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Amboise : secteur urbain du faubourg des Violettes

Dossier IA37005718 inclus dans La ville d'Amboise réalisé en 2006

Fiche

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiées place, voirie, rue, secteur urbain
Dénominations secteur urbain
Aire d'étude et canton Amboise - Amboise
Adresse Commune : Amboise

Ce faubourg reste mal documenté pour la fin du Moyen Âge, époque à laquelle il devait être encore peu développé.

Période(s) Principale : Moyen Age
Principale : limite 15e siècle 16e siècle

L'habitat ancien était implanté à flanc de coteau, évitant ainsi les inondations. Le logis des Pages reste le seul édifice datant des XVe-XVIe siècles dans ce secteur. L'assiette de la rue du Rocher des Violettes révèle que la route de bord de Loire allant à Blois par la rive gauche n'était certainement que peu employée, au profit de petits chemins passant à mi-hauteur dans le coteau, devant les habitations et toujours à l'abri des capricieuses crues de la Loire. D'autre part, la voie fluviale était toujours préférée à cette période. Le plan cadastral actuel est proche du plan cadastral dit napoléonien. Les dispositions des parcelles sur le coteau, moins laniérées qu'en ville, prouvent que l'habitat n'y était pas aussi dense. Les parcelles du bord de Loire, installées au pied du coteau, sont beaucoup plus tardives comme le prouve leur taille bien supérieure. Les bâtiments les plus anciens de ces dernières parcelles ne sont d'ailleurs pas antérieurs au XVIIIe ou XIXe siècles. La partie occidentale du faubourg était occupée par le couvent des Minimes. Chacune des habitations installées sur le coteau dispose de caves creusées dans le rocher, voire d'une partie troglodytique de l'habitation. Comme au faubourg de la porte Heurtault, il s'agit d'un habitat traditionnel et vernaculaire, particulièrement ardu à dater. Cependant, d'une manière générale, les caves semblent plus grandes de ce côté. Les silos, appelés « Greniers de César » en sont un bon exemple mais ne permettent pas pour autant de généraliser abusivement la fonction des caves du faubourg des Violettes. Les caves sont nées de l'exploitation de la pierre de construction. Comme au faubourg de la Porte Heurtault, la pierre est extraite du coteau. En outre, les grèves de Loire venaient jusqu'au pied du coteau et l'on pouvait au besoin improviser un port pour transporter la pierre, sans réaliser d'aménagement particulier.

Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • Le faubourg des Violettes dans les comptabilités amboisiennes

    Le coteau était exploité pour sa pierre de construction, un tuffeau jaune dont on tirait du moellon et qui reste encore visible aujourd'hui par endroit :

    - Archives communales d'Amboise, CC 197, f° 24 : une quittance du 8 septembre 148, signée de Jusqueau et de Masline, rapporte que Martin Maugain, Gacian Malagu, Estienne Culasse et Guillaume Botin, tous hommes de bras, reçurent 27 s. 6 d. t. pour : « [...] Avoir tiré de la pierre a la perriere de Viollette ».

    En 1491, le compte de Gaudion précise la fonction de port que les grèves du faubourg de Violette était parfois amené à assurer :

    - Archives communales d'Amboise, CC 108 f°41r° : Jehan Nepveu, Simon Nau, Estienne Tyreau et Pierre Tatin, reçurent en juillet 1491, 30 l. 6 s. 8 d. t. pour : « [...] Amener de la forest d'Amboise jusques aux greves de la riviere, au droit de Violete, des paulx et fagots pour le bateys ».

Références documentaires

Documents figurés
  • Amboise, plan d'alignement 1835, le quai des Violettes. (Archives communales de la ville d'Amboise, O 210).

  • Amboise, plan d'alignement 1835, île Saint-Jean et quai des Violettes. (Archives communales de la ville d'Amboise, O 210).

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université François-Rabelais de Tours - Gaugain Lucie