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Chesnaye : château de la Chesnaye

Dossier IA37005301 réalisé en 2011

Fiche

  • Vue générale.
    Vue générale.
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  • Parties constituantes

    • chapelle
    • parc
    • pigeonnier
    • glacière

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  • Présentation de la commune d'Athée-sur-Cher
    Athée-sur-Cher
  • Porte à deux vantaux en verrière
  • Garniture architecturale : papier peint
  • Ensemble du mobilier de la salle à manger : cheminée, statue, lambris de revêtement
  • Tableau : le repas chez Simon le Pharisien
  • Ensemble du mobilier de la bibliothèque : armoire-bibliothèque, cheminée, lambris de revêtement
Parties constituantes non étudiées chapelle, parc, pigeonnier, glacière
Dénominations château
Aire d'étude et canton Canton de Bléré
Adresse Commune : Athée-sur-Cher
Lieu-dit : la Chesnaye
Cadastre : 1826 B1 924 à 950 ; 2014 0B 365 ; 366 , 1321 à 1331

La Chesnaye est un ancien fief relevant primitivement du duché de Montbazon et de la baronnie de Châteauneuf de Tours. Dès XIIe siècle une chapelle s’y élevait ; bien que très transformée, elle existe toujours. En 1930 elle était convertie en remise mais le mur de chevet avait conservé son remplage. Au XVe siècle, la terre de la Chesnaye appartient à Jean du Puy, écuyer, mais on ignore si un château s'y élevait déjà. La famille Bohier en devint propriétaire au XVIe siècle puis le domaine passe, au cours du XVIIe siècle, aux familles Sallier et Daen. Le fief est réuni le 12 juillet 1781 à celui d'Athée qui relevait également de Montbazon. Les deux terres sont alors érigées en châtellenie à foi et hommage simple sous le nom d'Athée-Chesnaie par Jules-Hercule de Rohan (1726-1788) et son fils Henri-Louis-Marie (1745-1809) tous deux ducs de Montbazon. Lucien-François Daen, maire d’Athée de 1808 à 1826, devient propriétaire de la Chesnaye à une date qui reste à préciser et que certains auteurs situent en 1781. On ignore à quoi ressemblait la première demeure noble qui s’est élevée à la Chesnaye. Un château a été construit ou remanié au cours du XVIe siècle. Outre la chapelle associée à une tour carrée en moellons, à l’est, la partie la plus ancienne du logis semble être la tour ronde (XVe-XVIe siècles) en moyen appareil de tuffeau édifiée à l’angle nord-est, couverte en poivrière et dont les mâchicoulis ont été refaits. La date de construction de l’aile orientée nord-sud n’est pas connue mais sa façade ouest suggère un agrandissement survenu au cours du XVIIe siècle ou du XVIIIe siècle, puis un remaniement important au cours du XIXe siècle, en deux phases. La façade Est a reçu un décor néo-gothique alors que la façade ouest, reprise après 1860, affiche un décor d'une sobriété plus classique probablement réalisé à la demande d’Henry Collinet comme le suggèrent les initiales H et C visibles aux frontons des lucarnes de l'aile ouest. En 1826, au moment où est levé le premier plan cadastral, la Chesnaye appartient aux héritiers Daën. De 1827 à 1832, le château appartient à Françoise Daën, épouse du diplomate André Olivier Ernest Sain de Boislecomte (1799-1882) ; la matrice du cadastre indique bien une passation en 1832 de Daën au comte de la Roche-Aymon (maire de 1837 à 1840) ; ce dernier l’aurait revendu à M. et Mme Pierre Collinet en 1848. L’aménagement du parc, effectué avant 1879, est dû à Pierre Collinet qui fait appel au paysagiste Edouard André pour en dessiner le plan. Une éolienne est installée en 1880. Les archives de ces grands remaniements n’ont pas été retrouvées ; les architectes en demeurent inconnus. Une nouvelle ferme a également été construite à la demande de Pierre Collinet en 1882-1883 (voir dossier IA37005387). Il décède en 1885 et son fils Émile Collinet meurt au château en 1896. Madame Collinet mère meurt en 1897 et son fils Henry hérite de la propriété. Il épouse en 1904 Yvonne de la Pierre de Fremeur. En 1938, la mairie de Clamart (92) envisage d’acheter le château et les 60 ha du parc pour y installer une colonie de vacances, sans suite. Le château est acquis en 1939 par Gilbert Lamothe (neveu de Madame Collinet) et son épouse. Durant la Seconde guerre mondiale, alors que la ligne de démarcation coupait Athée, un poste de commandement allemand était installé dans le château. En 1957, les sœurs de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul reçoivent le domaine par donation de M. Gilbert Lamothe dont la fille Françoise est entrée dans les ordres. Ayant laissé le château à disposition des sœurs, il fait construire, à l'est de celui-ci, le bâtiment qui porte son nom dans les années 1957-1960. Le cimetière est aménagé à partir de 1959. En 1960 la Chesnaye est devenue une maison de retraite réservée aux sœurs de la Compagnie des filles de la Charité de Saint-Vincent de Paul. Le bâtiment Sainte Louise de Marillac est construit en 1962 et le bâtiment Marguerite Naseau peu après. La Chesnaye a obtenu en 2011 le statut d’établissement pour personnes âgées dépendantes, actuellement géré par l’association Monsieur Vincent.

