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Clôture de choeur ou Tour du choeur

Dossier IM28000410 réalisé en 1996

Fiche

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Commencé sous le règne de Louis XII, il est indiscutable que le Tour du chœur, appellation communément donnée à Chartres à la clôture de chœur, a été réalisé selon un plan et un programme iconographique fixés dans les premières années de sa conception. Les modifications ultérieures ont essentiellement concerné l'abandon, après 1521, du style gothique adopté dans les deux premières travées au profit du style Renaissance, le déplacement pour des motifs liturgiques des portes d'accès au chœur de la troisième à la quatrième travée, et le remplacement en raison de contraintes matérielles de quelques groupes qui ne trouvaient pas leur place. Toutefois, aucune modification fondamentale dans la structure ni dans la mise en image n'est intervenue, les décisions prises par le chapitre cathédral dans le premier quart du 16e siècle ont été respectées jusqu'à l'achèvement des travaux deux cents ans plus tard en 1727, après la mort de Louis XIV. Ce fait est exceptionnel, compte tenu de l'ampleur de la réalisation et de la longueur des travaux.

Depuis le milieu du 13e siècle, le chœur est séparé de la nef par un jubé. Son édification, débutée vers 1230 ou 1240, s'achève avant 1260, l'année de dédicace de la cathédrale. Par la suite, le chapitre envisage de clore entièrement le choeur par une clôture. Celle-ci, en bois et à claire-voie, existe de fait en 1415, puisqu'on y termine l'aménagement de chambres pour les gardiens. Le 7 octobre 1482, Pierre Patin, un peintre, est mentionné, qui s'engage à en parfaire la décoration de fin or et azur.

Au début du 16e siècle, le chapitre envisage de doter l'édifice d'une clôture monumentale à l'instar des cathédrales de Paris et Amiens. En 1510, le projet est déjà lancé : offres et devis sont probablement présentés dès cette date car, le 11 octobre, un document perdu signale qu'un maçon du nom de Guillaume Charpentier propose ses compétences au chapitre. Le 19 décembre 1513, décision est prise de construire une clôture en pierre par les soins d'un maître-d'œuvre ; quelques mois plus tard Jehan de Beauce, qui a dirigé la reconstruction du clocher nord achevée en août précédent, est choisi pour assurer la conception architecturale du monument. Le chanoine Michel Manterne, chancelier et administrateur de l'œuvre Notre-Dame, est commis au suivi et à la surveillance des travaux, ainsi qu'à la composition du programme iconographique des scènes historiées de la galerie supérieure.

Aspect d'origine de la claire-voie (ancienne chapelle Saint-Martin, deuxième travée sud).Aspect d'origine de la claire-voie (ancienne chapelle Saint-Martin, deuxième travée sud).Les travaux débutent très vite : le parti adopté est d'élever la maçonnerie générale d'ouest en est à partir de la croisée, en encerclant les deux côtés du choeur, et d'assurer la jonction du mur vers l'abside. En septembre 1514, les travaux sont bien avancés : François Dugué, tailleur de pierre qui a travaillé au clocher nord, commence la décoration de la chapelle Saint-Guillaume, la plus proche du transept au nord. Quatre chapelles sont ménagées entre les deux murs, de chaque côté aux première et deuxième travées. Au nord, la chapelle Saint-Guillaume est terminée pour la fête de Pentecôte de 1515 et la suivante, dédiée à Saint-Jean l’Évangéliste, le 18 janvier 1517. Au sud, dans la première travée, la chapelle Saint-Lubin à laquelle on accède alors librement par une baie pratiquée à la troisième section, maintenant condamnée, est dédicacée vers la fin de l'année 1519 et la chapelle Saint-Martin, dont la porte flamboyante s'orne d'une figurine de Vierge à l'Enfant, vers 1521.

Décor d'oiseaux picorant des fruits et coquilles, chute d'objets, Sainte Chemise et date 1529 (claire-voie, cinquième travée sud).Décor d'oiseaux picorant des fruits et coquilles, chute d'objets, Sainte Chemise et date 1529 (claire-voie, cinquième travée sud).Très tôt et jusqu'au début des années 1530, une équipe de sculpteurs cisèle le décor du soubassement et de la claire-voie. Vingt-neuf dates, gravées dans des cartouches, parfois très discrètement, rappellent leur passage et permettent de suivre la conduite des travaux. 1521 portée à la quatrième travée méridionale est la date la plus ancienne ; 1532, à la treizième travée nord, année qui rappelle le déplacement de la porte d'accès au choeur, constitue la date extrême.

