Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Chenonceaux : château de Chenonceau

Dossier IA37005269 réalisé en 2010

Fiche

Voir

Le domaine de Chenonceau comprend le château classé Monument historique en 1840 et le parc situé sur les communes de Chenonceaux, Francueil, Civray-de-Touraine, classé le 7 novembre 1962. La valeur universelle exceptionnelle du château et de son parc a justifié leur inscription sur la liste du patrimoine mondial au sein du Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalones, en 2017.

Le périmètre de cette protection inclut le domaine de Chenonceau (182 ha), qui comprend le château, ses dépendances, son parc et ses jardins, une partie du bourg de Chenonceau, ainsi qu’une partie du cours du Cher. L’emprise correspondant au parc du château au sud de la rivière du Cher se situe sur la commune de Francueil. Le périmètre proposé intègre également la route historique qui relie Chenonceau à Amboise, sur sa largeur actuelle, traversant les communes de Civray-de-Touraine et de Chisseaux. L'usage veut que l'on écrive Chenonceaux pour désigner la commune et Chenonceau pour le château.

I - Chenonceau avant la construction du logis sur le Cher ; la famille Marques

Disposition générale des bâtiments et des jardins.Disposition générale des bâtiments et des jardins.Au début du XIIIe siècle, un château-fort appartenant à la famille Marques est édifié sur la rive droite du Cher. Il est attaqué à plusieurs reprises durant la guerre de Cent Ans. Sous Charles VI, Jean Marques prend le parti des Anglais ce qui lui coûte, en 1411, la destruction quasi-totale de son château. Son fils Jean II Marques obtient de Charles VII l’autorisation de le reconstruire, par lettres patentes de 1432. Jean II choisi de le réédifier juste au bord du Cher ; il fait délimiter une terrasse de 50 mètres sur 55 mètres, bordée sur trois côtés par des fossés en eau communiquant avec le Cher. On suppose que ce château était construit sur les limites de la terrasse, cantonnée de quatre tours d’angle dont les bases baignaient dans le Cher, réunies par des courtines ou des corps de logis. De ces quatre tours, subsiste aujourd’hui celle du sud-ouest de la terrasse, appelée "grosse tour" ou encore "tour des Marques" ; sur le parement nord de cette tour subsistent des arrachements qui témoignent de la présence d'un mur. Au sud de la terrasse, directement dans le cours de la rivière, Jean II Marques fait bâtir un moulin qui devient le moulin banal. Ces travaux grèvent lourdement les finances de la famille Marques. Le fils de Jean II, Pierre Marques, ayant acquis des terres alentour pour agrandir le domaine, se trouve dans l’obligation de les revendre, notamment la seigneurie des Houdes à Francueil.

II - La construction du logis sur le Cher ; Thomas Bohier

Vue d'ensemble sur le Cher, prise de l'est.Vue d'ensemble sur le Cher, prise de l'est.

II-1 - Création de la châtellenie de Chenonceau

En 1494, Thomas Bohier, notaire et secrétaire du roi Charles VIII, rachète le château des Houdes à Francueil et d’autres terres attenantes à Chenonceau ; son dessein, qu’il garde secret, étant d’acquérir le château des Marques.

Détail du décor de la tour des Marques.Détail du décor de la tour des Marques.

Il y parvient le 3 juin 1496, et rachète Chenonceau pour la somme de 7374 livres. Pour autant, Thomas Bohier ne peut engager de travaux dans son nouveau domaine, car les coutumes du droit féodal autorisaient Guillaume Marques, frère de Pierre, à racheter le bien au prix conclu. A sa disparition, c’est sa fille Catherine qui vient s’installer à Chenonceau, tandis que Thomas Bohier doit se contenter du manoir des Houdes, de l’autre côté du Cher – manoir qu’il fait d’ailleurs reconstruire. Catherine Marques revendiquant également la terre des Houdes, engage un combat juridique contre Thomas Bohier, qui s’achève seulement en 1513 par la confiscation de la seigneurie de Chenonceau au profit de Thomas Bohier. Il en prend possession le 10 février 1513, après seize ans de luttes. Il rend hommage à Louis XII pour sa seigneurie de Chenonceau le 17 février 1513 au château de Blois. Appelé à plusieurs reprises pour participer aux expéditions royales en Italie (avec Charles VIII en 1494, Louis XII en 1507 puis en 1512, François 1er en 1515, puis en 1521 avec le comte de Lautrec), Thomas Bohier est peu présent à Chenonceau et c’est sa femme, Catherine Briçonnet, qui supervise l’essentiel des travaux. Il meurt en Milanais le 24 mars 1524. Son corps est ramené à Tours et inhumé dans l’église Saint-Saturnin. Catherine Briçonnet décéde en 1526.

La terrasse avec la tour des Marques et le logis Bohier. Vue prise du nord-est.La terrasse avec la tour des Marques et le logis Bohier. Vue prise du nord-est.

II-2 - Construction du logis de Thomas Bohier

En 1513, Thomas Bohier fait raser le château des Marques bâti sur la terrasse, à l’exception de la grosse tour ; la plate-forme cernée de douves en eau devient ainsi l’accès à son nouveau logis. Le puits qui s'y trouve porte l’aigle bicéphale des Marques, mais Thomas Bohier fait ajouter les initiales TBK (Thomas Bohier/Briçonnet Katherine). Il fait également détruire toutes les installations du moulin banal, à l'exception des piles qui le supportent et sur lesquelles il fait construire son nouveau logis, en plein cours du Cher. Cette configuration exceptionnelle a pu être inspirée par les palais vénitiens. Les travaux de construction du logis durent de 1514 ou 1515 à 1517. La chapelle est consacrée en 1518 par Antoine Bohier, archevêque de Bourges. Les chantiers de décoration se poursuivent jusqu’en 1521 (tribune de la chapelle) et 1522. Un plan de Jacques Androuet Du Cerceau datant de 1560 montre que, venant du nord, on empruntait d’abord une allée droite débouchant sur une porte défendue par deux tours rondes située au sud-est de la métairie de la Grange (disparues aujourd'hui) ; puis on traversait à gauche un espace occupé par diverses constructions utilitaires, dit communément "pavillon des Marques". Thomas Bohier décide d'axer son logis en fonction de cette allée d’arrivée. En France, la recherche d’une composition axée (logis, cours, allées) vient juste d’apparaître (le Verger en Anjou, 1498 ; Bury, 1514.) Durant les démolitions, les Bohier s’installent dans la grosse tour qu’ils font modifier (1513) : couronnement, chemin de ronde supporté par de petites consoles, hautes toitures coniques, lucarnes, décor en bas-relief à motifs italianisants autour de la porte.

