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Bourg de Frazé

Dossier IA28000543 réalisé en 2016

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

Dénominations bourg
Aire d'étude et canton Parc naturel régional du Perche - Brou
Adresse Commune : Frazé
Lieu-dit : le Bourg
Adresse :

L'implantation humaine dans le bourg de Frazé pourrait remonter à l'époque gallo-romaine si l'on en croit ses noms latins : Froizeium, Frazeium, Frazeum (fraisé, palissadé). Un bourg ainsi qu'un château fort sont attestés en 1428, date à laquelle ils sont quasiment détruits par Thomas de Montaigu, comte de Salisbury, général en chef des troupes anglaises, allant assiéger Orléans. De cet incendie ne subsiste que la nef de l'église paroissiale Notre-Dame datant de l'époque romane (12e ou 13e siècle). Le château a été reconstruit à partir de 1493 par Florentin Girard, seigneur de Frazé, avec l'autorisation de son suzerain, le duc de Nemours. Florentin Girard obtient en 1500 des lettres patentes portant érection d'un notariat, puis, en 1530, d'autres lettres patentes portant établissement d'un marché par semaine au bourg. Sur la place du château existait d'ailleurs une halle, convertie vers 1823 en maison d'école.

Le bourg qui avait été totalement détruit vers 1428, à l'arrivée de Florentin Girard, commence ensuite à être reconstruit. Au cours de la première moitié du 16e siècle, ce seigneur de Frazé et ceux qui lui succèdent (notamment Louis Girard, son gendre, et Jacqueline Girard, sa petite-fille) accordent à plusieurs individus le droit de bâtir des maisons autour de la place du Château et le long de la route menant à Brou, aux conditions de payer cens et rentes, droits de coutume et corvée, de faire moudre leurs grains dans l'un des moulins du domaine ainsi que de faire la garde au château en temps de guerre. Certaines maisons telles que l'auberge du château, une maison au 4, rue du 8 mai 1945, l'ancienne auberge au 12, rue du 8 mai 1945 et la maison au 3, rue du 8 mai 1945 conservent des charpentes remontant certainement au 16e siècle ou au début du siècle suivant.

Les autres rues (celles des Essarts et du Puits) semblent avoir été urbanisées par la suite, aux 17e et 18e siècles. De nombreuses maisons et fermettes ont, à cette époque, été construites pour les seigneuries de Frazé.

Au 19e siècle, de nombreux bâtiments sont construits ou reconstruits dans tout le bourg, particulièrement en continuité du bâti existant, de manière concentrique vers le sud et le sud-est (rues des Essarts, du Châtelier et de Vieuvicq). Dans la seconde moitié du 19e siècle et au début du 20e siècle, des bâtiments à vocation administrative et liés à la vie publique voient le jour : mairie-école, école des filles, bureau de poste. C'est également à cette période que le cimetière qui entourait l'église est transféré au nord du bourg (1847) et que le presbytère est reconstruit (1875). Facteur de désenclavement, la gare de Frazé-Montigny est construite au nord du bourg, en 1899, sur la ligne de chemin de fer La Loupe - Brou. Son fonctionnement cesse en 1936 pour les voyageurs mais perdure jusqu'en 1971 pour le service marchandise, alors qu'une coopérative agricole s'est implantée à proximité immédiate dans les années 1960.

Le bourg connaît un développement pavillonnaire dans les années 1980 avec la construction des résidences Les Châteliers, Les Tilleuls et Les Acacias, en extension du bourg au sud et au sud-est.

Période(s) Principale : 16e siècle, 17e siècle, 18e siècle, 19e siècle, 20e siècle
Dates

Le bourg de Frazé s'est implanté à la confluence de la Foussarde et d'un de ses affluents, la Cayenne, dans un site vallonné. Cette configuration du site assure une défense naturelle à une première "citadelle" entourée d'eau, où se trouvent actuellement le château, sa ferme, la place du château et la partie ouest de la rue du 8 mai 1945. Le bourg s'est par la suite développé de manière linéaire le long des rues du 8 mai 1945 vers le sud-est, ainsi que le long des rues des Essarts et des Châteliers au sud.

Si les bâtiments repérés sont en majorité des maisons, quelques fermettes, de dimensions assez restreintes, sont présentes en périphérie du bourg (rue des Essarts et des Châteliers). Bon nombre de maisons disposent d'un commerce au rez-de-chaussée (l'habitation du commerçant se trouvant à l'étage). Témoins d'une activité importante dans ce territoire rural très agricole, pas moins de trois maréchaleries sont attestées au bourg à la fin du 19e siècle.

La brique et la tuile, produites sur place, font partie des matériaux de construction que l'on retrouve le plus dans le bâti.

Statut de la propriété propriété privée
propriété publique
(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Parc naturel régional du Perche - Maillard Florent