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Bourg : maison dite "Le Navire" ou "La Navire" (8 rue Voltaire)

Dossier IA37004782 réalisé en 2011

Fiche

Appellations le Navire
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Vallée de la Brenne - Vouvray
Adresse Commune : Reugny
Adresse : 8 rue Voltaire
Cadastre : 1819 D3 1186 ; 2009 G 1531

Maison surnommée "le Navire" en raison de sa forme architecturale particulière ressemblant à l'étrave d'un bateau (ce nom est mentionné sur les cartes postales anciennes et sur une plaque posée sur le pignon sud). Cependant, le nom a été féminisé en "la" Navire dans la seconde moitié du 20e siècle, en l'honneur d'un poème éponyme de Marguerite de Navarre, par la propriétaire de l'époque qui utilisa ce nom pour commercialiser sa production viticole.

L'édifice remonterait, d'après l'abbé Bourassé, à l'époque de Louis XI et aurait servi de maladrerie, puis d'hôpital jusqu'au début du 17e siècle. La cheminée du rez-de-chaussée semble plutôt présenter des caractéristiques de la première moitié du 16e siècle.

L'édifice, qui sert ensuite de maison d'habitation est décrit, en 1757, comme "de quatre chambres hautes et basses, greniers, combles dessus, trois cabinets, trois cancel et barreaux [grilles], cours, issues, jardin en terrasse et vigne".

En l'an VII, il est composé de "plusieurs chambres à cheminées hautes et basses, et cabinets, couvert en ardoise".

Contrairement à ce qui figure sur une carte postale, l'édifice n'a probablement jamais accueilli de poste télégraphique puisque c'est la maison voisine qui fut utilisée comme poste à la fin du 19e siècle.

Une tourelle d'escalier carrée a été ajoutée dans la première moitié du 20e siècle. Un autre escalier intérieur a été ajouté dans la seconde moitié du 20e siècle mais la distribution antérieure des étages n'est pas connue. Une extension (appentis) a été ajoutée vers le nord puis transformée en pièce du logis au 20e siècle. La cour est fermée vers le nord par le coteau percé de plusieurs caves troglodytiques et occupée à l'ouest par une petite écurie de la seconde moitié du 19e siècle. L'intérieur de l'édifice a fait l'objet d'importants travaux dans la seconde moitié du 20e siècle, suppression et réfection des planchers notamment.

Période(s) Principale : limite 15e siècle 16e siècle

L'édifice comprend un étage de soubassement (ouest), un étage carré et étage de comble, ayant la forme d'un trapèze rectangle, construit en moellon recouvert d'enduit et de crépi et en brique (étage), couvert d'un toit à longs pans et croupes en ardoise. La forme particulière de l'édifice ne semble pas avoir été dictée par la topographie. La pierre de taille est utilisée pour l'encadrement des baies et les chaînes d'angles. Un contrefort en moellon, brique et pierre de taille renforce la stabilité de l'édifice dans l'angle nord-ouest.

Sur le pignon sud, deux cordons superposés, en forme de doucine droite, également en pierre, marquent la séparation entre l'étage de soubassement et le rez-de-chaussée. Cependant cette séparation ne se développe pas sur l'ensemble du pignon, les cordons étant traités en biseau.

Sur la façade ouest au rez-de-chaussée, on observe une évacuation de pierre d'évier et une ancienne fenêtre à meneau et croisillon, aujourd'hui murée et en partie cachée par une tourelle d'escalier carrée. Une pierre sculptée portant des armes très abîmées, probablement bûchées, est placée au-dessus d'une fenêtre. Cette fenêtre et le blason ont peut-être remplacé une fenêtre à traverse antérieure.

L'étage construit en brique, légèrement en saillie par rapport au reste de l'édifice, repose sur une alternance de modillons en pierre de taille et brique. Sur la façade ouest, l'étage en brique est interrompu à deux reprises par un mur en moellon enduit (ancienne baie ? emplacement d'une ancienne tour d'escalier ?). La canonnière semble avoir été installée ultérieurement et ne pas avoir eu de véritable fonction défensive, vu son orientation.

L'étage de comble est éclairé par deux lucarnes hautes à toit à deux pans (est).

A l'intérieur, des corbeaux en pierre, identiques aux modillons extérieurs, soutiennent les planchers. Une belle cheminée en pierre construite spécialement pour l'édifice (adossée au pignon sud, elle suit l'orientation oblique de ce dernier) a été conservée au rez-de-chaussée.

Murs brique
enduit
crépi
moellon
pierre de taille
Toit ardoise
Étages étage de soubassement, 1 étage carré, étage de comble
Couvertures toit à longs pans
croupe
Représentations coquille Saint-Jacques rose ordre ionique
Précision représentations

La partie centrale de la hotte de la cheminée est occupée par une niche concave, encadrée de pilastres ioniques, surmontée d'un fronton galbé accosté de roses dont le tympan est en forme de coquille Saint-Jacques.

Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. C 654. Extrait du registre des ensaisissements et contrôles ouverts par le domaine engagé de Reugny contenant les enregistrement faits pendant l'année 1757.

Documents figurés
  • Cartes postales de Touraine : Reugny. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 10 Fi 194).

  • Plan cadastral dit cadastre napoléonien, 1819. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 3 P2 194).

Bibliographie
  • TRICOT, Louis. La vie économique, sociale et politique avant la Révolution française dans une paroisse tourangelle : Reugny. Notes manuscrites, 122 pages.

  • TRICOT, Louis. La commune de Reugny de 1795 à 1914. Notes dactylographiées, 1972.

Périodiques
  • BOURASSE, Jean-Jacques. Promenade à Chançay, Reugny, Noizay et Vernou. Mémoires de la Société Archéologique de Touraine, 1843-1844, tome II, p. 195-209.

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