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Cinéma Les Carmes (7 rue des Carmes)

Dossier IA45001387 inclus dans Rue des Carmes réalisé en 2006

Fiche

Appellations Les Carmes
Parties constituantes non étudiées logement
Dénominations cinéma
Aire d'étude et canton Commune d'Orléans - Orléans-Carmes
Adresse Commune : Orléans
Adresse : 7 rue des Carmes

L'îlot 13 est le dernier à avoir été reconstruit rue des Carmes, à la fin des années 1950 et au début des années 1960, sous la direction commune de MM. Leroux et Faraut, architectes d'opération et chefs de groupe DPLG, et l'autorité administrative de l'Association syndicale pour le Remembrement et la Reconstruction d'Orléans. L'immeuble du numéro 7, édifié par les architectes Paul A. Leroux et Jacques E. Bruneteau, architectes de groupe, fut livré en 1962. Il s'agit d'un immeuble commercial - un cinéma - et à logements. Une gigantesque salle des fêtes longtemps projetée par les architectes de la Reconstruction, jusqu'au milieu des années 1950, devait occuper l'intégralité de l'îlot 13. Le numéro 7 en est une traduction fortement réduite.

Période(s) Principale : 3e quart 20e siècle
Dates 1962, daté par source
Auteur(s) Auteur : Bruneteau Jacques E., architecte,

L'immeuble d'angle commercial avec devanture - et logement au dernier niveau - du numéro 7 abrite le cinéma "Les Carmes". Il présente une façade à deux étages carrés et six travées, sans comble, sous un toit terrasse bétonné. Il s'élève à l'angle de la rue des Carmes et de la nouvelle rue percée lors de la Reconstruction - la rue Henri Roy, un temps appelée "Rue nouvelle". La ligne de façade poursuit celle tracée par les immeubles des numéros 3 et 5. La partie qui accueille le hall du cinéma ainsi que des appartements, est prolongée dans la profondeur par un bloc moins élevé qui compose les salles publiques de projection. Comme pour l'immeuble du numéro 1 de la rue, la paroi est ponctuellement matérialisée par un angle aveugle. Le reste de la façade est percée d'ouvertures omniprésentes. L'entrée, tripartite, se compose d'arcades à arc surbaissé qui reçoivent une porte bâtarde dans leur renfoncement. L'élévation joue sur deux registres en hauteur, le premier niveau de fenêtres éclairant le hall, le second niveau de fenêtres l'étage d'habitation. Par rapport aux immeubles 1, 3 et 5, la façade du numéro 7 insiste davantage sur la verticalité. Elle dématérialise aussi un peu plus la paroi en diminuant l'espace entre les ouvertures. Celles du premier niveau sont coupées par une traverse centrale qui délimite deux fenêtres d'inégale hauteur : la première, une porte fenêtre garnie d'un garde-corps ; la seconde, au-dessus de la traverse, une fenêtre à deux battants moins haute. L'ensemble est uni par un chambranle mouluré. Le second étage reprend les dimensions de la seconde fenêtre du premier niveau : fenêtre à deux battants et balconnet en fer de taille plus modeste que celle des fenêtres hautes du niveau inférieur, agrémentée d'un seuil en ciment. L'ensemble est souligné par un léger chambranle mouluré. Cette combinaison verticale [A - B] - B se répète sur six travées. La façade développe un jeu simple et délicatement raffiné : chaque ouverture reçoit un chambranle mouluré peint en blanc, qui s'affine au second étage réservé aux logements, pour davantage mettre en valeur l'étage inférieur, identifiant commercial du cinéma.

Murs béton
pierre artificielle
Toit zinc en couverture
Étages 2 étages carrés
Élévations extérieures élévation à travées
Typologies Cinéma.
Statut de la propriété propriété privée
(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Mosseron Maxence