II-3 - Description

Porte nord du logis Bohier.Porte nord du logis Bohier.Le logis est construit sur un plan presque carré de 68 pieds sur 71, soit 22 mètres sur 23 (sans les tourelles). Il est très différent de tout ce à quoi on était alors habitué. Du pont, on entre dans un logis sans cour. Si l’on fait abstraction de la chapelle et du pont, le plan d’origine est un carré cantonné de quatre tours d’angles circulaires portées par des culs-de-lampe ; chaque façade comprend trois travées. La largeur des baies de chaque travée centrale est supérieure à celle des autres travées. Des balcons semi-circulaires en échauguette sont placés de chaque côté de la porte de la façade d’entrée. La baie centrale de la façade ouest ouvre sur un balcon supporté par une saillie à pans coupés. Une disposition identique existait primitivement sur la façade sud, avant la construction du pont, comme l'ont montré les travaux de Jean Guillaume en 1969 ; ainsi, le corridor central ouvrait sur un balcon surplombant le Cher. Logis Bohier : corridor voûté traversant le rez-de-chaussée.Logis Bohier : corridor voûté traversant le rez-de-chaussée.

La partie gauche de la façade sud ne laissait voir que des demi-croisées et non des croisées car il avait fallu ménager un escalier pour descendre aux cuisines situées dans les piles. A l’est, au-dessus des avant-becs des piles du moulin, furent édifiés la chapelle (vers le nord) et un petit corps de bâtiment abritant le studiolo de Thomas Bohier (vers le sud). Les relations stylistiques entre Gaillon, construit pour le cardinal Georges d’Amboise entre 1502 et 1510 et Chenonceau sont visibles, notamment la frise de demi-balustres couronnant le logis. Le plan du logis fait preuve d’une grande nouveauté, avec un grand corridor-galerie traversant tout le bâtiment et desservant directement les appartements. La même disposition est conservée à l’étage et dans le comble, couverts par des plafonds, tandis que le rez-de-chaussée est voûté.

Escalier du logis Bohier.Escalier du logis Bohier.L’escalier, dans œuvre et à volées droites rampe-sur-rampe, constitue également une nouveauté (il en existait un également à Bury). Ici le maître d’œuvre n’a pas établi de repos entre chaque rampe, mais des demi-vis qui n’interrompent pas l’ascension. Entre l’escalier et le mur extérieur, un espace vide est ménagé, éclairé par une grande croisée (ce système est préfiguré à Châteaudun et sera imité à Azay-le-Rideau). Le caractère exceptionnel du plan de Chenonceau n’a guère été copié car c’est le désir de procurer des vues sur l’eau qui a guidé les aménagements intérieurs.

Le nom de l’architecte de Chenonceau est inconnu. Jean-Pierre Babelon avance le nom d’une famille d’ornemanistes de Tours, les frères François (Martin, Bastien et Gatien), neveux et élèves de Michel Colombe. Bastien François a réalisé l’escalier du cloître de la Psalette et les voûtes du cloître Saint-Martin à Tours. Thomas Bohier, en tant que maire de Tours, connaissait les équipes d’artistes alors en activité et a pu faire appel à elles. Le plafond en bois du studiolo (appelé aussi librairie) comprend des caissons géométriques à l’italienne et le chiffre TBK ainsi que la devise "S’il vient à point me souviendra".

III - Le château après la mort de Thomas Bohier et de Catherine Briçonnet (1526)

Les descendants des Bohier, Thomas et Catherine laissent 9 enfants ; l’aîné, Antoine, gouverneur de Touraine, hérite de Chenonceau. En 1527, François 1er institue une commission chargée de poursuivre ceux qui avaient manipulé des deniers publics ; en 1531, à la mort de Louise de Savoie, Antoine est déclaré débiteur envers le Trésor pour une somme de 190000 livres tournois. Pour éviter la ruine, il n’a d’autre choix que d’offrir son château au roi, qui l'accepte en 1535. Il nomme Philibert Babou de la Bourdaisière intendant. Le château ne fut pas meublé et servit à accueillir la cour itinérante ; François 1er y vient en août 1538 et au printemps 1545. Le roi meurt à Rambouillet le 31 mars 1547.

Diane de Poitiers reçoit Chenonceau par lettres royales en juin 1547 et veut qu’il apparaisse comme une acquisition personnelle. Elle décide alors de faire annuler la transaction de 1535 en faisant croire qu’elle avait été frauduleuse ; Antoine Bohier est assigné en justice en 1550 et préfère s’expatrier à Venise. Il doit consentir en 1553 à l’annulation de la vente de 1535 et donc à sa réintégration comme propriétaire. La conséquence est que tous ses biens sont mis en vente au profit du Trésor. D’abord saisi puis mis en adjudication, Chenonceau est acquis par Diane le 8 juin 1555 pour une somme de 50 000 livres qu’elle ne paya jamais. Mais avant cette date elle avait déjà commencé à y faire des travaux. Le 10 juillet 1559, la mort d’Henri II entraîne la disgrâce de Diane de Poitiers. En 1560, Catherine de Médicis échange alors Chaumont, qu’elle avait acquis en 1550, contre Chenonceau. Diane se retire alors à Anet.

