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Bougarderie : ferme, actuellement maison

Dossier IA28000203 réalisé en 2014

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiées étable, four à pain, écurie, remise, laiterie
Dénominations ferme
Aire d'étude et canton Parc naturel régional du Perche - Thiron-Gardais
Adresse Commune : Thiron-Gardais
Lieu-dit : La Bougarderie
Cadastre : 1814 A1 26 ; 2013 ZA 27
Précisions

Cette ferme, ancienne dépendance de l'abbaye de Thiron, figure sur le cadastre de 1811 sous le toponyme de "Bougardière". A la fin du 19e siècle, elle porte le nom de "L'Arpent" pour s'appeler, dans la seconde moitié du 20e siècle, "La Bougarderie".

En 1814, elle appartient à un certain Jucquin, huissier à Châteauneuf (en-Thymerais ?). Alors composée de deux bâtiments (dont un en "L") formant un "U", la ferme a été transformée par la suite. En 1839 - date obtenue par examen des matrices cadastrales -, une maison est reconstruite (très probablement le bâtiment principal) à l'emplacement de l'ancien bâtiment dont témoignent les vestiges de l'ancienne cheminée à consoles pyramidales datant probablement du 16e siècle. Quelques années plus tard, en 1846, le second bâtiment (en "L"), qui pourrait remonter au 17e siècle, est en partie détruit (aile sud) et la dépendance restante est transformée en logis secondaire (percement d'une porte en brique pour accéder à la salle, construction d'une cheminée).

Un toit à porcs, présent en retour d'équerre au sud-ouest du bâtiment principal sur une photographie du début du 20e siècle, a été détruit dans la seconde moitié du 20e siècle - période du percement du pignon nord du bâtiment secondaire.

Période(s) Principale : 16e siècle
Principale : 1ère moitié 19e siècle
Secondaire : 2e moitié 20e siècle
Dates 1839, daté par source

L'ancienne ferme de la Bougarderie comprend 2 bâtiments organisés en "L" :

- Le bâtiment principal possède des murs en moellons de silex et de grès (?) couverts d'un enduit plein. Les encadrements des baies, quadrangulaires, et les chaînages d'angle sont en pierre de taille de calcaire. Les trois pièces principales sont cloisonnées en pan de bois. En rez-de-chaussée surmonté d'un comble à usage de grenier, le bâtiment comprend la salle, une chambre et une écurie (ou une étable ?). Les appentis qui lui sont accolés abritent la voûte du four à pain et la laiterie à l'ouest, une étable à l'est. Le pignon ouest conserve les vestiges de l'ancienne cheminée à corbeaux en pyramide inversée. Si les murs de l'appentis est sont en parpaing, ceux de l'appentis ouest sont en pan de bois. Une corniche en doucine en pierre de taille de calcaire couronne les murs.

- Le bâtiment secondaire possède une partie de ses murs en pan de bois, une autre partie en moellon de grès ou de silex. Il est en rez-de-chaussée surmonté d'un comble. Un mur de refend (aujourd'hui ouvert d'une porte) séparait la partie logis (salle) de la partie dépendance (étable convertie en remise). Située contre le pignon sud, la cheminée de la salle, qui est adossée au mur, témoigne d'un remaniement tardif. Ses piédroits, corbeaux et son manteau sont en pierre de taille de calcaire. Elle donnait accès à un four à pain (détruit). La salle conserve également un évier en pierre et un ancien placard mural (étagères disparues).

Les toits sont à longs pans couverts en tuile plate ancienne, interrompus par une lucarne pendante (bâtiment principal).

Murs silex moellon enduit
grès moellon enduit
pan de bois
Toit tuile plate
Étages rez-de-chaussée
Couvrements
Couvertures toit à longs pans
États conservations bon état
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales d´Eure-et-Loir, 3 P 7824. Plan du cadastre de 1814.

(c) Parc naturel régional du Perche ; (c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Maillard Florent