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Neuville-sur-Brenne : église paroissiale Notre-Dame

Dossier IA37004919 réalisé en 2015

Fiche

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Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Vallée de la Brenne - Château-Renault
Adresse Commune : Neuville-sur-Brenne
Adresse : du 8 mai 1945 rue
Cadastre : 1835 B 16 ; 2018 B 11

En 1102, Guicher, seigneur de Château-Renault, et son fils Regnault donnent la terre de Neuville à l’abbaye de Marmoutier pour y fonder un prieuré sous le vocable de Notre-Dame. C’est à cette époque qu’est édifiée l’église.

En 1125, Château-Renault devient une paroisse indépendante de celle de Neuville avec l’érection de la chapelle Saint-André en église paroissiale.

Pendant la Révolution, l’église est désaffectée l’archevêque de Tours jugeant les habitants "impies et provocateurs". En 1802, l'ancienne paroisse n'est pas rétablie et Neuville est intégrée à la cure de Château-Renault. Au milieu du 19e siècle, il est demandé à plusieurs reprises la création d'une succursale détachée de Château-Renault (1846, 1847, 1848, 1850, 1853).

Un devis pour la restauration de la charpente et de la couverture du clocher est dressé le 20 décembre 1849 et les travaux sont réceptionnés provisoirement le 22 janvier 1850.

Des plans et devis pour la construction d'un sacristie au nord de l'église, ainsi que pour la construction d'une voûte en brique dans le sanctuaire, des réparations à la couverture en tuile et l'achèvement du lambris de la voûte de la nef sont dressés par Raphaël Sauger, agent-voyer cantonal, le 18 février 1860. Ces travaux ne sont pas réalisés.

Des plans et devis sont de nouveau dressés par Raphaël Sauger le 10 février 1865. Ces travaux prévoient la construction de deux chapelles, dont l’une servira de sacristie ; la construction d’un escalier permettant d’accéder au clocher depuis la sacristie ; la régularisation des baies du chœur et du sanctuaire ; le percement de trois fenêtres de chaque côté de la nef ; la réfection de la charpente et de la couverture ; la réalisation de fausses-voûtes en brique et plâtre sur le chœur, le sanctuaire et les chapelles ; la pose d’un enduit sur les murs ; la restauration du portail d’entrée ; la réfection du pignon ouest et la restauration des murs extérieurs. Les travaux sont adjugés à Pierre Bertault de Limeray et les travaux sont réceptionnés définitivement le 8 décembre 1869 pour une dépense de 6 500,87 francs. La sacristie est construite dans la chapelle nord et non dans la chapelle sud, contrairement à ce qui était prévu dans le projet.

Par délibération du 22 mai 1882, le conseil municipal reconnait qu’il y a "des réparations à faire aux derrières de l’église notamment le recrépissage des murs, un caniveau pour recevoir les eaux de la toiture et plusieurs marches à remplacer au perron".

Lors de l'inventaire de 1906, la liste des objets mobiliers présents dans la "chapelle de Neuville" est dressée sur le procès-verbal de l'église de Château-Renault.

La fausse voûte lambrissée est refaite au début des années 2000.

Le cimetière n'est transféré à son emplacement actuel qu'au début des années 1920.

Période(s) Principale : 1er quart 12e siècle , daté par travaux historiques
Principale : 3e quart 19e siècle
Dates 1868, daté par source
Auteur(s) Auteur : Sauger Raphaël,
Raphaël Sauger

Raphaël Sauger agent voyer cantonal du canton de Château-Renault.


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agent voyer, attribution par source
Auteur : Bertault Pierre,
Pierre Bertault

Pierre Bertault entrepreneur en bâtiment à LImeray.


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entrepreneur de maçonnerie, attribution par source

L'église présente un plan en croix latine, à vaisseau unique, composé d'une nef, d'un choeur terminé par une abside et deux chapelles latérales, dont l'une est occupée par la sacristie (nord). Elle est construite en moellons enduits et pierre de taille (chaînes d'angles, encadrements des baies, rampants des pignons découverts, corniches) et couverte de toits à longs pans et noues en tuile plate (nef) et ardoise (chapelles, absidioles, choeur et abside). La flèche octogonale à égout retroussé, qui surmonte la nef, est également couverte en ardoise.

La nef est éclairée par sept baies en plein cintre : trois sur le mur sud, trois sur le mur nord et une sur le pignon ouest. Le choeur est éclairé par cinq baies en plein cintre, dont l’une étroite. Les chapelles latérales sont éclairées par deux baies en plein cintre, l’une placée dans le pignon et l’autre dans l’absidiole.

A l'intérieur, la nef est couverte d’une fausse-voûte en berceau lambrissée. Les poinçons et entraits de la charpente sont visibles. La nef est séparée du choeur par un arc en plein cintre. Le choeur et les chapelles latérales sont couverts par des fausses-voûtes, en brique et plâtre, en berceau et l’abside et les absidioles par des fausses-voûtes en cul-de-four.

Murs pierre moellon enduit
pierre pierre de taille
Toit ardoise, tuile plate
Plans plan en croix latine
Couvrements fausse voûte en berceau plein-cintre
fausse voûte en cul-de-four
Couvertures toit à longs pans pignon découvert
noue
flèche polygonale
Techniques sculpture
Précision représentations

Le portail en plein cintre s'inscrit dans un avant-corps légèrement en saillie par rapport au pignon. Il possède deux rouleaux dont l’un est mouluré d'un tore et d'un zigzag retombant sur des chapiteaux à crochets portés par des colonnettes engagées.

Statut de la propriété propriété de la commune

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. E dépôt 169 M2.

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. 2 O 169.

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. 2 V 8.

Documents figurés
  • Carte postale de Touraine : Neuville-sur-Brenne. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 10 Fi 169).

Bibliographie
  • Le patrimoine des communes d'Indre-et-Loire. Paris : éditions Flohic, 2001. (Patrimoine des communes de France). tome 1.

  • CARRE DE BUSSEROLLE, J. X. Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine. Mayenne : Joseph Floch, 1977 (réédition).

  • RANJARD, Robert. La Touraine archéologique, guide du touriste en Indre-et-Loire. 4e éd. Mayenne : Joseph Floch, 1968.

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