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Borde : demeure dite château de La Borde

Dossier IA28000179 réalisé en 2008
Destinations siège social de la société STAR
Parties constituantes non étudiées écurie, parc
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Parc naturel régional du Perche - Nogent-le-Rotrou
Adresse Commune : Margon
Lieu-dit : La Borde
Cadastre : 1811 C 237 ; 1990 AB 36 à 40
Précisions commune fusionnée après inventaire Arcisses

La Borde est attesté comme un ancien fief relevant de la châtellenie de Nogent-le-Rotrou. Pourtant le lieu-dit n'est pas mentionné sur la carte de Cassini au troisième quart du 18e siècle du fait, peut-être, de sa proximité géographique avec le bourg. Des bâtiments sont visibles en plan sur le cadastre ancien, mais ils ont très probablement été reconstruits dans la seconde moitié du 19e siècle pour Louis Perriot, éleveur de chevaux percherons et propriétaire du manoir de Champeaux. De nos jours, cette demeure est le siège social des sociétés de travaux publics SPEN et STAR.

Période(s) Principale : 2e moitié 19e siècle
Auteur(s) Personnalité : Perriot Louis, commanditaire, attribution par source

La demeure dite château de La Borde, constitué d'un logis et d'une écurie, se situe en contrebas du bourg à l'ouest. Le logis comprend un rez-de-chaussée surmonté d'un étage carré et d'un comble. Les murs gouttereaux sont rythmées par sept travées au sud-est, six au nord-ouest. Les élévations latérales possèdent chacune une travée (fenêtre sud-ouest de l'étage bouchée). Outre la corniche rampante à larmier et à modillons et le bandeau saillant de séparation des deux niveaux d'élévation, l'ornementation se concentre sur la façade principale. Sa travée centrale se compose d'une porte surmontée d'un fronton triangulaire mouluré et d'une baie ornée d'un fronton en arc en doucines-affrontées, également mouluré, et d'une lucarne à ailerons à toit en bâtière. Deux jours ovales surmontés de frontons triangulaires encadrent la lucarne. Ce même dispositif d'éclairage du comble se retrouve en façade postérieure. L'ensemble des baies est orné d'une agrafe et comportent un appui mouluré reposant sur des glyphes au rez-de-chaussée et à ressauts pour l'étage carré (façade principale). Les murs sont en moellons de calcaire couverts d'un enduit plein ; les souches de cheminée et les jouées des lucarnes et des jours, en brique ; les encadrements des baies, les chaînages d'angle, la corniche et le bandeau, en pierre de taille de calcaire. Le toit est à longs pans et à croupes couverts en ardoise. Il est orné de quatre épis faîtiers et d'une crête en zinc. Située perpendiculairement au logis, directement au sud, l'écurie est en rez-de-chaussée surmonté d'un comble à surcroît. Les trois portes charretières en arc segmentaire, dont la centrale s'inscrit dans un avant-corps légèrement saillant, sont surmontées de lucarnes pendantes en arc en plein cintre coiffées d'un toit en bâtière à demi-croupe. Les murs sont en moellons de calcaire et de silex couverts d'un enduit plein ; les encadrements des baies et les chaînages d'angle, en pierre de taille de calcaire et en brique, à l'exception de celles du comble exclusivement en pierre de taille. Le toit est à longs pans et à demi-croupes couverts en tuile mécanique. Il est surmonté de deux épis faîtier en zinc.

Murs calcaire
brique
enduit
moellon
Toit ardoise, tuile mécanique
Étages rez-de-chaussée, 1 étage carré, comble à surcroît
Élévations extérieures élévation ordonnancée, élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
croupe
demi-croupe
noue
États conservations bon état

Cette demeure, appelée château de la Borde est assez peu renseignée par les archives. Reconstruite dans la seconde moitié du 19e siècle pour un notable local, Louis Perriot, éleveur de chevaux percherons à Champeaux, elle conserve une écurie et le logis peu ou pas remanié. Sa richesse décorative, puisée dans le répertoire néoclassique en vogue dès la seconde moitié du 18e siècle, en fait un élément patrimonial de premier ordre à l'échelle communale.

Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales d'Eure-et-Loir. 3 P 4763 à 3 P 4771. Plans cadastraux de 1811. par Terrier, ingénieur vérificateur ; Barberi, géomètre de 1ère classe ; Sortais, maire.

Documents figurés
  • Margon, La Borde. Carte postale ancienne, début 20e siècle. (Archives départementales d'Eure-et-Loir).

  • Plan cadastral napoléonien, commune de Margon, section C. 1811. (Archives départementales d'Eure-et-Loir, 3 P 4766).

Bibliographie
  • JOUSSELIN, Bruno, PIGRAY, Gérard. Nogent-le-Rotrou et son canton. Tome II. Saint-Cyr-sur-Loire : Allan Sutton, 2011. (Mémoires en images).

    p. 93-108
(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Parc naturel régional du Perche - Casses Laetitia - Maillard Florent