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Bureau de poste

Dossier IA41000733 inclus dans Secteurs urbains de la Reconstruction de Blois réalisé en 2010

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

Un équipement déjà attendu avant-guerre.

La construction d'un hôtel des postes à Blois, réunissant services administratifs départementaux, central téléphonique et télégraphique et guichets, fut envisagée dès les années vingt dans le contexte de l'élaboration du plan d'aménagement, d'embellissement et d'extension de la ville (PAEE). Les installations de la poste étaient alors insuffisantes en termes de technique et d'hygiène. La question controversée de son emplacement empêcha le projet d'aboutir avant-guerre.

Lieux envisagés pour l'implantation de la poste.Lieux envisagés pour l'implantation de la poste.Un état de la question daté de 1937 et intitulé « Où en est la question de l'Hôtel des Postes ?» rappelle les sites qui furent envisagés : l'emplacement de l'hôtel de ville sur les quais, qui aurait alors été transféré dans l'ancien évêché, le bureau de Bienfaisance, ex-collège jésuite, qui rallia le maximum de suffrage mais qui supposait le déménagement de l'école Victor-Hugo et était très contraint du fait de son contexte patrimonial, et enfin le terrain du débarcadère qui avait l'avantage de mettre l'avenue Victor-Hugo à l'alignement. L'auteur suggérait en outre que soit considéré l'emplacement du parc Pasteur. On sait par ailleurs que le site du collège Augustin-Thierry fut également considéré en prévision du déplacement de ce dernier dans la partie haute de la ville.

Déjà l'hypothèse d'une implantation sur le site du bureau de Bienfaisance, installé dans l'ancien collège jésuite place Victor-Hugo avait été approfondie. Validée par le conseil municipal en 1932, Paul Robert-Houdin avait établi le projet adapté à ce site. Le conseil municipal avait pour cela défini des contraintes en matière de gabarit, de hauteur, de toiture et de manière générale des servitudes favorables à une bonne intégration du nouveau bâtiment dans le contexte architectural de la place. Le sous-secrétariat d’État des Beaux-Arts, quant à lui, avait accepté ce projet mais en avait fixé certaines conditions : le vieux bâtiment pourrait être en partie détruit pour le passage d'une rue nouvelle mais le nouvel hôtel des postes devrait occuper le reste et s'étendrait sur le terrain situé derrière. Pour la ville, la question de la construction d'un hôtel des postes s'inscrivait déjà dans le contexte plus large de son aménagement. La solution adoptée était conforme aux intérêts de ses projets, en particulier celui du percement d'une voie menant à la ville haute où l'on projetait de rassembler toutes les administrations. De plus, si cette solution nécessitait le déplacement des écoles primaire de filles Victor-Hugo et maternelle de la rue du Pont-du-Gast, ces deux dernières étant alors vétustes, des travaux étaient de toutes les façons nécessaires. Cependant, le projet traîna faute d'accord sur les modalités entre les trois administrations concernées : l'administration des PTT, les Beaux-Arts et la Ville.

Un équipement intégré au plan de reconstruction de Blois dès 1940.

En 1940, la question de la construction d'un hôtel des postes se posa avec plus d'acuité encore après la destruction du bureau situé quai de la Saussaye. Pour l'administration des PTT, l'élaboration d'un plan de reconstruction constitua l'opportunité de faire aboutir le choix du terrain qui avait jusqu'alors fait échouer ce programme. Les diverses propositions de l'été 1940 rouvrirent le débat. Dès l'automne 1940, le directeur départemental des PTT de Loir-et-Cher, suggéra à la ville de réserver pour cela le terrain en bord de Loire du collège Augustin-Thierry détruit en juin. On imagina aussi de l'établir sur la place Louis-XII, ou encore, plus à l'est sur les quais, à l'emplacement de l'hôtel de ville détruit. L'architecte Charles Nicod, architecte de la reconstruction de Blois, proposa quant à lui de le construire dans la ville haute, à l'emplacement de l'ancienne prison. Cette proposition fut rejetée dès le premier examen du plan en mai 1941 et l'architecte proposa finalement de nouveau l'emplacement de l'ancien collège jésuite, place Victor-Hugo.