III-1 - Les constructions de Diane de Poitiers

III-1-1 - Le parterre de Diane

Les murs du jardin de Diane vus depuis le Cher.Les murs du jardin de Diane vus depuis le Cher.Au sud de la métairie de la Grange, Thomas Bohier avait fait construire une chapelle dédiée à Saint-Thomas devenue ensuite chapelle Saint-Hubert, dite aussi chapelle du pavillon. Il y avait également des constructions à usage domestique que Diane de Poitiers fit compléter par un alignement de "petites maisons" par le maçon Pierre Hurlu en 1551 pour loger ses officiers ; derrière se trouvait le jardin dit du pavillon. On cultivait déjà la vigne à Chenonceau. Diane de Poitiers fait aménager, à gauche de la terrasse, un jardin protégé par une puissante levée de terre recouverte de parements maçonnés en talus ; à l’angle sud-est, une écluse servait à maîtriser la montée de l’eau ; Diane fait construire, de 1551 à 1554, un bastion ceinturé d’eau qui s’harmonise avec la plate-forme féodale des Marques. Les fossés sont creusés et maçonnés en 1556-1557. On plante des mûriers blancs pour l'élevage des vers à soie et toutes sortes d’arbres fruitiers. On pense que pour le dessin du jardin (dit de Diane) elle fit appel à Philibert de l’Orme, qui venait de construire le château d’Anet (1548-1553). Une galerie pour aller du château au jardin est projetée mais jamais réalisée. La présence de Philibert de l’Orme à Chenonceau est attestée en 1556. Le dessin en bastion du parterre de Diane correspond à sa manière de construire les ouvrages militaires dont il était spécialiste.

Le jardin de Diane ; vue prise de l'est.Le jardin de Diane ; vue prise de l'est.

Au début de 1557, Diane fait planter une allée d’ormes dans l’axe de l’entrée et fait construire un labyrinthe (dedalus) au nord du parterre. Elle fait aménager également un jeu de pail-mail et un jeu de piquerie. Diane achète la seigneurie de Chisseaux composée de 4 fiefs mitoyens de Chenonceau.

III-1-2 - Le pont

La construction des piles du pont sur le Cher démarre en 1556 sur les plans de Philibert de l’Orme. Sur ce pont, long de 60 mètres, devait être édifiée une galerie de 18 pieds de large, soit 5,85 mètres. La galerie ne devait pas aller jusqu’à la rive sud et devait s’achever au-dessus de la dernière pile, par une porte-fenêtre large de 1,60 mètre et donnant sur un balcon. Mais en 1557, le projet de galerie est abandonné et il n’est plus question que de bâtir un pont avec deux petits pavillons aux extrémités. En 1558, les arches du pont ne sont toujours pas achevées. Vers 1560, on voit le pont sans galerie, terminé au sud par un châtelet à tourelles, défendant un pont-levis. Le pont compte quatre arches et n’a pas de parapet.

IV - Le château sous Catherine de Médicis

IV-1 - Le logis et la galerie :

L’acte d’échange de Chenonceau contre Chaumont est signé en 1560. Catherine de Médicis nomme Le Primatice surintendant des bâtiments. Elle conçoit un projet immense pour l’agrandissement du château : galerie sur le pont, deux pavillons rectangulaires encadrant le château Bohier, colonnades en demi-cercle sur la terrasse et vaste avant-cour trapézoïdale, le tout formant un gigantesque triangle. Elle envisage de créer à Chenonceau une résidence royale, ce qui nécessitait de nombreux logements ainsi que des espaces de réception et de spectacle. Le 31 mars 1560 a leu l'entrée de François II et de Marie Stuart à Chenonceau et en avril1563 l'entrée solennelle de Charles IX. Philibert de L’Orme meurt en 1570. L’architecte de la reine est alors Jean Bullant qui succède aux Tuileries à Philibert de l'Orme. Il est très vraisemblablement l'auteur de la galerie sur le pont. Catherine de Médicis meurt le 5 janvier 1589.

IV-1-1- La galerie :

Vue d'ensemble à l'est, depuis la rive gauche du Cher.Vue d'ensemble à l'est, depuis la rive gauche du Cher.

En 1576, les travaux de la galerie attribuée à Jean Bullant commencent ; ils s’achèvent en 1581. A l’intérieur, les deux niveaux mesurent 60 mètres de long sur 5,85 mètres de large et sont éclairés par 18 fenêtres. Intérieur de la galerie au rez-de-chaussée.Intérieur de la galerie au rez-de-chaussée.Exceptionnelle par sa situation sur le Cher, elle est devenue l’image emblématique du château. Son ordonnancement, calé sur les piles du pont, doit intégrer les largeurs irrégulières des travées ; l’attention est habilement détournée par la présence des tables horizontales rappelant la forme de lambris intérieurs et par l’unité des frontons cintrés. Les arrachements que l’on voit aujourd’hui au sud correspondent aux vestiges du châtelet de Diane, démoli à une date inconnue (Révolution ?) mais postérieure à 1739, où il est représenté sur une gravure.

IV-1-2 - Les modifications apportées au logis Bohier :

Catherine fait modifier la face nord du logis en créant, de chaque côté de la porte et de la baie centrale de l’étage, 2 fenêtres de chaque côté sur les deux niveaux, soit en tout 4 au lieu de 5. Au trumeau de ces nouvelles baies elle fait placer 4 termes représentant Pallas, Hercule, Apollon et Cybèle. Face est : elle fait couvrir d’un double étage la terrasse située entre la chapelle et la librairie. Les termes qui ornaient la façade nord du logis Bohier sous Catherine de Médicis. Ici Hercule.Les termes qui ornaient la façade nord du logis Bohier sous Catherine de Médicis. Ici Hercule.

IV- 2 - Les jardins au sud du Cher

Ils forment de nos jours un espace boisé que l'on désigne sous le nom de parc de Francueil. Ce jardin est dit nouvellement construit lorsque la reine s’y rend avec Charles IX en 1565. On y trouve deux glacières, et les vestiges de la fontaine Henri III (dite Henri IV sur le premier cadastre), dont l’eau était réservée à la table royale.

