 :

    - Archives communales d'Amboise, CC 198, f° 2 : Raymond Guemant reçoit le 9 février 1484, 14 s. 7 d. t. « pour 7 journees par lui et autres soubz luy a estaindre 17 pippes 3 quarterons de chaulx achapté de Matelin Vernon, chaussinnier, pour faire le boulouard de la porte Saint Denis ».

    Mais la construction fut en passe d'être abrogée, puisque l'assemblée de la ville se rassemble le 8 août 1485 pour traiter de ce boulevard beaucoup trop onéreux :

    - Archives communales d'Amboise, CC 198, f° 74 : « [...] Pour traictez et advisez ensemble de la maniere et coment on pourra trouver deniers pour parachever le bastiment de la maison que les habitants de la ville et les freres de la frerie de la concepcion Notre Dame et monseigneur Saint Nicollas fondée en l'eglise Saint Florentin d'Amboise ont comencé a faire en place du petit fort que le roy a donnée a la ville pour faire le grenier a sel. Parce que de présent les esluz de la ville ont fait commancer ung boulouart a la porte Galaffre pour lesquels les deniers communs de la ville ne sauraient suffire sans faire emprunt. Tous les dessus nommez ont remonstrez que sur la place d'icelle y a en nombre et quantité de pierre de taille de Saint Aignan, Sauveur, Lussault et autres lieux, chaulx, sablons et autres matieres y ont coustés grants sommes de deniers et seroient en voye d'estre perdues s'il n'estoient emploiees audit bastiment ou vendues ».

    Et en effet les élus décident d'achever la maison de ville, qui sert aussi de grenier à sel, plutôt que de finir le boulevard :

    - Archives communales d'Amboise, CC 198, f° 74 : « [...] Que ladite maison serait parachevee tous autres ediffices cessants et mesmement le boulouart lequel sera razé pour emploier les matieres qui y sont ... et que Pierre Goussart, a present receveur, fournira de deniers et pour ce que de present fault recouvrer et bailler deniers pour ledit bastiment a este apoincté que ledit receveur fera diligence d'en trouver par emprunt ou autrement jusques a la somme de cent livres ».

    La destruction est d'autant plus souhaitable que le boulevard est fort mal conçu :

    - Archives communales d'Amboise, CC 198, f° 74 : le capitaine déclare « [...] iceluy boulouard n'est pas bien commancé et qu'il deust estre estroit par devant et large par darriere ainsi comme en triangle et qu'il est trop loing de la porte ».

    Le boulevard a pourtant dû être achevé puisque des matériaux y sont encore acheminés après le mois d'août 1485 :

    • Archives communales d'Amboise, CC 198, f° 38 : Jehan Bernard, charretier, fait « un tour depuis la foret dudit Amboise jusques audit boulouard pour emmener des perches a chaffaulder ledit boulouard ».
    • Archives communales d'Amboise, CC 198, f° 61 : on mène « des chaillou de verrie jusques au boulouard de Saint Denis lesquels ont este prins au mauvais chemin qui estoit a laditte porte ».
    • Archives communales d'Amboise, CC 198, f° 67 : on commande « une pierre a faire une gargouille audit boulouard ».
    • Archives communales d'Amboise, CC 198, f° 72 : dans le compte de Debrion, Jehan Sampon, Jehan Huneau, Jehan Salmon de Bonnefoy, Jehan de Signoigne, André Guillemy, Hervé Ruault, tous macons et Jehan Sautereau, Guillaume Malet, Mauricon Lefranc, Guillaume Galet, Jehan Ronzay, Jehan, tous manoeuvres, reçoivent le 16 juillet 1485, 10 l. 6 s. 3 d. pour avoir « besognez au boulouard nouvelement encommancé a la porte Saint Denis ».

    Nous ne citerons pas tous les travaux de cet ouvrage, qui sont particulièrement nombreuses durant l'année 1485. On y achemine des pierres dures, des pierres de maison et de taille, de la chaux, du sable...

    Notons par ailleurs que le boulevard de la porte Heurtault est mentionné dans les requêtes du roi mais qu'il ne vit certainement jamais jour. La ville avait apparemment eu beaucoup de problèmes à édifier celui de Saint-Denis et ne s'engagea pas dans un second ouvrage. Ainsi, ne trouve-t-on jamais de mentions de tels travaux dans les comptes de la ville.

  • L'hôtellerie de la Corne de Cerf au Carroir Saint-Denis dans les comptabilités amboisiennes

    L'hôtellerie de la Corne de Cerf au Carroir Saint-Denis dans les comptabilités amboisiennes

    Les comptes de la ville mentionnent parfois l'hôtellerie de la Corne de Cerf, au pied de laquelle se tenait le puits du faubourg Saint-Denis :

    - Archives communales d'Amboise, CC 204, f° 8 : une quittance, signée de Goellard et Prunelle, rapporte que Gillet Dupont, Jehan Paleteau, Francoys Chassemont, tous les trois maçons et Guillot, manoeuvre, sont rémunérés le 25 novembre 1503 pour : « [...] Refaire tout de neuf en pierre dure de Lussault l'escarrye du puiz du caroue de Saint Denis devant la Corne de Cerf ».

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales d'Indre-et-Loire, E 344. Plans vers le faubourg Saint-Denis. n.s., n.d. : XVIIIe siècle.

Documents figurés
  • Plan du XVIIIe siècle. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, E 344).

  • Plan d'alignement 1888, rue Armand Cazot. (Archives communales de la ville d'Amboise, O 210).

  • Plan d'alignement 1835, rue de Bléré. (Archives communales de la ville d'Amboise, O 210).

  • Plan d'alignement 1835, rue Nationale et ses alentours. (Archives communales de la ville d'Amboise, O 210).

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