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Cambalu : manoir

Dossier IA37005252 réalisé en 2011

Fiche

Parties constituantes non étudiées puits, grange
Dénominations manoir
Aire d'étude et canton Canton de Bléré
Adresse Commune : Francueil
Lieu-dit : Cambalu
Cadastre : 1824 B1 1185-1187 ; 2010 ZB 307

L'origine du nom de Cambalu n'est pas connue. Au cours de la seconde moitié du 15e siècle, la terre et les bâtiments de Cambalu semblent avoir appartenu au fief du Haut-Coulommiers, lui-même relevant de la seigneurie de Montrésor. En 1506, Thomas Bohier rachète le fief qui, en 1514, fait partie de la châtellenie de Chenonceaux. Diane de Poitiers en est propriétaire de 1547 à 1559. On ignore à quoi pouvaient ressembler les bâtiments à cette date. Il semble qu'il ne reste rien des constructions de cette époque, sinon, peut-être le tracé des fossés en eau qui entouraient encore jusque vers 1930 la propriété ; seule une petite mare au nord est restée. La demeure de Cambalu, telle qu'elle se présente aujourd'hui, a été construite au cours du 1er quart du 17e siècle, comme l'indique la date 1623 portée sur la clé d'une lucarne de la façade antérieure (déposée). Dans la cour, un puits circulaire en pierre de taille date également du 17e siècle. Le lieu figure sur la carte de Cassini dressée au milieu du 18e siècle. Un acte de vente rédigé en 1767 donne une description intéressante de la propriété à cette date. Son usage en tant que closerie, c'est-à-dire petite exploitation agricole de moins de 15 ha, est attesté. Un acte de vente de 1904 indique qu'à cette date la propriété comprenait "environ 8 hectares dont la majorité entourée de fossés." Il faut noter cependant qu' ils n'étaient probablement plus en eau car le plan cadastral de 1824 ne fait apparaître qu'une mare au nord de la grange, à laquelle était accolé un four à pain. L'activité viticole ayant cessé au milieu du 20e siècle, la demeure a progressivement cessé d'être entretenue ; rachetée peu avant 1995 par ses actuels propriétaires, elle a été entièrement restaurée.

Période(s) Principale : 1er quart 17e siècle
Dates 1623, porte la date

On accède à la propriété par un grand portail en pierre de taille, à double porte charretière et piétonne. Le logis est orienté nord-sud, la façade antérieure étant à l'est. Au nord, un bâtiment accolé perpendiculairement au corps de logis abritait à l'origine une grange et un pressoir qui a aujourd'hui disparu. Sous le corps de logis règne une vaste cave voûtée en berceau longitudinal, soigneusement appareillée en pierre de taille de tuffeau et desservie par un escalier droit en maçonnerie. Les encadrements des baies de la façade sont ornés de bossages, restaurés. La porte est surmontée d'un fronton cintré. Les deux lucarnes encadrées de pilastres et sommées de frontons triangulaires ont été retaillées ; les pierres sculptées d'origine, très érodées, ont été déposées et conservées. Deux grandes cheminées avec des piédroits en sabre sont conservées au rez-de-chaussée du logis. Elles sont contemporaines du reste de l'édifice. La charpente est à pannes ; les entraits ont dû être remplacés. Sur la façade ouest du corps de logis, les chaînages ont été doublés à l'endroit où reposent les entraits de forte section de la charpente. Une curieuse lucarne, plus étroite que celles de la façade antérieure et ornée de motifs à volutes, éclaire la partie nord du comble à surcroît. Dans la cour, le puits n'a pas été transformé.

Murs calcaire pierre de taille
calcaire moellon
Toit tuile plate
Plans plan régulier en L
Étages étage de comble, sous-sol
Couvrements voûte en berceau
Couvertures toit à longs pans
noue
pignon découvert
Escaliers escalier intérieur : escalier droit, en maçonnerie
escalier intérieur : escalier tournant, en charpente
États conservations bon état, restauré
Techniques sculpture
Représentations tête
Précision représentations

Des têtes humaines et une tête de lion ornaient les lucarnes ; elles ont servi de modèle pour retailler celles en place.

Edifice intéressant pour l'introduction d'éléments d'architecture savante (bossages) qui ornent une petite demeure rurale. La lucarne nord présente un décor rare.

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler

Références documentaires

Bibliographie
  • DAZUT, Mireille. Histoire de Francueil, village de Touraine. Maulévrier : Hérault-Editions, 1989.

    p.38-39
  • MONTOUX, André. Vieux logis de Touraine. Sixième série, 1984. Chambray-lès-Tours : C.L.D, 1984.

    p.81-83
(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Lainé Martine
Martine Lainé

Chercheur Inventaire général du patrimoine culturel.


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