L'implantation sur ce site devant la façade des loges du Château intégrait de fortes contraintes patrimoniales, le débat relatif au sort à réserver au bâtiment de l'ancien collège jésuite reprit. La Ville souhaitait démolir le vieux collège qu'elle estimait vétuste et reconstruire à sa place. Elle s'opposa à l'administration des Beaux-Arts, qui défendit la conservation de l'édifice en tant qu'élément de l'ensemble formé place Victor-Hugo. Les échanges entre les trois administrations furent nombreux. Finalement, Charles Nicod en 1942 proposait de construire l'équipement à l'arrière de l'ancien collège jésuite conservé, l'ouverture d'une voie reliant la rue Gallois et la rue du Pont-du-Gast, améliorant sa desserte.

L'hôtel des postes fut donc intégré à l'étude spéciale d'architecture établie pour cette place par Charles Nicod et Jacques Billard en 1942-1943. Dans leur projet, l'ancien collège jésuite n'était amputé que d'un passage en rez-de-chaussée permettant le passage d'une voie de circulation. A l'arrière de ce bâtiment historique émergeait l'hôtel des postes plus élevé d'un étage au moins.

Les plans de l'architecte des Postes Georges Labro.

Mais les plans d'un tel équipement devaient être établis par un architecte agréé par l'administration des Postes. Georges Labro, architecte des Postes fut nommé pour leur élaboration : il produisit trois projets en 1941, 1949 et 1953. Alors que le premier constituait une proposition très proche de celle de Paul Robert-Houdin dix ans auparavant, les suivants, avec le projet de percement d'une rue reliant la rue Gallois et la rue du Pont-du-Gast et la suppression de quelques éléments du programme évoluèrent notablement.

Vue perspective, projet de Georges Labro, sans date, vers 1941. (Archives municipales de Blois, Dossier Recette principale des PTT).Vue perspective, projet de Georges Labro, sans date, vers 1941. (Archives municipales de Blois, Dossier Recette principale des PTT).En 1931, Paul Robert-Houdin avait proposé de démolir la moitié ouest du collège jésuite jusqu'à la travée formant un léger ressaut surmontée d'un belvédère afin que soit percée une rue nouvelle longeant l'église Saint-Vincent. Cette travée devenait l'angle d'un nouveau bâtiment à quatre côtés irréguliers, aligné sur la rue Gallois. En 1941, Georges Labro reprit l'esprit de cette proposition, tout en restreignant la démolition du bâtiment ancien. Il ne proposait plus de détruire que quelques travées et non la moitié de l'ancien collège jésuite et en compensait visuellement la perte par la construction d'un portique en rez-de-chaussée. Il était alors prévu qu'après restauration et aménagement intérieur, le collège des Jésuites serait affecté à l'usage de la poste. Cependant le projet n'aboutit pas sous l'Occupation, et après la Libération de nouvelles discussions éclatèrent relatives à la destruction ou à la réaffectation à l'usage des postes de l'ancien collège des Jésuites ainsi qu'aux contraintes architecturales pesant sur le nouveau bâtiment empêchant le projet d'aboutir.

Les projets suivants, de 1949 puis 1953, furent bouleversés par l'intégration au plan du percement d'une voie nouvelle entre la rue Gallois et la rue du Pont-du-Gast, voie nouvelle qui deviendra la rue du Père-Monsabre. La façade principale de la poste s'ouvrit dès lors sur la rue Gallois. Parallèlement l'intervention sur le collège jésuite se fit plus discrète : celui-ci ne devait plus être percé qu'en rez-de-chaussée pour laisser passer une voie étroite. Par ailleurs, la Direction départementale des PTT et le Central télégraphique et téléphonique devant finalement être construits rue Franciade, l'hôtel des postes monumental des premiers projets fut peu à peu réduit à une échelle plus modeste. Il n'était plus constitué que de trois ailes en 1949 puis se résuma dans le projet de 1953, à deux ailes, l'aile nouvelle, en retour du collège ancien, étant alignée sur la rue Gallois. Sa hauteur fut diminuée. Le style architectural adopté pour la construction nouvelle marqua également une nette inflexion. Il reprenait exactement le vocabulaire et l'ordonnance de l'ancien collège jésuite dans le plan de Paul Robert-Houdin, il en reprit le gabarit et les matériaux ensuite mais adopta de larges ouvertures plus adaptées à ses fonctions d'accueil du public et plus en accord avec les nouvelles exigences en matière de luminosité.

