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Cité H.L.M Les Amandiers (2 rue des Amandiers)

Dossier IA37004970 inclus dans Secteurs urbains de la Reconstruction de Tours réalisé en 2010

Fiche

Á rapprocher de

Précision dénomination ensemble de 4 immeubles d'habitations à loyer modéré (H.L.M.)
Appellations cité H.L.M. Les Amandiers
Parties constituantes non étudiées cour, immeuble à logements
Dénominations immeuble
Aire d'étude et canton Val de Loire et Reconstruction - Tours-Centre
Adresse Commune : Tours
Lieu-dit : Quartier sinistré nord
Adresse : 2 rue des Amandiers
Cadastre : 2010 DX 343

Avoisinant le secteur de l'entrée de ville, la rue des Amandiers est particulièrement touchée par les destructions du début de la guerre. Les bâtiments sinistrés que l'on y dénombre sont intégrés dans un premier temps au périmètre de reconstruction établi à la Libération. Un premier plan de remembrement de la zone définit ainsi en 1948 un îlot Y bordé par les rues des Amandiers, de l'Hôpiteau, de la Tour-de-Guise et le quai. Mais ce projet d'îlot prévoit, en plus de la reconstruction d'immeubles sinistrés, la démolition d'autres relativement peu endommagés. À la perspective de coûteuses expropriations, il est abandonné en faveur de l'édification d'un groupe d'H.L.M sur les seules parcelles arasées, à l'angle de la rue des Amandiers et du quai. La cité Les Amandiers se présente comme un programme social préfinancé, destiné à reloger rapidement des familles expropriées pour la réalisation de la nouvelle entrée de ville. Cet ensemble de 44 logements "à normes réduites" est conçu par l'architecte André Le Roy pour le compte du Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme. La gérance du groupe est confiée à l'Office public d'habitations à loyer modéré de la ville de Tours. Le dépôt du permis de construire en mars 1952 est immédiatement suivi du lancement du chantier et l'achèvement des travaux est prononcé le 15 février 1954. L'ensemble est toujours la propriété de l'OPAC, qui a fait entreprendre au début des années 1980 d'importants travaux de réhabilitation. Un nouveau revêtement de façade, isolant les appartements du froid, a été superposé au bardage d'origine jugé qualitativement médiocre. Le chauffage individuel au gaz a parallèlement remplacé le chauffage au charbon, et les installations électriques ont été entièrement refaites.

Période(s) Principale : 3e quart 20e siècle , daté par source
Dates 1952, daté par source
Auteur(s) Auteur : Le Roy André, architecte, attribution par source

Le groupe de quatre immeubles épouse l'angle formé par la rue des Amandiers et l'avenue André-Malraux (anciennement quai d'Orléans). Deux corps de bâtiments sont disposés en équerre, suivant un plan en L. Les immeubles A et B bordant la rue présentent toutefois un désaxement, qui génère un retrait d'alignement d'environ un mètre. Sur l'arrière, l'ensemble dispose d'une grande cour ouverte sur la rue de l'Hôpiteau, une voie perpendiculaire à la rue des Amandiers. Chaque immeuble compte un sous-sol de caves, un rez-de-chaussée surélevé et quatre étages-carrés d'habitation. Un toit-terrasse recouvre le dernier niveau. Le caractère meuble du sol en bord de Loire a nécessité la réalisation de fondations spéciales en pieux de béton. Des murs en parpaings creux assurent le remplissage de la structure porteuse en béton armé. Fixé sur une ossature de bois, un assemblage de pierre reconstituée recouvre les façades d'origine, garantissant une meilleure isolation thermique. L'accès piétonnier à la cour intérieure, ainsi qu'aux immeubles, s'effectue par un porche monumental ménagé rue des Amandiers. Ce passage débouche sur un chemin de desserte goudronné qui délimite un espace planté de pelouse. À chaque extrémité du groupe d'immeubles, une rampe parallèle au bâti descend vers un local à vélos qui jouxte les caves. Quatre portes d'entrée sont placées en façade postérieure, isolées de la rue et du quai. Elles desservent les immeubles A, B, C et D, et se remarquent par la présence d'un petit auvent et d'un emmarchement de béton. Dans chaque immeuble, un escalier en maçonnerie dessert à la fois les caves en sous-sol et les niveaux supérieurs. L'immeuble C est composé de 15 appartements, les immeubles A et D de 10 appartements et l'immeuble B de 9 appartements. Sur un total de 44 logements, on en dénombre 20 de type trois-pièces et 24 de type deux-pièces. Le souci de rationalisation, qui a présidé à la construction de cet ensemble économique normalisé, se traduit par un aménagement symétrique des appartements. Cuisines et sanitaires sont ainsi regroupés de part et d'autre d'une cloison, au centre des immeubles, et comportent des éléments standardisés. Le reste des pièces est distribué en étoile depuis un couloir d'entrée.

