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Chocolaterie Saintoin, actuellement maison de quartier dite maison Bourgogne (108 rue de Bourgogne)

Dossier IA45003208 inclus dans Quartier Saint-Euverte réalisé en 1989

Fiche

Appellations chocolaterie Saintoin Frères, maison Bourgogne
Destinations maison de quartier
Dénominations chocolaterie, distillerie
Aire d'étude et canton Commune d'Orléans
Adresse Commune : Orléans
Adresse : 2 rue du Bourdon-Blanc , 108 rue de Bourgogne
Cadastre : 2012 BN 273, 274

En 1823, le cadastre napoléonien montre que cet îlot est encore composé de 15 parcelles. En 1839, une savonnerie, appartenant à la famille Saintoin, est installée du côté de la rue des Ormes-Saint-Victor. Jean Saintoin, vinaigrier, avait fondé un commerce de distillerie et de confiserie (confitures, chocolat, dragées…) en 1760.

En 1860, les sources d'archives mentionnent une chocolaterie en activité. En 1861, la fabrique est réaménagée et équipée d'une chaudière et d'un moulin à vapeur. Au tout début du 20e siècle, l'usine est vendue puisqu'en 1906, Amédée Borne Société en est propriétaire. D'autres sources rapportent qu'en 1911, elle est vendue à Fernand Borne et Fernand Mercier, mais elle est toujours désignée comme Maison Saintoin Frères. En 1917, l'édifice est touché par un incendie puis bénéficie d'une reconstruction dont la nature est méconnue. En 1940, l'usine est touchée par les bombardements, mais poursuit son activité jusqu'en 1959.

En 1962, la Ville d'Orléans l'achète. En 1963, le bâtiment est occupé par un centre de rapatriés, puis par un établissement de formation professionnelle dont les travaux sont terminés en 1967. En 1989, lors de l'étude du quartier Saint-Euverte, le site est toujours un centre de formation. Lors de la seconde étude du quartier Saint-Euverte menée en 2013-14, le bâtiment est alors nommé le "108" ou la "Maison Bourgogne". Il abrite de nombreuses associations culturelles.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle , daté par travaux historiques
Secondaire : 2e quart 20e siècle , daté par travaux historiques

Cet édifice est construit en maçonnerie enduite. Les encadrements des fenêtres sont en brique sur la façade nord et une partie de la façade orientale. Le bâtiment comporte deux étages carrés, trois étages carrés au niveau de deux travées sur la rue des Pensées et un étage de comble à lucarnes pour les ailes sud, est et ouest. La couverture est en partie à longs pans brisés. Le toit est bombé et couvert de plaques de cuivre sur la partie sud-est du bâtiment. Le reste de la toiture est en ardoise. Les bâtiments sont organisés autour d'une cour intérieure depuis laquelle est visible la cheminée de l'ancienne chocolaterie. La cour est desservie par une porte cochère. Cette dernière est ornée, sur son claveau central, d'un motif sculpté en pierre représentant deux lions debout entourant un médaillon aux chiffres SF. De grandes caves sont situées sous le bâtiment.

Murs maçonnerie enduit
Toit ardoise, cuivre en couverture
Étages 2 étages carrés, 3 étages carrés, étage de comble
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit bombé
toit à longs pans brisés
Statut de la propriété propriété de la commune
Éléments remarquables cheminée d'usine
Sites de protection zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives municipales d'Orléans. Série G : 4 G 603. Fiches auxiliaires cadastrales. Rue du Bourdon-Blanc. 1863-1984.

  • Archives municipales d'Orléans. Série J : VJ 141. Rue de Bourgogne.

  • Archives municipales d'Orléans. Série J : VJ 332. Établissements insalubres. an III - 1965.

Liens web

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