Plan de situation et façade principale, projet de Georges Labro, 12-1949. (Archives municipales de Blois, Dossier Recette principale des PTT).Plan de situation et façade principale, projet de Georges Labro, 12-1949. (Archives municipales de Blois, Dossier Recette principale des PTT).Projet de poste par Georges Labro, plans, façades et coupes, octobre 1953. (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 18 O6 VII 40).Projet de poste par Georges Labro, plans, façades et coupes, octobre 1953. (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 18 O6 VII 40).

Un chantier retardé.

Les travaux de l'hôtel des postes, conditionnés par le déplacement de l'école de filles Victor-Hugo ne furent entrepris qu'à l'été 1954, ils commencèrent par des travaux de démolition et de nivellement puis se poursuivirent avec les travaux de construction du bâtiment nouveau. Dans le même temps, en 1956 et 1957, eurent lieu les travaux de restauration de l'ancien collège jésuite. Georges Labro conçut également l'aménagement du jardin public dont l'espace fut ouvert au public par la démolition du mur de clôture et l'implantation à sa place d'une balustrade.

Plan d'aménagement du jardin public de la place Victor-Hugo, par Georges Labro, validé en avril 1957. (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 18 O6 VII 40).Plan d'aménagement du jardin public de la place Victor-Hugo, par Georges Labro, validé en avril 1957. (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 18 O6 VII 40).

La poste de la place Victor-Hugo est donc le résultat d'une élaboration lente entre les années vingt et les années cinquante. Le projet qui finit par aboutir à la fin des années cinquante, avait entre-temps intégré de nettes évolutions. Le projet avait intégré des servitudes architecturales, et s'était adapté à la topographie des lieux et au remaniement de son réseau viaire. L'analyse des projets entre le début des années trente et les années cinquante rend compte de l'évolution du programme de ce type d'équipement en deux décennies : il évolua d'un projet d'équipement monumental à un équipement plus économique et fonctionnel.

Entrée du bureau de poste, sur la façade nord, rue du Père-Monsabre.Entrée du bureau de poste, sur la façade nord, rue du Père-Monsabre.

Les guichets du bureau de poste ont depuis été intégralement réaménagés. Aujourd'hui la voie conçue pour dédoubler la rue du pont du Gast ne reçoit plus aucune circulation automobile.

Dénominations poste
Aire d'étude et canton Val de Loire et Reconstruction
Adresse Commune : Blois
Lieu-dit : rive droite
Adresse : 2 rue Gallois
Cadastre : 2010 DP 813