IV-3 - L’aile des Dômes

Bâtiment des Dômes : façade antérieure.Bâtiment des Dômes : façade antérieure.Elle était destinée à fournir des logements aux gentilshommes rattachés à la reine mère en remplacement des petites maisons des offices. Cette aile est construite de 1580 à 1586, d’après les plans de Denis Courtin, de Jean Bullant ou de Baptiste Androuet du Cerceau. Les pavillons d’angle, de plan carré, sont couverts de toits à l’impériale, en utilisant le système de charpente mis au point par Philibert de l’Orme, utilisé au château de la Muette et dont il préconisait l’emploi dans son traité de 1561. Cette disposition est ensuite modifiée : d’après une gravure de 1735, les toits des pavillons sont pyramidaux. Le rétablissement des charpentes selon le dessin d'origine date du XIXe siècle.

V - Le château de 1580 à 1733 : un long sommeil

A la mort de Catherine de Médicis, en janvier 1589, le château a acquis pour l’essentiel la configuration qu’il a encore aujourd’hui. Louise de Lorraine, veuve d’Henri III la même année, s’installe dans une chambre nouvelle du rez-de-chaussée, construite à l’emplacement de l’ancienne terrasse jouxtant la chapelle. Cette chambre, avec son plafond d’origine, a été reconstituée au second étage. Le décor de plumes et ossements sur fond noir rappelle l’inconsolable veuvage de la reine.

Marie de Luxembourg habite le château de façon continue, où elle reçoit Louis XIII en 1615 et 1619.

Françoise de Lorraine et César de Vendôme ne résident pas à Chenonceau.

Louis Joseph et Philippe de Vendôme transportent à Anet une partie des statues que Catherine de Médicis y avait placées et en donnent d’autres à Louis XIV pour Versailles. La veuve de Louis-Joseph de Vendôme, Marie-Anne de Bourbon-Condé laisse ses biens à la princesse de Condé qui vend Chenonceau au duc de Bourbon en 1720. Ce dernier revend le château en 1733 au fermier général Claude Dupin.

VI - Claude Dupin et son épouse : la renaissance du château

Claude Dupin, fils de Philippe Dupin et de Jeanne Denis, épouse en premières noces Marie Bouilhat, qui meurt en 1720. Il se remarie avec Marie-Madeleine Fontaine en 1722. Jean-Jacques Rousseau fut le précepteur de leurs enfants. Claude Dupin et son épouse restaurent le château et reprennent son ameublement. Les jardins de Diane et de Catherine sont replantés et le domaine agrandi. Un cabinet de physique est installé (collections de la Société archéologique de Touraine). Madame Dupin fait distribuer la galerie en appartements et y établit un théâtre. Pendant la Révolution, le château est sauvé du fait de sa situation de pont sur le Cher. Madame Dupin meurt le 20 novembre 1799. Son tombeau se trouve dans le parc, côté Francueil.

Le château échoit à René Vallet de Villeneuve (1777- 1863) qui fait installer les sphinx provenant du château de Chanteloup à l’extrémité de l’avenue débouchant sur l’avant-cour. Des mûriers sont plantés en 1821 et une magnanerie installée aux Dômes. Une orangerie est construite à la place de l’ancienne chapelle Saint-Hubert. En 1863, le château revient aux deux enfants de René de Villeneuve : le comte Septime et la marquise de la Roche-Aymon, qui se séparent du domaine.

VII - Les grands travaux de Madame Pelouze

Fille de l’industriel Daniel Wilson, Marguerite Wilson épouse en 1857 Eugène Philippe Pelouze, médecin dont elle se sépare en 1869. Elle achète le château en 1864 et le fait restaurer par l'architecte Félix Roguet de 1865 à 1878.

Il engage les travaux suivants :

- Le bâtiment des Dômes est restauré en 1865 ; toutes les distributions intérieures sont modifiées et la charpente du pavillon central est refaite en 1866. Il y installe des écuries.

- Le bâtiment de la Chancellerie est modifié pour servir d’habitation.

- Logis Bohier : façade antérieure, prise du nord-est.Logis Bohier : façade antérieure, prise du nord-est.La façade nord du logis Bohier est restituée telle qu’elle devait être au début du XVIe siècle : les fenêtres sont ramenées à trois par niveau, et les cariatides déposées.

- Le bâtiment à étage construit à la demande de Catherine de Médicis entre la chapelle et la librairie est démoli. La façade orientale est restituée en dégageant les deux avant-corps formés par la chapelle et la librairie, ce qui permet de rebâtir deux tourelles.

- Restauration des meneaux et des appuis des baies de la façade ouest.

- Reprise des souches de cheminée.

- A l’intérieur de la galerie, seule la cheminée attenante au logis Bohier existait ; celle du sud est posée en 1874-1876 par Michel-Léon Breuil, sculpteur dijonnais.

- L’escalier qui dessert le second étage est entièrement construit en 1869-70, copié sur celui du niveau inférieur.

- Dans les combles est installé un grand réservoir à eau alimenté par la pompe aspirante de l’office afin de lutter contre le risque d’incendie.

- La couverture du grand comble du logis est entièrement refaite, mais pas celle de la chapelle.

- A l’intérieur, restauration des pavages, moulures, reprise de l’ameublement.

- Le parc est partiellement redessiné et replanté en 1867. Le labyrinthe est créé à l’emplacement du dedalus primitif.

De 1875 à 1888, Madame Pelouze fait appel au peintre Charles Toché (1851-1916) pour réaliser un décor monumental dans la grande galerie du château (plafond et 16 panneaux entre les fenêtres). L'inauguration de la grande galerie a lieu le 24 juin 1886.

Madame Pelouze demande à l’abbé Chevalier de classer et de relier les archives du château qui composent un exceptionnel chartrier rassemblé en 140 volumes. Elle consacra 1 500 000 francs à la réalisation de tous ces travaux. Les dépenses considérables qu'elle engage jusqu'en 1888 la ruinent et conduisent à la saisie du domaine et à sa vente en 1889. Le château est alors racheté par le Crédit Foncier qui le revend dès 1891 à José Emilio Terry, député au Parlement espagnol ; ce dernier le vend à son frère Francisco Xavier Terry en 1896. Sa fille Nathalia Terry comtesse de Castellane en hérite en 1908 et le revend en 1913.