Période(s) Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 19e siècle

Le domaine comprend de nombreux bâtiments : outre le grand logis, qui n’est pas habité, on y trouve une chapelle (transformée en lingerie), un colombier, une glacière et surtout plusieurs bâtiments construits à partir de 1960 destinés à la résidence des personnes retraitées. L’actuel bâtiment de l’aumônerie (ancienne remise de la ferme) totalement remanié, abritait un chenil, la chasse à courre en forêt d’Amboise étant autrefois prisée. Le parc accueille également un cimetière dont le plan pensé de manière à disposer les tombes en cercle autour de la Croix a été dessiné en 1958 par M. de Lamothe. Le parc comprend 60 hectares plantés de chênes, frênes, charmes, ifs, tilleuls et acacias principalement ; on y trouve également un séquoia et de grands cèdres. Le château construit sur caves voûtées, en moellons de calcaire enduits et en pierre de taille de tufeau, présente un plan en L et comporte deux ailes perpendiculaires à l’angle desquelles se dresse, à l’est, une haute tour de plan carré. L'élévation ordonnancée des ailes comprend un étage carré et un étage de comble éclairé par des lucarnes. L'aile orientée nord-sud est couverte d'un toit à longs pans brisés et croupes ; l'autre d'un toit à longs pans et noues au niveau des lucarnes. Toutes les toitures sont en ardoise.

Murs calcaire moellon enduit
Toit ardoise
Plans plan régulier en L
Étages sous-sol, 1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieures élévation à travées, élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans brisés croupe brisée
toit polygonal
toit conique
toit à longs pans noue
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier en vis, en maçonnerie
États conservations remanié
Techniques sculpture
Représentations ornement végétal, ornement architectural, ornement animal arbre sujet profane cheval fleuron
Précision représentations

La tour d'angle a reçu un spectaculaire décor de style néo-gothique, constitué d’un tympan sculpté d’arbres sous un dais fleuronné encadré de pinacles, lui-même surmonté d’un cavalier en armure brandissant un étendard, qui passe pour représenter Jeanne d’Arc. Toutes les façades ont été reprises dans le style troubadour, avec de nombreux éléments sculptés placés au niveau des encadrements : larmiers à retour, culots… les garde-corps ajourés du balcon et de l'étage de comble sont formés d'arcatures meublées de fleurons. Côté est les lucarnes à frontons triangulaires à crochets sont ornés de médaillons ou d'écus. A l’intérieur, l’ameublement néo-gothique de la bibliothèque semble directement inspiré de la célèbre Abbotsford House de Walter Scott (Écosse).

Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales d'Indre-et-Loire, 3P3/87. Commune d'Athée-sur-Cher. Relevé des propriétés bâties ; récapitulation de la contenance et du revenu imposables des propriétés.

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire, 3P3/90. Matrice des propriétés foncières, fol. 1163 à 1722. (Folio 1241).

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire, 3P3/93. Matrice des propriétés bâties ; augmentations et diminutions, 1880-1891 ; séparation des revenus cadastraux afférents, pour l'année 1882, aux propriétés bâties et non bâties (état-balance) ; table alphabétique des propriétaires.

  • Compagnie des Filles de la Charité de Saint-Vincent de Paul, communauté de la Chesnaye. La Chesnaye, commune d'Athée ; livret historique. 21 p. dactylographiées, juillet 1988.

Documents figurés
  • Extrait du plan cadastral ancien, section B1, 1826. Archives départementales d'Indre-et-Loire, 3P.

  • Plan de la terre de Chesnaye située sur la commune d'Athée appartenant à M. Collinet. Daté du 20 juillet 1858. Vue d'ensemble. (Archives privées).

  • Plan du parc et du château de Chesnaye. Vue d'ensemble. 1938. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, Tours, 2 O).

  • Chenais. Le parc, la pièce de la Claire voie et Marloup réunies, avec l'avenue au levant. Extrait du plan du domaine de Chenaie appartenant à Monsieur le comte de la Roche Aymon, 1832. (Archives privées).

  • Deux cents châteaux et gentilhommières d'Indre-et-Loire/ Par Reillé, Karl (dessinateur). Tours, 1934. Reproduction d'une illustration à l'aquarelle. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, Tours).

Bibliographie
  • [Exposition. Tours, Musée des Beaux-Arts, 29 janvier au 27 mars 1978]. Touraine néo-gothique. réd. Véronique Miltgen. Tours : Musée des Beaux Arts de Tours, 1978.

    p. 21
  • CARRE DE BUSSEROLLES, J.-X. Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine. Tours : Rouillé-Ladevèze, 1880.

  • RANJARD, Robert. La Touraine archéologique. Guide du touriste en Indre-et-Loire. Tours, 1930.

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Lainé Martine
Martine Lainé

Chercheur Inventaire général du patrimoine culturel.


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