La construction d'un hôtel des postes à Blois fut envisagée dès les années vingt dans le contexte de l'élaboration du plan d'aménagement, d'embellissement et d'extension de la ville (PAEE). Cependant, la question de son emplacement fit échouer ce projet avant-guerre. Déjà cependant, l'hypothèse d'une implantation sur le site du bureau de Bienfaisance, installé dans l'ancien collège jésuite place Victor-Hugo fut approfondie et fit l'objet d'un plan de Paul Robert-Houdin au début des années trente. En 1940, la question de la construction d'un hôtel des postes se posa avec plus d'acuité encore après la destruction du bureau situé quai de la Saussaye. Les diverses propositions de l'été 1940 rouvrirent le débat de son implantation : place Louis-XII, emplacement en bord de Loire de l'hôtel de Ville ou du collège Augustin-Thierry, tous deux détruits en juin, furent suggérés... Charles Nicod, architecte de la reconstruction de Blois, proposa de le construire dans la ville haute, à l'emplacement de l'ancienne prison. Cette proposition fut rejetée dès le premier examen du plan en mai 1941 et l'architecte proposa finalement de nouveau l'emplacement de l'ancien collège jésuite, place Victor-Hugo. L'implantation sur ce site, devant la façade des loges du Château, supposait de fortes contraintes patrimoniales. La Ville et l'administration des Beaux-Arts s'opposèrent farouchement quant au sort à réserver à l'ancien collège avant d'aboutir au compromis consistant à construire l'équipement à l'arrière de l'ancien collège jésuite conservé, et ouvrir une voie reliant la rue Gallois et la rue du Pont-du-Gast, pour améliorer sa desserte. Les projets de bâtiment successivement envisagés témoignent de l'évolution des choix. Intégré à l'étude spéciale d'architecture de la place Victor-Hugo établie en 1942-1943 par Charles Nicod et Jacques Billard, un tel équipement devait être conçu par un architecte agréé par l'administration des Postes. Georges Labro, architecte des Postes, fut nommé pour l'élaboration de ses plans : il produisit trois projets en 1941, 1949 et 1953. Alors que le premier, de 1941, constituait une proposition très proche de celle de Paul Robert-Houdin dix ans auparavant, les suivants incluèrent le projet de percement d'une rue reliant la rue Gallois et la rue du Pont-du-Gast, changeant ainsi notablement. La façade principale de la poste s'ouvrit sur la rue Gallois ; l'intervention sur le collège jésuite se fit plus discrète. De plus, le programme évoluant, l'hôtel des postes monumental des premiers projets fut peu à peu réduit à une échelle plus modeste. Le style architectural adopté marqua également une nette inflexion, passant de la copie de l'ancien collège à une adaptation des formes et des matériaux plus conforme à son époque et à sa fonction. Les travaux de l'hôtel des postes, conditionnés par le déplacement de l'école de filles Victor-Hugo, ne furent entrepris qu'à l'été 1954. En même temps que la construction du nouveau bâtiment, les travaux de restauration de l'ancien collège jésuite eurent lieu en 1956-57. Georges Labro conçut également l'aménagement du jardin public situé le long du bâtiment, côté place Victor-Hugo. Ce jardin s'ouvrit sur l'espace public par la démolition de son mur de clôture et fut aménagé. Les guichets du bureau de poste et, de manière générale, l'espace d'accueil du public ont depuis été intégralement réorganisés. Aujourd'hui la voie conçue pour dédoubler la rue du pont du Gast ne reçoit plus aucune circulation automobile.

Période(s) Principale : 3e quart 20e siècle
Auteur(s) Auteur : Labro Georges, architecte, attribution par source
Auteur : Lejeune L.A., sculpteur, attribution par source
Auteur : Martial, sculpteur, attribution par source

La poste est un bâtiment implanté sur un terrain encaissé au pied du plateau et de l'éperon du Château. Son rez-de-chaussée est directement accessible depuis la place Victor-Hugo, et son premier étage, où le public est accueilli, depuis la rue Gallois. Le bâtiment comporte deux parties. Sur la place Victor-Hugo, l'aile perpendiculaire à l'église saint-Vincent est héritée de l'ancien collège jésuite. Elle comporte deux étages carrés et un étage de comble. Elle est construite en pierre de taille et maçonnerie masquée sous un enduit et est couverte par un toit à longs pans brisés couvert en ardoise et ouvert de lucarnes à fronton. Cette aile a été fortement restaurée. En retour de ce premier corps de bâtiment, la seconde aile de la poste est composée de deux parties. A l'angle avec l'ancien collège, la première partie établit une transition : elle suit la même ordonnance architecturale que l'aile héritée et est mitoyenne de la partie nouvelle. Cette dernière, dévolue à l'accueil du public notamment, se signale véritablement comme étant le bâtiment des postes par son enseigne, son porche au programme sculpté et par le décrochement marqué par sa toiture. C'est en effet un édifice légèrement plus haut, couvert à longs pans et à croupes. Il est accessible depuis la rue par une passerelle. Cette nouvelle aile en retour reprend certaines caractéristiques du bâtiment ancien comme ses matériaux et leur mise en œuvre, tout en s'en distinguant par des baies larges et hautes, des huisseries métalliques formant des carrés et une couverture propre.

