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Cité universitaire du Sanitas

Dossier IA37004666 inclus dans Secteur urbain concerté du Sanitas réalisé en 2011

Fiche

Á rapprocher de

La ville de Tours ne comptait, lors du lancement du secteur industrialisé en 1954, aucun hébergement spécifiquement destiné aux étudiants des écoles de droit et de médecine, qui préexistaient à la création de l'université en 1971. Cette situation portait préjudice au développement de l'enseignement supérieur. La municipalité réclama ainsi, dès 1955, de réserver plusieurs hectares des emprises ferroviaires pour l'hébergement et la restauration des étudiants. L'étude de la cité universitaire fut rapidement confiée au tourangeau Michel Marconnet, sous la direction de Jacques Henri-Labourdette.

Plan de situation.Plan de situation.

Chronologie de la construction des différents bâtiments

Initialement délimité par le boulevard de Lattre-de-Tassigny, l'avenue du Général-de-Gaulle et par la rue du Hallebardier, le projet d'implantation de la cité universitaire vit son périmètre restreint par l'ajout au programme de la crèche, de l'école maternelle Suzanne Kleiber à l'ouest, et des bâtiments 20 et U du Sanitas au sud. Michel Marconnet conçut sur le terrain subsistant un restaurant (qui ouvrit en janvier 1960) et une résidence de 264 chambres, dont le volume en R+4 (quatre étages au-dessus du rez-de-chaussée) reprenait celui des bâtiments d'habitation situés en vis-à-vis le long du boulevard de Lattre-de-Tassigny. Les modèles développés furent repris quelques années plus tard, après modifications, pour la réalisation de la cité universitaire de Grandmont, au sud du Cher, conçue par le même architecte.

Plan-masse préliminaire (10 janvier 1959). (Archives communales de Tours, section contemporaine).Plan-masse préliminaire (10 janvier 1959). (Archives communales de Tours, section contemporaine).

Une tour en R+8 de 147 chambres, réservées aux jeunes filles, fut adjointe en 1965 à la cité universitaire du Sanitas, le reste de l'emprise étant progressivement occupé par des gymnases et des terrains de sport.

Du projet non réalisé de pôle universitaire au Sanitas de 2011

Faisant suite à la volonté de Jean Royer de renforcer le pôle universitaire du Sanitas, la réalisation d'un nouveau bâtiment accueillant deux cents chambres d'étudiants fut lancée à la fin de la décennie 1980. Le Développement Social de Quartier (DSQ), dispositif lancé dans le cadre du programme Banlieues 89, prévoyait alors la réalisation au sein du Sanitas d'une maison des sciences de l'homme, d'une auberge de jeunesse, ainsi que le transfert de la bibliothèque universitaire du site des Tanneurs. Les études furent confiées par l'OPAC (Office public d'aménagement et de construction de Tours) de Tours à Michel Marconnet, et achevées par Gérard Caraty et Bruno Poupart-Lafarge, qui reprirent son agence en mars 1990. Les travaux du bâtiment de logements s'achevèrent à temps pour la rentrée universitaire 1991, le bâtiment étant alors baptisé "résidence Europa".

L'évolution des orientations municipales amena à renoncer, à la fin des années 1990, au développement d'un pôle universitaire au Sanitas, la maison des Sciences de l'Homme étant finalement réalisée dans le quartier des Deux-Lions, et l'auberge de jeunesse à proximité du site des Tanneurs. Éloignée des sites d'enseignement, la résidence universitaire du Sanitas vit son attractivité décroître. Le CROUS décida au début des années 2000 la démolition du bâtiment en R+4 (situé entre le boulevard de Lattre-de-Tassigny et les bâtiments construits en 1991), ramenant la résidence universitaire à sa capacité d'avant 1991. Le développement du nouveau pôle universitaire Beaumont-Chauveau, à l'emplacement des casernes du même nom, conduisit enfin, le 4 décembre 2009, à la fermeture du restaurant. Le bâtiment est depuis inoccupé. La cité universitaire du Sanitas ne compte plus en 2011 que trois bâtiments en activité gérés par le CROUS, soit deux résidences pour étudiants et un bâtiment administratif.