VIII - Chenonceau au XXe siècle

La chapelle avec les verrières de Max Ingrand.La chapelle avec les verrières de Max Ingrand.

En 1913, Chenonceau est acquis par Gaston Menier qui installe un hôpital dans la galerie durant la Première Guerre mondiale. Depuis cette date, le domaine est resté propriété de la famille Menier. Les vitraux que l'on voit actuellement dans la chapelle sont de Max Ingrand et ont été posés en 1954.

La dernière grande campagne de travaux de restauration (façade ouest et toiture du logis Bohier) s'est achevée en 2012.

Appellations Chenonceau
Dénominations château
Aire d'étude et canton Canton de Bléré
Hydrographies Cher le
Adresse Commune : Chenonceaux
Lieu-dit : Chenonceau
Précisions oeuvre située en partie sur le canton

Construction du château des Marques en 1432 ; destruction de ce château en 1513 à l'exception d'une tour ronde.

Construction du logis Bohier de 1514 à 1517.

Construction de la ferme au cours du 16e siècle.

Construction d'un pont sur le Cher de 1556 à 1560.

Construction de la galerie de 1576 à 1581.

Construction de l'aile des Dômes de 1580 à 1586.

Restauration du château et de l'aile des Dômes par Félix Roguet de 1865 à 1878.

Période(s) Principale : 2e quart 15e siècle
Principale : 1er quart 16e siècle
Secondaire : 18e siècle
Secondaire : 2e moitié 19e siècle
Principale : 2e moitié 16e siècle
Dates

Auteur(s) Auteur : De l'Orme, Philibert, architecte, attribution par source
Auteur : Bullant, architecte, attribution par source
Personnalité : Bohier Thomas, commanditaire, propriétaire, attribution par source
Personnalité : de Poitiers Diane, commanditaire, attribution par source
Personnalité : Catherine de Médicis,
Catherine de Médicis (1519 - 1589)
Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
commanditaire, attribution par source
Auteur : ROGUET Félix
Félix ROGUET (1828 - 1888)

Architecte


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.

Murs tufeau pierre de taille

Toit ardoise
Plans plan centré
Élévations extérieures élévation à travées
Escaliers escalier intérieur : escalier tournant à retours, en maçonnerie
Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections classé MH, 1840
classé MH, 1962/11/07

Annexes

  • Bibliographie relative au château de Chenonceau

    Ouvrages et articles de portée générale :

    BABELON, Jean-Pierre. Châteaux de France au siècle de la Renaissance. Paris : Flammarion-Picard, 1989.

    BABELON, Jean-Pierre. Chenonceau, le château sur l'eau. Paris : Albin Michel, 2018.

    VIEIRA, Ludovic, TEXIER, Fabienne, de MONTIGNY, Arnaud, BERNARD, Michel (phot.). Châteaux d'Indre-et-Loire. Prahecq : Éd. Patrimoines médias, 2011.

    CHATENET, Monique. La cour de France au XVIe siècle : vie sociale et architecture. Paris : Picard, 2002.

    CHATENET, Monique. Un lieu pour se promener qu'en France on appelle galerie. Bulletin Monumental, Société Française d’Archéologie, 2008, t. 166 (n° 1), p. 5-13.

    CHOISY, Auguste. Histoire de l'architecture. Tome second. Paris : Librairie Georges Baranger, 1943.

    DEMEZIL, Jean-Martin. Trésors du Val de Loire. Paris : Arthaud, 1976.

    DE CORNIHOUT, Isabelle, MAILLARD, J.-F., PORTIER, Guy (dir.). Henri III mécène des arts, des sciences et des lettres. Pref. Marc Fumarolli. Paris : PUPS, 2006.

    FELIBIEN, André. Vues des châteaux du Blésois au XVIIe siècle. Paris : Ch. Massin, 1911. Dessins illustrant le manuscrit des"Mémoires pour servir à l'Histoire des Maisons royalles et Bastiments de France" conservé au château de Cheverny.

    FELIBIEN, André. Vues des châteaux du Blésois au XVIIe siècle. Mémoires de la Société des Sciences et Lettres de Loir-et-Cher, 1911, T. 21, p. 5-109.

    France 1500 : entre Moyen âge et Renaissance. [exposition], Paris, Galeries nationales, Grand Palais, 6 octobre 2010-10 janvier 2011 / [organisée par la Réunion des musées nationaux et l'Art Institute of Chicago] ; [avec la collaboration du Musée du Louvre ; du Musée de Cluny, Musée national du Moyen âge ; du Musée national de la Renaissance, Château d'Écouen et de la Bibliothèque nationale de France] ; [catalogue sous la direction d'Élisabeth Taburet-Delahaye, Geneviève Bresc-Bautier et Thierry Crépin-Leblond] ; [textes de Élisabeth Antoine, Agnès Bos, Geneviève Bresc-Bautier, et al.]. Paris : RMN, 2010. 399 p.

    GEBELIN, François. Les châteaux de la Renaissance. Paris : Les Beaux-arts, 1927.

    GELLY, Hubert. La Touraine au début du règne de Louis XIII d'après Jodocus Sincerus : Itinerarium Galliae. Bulletin de la Société Archéologique de Touraine, tome XL, 1984. - Tours : Société Archéologique de Touraine, 1984. - p. 1003-1025.

    GIRAULT, Pierre-Gilles. A la recherche de la Renaissance perdue. 303 : arts, recherches et créations, 2012, n° 121, p. 46-53.

    GOUVION, Colette. Châteaux en Val de Loire. Éditions du Chêne, 1986.

    GUILLAUME, Jean, DECAENS, Joseph. La première Renaissance : 1495-1525. In : Le château en France. Paris : Berger-Levrault/CNMHS, 1986, p. 179-190.