Murs béton
enduit
pierre de taille
maçonnerie
Toit ardoise
Plans plan régulier en L
Étages rez-de-chaussée, 2 étages carrés, étage de comble
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
croupe
Techniques sculpture
Statut de la propriété propriété de la commune
Sites de protection secteur sauvegardé
Protections inscrit MH, 1928/05/31

Annexes

  • Note de l'administration des PTT au sujet de la construction d'un hôtel des postes dans la partie sinistrée de la ville de Blois, 15 février 1941.

    AD Loir-et-Cher. Série continue : 93/30. Reconstruction. Plan d'aménagement et de Reconstruction. Blois. 1942-54.

    "La question de la construction d'un Hôtel des Postes à Blois, posée depuis de nombreuses années, n'a jamais pu, pour des raisons diverses, aboutir jusqu'à ce jour.

    Une partie de la Ville, dans le quartier le plus commerçant, ayant été détruite et un plan de reconstruction devant être établi, il apparaît indispensable d'incorporer dans ce plan l'édification d'un immeuble destiné à recevoir les service postaux, télégraphiques et téléphoniques, ainsi que la Direction départementale.

    Un tel immeuble qui répond à la fois aux besoins du public et aux nécessités de l'exploitation existe dans toutes les villes d'importance comparable à celle de Blois.

    Ce projet entre dans les vues de M. le Secrétaire Général aux P.T.T. qui vient de charger expressément le Directeur Régional à Orléans et le Directeur du département de Loir-et-Cher de faire auprès de Mr le Préfet et des organismes compétents les démarches nécessaires à sa prise en considération et à son aboutissement.

    La nécessité de comprendre la construction de l'Hôtel des Postes dans le programme de reconstruction de la partie détruite de la Ville découle des considérations suivantes :

    Les habitants des quartiers actuellement atteints par les destructions disposaient avant les évènements de juin 1940, pour assurer leurs opérations postales, des guichets du bureau, aujourd'hui disparu, de Blois quai-Saussaye. Les besoins du public et particulièrement ceux du commerce exigent la reconstruction de ce bureau.

    Si cet établissement est réinstallé, il le sera nécessairement avec plus de commodités et de possibilités d'extension de sorte que, par la force des choses, il prendra, en raison de sa situation même, une importance supérieure à celle qu'avait le bureau détruit.

    Or, le bureau de Blois quai-Saussaye tendait déjà à dépasser par le nombre des opérations de guichet, le bureau principal situé dans les annexes de la Préfecture. Son importance ne pouvant que s'accroître s'il était rétabli dans des locaux mieux aménagés, la succursale s'en trouverait accentuée. Les services de la distribution postale ne sauraient, dans ces conditions, rester séparés des guichets devenus les plus importants, car il est essentiel pour les besoins du public, qu'un contact étroit et permanent existe entre les guichets où se présentent les usagers et les facteurs qui emportent et rapportent les objets mis en distribution (valeurs, chargements, objets de correspondance ordinaires etc...).

    Il s'ensuit que si un bureau de poste est à rétablir dans la partie sinistrée, ce ne peut être que le bureau principal comportant à la fois guichets et salles de distribution. Comme ces deux services connexes doivent être établis au rez-de-chaussée, cela détermine la surface à réserver à l'Hôtel des Postes. Les étages supérieurs recevraient tout naturellement le téléphone, le télégraphe et la Direction, qui, de leur côté, exigent des surfaces à très peu près équivalentes à celles que la Poste proprement dite demande au niveau de la rue. Le groupement des services, si nécessaire à une bonne exploitation, serait ainsi réalisé sans qu'il y ait à augmenter si peu que ce soit la surface calculée pour les seuls besoins de la Poste. Le Central Téléphonique se trouverait ainsi par surcroît à l'emplacement le plus rationnel pour limiter au minimum le réseau des conduites et des câbles souterrains dont il importe, pour des raisons évidentes d'économie, de réduire le développement.

