Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Bourg : hôpital cantonal, actuellement maison de retraite

Dossier IA28000198 inclus dans Bourg de Thiron-Gardais réalisé en 2014

Fiche

Destinations maison de retraite
Dénominations hôpital
Aire d'étude et canton Parc naturel régional du Perche - Thiron-Gardais
Adresse Commune : Thiron-Gardais
Lieu-dit : Bourg
Adresse : 8 Rue des Tilleuls
Cadastre : 2014 AB 143
Précisions

Madame Gallas, veuve d'Alexandre Texier, décède en 1876. Dans son testament, elle lègue un patrimoine d'une valeur de 1 700 000 francs au département d'Eure-et-Loir pour la construction de sept hôpitaux cantonaux dans les chefs lieux de cantons où n'existaient jusqu'alors aucun établissement hospitalier (Auneau, Anet, Authon, Orgères, La Ferté-Vidame, Voves et Thiron). La réalisation du projet est très certainement facilité par la forte stature politique du parent et exécuteur testamentaire de la défunte, Émile Labiche, alors président du Conseil Général d'Eure-et-Loir. Le département constitue en avril 1880 un établissement public départemental procédant à l'acquisition de terrains nécessaires à l'implantation des édifices et faisant exécuter les travaux de construction en tant que maître d'ouvrage. A Thiron, le terrain est vendu par M. Pioeron de Mondésir dans les années 1880 et la construction de l'hôpital se fait en 1888 (date mentionnée dans les matrices cadastrales). L'architecte (inconnu) est très certainement le même qui a fait construire les autres hôpitaux cantonaux au vue des similarités de plan entre eux. Faisant face à un accroissement de la population, communale et cantonale, l'hôpital s'agrandit : adjonction d'un premier corps de bâtiment à l'est, rehaussement d'un demi-niveau d'élévation (vers 1950) ; adjonction d'un second corps en rez-de-chaussée au nord, construction d'un premier puis d'un second bâtiment à l'est (quatrième quart du 20e siècle). À cette époque, l'hôpital devient une maison de retraite.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Secondaire : 3e quart 20e siècle
Dates 1888, daté par source

Situé à l'est du bourg, face à la mairie, l'hôpital cantonal comprend trois bâtiments dont le plus ancien à l'ouest. Ce dernier se développe sur sept corps de bâtiments (dont deux plus modernes). Le plan initial, symétrique par rapport au corps central, est encore bien lisible. Initialement en rez-de-chaussée surmonté d'un étage carré et d'un comble, le bâtiment originel présente un corps central et des corps latéraux en saillie par rapport aux corps intermédiaires (cf. cartes postales du 1er quart du 20e siècle). Par la suite, il a été rehaussé d'un demi-niveau, le balcon du corps central a été supprimé (au profit d'une extension en rez-de-chaussée en façade nord) et de nombreuses ouvertures ont été transformées, notamment au rez-de-chaussée.

Les murs du bâtiment originel (et son adjonction est) sont en moellon de silex, jointoyés au rez-de-chaussée, couverts d'un enduit plein à l'étage. Plus récents, les autres bâtiments possèdent des murs en parpaing de béton. Les encadrements des baies sont en brique (avec un linteau alternant la brique et la pierre de taille de calcaire). Les chaînages d'angle font également alterner la pierre de taille calcaire et la brique. Les toits à longs pans et à croupes sont couverts d'ardoises.

Murs silex moellon enduit
béton parpaing de béton enduit
Toit ardoise
Couvertures toit à longs pans croupe
États conservations bon état

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales d'Eure-et-Loir, 3 P 2846 - 2850. Matrices cadastrales.

Périodiques
  • LAGET, Pierre-Louis. L’échec d’une politique cohérente de maillage régulier du territoire par un réseau de petits hôpitaux au XIXe siècle in Revue de la Société Française d’Histoire des Hôpitaux, n° 138, 2010, p. 44-57.

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Parc naturel régional du Perche - Maillard Florent