Murs pierre artificielle plaquis
béton armé
parpaing de béton
Toit béton en couverture
Plans ensemble concerté
Étages sous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 4 étages carrés
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures terrasse
Escaliers escalier intérieur : escalier tournant à retours avec jour

Autres organes de circulations rampe d'accès

Très distinct des immeubles édifiés simultanément dans le quartier de la rue Nationale, tant dans ses plans que dans ses techniques de construction, l'ensemble est à rapprocher de la cité Tonnellé située au sud du Jardin botanique de Tours. Réalisée par le même architecte pour l'office municipal d'H.L.M, cette cité présente des matériaux et une mise en œuvre similaires. Sa réhabilitation, concomitante à celle des Amandiers, s'est déroulée de manière identique.

Statut de la propriété propriété d'un établissement public communal

Annexes

  • Transcription de l'article "Aurons-nous, en bordure de Loire et rue des Amandiers, 45 logements habités dans 10 mois ?", "La Nouvelle République", 7 mars 1952

    "Depuis quelques jours, à l'angle du quai d'Orléans et de la rue des Amandiers, un chantier est ouvert. 31 mètres sur la façade (Loire), 38 mètre sur le côté des Amandiers, sont les dimensions de cet immeuble à 4 étages, rez-de-chaussée et sous-sol, qui abritera 44 logements.

    Cet immeuble à "normes réduites" aura une ossature en béton et sera garni en matériaux légers. Réalisé par le MRU, il est destiné à recevoir des habitants dont les maisons sont condamnées par la Reconstruction pour la réalisation des immeubles neufs dans le Nord de Tours (côté ouest de la place Anatole-France).

    Réalisation en temps record ?

    La réalisation de cet important édifice, dont l'architecte est M. Le Roy, doit être menée "tambour battant". Si les prévisions sont respectées, les 44 logements seraient habités avant la fin de l'année. On a même parlé d'un délai de 10 mois. Cependant, pour notre part, nous nous garderons d'un optimisme exagéré tout en nous réjouissant de cette promesse de réalisation rapide. D'ailleurs, s'il en était ainsi, nous ne pourrions que souhaiter une vitesse égale dans l'édification d'autres immeubles similaires pour l'avenir. Signalons que le côté Ouest de la rue des Amandiers devrait être bordé, dans l'avenir, par le groupe scolaire Anatole-France à la place de la Manutention.

    Importants terrassements

    Pour l'instant, on en est aux terrassements et aux fondations. Étant donné la diversité du sol à cet endroit, il faut de solides assises pour un tel immeuble. Les marteaux-piqueurs, les compresseurs sont en pleine action. Les camions roulent sans cesse, emportant les déblais. Bientôt vont être battus et coulés les pieux classiques en béton qui porteront la charge.

    L'édifice aura un toit en terrasse, donc pas de charpente. Construit en suivant l'angle des rues (celle des Amandiers est élargie) il s'ouvrira du côté intérieur sur une cour, par où l'on entrera dans les appartements.