    Ce Central remplacerait aux moindres frais, le Central actuel qui se trouve dans des locaux saturés, devenus insuffisants et pour l'extension duquel, devenue urgente, aucune autre solution satisfaisante ne peut être trouvée. Enfin la Recette Principale étant transférée dans le bâtiment à construire, libèrerait les locaux actuellement occupés dans l'immeuble de la Préfecture.

    Il faut en outre ajouter que, si la construction de l'Hôtel des Postes n'était pas incorporée dans le plan de réaménagement et de reconstruction, cette opération indispensable se trouverait retardée sans qu'on puisse prévoir l'époque où il serait possible de la reprendre. Il semble d'ailleurs que des circonstances plus favorables à tous points de vue, que celles qui se présentent actuellement, ne se retrouveront pas.

    Il va sans dire que l'Administration des Postes, Télégraphes et Téléphones s'appliquera à réduire au strict minimum les surfaces qu'elle demande pour l'édification de l'immeuble de manière à ne pas empiéter sur les espaces nécessaires au commerce.

    Le 15 février 1941.

    Signé par le Directeur de Loir-et-Cher et le Directeur Régional d'Orléans"

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Blois. Dossier Recette principale des PTT. 1928-1960.

  • AC Blois. Série Fi : 12 Fi 1. Plans et études pour la reconstruction de Blois et de Vendôme par Charles Nicod, Louis Arretche, André Aubert, Charles Dorian. 31 planches. 1942-1944.

  • AD Loir-et-Cher. Série J : 127 J, fonds Paul Robert-Houdin : 127 J 70. Le plan de reconstruction de Blois. Les études architecturales qui s'y rapportent. L'aménagement des abords de la place et de l'avenue V.- Hugo avec la construction de l'Hôtel des Postes et d'un nouveau groupe scolaire. La dépêche du Centre, 18 mai 1943.

  • AD Loir-et-Cher. Série W : 1029 W 90. Blois, Quartier Victor-Hugo, Travaux de construction. 1950-60.

  • AD Loir-et-Cher. Série J : 127 J, fonds Paul Robert-Houdin : 127 J 70. Plan de reconstruction et réfection du réseau d'égouts des quartiers sinistrés (photos, plan, coupures presse). 1940-48.

  • AD Loir-et-Cher. Série O : 18 O6 VII 40. Blois, hôtel des postes, Acquisition du terrain (ancien collège jésuite) et travaux divers. 1950-58.

  • AD Loir-et-Cher. Série O : 18 O6 IX 45. Blois, plan d'embellissement et d'aménagement de la ville. 1919-1960.

  • AD Loir-et-Cher. Série continue : 93/30. Reconstruction. Plan d'Aménagement et de Reconstruction, Blois. 1941-54.

  • AD Loir-et-Cher. Série continue : 7/10. Reconstruction de Blois, Affaires diverses. 1945-48.

  • AD Loir-et-Cher. Série continue : 7/13. Reconstruction de Blois. Affaires diverses. 1949-55.

Documents figurés
  • plan du rez-de-chaussée et du premier étage et façade principale, sur papier, 1953. Par Labro, Georges (architecte). (Archives municipales de Blois, Dossier Recette principale des PTT). (cf. illustration n° IVR24_20114100313NUC2A).

  • plan de reconstruction et d'aménagement, sur papier, détail, 1942. Par Nicod, Charles (architecte). (Ville de Blois, service du cadastre, Blois). (cf. illustration n° IVR24_20104100576NUC2A).

  • projet d'hôtel des postes, plans des étages, sur papier, 1931. Par Robert-Houdin, Paul (architecte). (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 127 J 70). (cf. illustration n° IVR24_20104101024NUC2A).

  • projet d'hôtel des postes, façades et coupes, sur papier, 1931. Par Robert-Houdin, Paul (architecte). (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 127 J 70). (cf. illustration n° IVR24_20104101026NUC2A).

  • projet d'hôtel des postes, vue perspective, sur papier, 1931. Par Robert-Houdin, Paul (architecte). (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 127 J 70). (cf. illustration n° IVR24_20104101025NUC2A).