Vue généraleVue générale

Appellations Cité universitaire du Sanitas
Dénominations cité universitaire
Aire d'étude et canton Val de Loire et Reconstruction - Tours-Sud
Adresse Commune : Tours
Lieu-dit : Quartier du Sanitas
Adresse : boulevard de-Lattre-de-Tassigny , rue du Hallebardier

En 1955, en l'absence de logements dédiés aux étudiants, la municipalité de Tours demanda qu'une partie des espaces libérés par la SNCF et affectés au futur quartier du Sanitas soit consacrée à la création d'hébergements et d'un restaurant universitaire. L'étude fut confiée au Tourangeau Michel Marconnet, sous la direction de Jacques Henri-Labourdette. Les premiers rendus prévoyaient que l'ensemble de l'îlot situé entre la rue des Hallebardiers, le boulevard de Lattre-de-Tassigny et l'avenue du Général-de-Gaulle soit dédié à la cité universitaire. Finalement, le périmètre fut restreint à l'ouest et au sud, respectivement par la construction d'une crèche et d'une école maternelle, et par celle de logements. Le restaurant et une résidence de 264 chambres en R+4 (quatre étages au-dessus du rez-de-chaussée) furent livrés au tout début des années 1960. Une nouvelle tour en R+8, réservée aux étudiantes, fut ajoutée en 1965. Enfin, un nouveau bâtiment de 200 chambres en R+4, la "résidence Europa", fut achevé en 1991. Au moment de l'enquête (2011), le premier bâtiment en R+4 (situé entre le boulevard de Lattre-de-Tassigny et la "résidence Europa") construit en 1960 avait été détruit et le restaurant universitaire était désaffecté.

Période(s) Principale : 3e quart 20e siècle , daté par source
Auteur(s) Auteur : Marconnet Michel, architecte, attribution par source
Auteur : Henri-Labourdette Jacques, architecte, attribution par source
Auteur : Caraty Gérard, architecte, attribution par source
Auteur : Poupart-Lafarge Bruno, architecte, attribution par source

Au sud du terrain, près du carrefour Saint-Paul, la résidence "Europa" est placée en retrait du boulevard de Lattre-de-Tassigny, dont elle est séparée par la friche située à l'emplacement du bâtiment en R+4 détruit. D'une capacité de 200 chambres, la résidence est composée de quatre plots de 50 chambres, disposés symétriquement autour d'un jardin sur dalle aménagé à la française. Un parking souterrain permet l'accueil des véhicules des étudiants. D'un volume cubique, les plots en R+4 sont marqués par de légers décrochements de façade, altérant l'impression de planéité. Situé immédiatement au nord, le restaurant universitaire (désaffecté) suit le même alignement et le même recul par rapport au boulevard de Lattre-de-Tassigny. D'un plan au sol carré, il accueille au rez-de-chaussée les cuisines et des bureaux servant de locaux associatifs. Le niveau d'étage, destiné à la restauration, est largement ouvert sur l'extérieur afin de faire profiter les étudiants du cadre arboré pendant leur repas. Toujours suivant le même alignement, la tour en R+8, d'une capacité de 147 chambres initialement destinées aux étudiantes, marque la limite nord de la cité universitaire. Un bâtiment administratif en R+1, utilisé par les services du CROUS, complète l'ensemble à la pointe nord-est. L'ouest de l'emprise de la cité universitaire, enfin, est occupé par deux gymnases couverts, des vestiaires, une piste d'athlétisme et des terrains de jeux de balle.

États conservations bon état, désaffecté
Statut de la propriété propriété d'un établissement public

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives communales de Tours. Série M : 3 M 325.

  • Archives communales de Tours. Série W : 1257 W 19. Études de la cité universitaire.

Documents figurés
  • photog. n. et b. Par Arsicaud Robert (photographe). (Archives départementales d'Indre-et-Loire, section contemporaine, Chambray-lès-Tours, Série Fi, cote 5Fi-P35, 27581-3). (cf. illustration n° IVR24_20103701528NUC1A).

  • (Archives communales de Tours, section contemporaine). (cf. illustration n° IVR24_20113701118NUC2A).

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