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Chalopinière : ferme

Dossier IA28000213 réalisé en 2014

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiées étable, toit à porcs, four à pain, écurie, remise
Dénominations ferme
Aire d'étude et canton Parc naturel régional du Perche - Thiron-Gardais
Adresse Commune : Thiron-Gardais
Lieu-dit : La Chalopinière
Cadastre : 1814 B4 474, 475 ; 2013 ZM 28
Précisions

Cette ancienne ferme date - pour sa partie la plus ancienne, le logis - de la fin du 16e siècle (analyse dendrochronologique de l'ossature en pan de bois et de l'escalier : date d’abattage des arbres en automne-hiver 1566-1567). Témoignent de cette époque la structure de la construction - en maçonnerie au rez-de-chaussée, en pan de bois à l'étage -, une partie de la charpente et l'escalier dans-oeuvre à vis en bois. Au 18e siècle, Jean-Marie Pioeron de Mondésir, receveur de la régie du roi, en est propriétaire. Le plancher de l'étage (poutre maîtresse et solivage) date des années 1732-1733 (date d’abattage des arbres en automne-hiver 1731-1732). Pioeron de Mondésir est probablement le commanditaire des travaux de réaménagement : reconstruction des cheminées (rez-de-chaussée et étage), redistribution des pièces (porte de style Renaissance de cette époque à l'étage) et construction (ou reconstruction) des bâtiments d'exploitation (la grange, détruite après 1950, et le bâtiment secondaire). La charpente du comble a été remaniée en 1815 ou 1816 (ferme ouest : datation provisoire 1814-1815). Dans la seconde moitié du 19e siècle, deux nouvelles dépendances (une remise et une écurie) sont construites, encadrant le logis. Après 1950, l'ensemble est réhabilité : agrandissements et nouveaux percements d'ouvertures, utilisation du ciment et du béton.

Période(s) Principale : 4e quart 16e siècle , (?)
Principale : 3e quart 18e siècle
Secondaire : 3e quart 18e siècle
Secondaire : 1er quart 19e siècle
Secondaire : 2e moitié 19e siècle
Dates
Auteur(s) Personnalité : Pioeron de Mondésir Jean-Marie, commanditaire, attribution par source

La ferme de la Chalopinière comprend deux bâtiments (trois à l'origine : la grange a été détruite) :

- Le bâtiment principal comprend trois corps de bâtiments alignés : une ancienne écurie, le logis et une remise. Un ancien toit à porcs et une extension contemporaine sont en appentis, à l'arrière du bâtiment. Le logis s'élève sur trois niveaux : le rez-de-chaussée, un étage carré et un comble. Placé à l'angle sud-est du logis, un escalier dans-oeuvre à vis en bois dessert ces trois niveaux. Le rez-de-chaussée conserve une cheminée à piédroits et consoles en pierre de taille calcaire supportant un linteau en bois et un manteau en pierre de taille calcaire. Cette cheminée ne correspond pas au chevêtre et à l'empoutrement du plancher, constitué d'imposantes solives, probablement plus ancien. Ce dernier est d'origine comme le montrent les marquages de charpentier au niveau des assemblages. Le cloisonnement en pan de bois (dont la terre en hourdi a disparu) porte les mêmes marques. L'étage comprend une chambre et une possible garde-robe. Il conserve une cheminée de dimension restreinte à piédroits, linteau et manteau en pierre de taille calcaire, ainsi qu'une porte (celle de la garde-robe) de style Renaissance. Sous le comble, la charpente est à trois fermes (quatre à l'origine, avec une ferme de rive à l'est remplacée par un mur en parpaing). La ferme la plus ancienne (voir coupe transversale de la charpente) est à poinçon, contreventement, jambes de force, faîtière et sous-faîtière.

Les murs sont en moellons de silex, de calcaire ou de grès couverts d'un enduit à pierre vue (rez-de-chaussée) et en pan de bois hourdé en terre couvert d'un enduit plein ciment (façade sud). Les encadrements des baies sont en brique, en bois ou cimentés. La remise possède une charpente sur des poteaux en bois reposant sur des grosses pierres de grès. Les murs sont en moellons de silex et de grès, tout comme ceux de l'ancienne écurie.

- Le bâtiment secondaire est composé de plusieurs écuries et étables (mangeoires toujours en place). Deux toits à porcs en appentis sont placés contre le pignon ouest. Les murs sont en moellons de silex, de calcaire et de grès couverts d'un enduit à pierre vue. Les encadrements des baies et les chaînages d'angle sont en pierre de taille de grès et de calcaire. Les toits à longs pans interrompus par des lucarnes pendantes (bâtiment secondaire) sont couverts en tuile plate.

Murs silex moellon enduit
terre pan de bois enduit
calcaire moellon enduit
grès moellon enduit
Toit tuile plate
Étages rez-de-chaussée, 1 étage carré
Couvrements
Couvertures toit à longs pans
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier en vis
États conservations bon état

Le logis de cette ferme - tout à fait singulier car à étage avec une élévation en pan de bois - conserve des éléments anciens (empoutrement, cloisonnement, charpente, escalier à vis en bois) pas toujours d'origine de la construction (cheminées, porte Renaissance) qui dénotent avec les caractéristiques architecturales de la classe paysanne du secteur. Le receveur de la régie du roi y a vécu, sans pour autant que le lieu soit signalé comme manoir.

Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales d´Eure-et-Loir, 3 P 7824. Plan du cadastre de 1814.

(c) Parc naturel régional du Perche ; (c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Maillard Florent