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Boissay : ferme

Dossier IA37004784 réalisé en 2011

Fiche

Dossiers de synthèse

Destinations maison
Dénominations ferme
Aire d'étude et canton Vallée de la Brenne - Vouvray
Adresse Commune : Reugny
Lieu-dit : Boissay
Cadastre : 1819 D3 811, 812 ; 2009 ZW 132

Ancien fief seigneurial, transformé en exploitation agricole, Boissay ou Boissé sert actuellement de maison. Le premier seigneur connu est Guido de Boissay en 1101. Le fief appartient à Haliquan de Bourot en 1372, puis à Robert de Vendômois au début du 15e siècle. A partir de 1414, il est détenu par la famille de Lavardin, qui le conserve jusqu'à la fin du 16e siècle. Dans la première moitié du 17e siècle, Boissay appartient à la famille de Préaux. Le fief est acquis en 1633 par Jean le Blanc, seigneur de La Vallière (Reugny). A partir de cette date, ses propriétaires successifs sont également propriétaires de La Vallière, et ce, jusqu'au 19e siècle. Lorsque Jean le Blanc acquiert le fief en 1633, les bâtiments nécessitent d'importantes réparations. Le château est démoli par son propriétaire en 1680. En 1736, Boissay est décrit comme consistant en "un château en ruine lequel a été démoli depuis longtemps et dont les matériaux ont servi aux réparations des moulins et métairies, il reste à présent la maison du métayer, deux petites granges, deux étables et une écurie, cours, jardins, fuie à pigeon dans laquelle il n'y en a aucun". Cependant des vestiges ont été conservés jusqu'en 1774, date à laquelle la duchesse de La Vallière donne l'ordre de démolir le vieux château de Boissay à l'occasion de travaux de réparation. Au début du 19e siècle, la métairie est décrite comme consistant en "deux chambres à cheminées dans l'une desquelles est un four, greniers sur lesdites chambres, ensuite desdites chambres côté du midi, trois écuries et deux toits à porcs, greniers sur lesdites écuries ; au nord desdites chambres une grange qui en est séparée par un ravin ; au levant desdits bâtiments une autre grange et une écurie à côté, grenier sur la dite écurie ; tous les bâtiments de cette métairie sont construits en moellons et pierres de taille et couverts de tuiles". Le logis et les anciennes écuries semblent dater du 17e siècle, mais le logis a conservé des éléments plus anciens (corbeaux de cheminée du 16e siècle). Le bâtiment accueillant une grange et une écurie date lui aussi probablement du 17e siècle. La chapelle troglodytique date de la première moitié du 16e siècle. La grange décrite au début du 19e siècle, présente sur le cadastre napoléonien au nord du ravin, a été détruite, et deux pans de ses murs ont en partie été réutilisés pour la création d'un hangar. Le chai a été construit dans la seconde moitié du 19e siècle.

Période(s) Principale : 1ère moitié 16e siècle
Principale : 17e siècle
Secondaire : 19e siècle

Le logis en rez-de-chaussée et étage de comble est construit en moellon enduit et couvert d'un toit à longs pans en tuile plate. Son pignon Est est découvert. Une lucarne interrompant l'avant-toit permettait l'accès au grenier depuis l'extérieur grâce à une échelle. L'intérieur est divisé en deux pièces à cheminée, dont l'une possède un four à pain et un potager. L'ancien évier a été supprimé et se trouve aujourd'hui dans la cour. Les trois anciennes écuries, situées dans le prolongement vers le sud, également construites en moellon enduit et couvertes d'un toit à longs pans en tuile plate, ont été transformées afin d'agrandir le logis. Une lucarne interrompant l'avant-toit permettait également l'accès au grenier. A l'est de la cour, un bâtiment construit en moellon enduit et couvert d'un toit à longs pans en tuile plate accueille une grange et une écurie. Une partie de la façade ouest de la grange possède une corniche en pierre de taille partiellement coupée pour permettre l'ouverture d'une porte disparue. Elle porte également la trace d'une ancienne porte disparue et de plusieurs petites baies dont certaines sont chanfreinées. La charpente est à fermes et pannes, à poinçon sans contrefiche et un seul faux-entrait. Le contreventement est à un seul sous-faîtage. Les fermes intégrées dans la maçonnerie des murs gouttereaux sont renforcées pour certaines d'entre elles par des piliers en pierre de taille. L'ancienne écurie est surmontée d'un grenier dont l'accès, ouvert dans le pignon nord, se faisait grâce à un escalier en vis en pierre placé dans une tour. Il ne reste aujourd'hui de l'escalier qu'une trompe ornée d'une coquille. Au nord de la cour et adossé au coteau se trouve un bâtiment servant autrefois de chai, construit en moellon enduit et couvert d'un toit à longs pans en ardoise. Depuis ce bâtiment on accède à une ancienne glacière troglodytique. Le coteau est également creusé de cinq caves dont deux possédaient une cheminée. La chapelle troglodytique présente une façade en moellon enduit renforcée par des contreforts en pierre. A l'intérieur, la chapelle est couverte d'une voûte en berceau en pierre de taille. Des traces de peintures murales très effacées sont encore visibles sur le mur du fond. Les restes d'une console et une petite niche concave couverte d'une voûte en cul-de-four sont également présents sur ce mur. Une autre petite niche concave couverte d'une voûte en coquille est présente sur le mur sud. La pierre de taille n'est utilisée sur l'ensemble des bâtiments que pour l'encadrement des baies et les chaînes d'angles.

Murs enduit
moellon
pierre de taille
Toit tuile
Étages rez-de-chaussée, étage de comble
Couvertures toit à longs pans
Représentations coquille Saint-Jacques
Précision représentations

L'entrée de la chapelle est encadrée de pilastres surmontés de chapiteaux décorés de motifs floraux. Le linteau est surmonté d'un fronton cintré, terminé par des volutes, à fleurons et orné d'une coquille saint Jacques.

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. 65 J 7. Fonds du château de La Vallière. Consistance du domaine de La Vallière.

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. 65 J 18. Fonds du château de La Vallière. Consistance du domaine de Boissay.

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. 65 J 50. Fonds du château de La Vallière. Mouvance.

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. 65 J 141. Fonds du château de La Vallière. Gestion.

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. 65 J 7. Fonds du château de La Vallière. Consistance du domaine de La Vallière.

Documents figurés
  • Plan cadastral dit cadastre napoléonien, 1819. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 3 P2 194).

Bibliographie
  • CARRE DE BUSSEROLLE, J. X. Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine. Mayenne : Joseph Floch, 1977 (réédition).

Périodiques
  • GABEAU, Alfred. Étude sur le marquisat de La Vallière et sur les fiefs qui en dépendent. Bulletin de la Société Archéologique de Touraine, 1902, t. 13, p. 362-392 et 435-473.

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