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Bourg : château de Néons et ferme (5 place des Marronniers)

Dossier IA36010032 inclus dans Bourg de Néons-sur-Creuse réalisé en 2015

Fiche

  • Vue générale depuis la cour des communs
    Vue générale depuis la cour des communs
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • logement
    • écurie
    • étable
    • dépendance
    • chai
    • pressoir à vin
    • édicule non identifié
    • toit à porcs
    • cour
    • portail
    • logement d'ouvriers
    • four à pain
    • remise
    • four
    • jardin d'agrément
    • bassin
    • étable à vaches
    • fossé
    • abreuvoir
    • lavoir
    • communs
    • puits
    • pigeonnier
    • entrepôt agricole
    • communs

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiées logement, écurie, étable, dépendance, chai, pressoir à vin, édicule non identifié, toit à porcs, cour, portail, logement d'ouvriers, four à pain, remise, four, jardin d'agrément, bassin, étable à vaches, fossé, abreuvoir, lavoir, communs, puits, pigeonnier, entrepôt agricole, communs
Dénominations château, ferme
Aire d'étude et canton Parc naturel régional de la Brenne - Tournon-Saint-Martin
Adresse Commune : Néons-sur-Creuse
Lieu-dit : Bourg
Adresse : 5 place des Marronniers
Cadastre : 2015 B 109, 110 ; 1812 B 563 à 570

Le château de Néons était le siège d’une seigneurie d’obédience poitevine, qui reléve sous l’Ancien Régime de la seigneurie d’Angles. Son existence est attestée pendant la Guerre de Cent Ans : en 1371, il est repris par les Français aux Anglais. Charles V le confisque alors à Huguet d’Aloigny et le cède à Pierre Boucher (Bourderioux 1969 ; Bascher 1991 ; Boué 1992).

Le château reste en possession des Boucher jusqu’au début du 17e siècle. Il passe ensuite à la famille du Trochet qui le conserve jusqu’à la Révolution puis est vendu comme Bien National en 1794.

La petite forteresse médiévale de Néons subit des transformations au cours des 17e et 18e siècles : remaniement des tours avec création de grandes fenêtres ; construction d’un corps de logis venant fermer la petite cour intérieure ; remaniement de l’entrée, en façade principale (élévation sud), avec la création d’un fronton d’inspiration classique. Les fossés défensifs entourant le château sont alors en grande partie comblés. L'un d'eux est encore visible à l’est de l’édifice sur le plan cadastral de 1812. Le même document montre des communs et une ferme dont l’implantation est quasi identique à celle des bâtiments actuels. Leur construction (hors château) remonterait à la première moitié du 18e siècle mais il ne reste qu’un seul bâtiment de cette période, celui appelé “bâtiment vinicole”. La clé de la plate-bande de son entrée centrale porte la date 1740. Par ailleurs, la mise en oeuvre de sa charpente a été datée par dendrochronologie du printemps 1743 (Archéolabs réf. ARC 16/R4137D1). Les autres bâtiments semblent avoir été en partie reconstruits dans la seconde moitié du 19e siècle à l’exemple de l’écurie-remise du 18e (incluse aux communs), diminuée au 19e siècle.

Une date (1878) est portée sur le four et toit à porcs au nord-est de l’écurie-remise.

Période(s) Principale : 15e siècle, 17e siècle, 18e siècle, 14e siècle, 2e moitié 19e siècle, milieu 19e siècle
Dates 1740, porte la date
1743, datation par dendrochronologie
Auteur(s) Personnalité : Dutrochet René Joachim,
René Joachim Dutrochet , né(e) Du Trochet (14 novembre 1776 - 4 février 1847)

Né au château de Néons. Il est le fils de René Louis Frédéric, comte du Trochet, marquis de Néons, officier d'infanterie au régiment du Roi.

Médecin et physiologiste. Elu membre titulaire de l'Académie des Sciences en 1831. Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1833.


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personnage célèbre, attribution par travaux historiques

La propriété se compose de deux espaces : d’une part, une ferme dont les bâtiments sont répartis autour d’une cour ; d’autre part, un château entouré d'un jardin et ses dépendances. Les bâtiments sont organisés selon un plan qui se voulait régulier : du portail au château, visible depuis l’entrée de la propriété, les deux cours se succèdent dans une perspective d’axe nord-ouest/sud-est.

