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Boisnière : château dit château de La Boisnière

Dossier IA37004850 réalisé en 2013

Fiche

Dénominations château
Aire d'étude et canton Vallée de la Brenne - Château-Renault
Adresse Commune : Villedômer
Lieu-dit : La Boisnière
Cadastre : 1835 C2 140, 146, 149, 152 ; 2012 C 140, 143, 149, 632

Il s'agit d'un ancien fief relevant de Château-Renault. Le plus ancien seigneur connu est Jean Desselles en 1558. Il appartient à Pierre Targas, écuyer sieur de la Boisnière, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, en 1621, puis à la famille Bourguigneau dans la seconde moitié du 17e siècle. Dans la deuxième moitié du 18e siècle, il appartient à la famille Ménard, dont Charles Pierre François, fut maire de Villedômer de 1816 à 1821. Le château est vendu en 1825 à Dominique Lenoir, ancien agent de change parisien qui s'en sépare peu de temps après au profit d'un Monsieur de Marèze. Au milieu du 19e siècle, Louis Félix de Forestier, comte de Coubert, entre en possession du château, dont il était l'intendant, après le décès de M. de Marèze, et épouse sa veuve. Il reste dans cette famille jusqu'au milieu du 20e siècle, époque à laquelle il est cédé au Conseil général d'Indre-et-Loire à la condition qu'il ait une utilisation sociale. Des harkis accueillis par la ville de Château-Renault, y sont logés entre 1962 et 1969. Depuis 1969, il accueille un institut médico-éducatif.

Les bâtiments du château, de la ferme et de l'orangerie sont présents sur le premier plan cadastral de 1835 mais aucun ne semble présent sur un plan de 1784. Ces bâtiments pourraient donc être datés du dernier quart du 18e siècle ou du premier quart du 19e siècle. Le corps de bâtiment du château situé à l'est de la cour principale pourrait dater du début des années 1830. Les bâtiments ont profondément été modifiés. Le corps de bâtiment oriental du château accueille aujourd'hui les services administratifs et le corps de bâtiment occidental accueille les cuisines et la blanchisserie. Les bâtiments de la ferme ont également été transformés en salle de réunion, salle d'activités, ateliers techniques... L'ancienne orangerie a servi de logement pour le directeur (inutilisé aujourd'hui). Une chapelle dédiée à saint Michel est mentionnée en 1537, puis en 1787, sans précision sur son emplacement (à l'intérieur du château ou bâtiment indépendant ?). Une chapelle construite à la limite du 19e siècle et du 20e siècle (1896-1901), sert de chai dans les années 1930 et est aujourd'hui utilisée comme gymnase.

La reconstruction du château, entre 1784 et 1835, s'accompagne de la création d'un parc boisé traversé par des allées rectilignes, à l'ouest de l'allée principale, et d'un jardin anglais (disparu) avec source et fabrique (temple à fronton triangulaire), à l'est.

Période(s) Principale : limite 18e siècle 19e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : limite 19e siècle 20e siècle
Dates 1896, porte la date
1901, porte la date
Auteur(s) Auteur : Coubert, auteur commanditaire, signature
Auteur : Charvet,
Charvet

Il est l'auteur de la chapelle à la fin du 19e siècle.


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ingénieur, signature

Le château se compose de deux corps de logis en L placés de part et d'autre d'une cour. Le corps de logis, à l'est de la cour, possède un étage carré avec rez-de-chaussée surélevé (façade est) et étage en surcroît. Il est construit en moellon enduit et pierre de taille (chaînes d'angle, encadrements des baies, corniche) et couvert de toits à longs pans et à croupes en ardoise. Ce corps de logis est prolongé vers le sud par une aile rectangulaire en rez-de-chaussée et vers le nord par une aile hexagonale toutes les deux surmontées d'une terrasse. A l'ouest de la cour, le second corps de logis, à un étage carré et étage de comble, est construit en moellon enduit et pierre de taille (encadrement des baies, chaînes d'angle, corniche) et couvert d'un toit brisé en ardoise.

La ferme, située au sud-ouest du château, se compose d'un corps de bâtiment en L et d'un bâtiment rectangulaire indépendant, organisés autour d'une cour carrée à l'origine fermée (piliers en pierre). Le bâtiment indépendant au sud-est de la cour servant à l'origine de grange est construit en moellon crépi et couvert d'un toit à croupe en tuile plate. Trois lucarnes (deux lucarnes interrompant l'avant-toit et une lucarne haute) permettent l'accès au grenier depuis l'extérieur. Le corps de bâtiment en L, qui accueillait logis et écuries, est construit en moellon enduit et brique (encadrement des baies, chaînes d'angle) couvert de toits à longs pans et à croupes en tuiles plates. Un pigeonnier circulaire en moellon enduit et pierre de taille (encadrement des baies, corniche) couvert d'ardoise est placé à l'extrémité est de ce corps de bâtiment. Un hangar à charpente sur poteaux couvert d'un toit en ardoise est situé à l'ouest de la ferme.

L'orangerie en rez-de-chaussée, placée au sud-est du château, est construite en moellon crépi et couverte d'un toit brisé en ardoise. La brique est utilisée pour l'encadrement des baies.

Un mur de soutènement en moellon et une tourelle en moellon crépi couverte d'un toit en ardoise sont situés au sud et à l'est de l'orangerie.

La chapelle, au sud de la ferme, est construite en moellon crépi et couverte d'un toit à longs pans en tuile mécanique. Les chaînes d'angle sont en brique, et l'encadrement de la porte en plein cintre est en brique et pierre de taille. Une statue de Notre-Dame de Lourdes est présente dans une niche du pignon.

Une ancienne glacière est présente dans le bois.

Murs brique
enduit
crépi
moellon
pierre de taille
Toit ardoise, tuile plate
Étages rez-de-chaussée surélevé, rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble, étage en surcroît
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures terrasse
toit à longs pans
toit conique
croupe
croupe brisée
Précision représentations

La terrasse surmontant l'aile hexagonale du château possède un garde-corps orné de croix pattées et la terrasse de l'aile sud est couronnée de balustres en poire.

Les baies du rez-de-chaussée et de l'étage de la façade est sont surmontées d'une corniche à l'exception des trois baies centrales permettant l'accès intérieur surmontées de frontons triangulaires reposant sur des consoles. La porte de la façade ouest possède un entablement reposant sur deux consoles orné d'un anthémion alternant palmettes et fleurs de lotus en bougie. Une porte d'entrée est encadrée de pilastres doriques surmontés d'un fronton triangulaire.

A l'intérieur, le château a conservé quelques éléments d'origine : rampe d'escalier ; pilastres et colonnes doriques, entablement à oves et dards, consoles à feuille et caissons à rosace ; entablement à modillons et entablement à denticules.

Statut de la propriété propriété d'un établissement public départemental

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. 3 P2. Extrait du plan cadastral napoléonien, section C2. 1835.

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. 3 P3 2938. Registre des augmentations et diminutions survenues dans les contenances et revenus portés sur les matrices cadastrales. 1838-1914.

  • Archives paroissiales de Villedômer.

Documents figurés
  • Carte. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, C 206/2).

  • La Boisnière, extrait d'un plan, non daté (entre 1784 et 1835). (Archives départementales d'Indre-et-Loire, C 206/4).

Bibliographie
  • CARRE de BUSSEROLLE, J-X. Dictionnaire géographique historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine. Mayenne : J. Floch, 1966.

  • Le patrimoine des communes d'Indre-et-Loire. Paris : éditions Flohic, 2001. (Patrimoine des communes de France). tome 1.

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