    JESTAZ, Bertrand. L'Art de la Renaissance. Nouvelle éd., révisée et augmentée. Paris : Citadelles et Mazenod, 2007.

    JOANNE, Paul. La Loire : Itinéraire général de la France. Paris : Librairie Hachette, 1890. 115 p. : ill.

    LA SAUSSAYE, Louis de. Blois et ses environs : guide artistique et historique dans le Blésois et le nord de la Touraine. Paris : le Livre d'histoire, 2009. VII-420 p. : ill. ; 20 cm. (Monographies des villes et villages de France ; 2866). Fac-sim. de la 6e éd. de : Blois : les Libraires, 1882.

    LAROCHE de, Robert et BIBOLLET, Catherine. Châteaux, parcs et jardins en vallée de la Loire. Tournai : La Renaissance du livre, 2003. 274 p. : ill en coul. ; 31cm.

    Le grand atlas de l'architecture mondiale. Encyclopaedia universalis. Paris : Encyclopaedia universalis, 1981.

    MARTINET, Philippe (dir.). Balades et Merveilles en Val de Loire : châteaux, nature, patrimoine, gastronomie, randonnées. Olivet : Société d’Édition et de Presse Périodique, 2002.

    MONDENARD, Anne. La Mission héliographique : cinq photographes parcourent la France en 1851. Paris : Centre des Monuments nationaux/Monum, Éditions du Patrimoine, 2002.

    NOBLET, Julien. Les éléments de la première Renaissance dans l'architecture religieuse en Touraine : introduction et assimilation. L'art sacré : cahiers de Rencontre avec le patrimoine religieux, 2001, Vol 14, p. 16-33.

    RANJARD, Robert. La Touraine archéologique : Guide du touriste en Indre et Loire. Mayenne : Joseph Floch, Éditeur, 1971. [5e éd.].

    RIVES, Claude. Les châteaux de la Loire : Chenonceau. Paris : Sun Cop., 1980.

    TOLLON, Bruno, DECAENS, Joseph. Les châteaux des guerres de religion. In : Le château en France. Paris : Berger-Levrault/CNMHS, 1986, p. 217-221, ill.

    TOUCHARD-LAFOSSE, G. La Loire, historique pittoresque et biographique : Indre-et-Loire. s.l. : Éditions Diffusion Horvath, 1974.

    Tours 1500 : capitale des arts. Dossiers de l'art, février 2012, n° 193. Dijon : Faton, 2012.Val de Loire de Sully à Chalonnes / Catherine Clément, Denis Picard, Philippe Auclerc [et al.] ; préface d'Alain Rafesthain, président de la région Centre. - Paris : Société française de promotion artistique, 2000. - 66p. : ill. coul. ; 30cm. - Numéro hors-série de Connaissance des arts.Val de Loire. - Sautron : Editions Fernand Nathan, 1985.

    VACQUIER, Jules. Les anciens châteaux de France : la Touraine : Amboise, Chenonceau, Ussé : notices historiques et descriptives. Paris : F. Contet, 1928.

    VASSORT, Jean. Les Châteaux de la Loire au fil des siècles : art, politique et société. Perrin, 2012.

    Architectes et traités d’architecture :

    Jacques Androuet du Cerceau : "un des plus grands architectes qui se soient jamais trouvés en France" : [exposition, Paris, Cité de l'architecture et du patrimoine, Musée des monuments français, 10 février-9 mai 2010]. [catalogue] sous la direction de Jean Guillaume ; en collaboration avec Peter Fuhring ; avec le concours de Valérie Auclair, Françoise Boudon, Monique Chatenet... [et al.]. Paris : Cité de l'architecture et du patrimoine : Picard, 2009.

    Primatice architecte/sous la direction de Sabine Frommel ; avec la collaboration de Flaminia Bardati ; [textes de Dominique Cordellier, Monique Chatenet, Jean Guillaume, et al.]. Paris : Picard, 2010. 351 p. : ill. en noir et en coul. ; 28 cm. (De architectura).

    BOUDON, Françoise, MIGNOT, Claude. Jacques Androuet du Cerceau : Les dessins des plus excellents bâtiments de France. Paris : Picard/Le Passage/Cité de l’architecture et du patrimoine, 2010.

    BOUDON, Françoise, COUZY, Hélène. Les plus excellents bâtiments de France : une anthologie de châteaux à la fin du XVIe siècle. L'Information d'Histoire de l'Art, 1974. p. 103-114.

    ROUSSET-CHARNY, Gérard. Le relevé d'architecture chez Jacques 1er Androuet du Cerceau : les excellents bâtiments de France (1579). L'Information d'Histoire de l'Art, 1974. p. 114-124.

    GUILLAUME, Jean, FUHRING, Peter. Jacques Androuet du Cerceau, "un des plus grands architectes qui se soient jamais trouvés en France". Paris : Picard, 2010.

    PEROUSE de MONTCLOS, Jean-Marie. Philibert de l’Orme, architecte du roi (1541-1570). Paris : Mengès, 2000.

    Ouvrages et articles traitant spécifiquement du château :

    Archives photographiques des Monuments historiques. Indre-et-Loire. Reprod. en fac-si. Paris, [s.d.]. 145 pl. [14 Microfiches]

    Archives royales de Chenonceau. Pièce historiques relatives à la chastellenie de Chenonceau sous Louis XII, François 1er et Henri II, Diane de Poitiers et Catherine de Médicis. Publiées pour la première fois d’après les originaux et avec une introduction par Monseigneur l’abbé C. Chevalier ; Paris : J. Techener, 1864.

    Archives royales de Chenonceau. Lettres et devis de Philibert de l’Orme et autres pièces relatives à la construction du château de Chenonceau. Publiées pour la première fois d’après les originaux par Monseigneur l’abbé Chevalier. Paris : J. Techener, 1864.

    Archives royales de Chenonceau. Debtes et créanciers de la royne mère Catherine de Médicis : 1589-1606. Documents publiés pour la première fois d’après les archives du château de Chenonceau, avec une introduction par l’abbé C. Chevalier.