Tous les bâtiments sont partiellement enduits et couverts de tuiles plates. Ils sont tous à accès en mur gouttereau.

La partie agricole de la propriété est une ferme à cour fermée comptant quatre bâtiments principaux à toiture à pignons couverts : un logement, en rez-de-chaussée et à comble à surcroît, et une étable à vaches, au nord-est de la cour, une grange-étable (avec étables latérales) et une grange, au sud-ouest. Le portail fermant la propriété au sud-est est encadré d’un ancien four à pain (banal selon la tradition et converti en hébergement) et, au sud, d’étables. Au nord-est de la cour, se trouve une ancienne étable remaniée (possiblement une porcherie) à toit à croupe. La cour est fermée au nord-ouest par un fossé rectiligne. Une rampe a été aménagée pour qu’il serve d’abreuvoir. Une pompe à eau se trouve près du logement.

La seconde cour, au nord-ouest, est encadrée par le château et ses communs : un bâtiment dit vinicole et une écurie-remise. Le château, de plan carré, est flanqué de quatre tours. Son plan originel est en U, ouvert du côté nord-est sur une cour intérieure (fermée aux 17e-18e siècles ; Boué 1992). A l’intérieur, un escalier "à la française" (et à arcs reposant sur des colonnes de style toscan) mène aux étages (Dupouget et al. 1999). L’accès principal dans l’élévation sud est une porte à fronton d’inspiration classique (fin 17e-18e siècle). Le château est entouré d’un vaste jardin d’agrément disposant d’un bassin d’irrigation. Le bâtiment vinicole possède une toiture à croupes. Deux houteaux éclairent les combles. Sa façade est ordonnancée (trois “travées” réparties en symétrie axiale). Il abrite en rez-de-chaussée un chai et un pressoir à vin. L’étage, auquel on accède par un escalier extérieur (en pignon) en charpente couvert par un auvent en tuile plate, servait de grenier (entrepôt de grains). La clé de la plate-bande de l’entrée centrale porte l’inscription : RLO 1740 DT c’est à dire les initiales de René Louis Ovide du Trochet accompagnées de la date de construction du bâtiment. La charpente est à chevrons-arbalétriers, "pannes" et jambes-de-force. Le bâtiment qui lui fait face, au nord-est, est une écurie-remise abritant, à l’étage, un ou plusieurs logements de domestiques. La toiture, à longs pans à croupes, est dotée d’une souche de cheminée. La façade compte quatre travées réparties en symétrie axiale. Au nord et nord-est de l’écurie-remise, se trouvent respectivement un édicule à toit en pavillon et un toit à porcs associé à un four. Le portail de la propriété est composé d’une porte cochère et d’une porte piétonne. Les armoiries figurant dans son encadrement ont été endommagées.

Un pigeonnier en bois (amovible) se trouve sur le palier de l'escalier extérieur menant aux combles du bâtiment vinicole.

Des travaux récents (2017) ont mis au jour des nichoirs (de pigeonnier) en terre cuite insérés dans les murs du dernier niveau de la tour nord-ouest du château.

Murs calcaire moellon enduit partiel
Toit tuile plate
Étages 2 étages carrés, rez-de-chaussée, comble à surcroît, étage en surcroît
Couvertures toit à longs pans pignon couvert
toit à longs pans croupe
toit en pavillon
toit conique
Escaliers escalier de distribution extérieur : escalier droit, en charpente

FZ Brenne compléments (à récupérer)

Typologie ferme 1 ferme à cour fermée
Plan ferme 1 plan régulier
Datation ferme 1 18e-début 19e siècles
Typologie ferme 2 ferme à cour fermée
Plan ferme 2 plan régulier
Datation ferme 2 19e siècle - 1ere moitié 20e siècle
Espaces d'exploitation non applicable
Nombre de bâtiments de ferme 6 bâtiments principaux
Nombre de logements logements multiples
Mixité du logement habitat indépendant
Etages du logement en rez-de-chaussée et comble à surcroît
Accès au logement accès en gouttereau
Elévation du logement non applicable
Détails architecturaux houteau

