Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Beauregard : château dit château de Beauregard

Dossier IA37004858 réalisé en 2013

Fiche

Œuvres contenues

Dénominations château
Aire d'étude et canton Vallée de la Brenne - Château-Renault
Adresse Commune : Villedômer
Lieu-dit : Beauregard
Cadastre : 1835 D 946 ; 1835 D 947 ; 1835 D 948 ; 1835 D 949 ; 1835 D 950 ; 1835 D 951 ; 2014 D 1704 ; 2014 D 1705 ; 2014 D 988 ; 2014 D 992 ; 2014 D 994

C'est un ancien fief, dont le plus ancien seigneur connu serait Gaucher d'Aloigny, en 1443. Il appartient ensuite par alliances, aux familles de Thaix (entre 1475 et 1535) et Brossin (entre 1535 et le milieu du 17e siècle). Le fief semble avoir été précocement partagé entre plusieurs familles : Marie Aubin, veuve de Rufin Serpin, et Michel Huan étant également mentionnés comme seigneur de Beauregard au début du 17e siècle. La plaque funéraire, conservée dans l'église paroissiale, indique que Michel Gallant, décédé le 29 novembre 1650, était écuyer de La Bénardière, de La Coste et de Beauregard à cette époque.

Le 28 décembre 1701, deux lots sont constitués pour François de Mareschau, chevalier seigneur de Corbeil, commissaire d'artillerie et François Guillemard, écuyer de Longueville, héritiers de François Mareschau, seigneur du Plessis et Beauregard. La famille Mareschau de La Chauvinière vend en 1800 à la famille de La Saussaye.

Plusieurs familles se succèdent ensuite : Péon, Bruneau, de Bures, Durand. M. de Bures fait réaliser des travaux intérieurs (peintures de sujets allégoriques par Fayon, dans une partie est aujourd'hui détruite) et fait créer l'avenue en 1825. Le château est acheté à la famille Durand en 1852 par Mme Germinale Eulalie Gillet, pour 70 000 francs. Il change à nouveau de propriétaire (Claude Mirault) en 1861.

Le château, mentionné en 1719 comme presque totalement en ruine, a probablement été restauré dans le premier quart du 18e siècle. En 1852, Mme Gillet achète la propriété composée "de vieux bâtiments incohérents" et entreprend la reconstruction du château d'après les plans de "Mario [Mariau ?], architecte à Tours". Le projet n'est pas mené dans sa totalité : seuls l'aile nord du château, les jardins, les servitudes (logis du régisseur, écurie et bâtiment servant de pressoir et hangar autour de la cour principale) sont réalisés entre 1852 et 1855. Propriétaire à partir 1870, Henri Mirault fait ajouter la tourelle d'angle sud en 1893 (monogramme HM et date portée) et construire la serre (monogramme HM et date portée partiellement effacée).

Les tourelles visibles sur des cartes postales du début du 20e siècle sont supprimées au début du 21e siècle.

Le pigeonnier présent sur le plan cadastral napoléonien est mentionné dès 1701. La tuilerie présente sur le plan cadastral napoléonien pourrait remonter au début du 19e siècle ou au 18e siècle.

Période(s) Principale : 18e siècle , daté par source
Principale : 3e quart 19e siècle , daté par source
Principale : limite 20e siècle 21e siècle , daté par tradition orale
Dates 1825, daté par source
1893, porte la date
Auteur(s) Auteur : Mario,
Mario

François-Martin Mariau (1822-1865) architecte à Tours ?


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte, attribution par source

Le château est un édifice en rez-de-chaussée et étage de comble, construit en moellon crépi et couvert d'un toit à longs pans et une croupe en ardoise. L'étage de comble est éclairé par cinq lucarnes hautes à toit à croupe en ardoise (ouest) et quatre lucarnes hautes à toit à croupe en ardoise (est). Une corniche en pierre de taille entoure l'édifice. Une tourelle d'escalier carrée est adossée au pavillon nord. Le pavillon nord, à un étage carré et étage de comble, est construit en brique et pierre de taille (chaînes d'angle, encadrements des baies, cordons, corniche à denticule) et couvert d'un toit en pavillon en ardoise. La frise de la corniche du pavillon est ornée de motifs décoratifs en terre cuite. Une lucarne haute à fronton triangulaire éclaire l'étage de comble (ouest et est). La tourelle d'angle sud-est est également à un étage carré et étage de comble, construite en brique et pierre de taille (encadrements des baies, cordons, corniche) et couverte d'un toit conique en ardoise.

Le logis du régisseur est un édifice à un étage carré et étage de comble, construit en moellon enduit et couvert d'un toit à longs pans en ardoise. L'étage de comble est éclairé par deux lucarnes hautes à toit à deux pans en ardoise. Les chaînes d'angle, les cordons, la corniche et les encadrements latéraux des baies sont en brique. Les encadrements supérieurs des baies sont constitués de poutrelles métalliques.

La serre est construite en pierre de taille et brique (partie centrale) et en pan de fer et verre (parties latérales).

Le bâtiment servant de pressoir et de hangar, et l'écurie donnant sur la cour principale, en rez-de-chaussée surmonté d'un comble servant de grenier, sont construits en moellon enduit et couverts de toits à longs pans en ardoise. Les chaînes d'angle, les encadrements des baies, les corniches et les cordons sont en brique. Une frise constituée de croix en brique marque la séparation entre le rez-de-chaussée et le comble.

Le pigeonnier possède 105 trous de boulins.

Murs pierre moellon crépi
pierre moellon enduit
pierre pierre de taille
brique
pan de fer
verre
Toit ardoise
Étages rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
Couvertures toit à longs pans croupe
toit en pavillon
toit conique
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. 3 P3 2938. Registre présentant les augmentations et diminutions survenues dans les contenances et revenus portés sur les matrices cadastrales. 1838-1914.

  • Archives privées.

Documents figurés
  • Plan cadastral napoléonien de 1835. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 3 P2 276).

  • Carte postale. (Collection privée).

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Pays Loire Touraine - Paucton Arnaud