    Le sous-sol comportera caves et petites dépendances, permettant de garer vélos, voitures d'enfants, il s'enfoncera en partie sous le niveau du trottoir (1 m 40) et dépassera un peu au-dessus. De cette façon, le rez-de-chaussée sera légèrement surélevé.

    Le type des appartements est, en général, le suivant, avec quelques variantes : 1 cuisine, 2 ou 3 pièces, une salle d'eau. Comparé au prix moyen d'un logement normal (2 millions) celui de ces logements d'immeuble à normes réduites serait de 1.270.000 fr., avec salle d'eau équipée et fourniture d'eau chaude. Ces prix de revient moyens de logements ne comportant ni l'achat du terrain, ni le prix des fondations spéciales."

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Tours. Relogement des sinistrés de la guerre 1939-1945, 6 F 251. Îlot Y (quai d'Orléans), 1947.

  • AC Tours. 999 W 202. Amandiers. Réhabilitation, 1980-1982.

  • AC Tours. Permis de construire 1952/n°128. Construction d'un groupe de logements à normes réduites, 1952.

Documents figurés
  • Tirage : plan dressé le 15 février 1952. Par Le Roy, André (architecte). (archives municipales de Tours, Permis de construire 1952/n°128). (cf. illustration n° IVR24_20103702652NUCA).

  • Tirage : plan dressé le 15 février 1952. Par Le Roy, André (architecte). (archives municipales de Tours, Permis de construire 1952/n°128). (cf. illustration n° IVR24_20103702645NUCA).

  • Tirage : plan dressé le 15 février 1952. Par Le Roy, André (architecte). (archives municipales de Tours, Permis de construire 1952/n°128). (cf. illustration n° IVR24_20103702646NUCA).

  • Tirage : plan dressé le 15 février 1952. Par Le Roy, André (architecte). (archives municipales de Tours, Permis de construire 1952/n°128). (cf. illustration n° IVR24_20103702647NUCA).

  • Tirage : plan dressé le 15 février 1952. Par Le Roy, André (architecte). (archives municipales de Tours, Permis de construire 1952/n°128). (cf. illustration n° IVR24_20103702648NUCA).

  • Tirage : plan dressé le 15 février 1952. Par Le Roy, André (architecte). (archives municipales de Tours, Permis de construire 1952/n°128). (cf. illustration n° IVR24_20103702649NUCA).

  • Tirage : plan dressé le 15 février 1952. Par Le Roy, André (architecte). (archives municipales de Tours, Permis de construire 1952/n°128). (cf. illustration n° IVR24_20103702651NUCA).

  • Tirage : plan rehaussé de couleurs et annoté [1948]. Auteur inconnu. (archives municipales de Tours, 4 M Groupe scolaire Anatole-France, boîte 355). (cf. illustration n° IVR24_20113700780NUC2A).

  • Tirage : plan dressé le 15 février 1952. Par Le Roy, André (architecte). (archives municipales de Tours, Permis de construire 1952/n°128). (cf. illustration n° IVR24_20103702653NUCA).

  • Photogr. nég. n. et b., 1952. Par Germain, Jacques (photographe). (archives municipales de Tours, Fonds Jacques et Thierry Germain, 114 Fi 187). (cf. illustration n° IVR24_20103702654NUCA).

  • Photogr. nég. n. et b., 1952. Par Germain, Jacques (photographe). (archives municipales de Tours, Fonds Jacques et Thierry Germain, 114 Fi 187). (cf. illustration n° IVR24_20103702655NUCA).

  • Photogr. nég. n. et b., 1952. Par Germain, Jacques (photographe). (archives municipales de Tours, Fonds Jacques et Thierry Germain, 114 Fi 187). (cf. illustration n° IVR24_20103702664NUCA).

  • Tirage : plan dressé le 15 février 1952. Par Le Roy, André (architecte). (archives municipales de Tours, Permis de construire 1952/n°128). (cf. illustration n° IVR24_20103702650NUCA).