    AUBERT, Marcel. Château de Chenonceau. Congrès archéologique de France, Tours : 1948.

    BABELON, Jean-Pierre. Chenonceau. photogr. de Jean-Pierre Godeaut. Paris : Adam Biro ; 2002. 215 p.

    BABELON, Jean-Pierre. Chenonceau, le château sur l'eau. Paris : Albin Michel, 2018.

    BABELON, Jean-Pierre. Henri III et l’architecture : les projets, les hommes. In : Henri III mécène des arts, des sciences et des lettres. Isabelle de Cornihout, J.-F. Maillard, Guy Portier (dir.). Pref. Marc Fumarolli. Paris : PUPS, 2006.

    BAUDRY, Laurent. La construction du pont du château de Chenonceau (1556-1559). Mémoire de maîtrise d'Histoire sous la dir. de Pascal Brioist, Université François Rabelais, Tours, Centre d'Etudes Supérieures de la Renaissance,1999-2000.

    BORDEAUX, Patrick. Un document inédit : l'inventaire du château de Chenonceau en 1769. Etat des lieux à l'époque des Lumières. Bulletin de la Société d’Histoire de l’Art français, 2015, à paraître.

    BUON, Jean. L’évolution du mobilier du château de Chenonceau pendant la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Bulletin de la Société archéologique de Touraine, Tome LXI, 2015, p. 185-192.

    CAMPEAU de, Albane. Le logis Bohier, un chantier taillé sur mesure. Demeure historique, n°173, juin 2009, p. 16-21.

    CHAUVIGNIERE (DE LA). Discours historique sur la châtellenie et le château de Chenonceau publié par le prince Augustin Galitzin membre correspondant de la Société archéologique de Touraine. Tours : imprimerie Ladevèze, 1858. [original écrit en 1745].

    Chenonceau/Axelle Gaigneron, Jean Guillaume, Ivan Cloulas [et al.] ; préface d'Alain Decaux ; photogr. Arnaud Carpentier et Jacqueline Guillot. Paris : Société française de promotion artistique, 2001. Numéro hors-série de Connaissance des arts. Le Château de Chenonceau : l'histoire, l'architecture, les jardins. Issy-les-Moulineaux : Beaux-Arts Éditions, 2011.

    CHEVALIER, Casimir. Archives royales de Chenonceau. 5 vol. in 8° :

    1) Debtes et creanciers de la royne mère Catherine de Medicis, 1589-1606. Paris, Techener, 1862,136 p.

    2) Pièces historiques relatives à la chastellenie de Chenonceau. Paris : Techener, 1864, 198 p.

    3) Comptes de recettes et despenses faictes en la chastellenie de Chenonceau par Diane de Poitiers. Paris : Techener, 1864, 312 p.

    4) Lettres et devis de Philibert de L'Orme et autres pièces relatives à la construction du château de Chenonceau. Paris : Techener, 1864, 241 p.

    5) Diane de Poitiers au conseil du roi, épisode de l'histoire de Chenonceau sous François 1er et Henri II, 1535-1556. Paris : A. Aubry, 1866. 260 p.

    CHEVALIER, Casimir (abbé). Histoire de Chenonceau, ses artistes, ses fêtes, ses vicissitudes. Lyon : Perrin, 1868.

    CHEVALIER, Casimir (abbé). Le château de Chenonceau : notice historique. Tours : E. Mazereau, 1869.

    CHEVALIER, Casimir (abbé). Restauration de Chenonceau. 1864-1878. Lyon : Perrin et Martinet, 1878.

    CHEVALIER, Casimir (abbé). Histoire abrégée de Chenonceau. Lyon : impr. de A.-L. Perrin et Marinet, 1879.

    GRANDMAISON de, Charles-Louis. Château de Chenonceau, fin des constructions, janvier 1521. Bulletin de la Société archéologique de Touraine, Tours, 1871-1873, T. II, p. 508-510. Également dans : Nouvelles archives de l'Art Français. Recueil de documents inédits publiés par la Société de l'Histoire de l'Art français, Paris, 1878, p. 151-153.

    GUILLAUME, Jean. Chenonceaux avant la construction de la galerie. Le château de Thomas Bohier et sa place dans l’architecture de la Renaissance. Gazette des Beaux-Arts, janvier 1969, Tome LXXIII, p. 19-46.

    LESOT, Sonia. Chenonceau : la splendeur de la Renaissance. Tours : ed. de la Nouvelle République, 2013.

    MIGNOT, Claude. Le Grand dessein de Catherine de Médicis à Chenonceau : Jacques Androuet du Cerceau et les châteaux de la Loire. Château royal de Blois. Actes du colloque tenu le 1er juillet 2011.

    NORMAND, Jean-Paul. Le château de Chenonceau. Florilège : Chambray-lès-Tours, 1976. Planches consacrées à Chenonceau, in : Topographie de la France : Indre-et-Loire sauf Tours [Bibliothèque nationale, 15 A, Va 37, Tome 1 à 5, H 125692 à 126306]. Reprod. en fac-si. Paris : Bibliothèque nationale, [s.d.]. 614 pl.

    RANJARD, Robert. Le secret de Chenonceau. Tours : Gilbert-Clarey, 1976.TERRASSE, Charles. Le château de Chenonceau. Paris : Henri Laurens, 1928.

    Site internet : https://la-saga-menier.pagesperso-orange.fr/Chenonceau-Grande-Galerie.htm [consulté le 15/12/2019].

    Ouvrages et articles consacrés à des personnalités liées à l’histoire du château :

    Archives du château de Chenonceau ; Diane de Poitiers au conseil du roi : épisode de l’histoire de Chenonceau sous François 1er et Henri II : 1535-1556. Publié pour la première fois d’après les originaux, avec une introduction de l’abbé C. Chevalier. Paris : A. Aubry, 1866.