  • projet, plan de situation et coupe, détail, sur papier, 1953. Par Labro, Georges (architecte). (Archives municipales de Blois, Dossier Recette principale des PTT). (cf. illustration n° IVR24_20114100310NUC2A).

  • photog n. et b. Auteur inconnu. (Bibliothèque Municipale de Fonds patrimonial des bibliothèques de Blois-Agglopolys, Blois). (cf. illustration n° IVR24_20124100300NUC2AB).

  • façade principale, sur papier, 1953. Par Labro, Georges (architecte). (Archives municipales de Blois, Dossier Recette principale des PTT). (cf. illustration n° IVR24_20114100312NUC2A).

  • plan de l'étage de soubassement et façade latérale ouest, sur papier, 1953. Par Labro, Georges (architecte). (Archives municipales de Blois, Dossier Recette principale des PTT). (cf. illustration n° IVR24_20114100314NUC2A).

  • façade latérale ouest, sur papier, 1953. Par Labro, Georges (architecte). (Archives municipales de Blois, Dossier Recette principale des PTT). (cf. illustration n° IVR24_20114100315NUC2A).

  • vue perspective, sur papier. Par Labro, Georges (architecte). (Archives municipales de Blois, Dossier Recette principale des PTT). (cf. illustration n° IVR24_20114100329NUC2A).

  • plan sur papier. Par Labro, Georges (architecte). (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 18 O6 VII 40). (cf. illustration n° IVR24_20114100160NUC2A).

  • projet d'hôtel des postes, vues perspectives et intérieurs, sur papier, 1931. Par Robert-Houdin, Paul (architecte). (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 127 J 70). (cf. illustration n° IVR24_20104101027NUC2A).

  • Auteur inconnu. (Archives municipales de Blois, Dossier Recette principale des PTT). (cf. illustration n° IVR24_20114100328NUC2A).

  • carte postale, éditeur CIM à Paris. Auteur inconnu. (Collection particulière, B. Guignard). (cf. illustration n° IVR24_20124100289NUC2AB).

  • plan sur papier. Par Labro, Georges (architecte). (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 18 O6 VII 40). (cf. illustration n° IVR24_20114100159NUC2A).

  • plan sur papier. Par Labro, Georges (architecte). (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 18 O6 VII 40). (cf. illustration n° IVR24_20114100158NUC2A).

  • projet, plan de situation, sur papier, 1941. Par Labro, Georges (architecte). (Archives municipales de Blois, Dossier Recette principale des PTT). (cf. illustration n° IVR24_20114100306NUC2A).

  • projet, plan de situation et coupe, détail, sur papier, 1953. Par Labro, Georges (architecte). (Archives municipales de Blois, Dossier Recette principale des PTT). (cf. illustration n° IVR24_20114100311NUC2A).

  • projet, plan de situation et coupe, sur papier, 1953. Par Labro, Georges (architecte). (Archives municipales de Blois, Dossier Recette principale des PTT). (cf. illustration n° IVR24_20114100309NUC2A).

  • projet, plan du rez-de-chaussée et du premier étage, sur papier, 1949. Par Labro, Georges (architecte). (Archives municipales de Blois, Dossier Recette principale des PTT). (cf. illustration n° IVR24_20114100308NUC2A).

  • projet, plan de situation et façade, sur papier, 1949. Par Labro, Georges (architecte). (Archives municipales de Blois, Dossier Recette principale des PTT). (cf. illustration n° IVR24_20114100307NUC2A).

  • plan sur papier. Par Labro, Georges (architecte). (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 18 O6 VII 40). (cf. illustration n° IVR24_20114100161NUC2A).

Bibliographie
  • BELLENGER, S. (dir.), GUIGNARD, B., DUSSEAUX, S. Cimetière Saint-Saturnin. Catalogue des collections lapidaires, 1995-2000

Périodiques
  • HUBERT-FILLAY. La Reconstruction de Blois : la place du Château, le nouvel Hôtel des Postes. Le Jardin de la France, Blois et le Loir-et-Cher. n° 260-261-262, Octobre-novembre-décembre 1941, p. 21-24.

Liens web

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