  • Photogr. nég. n. et b., 1952. Par Germain, Jacques (photographe). (archives municipales de Tours, Fonds Jacques et Thierry Germain, 114 Fi 187). (cf. illustration n° IVR24_20103702665NUCA).

  • Photogr. nég. n. et b., 1952. Par Germain, Jacques (photographe). (archives municipales de Tours, Fonds Jacques et Thierry Germain, 114 Fi 187). (cf. illustration n° IVR24_20103702656NUCA).

  • Photogr. nég. n. et b., 1952. Par Germain, Jacques (photographe). (archives municipales de Tours, Fonds Jacques et Thierry Germain, 114 Fi 187). (cf. illustration n° IVR24_20103702663NUCA).

  • Photogr. nég. n. et b., 1952. Par Germain, Jacques (photographe). (archives municipales de Tours, Fonds Jacques et Thierry Germain, 114 Fi 187). (cf. illustration n° IVR24_20103702662NUCA).

  • Photogr. nég. n. et b., 1952. Par Germain, Jacques (photographe). (archives municipales de Tours, Fonds Jacques et Thierry Germain, 114 Fi 187). (cf. illustration n° IVR24_20103702661NUCA).

  • Photogr. nég. n. et b., 1952. Par Germain, Jacques (photographe). (archives municipales de Tours, Fonds Jacques et Thierry Germain, 114 Fi 187). (cf. illustration n° IVR24_20103702660NUCA).

  • Photogr. nég. n. et b., 1952. Par Germain, Jacques (photographe). (archives municipales de Tours, Fonds Jacques et Thierry Germain, 114 Fi 187). (cf. illustration n° IVR24_20103702659NUCA).

  • Photogr. nég. n. et b., 1952. Par Germain, Jacques (photographe). (archives municipales de Tours, Fonds Jacques et Thierry Germain, 114 Fi 187). (cf. illustration n° IVR24_20103702658NUCA).

  • Photogr. nég. n. et b., 1952. Par Germain, Jacques (photographe). (archives municipales de Tours, Fonds Jacques et Thierry Germain, 114 Fi 187). (cf. illustration n° IVR24_20103702657NUCA).

  • Photogr. pos. n. et b., [1957]. Par Arsicaud, Robert (photographe). (archives départementales d'Indre-et-Loire, Fonds Arsicaud 5 Fi P126, cliché n°14378-1). (cf. illustration n° IVR24_20103702681NUCA).

  • [Plan de remembrement de l'îlot Y] / Auteur inconnu. [1:500]. [1948]. 1 tirage rehaussé de couleurs et annoté (AC Tours. 4 M 355).

  • Ville de Tours. Logements à normes réduites. Groupe des Amandiers / André Le Roy. 1:20 et 1:50. 15 février 1952. 9 tirages : plans des caves, des étages, de la terrasse et détail des aménagements intérieurs, élévations des façades sur rue et sur quai, coupes et élévations des façades sur cour (AC Tours. Permis de construire 1952/n°128).

  • [Chantier de construction de la cité des Amandiers] / Jacques Germain. 1952. 12 photogr. nég. : n. et b. (AC Tours. Fonds Jacques et Thierry Germain, 114 Fi 187 : reportage pour l'entrepreneur Créola).

  • [Vue de la cité Les Amandiers et du groupe scolaire Anatole-France depuis l'une des tours de la cathédrale Saint-Gatien] / Robert Arsicaud. [1957]. 1 photogr. pos. : n. et b. (Archives départementales Indre-et-Loire. Fonds Arsicaud 5 Fi P126, cliché n°14378-1).

Périodiques
  • Aurons-nous, en bordure de Loire et rue des Amandiers, 45 logements habités dans 10 mois ? La Nouvelle République, 7 mars 1952.

  • Quarante-quatre familles de la place Anatole France protestent contre la destruction prochaine de leurs habitations. La Nouvelle République, 13 mars 1952.

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université François-Rabelais de Tours - Fourchet Marie-Luce