Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Amboise : secteur urbain des Marais

Dossier IA37005756 inclus dans La ville d'Amboise réalisé en 2006

Fiche

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiées place, voirie, secteur urbain, rue
Dénominations secteur urbain
Aire d'étude et canton Amboise - Amboise
Adresse Commune : Amboise

Avant 1489, les marais sont rarement mentionnés, sinon lorsqu'il est question de quelques tanneurs. L'histoire des marais d'Amboise est bien documentée à partir de l'année 1489 dans les comptes de la ville. L'année 1488 étant manquante, on peut affirmer que les travaux ont réellement commencé en 1489. Ainsi, 6 480 charretées de décombres et de terres issues des terrassements provenant des travaux du château y sont déversées formant peu à peu un chemin. Il est probable que la porte Neuve et le pont sur la Masse mentionnés dans les comptabilités de la ville aient servi dans un premier temps à amener les terriers, puis qu'ils aient été par la suite aménagés à l'usage quotidien des Amboisiens. La porte Neuve reçu ses doubles vantaux, puis ses ferrures et serrures en 1490. Elle répond parfois au nom de porte des Marais. Dès 1491, le marais est divisé en 23 places qui sont louées : douze places s'étendent à l'ouest du chemin et onze à l'est. Les places mesurent 4 toises de large pour 8 de profondeur. On décide donc à l'extrême fin du 15e siècle de constituer un parcellaire toujours laniéré, s'inscrivant dans la tradition médiévale.

Période(s) Principale : 4e quart 15e siècle
Principale : 16e siècle
Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • Les marais dans les comptabilités amboisiennes

    - Archives communales d'Amboise, CC 193, (folios non numérotés) : Julian Lopin et Jehan Aucheron signent une quittance dans laquelle Guillaume Fouchart et Bricet Desmyer, charpentiers, reçoivent 40 s. 5 d. t. le 22 juillet 1464 : « [...] Pour 10 journees et demye qu'ilz ont esté a abatre le hourdeys qui estoit au travers de la Masse au long des tanneries ».

    - Archives communales d'Amboise, CC 104, f° 30v° : dans le compte de Francoys Bertin, Benoist Jamet, serrurier, reçoit le 14 novembre 1482, 73 s. 11 d. t. : « [...] Pour la ferrure de 6 gros pichons a la fermeture et clousture faict par Estienne Lostellier au travers de la Masse au dessus des tanneries ».

    - Archives communales d'Amboise, CC 104, f° 31v° : la même année 1482, des maçons sont rémunérés : « [...] Pour 4 journees a boucher de muraille une breche qui estoit au mur de la ville en la rue des tanneries joignant le pont et travers de boys nagueres fait par Estienne Lostellier au travers de la Masse au dessus des tanneries ».

    Au château, les terres issues des fondations de nouveaux bâtiments et des travaux de terrassements gigantesques ainsi que les décombres d'anciens bâtiments sont jetées au pied du promontoire, les habitants de la ville étant chargés de les évacuer :

    - Archives communales d'Amboise, CC 107, f°19r° : dans le compte de Jehan Gandion, Pierre Beurre reçoit aux mois de mai et juin 1489, 60 s. t. pour : « [...] Faire charger les terriers au pie du chasteau es timbereaux et faire mener es marays de la Masse ».

    - Archives communales d'Amboise, CC 107, f° 20r° : en juillet et août 1489, les ouvriers sont payés pour : « [...] Avoir besongné aux deux ponts faits sur la Masse pour antraverser et aller par les Marays ».

    - Archives communales d'Amboise, CC 107, f° 20v°-21r° : en juillet et août 1489, les ouvriers sont rémunérés pour : « [...] Faire la maçonnerie du pont qui est neuf sur la Masse pour passer a aller par la porte neufve au grant marché d'Amboise ».

    - Archives communales d'Amboise, CC 107, f°23 : en août 1489, les charpentiers sont payés pour : « [...] Avoir sayé les planches du pont a passé au travers du ruisseau de la riviere de la Masse estant pres le grant marché, au droit du chemin des Marays ».

    - Archives communales d'Amboise, CC 107, f°24 r° : en juillet 1489, Estienne Barrier, menuisier, reçoit 4 l. t., pour : « [...] une double porte mise a la porte neufve qui nagueres a esté faicte pres la maison de la nourisse du roy, pour sortir a aller, par devant ladicte maison, de ladicte ville par les marays, au grant marché ».

    - Archives communales d'Amboise, CC 107, f°26v° : en juillet et août 1489, Martin Mennau, serrurier, reçoit 33 l. 16 s. 7 d. 0 b. t. pour : « [...] Avoir travaillé aux gons et vertevelles pour la porte neufve des marays » et pour avoir fait, entre autres, « cent chevilles de fer pour ladicte porte ».

    À partir de 1491, le marais est asséché, permettant la location de 23 parcelles disposées de part et d'autre d'un chemin. Ce dernier est probablement l'ancêtre de la rue Joyeuse. À l'Ouest (« du costé du vent d'amont »), Robinet Le Royer, « hoste de l'image Notre Dame entre les ponts », achète « troys places tenans l'une à l'autre ». À l'est (« du costé du vent d'abas), Maître Guillaume de Mons, clerc des offices de Madame la duchesse d'Orleans, possède « deux places tenans l'une à l'autre ».

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université François-Rabelais de Tours - Gaugain Lucie