    BUON, Jean. Madame Dupin, de Paris à Chenonceau, étude approfondie de la première moitié de sa longue vie. Bulletin de la société archéologique de Touraine, 2011, Tome LVII, p. 201-212.

    BUON, Jean. Madame Dupin, après les belles années, les années sombres. Bulletin de la société archéologique de Touraine, 2013, Tome LIX, p. 261-267.

    CHEVALIER, Bernard. Nouveau regard sur Thomas Bohier (vers 1460-1524), général des finances et seigneur de Chenonceaux. Bulletin de la société archéologique de Touraine, 2006, Tome LII, p. 211-222.

    CHEVALIER, Casimir. Nécrologie. Notice sur M. le marquis de la Roche-Aymon de Chenonceau, 1862. Annales de la société d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département d'Indre-et-Loire, Tome XLI, p. 119.

    CLOULAS, Ivan. Catherine de Médicis. Paris : Fayard, 1979.

    CLOULAS, Ivan. Diane de Poitiers. Paris : Fayard, 1997.

    ROPION, Roland. Les aventures d'une Tourangelle à la cour des Valois : Charlotte de Beaune-Semblancay. Bulletin de la société archéologique de Touraine, 2005, Tome LI, p. 155-164.

    Ouvrages et articles consacrés aux jardins :

    Architecture, jardin, paysage. L’environnement du château et de la villa aux XVe et XVIe siècles. Actes du colloque de Tours, 1992. Paris : Picard, 1999. (De Architectura).

    BABELON, Jean-Pierre, CHAMBLAS-PLOTON, M. Jardins à la française. Paris : Imprimerie nationale, 1999.

    BROCHIER, Diane. Le chantier d'un jardin sur l'eau : l'exemple du parterre de Diane de Poitiers au château de Chenonceau (1551-1557). Livraisons d’histoire de l’architecture, n°27, 1er semestre 2014, p.9-19.

    CHEVALIER, Casimir (abbé). La vigne, les jardins et les vers à soie à Chenonceau au XVIe siècle. Tours : Ladevèze, 1860.

    CHEVALIER, Casimir (abbé). Les jardins de Catherine de Médicis à Chenonceau, 1563-1565. Tours, Ladevèze, 1868.

    COUDERC, Jean-Mary, BONNEAU, Stéphane, NIEL, Cédric. Arbres remarquables en Touraine. Châteauroux : Berger éditions, 2006.

    COYAUD, Louis-Marie. Au jardin de la France, innovation et métamorphose des parcs et jardins. 303 : arts, recherches et créations, 2012, n° 121, p. 192-203.

    DESCHAMPS, Lucienne, MAROUSSY, Annick. Jardins des bords de Loire. Rennes : Ouest-France, 2005.

    FAISANT, Étienne. De part et d’autre du Cher : du parterre de Diane aux premiers jardins de Catherine de Médicis à Chenonceau. Bulletin Monumental, Tome 173-1, 2015.

    GUILLAUME, Jean. Château, jardin, paysage en France du XVe au XVIIe siècle. Revue de l'art, 1999-2, n° 124, p. 13-32.

    LESOT, Sonia. Chenonceau : des jardins de la Renaissance. Gaud, 2005. 168 p.

    MAILLEFER, Hélène. L'Italie dans nos jardins. Vieilles maisons françaises, décembre 1998, n° 175, p. 34-43.

    SUREAU, Jean-Louis. De la forteresse aux châteaux d'agrément, l'ouverture vers le grand paysage. 303 : arts, recherches et créations, 2012, n° 121, p. 68-69.

    LEROUX, Jean-Baptiste, SUREAU, Jean-Louis. Jardins en Touraine. Paris : Actes Sud ; 2007.

    VALERY, Marie-Françoise. Découvrir les plus beaux jardins : Val-de-Loire. Paris : La maison rustique, 1995.

    WOODBRIDGE, Kenneth. Princely Gardens. The origins and development of the French formal style. Thames and Hudson, 1986.

    Varia :

    AUDIN, Pierre. La Sériciculture en Touraine. Bulletin de la société archéologique de Touraine, 2007, Tome LIII, p. 167-176.

    DUBOIS, Jacques. Le cabinet de physique et chimie de Chenonceau. Tours : Société Archéologique de Touraine, 1989.

    CADOUX, Christian. La route royale 76. Bulletin trimestriel de la société d'art, d'histoire et d'archéologie de la Sologne, 2ème trimestre 1994, n° 116, p. 1-11.Le Cher, histoire et archéologie d'un cours d'eau /sous la direction de Virginie Serna. Tours : FÉRACF, 2013. - 205 p. : ill. en noir et en coul. ; 27 cm. (Supplément à la Revue archéologique du Centre de la France ; n° 43.

    CHARTON-LE CLECH, Sylvie. Chancellerie et culture au XVIe siècle. Les notaires et secrétaires du roi de 1515 à 1547. Presses universitaires du Mirail, 1993.

    PRIGENT, Daniel. La Loire : de la carrière au monument. Géosciences, décembre 2010, n° 12, p. 24-33.

    ROLLAND, Olivier. Les châteaux de la Loire malades du plâtre ? CoRé, 1999, n° 6, p. 48-53.

    VERGNAUD-ROMANESI, Charles-François. Notices sur les vitraux remarquables du cabinet de M. Vergnaud-Romagnési à Orléans provenant jadis du château de Chenonceau, de la chapelle Saint-Jacques d’Orléans et autres lieux. Orléans : Imprim. Constant aîné, 1859.

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan cadastral de 1824/ exécuté par M. Delaunay, géomètre, sous la direction de M. Paulmier, directeur des contributions et de M. Fanost, géomètre en chef. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 3P).

  • DRAC Centre-Val de Loire, conservation régionale des Monuments historiques ; Orléans. Documentation Monuments historiques.

Bibliographie
  • Bibliographie : merci de consulter l'Annexe.

  • CARRE de BUSSEROLE, J.X. Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine. Tours, 1883.

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Lainé Martine
Martine Lainé

Chercheur Inventaire général du patrimoine culturel.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.