FZ Brenne gestion (à récupérer)

Intérêt architectural édifice d'intérêt à l'échelle du Parc
Conservation du logement bon état
Conservation des espaces d'exploitation bon état
Restauration du logement restauré
Restauration des espaces d'exploitation restauré
Protection ou surveillance en veille architecturale
A étudier dendrochronologie
Opérations de mise en valeur du Parc non applicable
Statut de la propriété propriété d'une personne privée

Annexes

  • Rapport d'expertise dendrochronologique (Bâtiment "vinicole" du Château de Néons, 5 place des Marronniers, Néons-sur-Creuse). Archéolabs. 2016. ARC 16/R4137D1.

    Présentation générale :

    Le bâtiment étudié, orienté nord-sud, est couvert d’une charpente à deux versants avec croupe au nord et au sud. Elle comprend cinq fermes numérotées arbitrairement depuis le sud. Les poutres du plafond de l’étage sont les entraits de la charpente. Les éléments architecturaux en place ont été échantillonnés manuellement à la sonde finlandaise (diamètre du prélèvement 5 mm), le 28 janvier 2013.

    Datations :

    éch. 1 Charpente, entrait 1 : 1743 (printemps)

    éch. 2 Charpente, entrait 4 : se rattache à 1743

    éch. 3 Charpente, entrait 5 : 1743 (printemps)

    éch. 4 Charpente, entrait 3 : se rattache à 1743

    éch. 5 Charpente, ferme 4, arbalétrier ouest : se rattache à 1743

    Interprétation :

    D’après les résultats obtenus : Un arbalétrier de la charpente et les poutres (entraits) du plafond de l’étage forment un ensemble chronologiquement homogène, mis en place entre au printemps 1743, ou dans une année postérieure très proche.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Collection privée. Histoire de Tournon-St-Martin et ses environs.

Documents figurés
  • Carte de la France dite Carte de Cassini, feuille 31 [Le Blanc]/par César-François Cassini de Thury. Levée vers 1754-1766.

  • Plan cadastral parcellaire de la commune de Néons-sur-Creuse, terminé en 1812, sous la direction de M. Lepeintre, directeur des contributions, M. Dauvergne, ingénieur vérificateur, par M. Alisard, géomètre du cadastre. (Archives départementales de l'Indre, 3 P 137).

  • Le château de Néons. [s.d.]. carte postale. (Collection privée).

Bibliographie
  • DE BASCHER, J. L'abbaye royale Notre-Dame de Fontgombault. Poitiers : P. Oudin, 1991, 463 p.

    p.126
  • BOUE, Stéphanie. Le château de Néons-sur-Creuse. Mémoire dactylographié, 1992, 75 p.

  • DU POUGET, Marc, PECHERAT, René, MONTIGNY, Arnaud de (dir.) / TREZIN, Christian. collab. Châteaux, manoirs et logis : l´Indre. Chauray : Ed. Patrimoines et Médias, 1999.

    p.199
  • LERAT, Stéphane. Tournon-Saint-Martin et ses environs, d'Azay-le-Ferron à Mérigny. Alan Sutton, 2002.

    p. 78
  • SECHERESSE, Jean (dir.). Chroniques historiques de Saint-Vincent de Néons. Néons-sur-Creuse : Comité Municipal d'Animation de Néons-sur-Creuse, 1994 (seconde édition augmentée en 2019 par l'Association touristique de Néons-sur-Creuse).

  • DORMOY, Christian. Rapport d'expertise dendrochronologique (Bâtiment "vinicole" du Château de Néons, 5 place des Marronniers, Néons-sur-Creuse). Archéolabs. 2016. ARC 16/R4137D1.

  • PLAUX, Michel. Histoire du Pays tournonnais (1789-1815). Néons-sur-Creuse : Parc naturel régional de la Brenne, Association touristique de Néons-sur-Creuse, 2013.

Périodiques
  • BOURDERIOUX, abbé. Escarmouche sous Gaudru, 1488. Revue de l'Académie du Centre, 1969, 95e année, p. 15-21.

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Parc naturel régional de la Brenne - Benarrous Renaud