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Bourg : église paroissiale Saint-Jean-Baptiste

Dossier IA28000284 inclus dans Bourg de Saint-Jean-Pierre-Fixte réalisé en 2018

Fiche

Vocables saint Jean-Baptiste
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Parc naturel régional du Perche - Nogent-le-Rotrou
Adresse Commune : Saint-Jean-Pierre-Fixte
Lieu-dit : le Bourg
Cadastre : 1811 B 200 ; 2018 B 78

Les parties les plus anciennes de l'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, la nef et le choeur, remontent au 12e siècle. En témoigne une baie romane du mur sud en partie obstruée. Dès cette époque, la paroisse dépend de l'abbaye bénédictine de Saint-Denis de Nogent. D'après les travaux historiques effectués par François Guillon, instituteur à Souancé, érudit passionné d'histoire locale, la tour-clocher a été édifiée en 1622 par le maçon Mathurin Peiller. La précédente tour-clocher, construite en 1619, s'était effondrée l'année suivante faute de fondations adaptées au sol spongieux.

Après la Révolution, la paroisse est réunie à celle de Trizay jusqu'en 1843, date de son autonomie. Son desservant, l'abbé Joseph Adolphe Vidal, menuisier et ancien compagnon du Devoir, aménage alors lui-même son logement et la salle du conseil municipal dans les étages de la tour-clocher (le presbytère avait été vendu comme bien national en 1796). Dans la seconde moitié du 19e siècle, l'abbé Vidal et ses quatre successeurs oeuvrent à la restauration de l'édifice. En 1868, l'exposé du devis estimatif de restauration dressé par Joseph Alcide Taillandier, agent voyer cantonal de Nogent-le-Rotrou, fait état d'un sol très humide à assainir, d'un pavage vétuste et d'une couverture (nef et choeur) à reprendre. Il précise aussi que l'église est dépourvue de sacristie, un simple petit couloir derrière l'autel est aménagé à cet effet. Ses travaux de restauration ainsi que la construction de la sacristie (non pas à l'emplacement prévu sur le plan, mais en prolongement du choeur à l'est) sont réalisés entre 1868 et 1870 par Toussaint Gohon, entrepreneur de travaux publics à Nogent.

Le décor intérieur de l'édifice date également de cette campagne. Six verrières sont datées et signées. Réalisées en 1896 par les ateliers Hubert et Martineau de Paris, elles évoquent les principaux épisodes de la vie de saint Jean-Baptiste. En 1904, la municipalité, trouvant le logement du curé "insuffisant et ne permettant pas à celui-ci de résider habituellement dans la commune", décide de lui louer la maison de garde-barrière du bourg, construite en 1885 et désaffectée au début du 20e siècle. Une mairie est construite face à l'église en 1956, date de son déménagement du clocher.

Période(s) Principale : 12e siècle
Principale : 1er quart 17e siècle
Secondaire : 19e siècle
Dates 1622, porte la date
Auteur(s) Personnalité : Vidal Joseph Adolphe, commanditaire, attribution par source
Auteur : Taillandier Joseph-Alcide, agent voyer, attribution par source
Auteur : Gohon Toussaint, entrepreneur, attribution par source
Auteur : Peiller Mathurin

L'église paroissiale se situe quasiment dans le fond de vallée de la Rhône, juste à côté d'une fontaine de dévotion. Elle comprend une nef, prolongée d'un choeur et d'une sacristie, et précédée d'une tour-clocher. Cette dernière, de plan carré, s'élève sur quatre niveaux : rez-de-chaussée couvert d'une voûte d'ogives et abritant une tour d'escalier en bois (escalier tournant), salle du curé desservant au premier étage, salle du conseil municipal au deuxième étage et chambre du curé au troisième. On accède à la tour par une porte en plein cintre, surmontée d'une statue du saint patron, comprise dans une niche. De petites ouvertures de type lancettes éclairent les salles des étages. Le mur séparant la nef du choeur est percé d'une grande ouverture en plein cintre. Cette dernière est encadrée côté nef de deux autels latéraux, l'un dédié à la Vierge, l'autre à saint Jean-Baptiste. La nef et le choeur sont couverts d'une fausse voûte lambrissée laissant apparaître les poinçons et entraits des fermes principales (dans la nef), ou enduite et peinte (dans le choeur).

Les murs sont en moellons de calcaire et de silex, partiellement couverts d'un enduit à pierre vue. Les encadrements de baies, les corniches (en quart-de-rond pour le choeur et la sacristie, en doucine pour la tour-clocher) sont en pierre de taille calcaire. Les toits sont à longs pans couverts en tuile plate ou en pavillon couverts d'ardoise (tour-clocher).

Murs silex moellon enduit
calcaire moellon enduit
Toit tuile plate, ardoise
Plans plan allongé
Couvrements fausse voûte en berceau brisé
Couvertures toit à longs pans pignon découvert
toit en pavillon
États conservations restauré

Insolite, cette petite église de campagne a abrité dans les étages de son clocher le logement du curé desservant (entre 1846 et 1904) et la salle du conseil municipal (entre 1846 et 1956). L'ensemble a récemment été restauré et le décor constitué d'objets anciens restitués. Il s'agit d'une des trois tours-clochers de france qui ait connu un tel destin.

Statut de la propriété propriété publique

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales d'Eure-et-Loir, 1 O 464. Plan et dessin de l'église Saint-Jean-Baptiste, dressé par l'agent-voyer cantonal le 7 août 1852.

  • Archives départementales d'Eure-et-Loir, 2 O 2999. Église paroissiale.

  • Archives départementales d'Eure-et-Loir, 4 Z 168. Église paroissiale, presbytère, cimetière. 1843 - 1910.

Bibliographie
  • PELLETIER, Pierre. Saint-Jean-Pierre-Fixte – Carrefour d’histoire. Alençon : monographie communale, 1991. 46 p.

    p. 21-23
Périodiques
  • Édifices religieux des cantons de Nogent-le-Rotrou et Authon-du-Perche. Bulletin de la société archéologique d'Eure-et-Loir, n° 93, 4e trimestre 1982, p. 13-14.

    p. 14-15
(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Parc naturel régional du Perche - Maillard Florent