Parallèlement, les grandes scènes sculptées sont mises en place, dans le souci constant de compléter conjointement les deux côtés de la clôture. Les huit groupes des deux premières travées nord, de l'Apparition du Christ à sa mère au Couronnement de la Vierge, sont installés sous les arcades de la galerie supérieure à la fin de l'année 1516.

Nativité de la Vierge (Jehan Soulas, 1519).Nativité de la Vierge (Jehan Soulas, 1519).

Ceux qui leur font pendant au sud, de l'Annonce de la naissance de la Vierge à Joachim à l'Annonciation, sont exécutés entre 1519 et 1521 par Jehan Soulas, auquel on attribue également les cinq scènes suivantes, achevées vers 1535. En même temps, sont montés les dais d'architecture (ou baldaquins) qui les surmontent, les statues et les statuettes des contreforts. Car, sans doute travaillait-on à la fois sur les grands groupes, la statuaire secondaire et le décor supérieur dans une même travée.

En 1527, deux escaliers étroits en vis sont construits au sud dans la clôture qui s'ouvrent dans le déambulatoire sur deux portes flamboyantes. La première porte près de la croisée permet d'accéder à l’escalier du réveille-matin (carillon de clochettes suspendues aux baldaquins). La seconde, percée sous le cadran à la troisième travée, mène au mécanisme de l'horloge astrolabique. D'après une délibération capitulaire du 2 janvier 1527, il semble que cette horloge ait été la première installée dans la cathédrale. Terminée vers 1528 et totalement intégrée dans la clôture, elle est dotée d'un mécanisme sophistiqué issu des grandes innovations scientifiques de la Renaissance. Le mécanisme et le cadran polychrome présenté par deux anges (peut-être trois à l'origine) sont placés au niveau des grandes scènes et la cage d'escalier est masquée par un fin décor de candélabres, trophées, profils antiques et amours musiciens. L'escalier (détruit) était éclairé par la minuscule fenêtre grillée qui a conservé sa ferronnerie d'origine. Le cadran et le décor se voient toujours ainsi que la partie haute de l'escalier situé à l'arrière.

L'horloge astrolabique. A gauche, le décor masque l'ancien escalier d'accès au mécanisme de l'horloge (troisième travée sud).L'horloge astrolabique. A gauche, le décor masque l'ancien escalier d'accès au mécanisme de l'horloge (troisième travée sud).

Au début des années 1520, l'intérieur du chœur est modifié et de nouvelles stalles sont placées dans les deux premières travées. Une dizaine d'années plus tard, en raison de leur nombre insuffisant, des stalles supplémentaires sont ajoutées dans leur prolongement, à la troisième travée, ce qui oblige à déplacer les accès originels latéraux au chœur, alors situés dans cette même travée, la porte septentrionale se trouvant sensiblement en face de la porte de la sacristie. Après l'installation des nouvelles stalles en 1531, les portes sont donc déplacées à la quatrième travée et les anciennes bouchées. Il est cependant aisé de retrouver leur situation primitive : au sud, l'ancienne ouverture coïncide avec la baie surmontée d'un arc en anse de panier, le seul de la clôture, orné de statuettes ; au nord, la section qui comporte au soubassement deux médaillons séparés par un large pilastre correspond à son emplacement.

A la mort de Jehan de Beauce en 1529, le chœur est clos. La jonction définitive s'est finalement opérée aux quatrième et cinquième travées méridionales. Mathurin Delaborde, peut-être l’associé de Jehan de Beauce, lui succède comme maître d’œuvre. Il eut probablement une certaine notoriété sur le plan local, puisqu'il est nommé deux ans plus tard maître des maçons de la ville de Chartres et de ses environs.

La Femme adultère (Jean Dedieu, 1678-1679).La Femme adultère (Jean Dedieu, 1678-1679).

En 1542-1544, deux groupes sculptés par François Marchand, la Présentation de Jésus au Temple et le Massacre des saints Innocents, sont placés au sud. Peu à peu, les scènes suivantes prennent place : dans la seconde moitié du 16e siècle, le groupe anonyme du Baptême du Christ longtemps attribué à Nicolas Guybert, puis de 1610 à 1612, sept scènes de la Vie publique et de la Vie du Christ ressuscité sculptées par Thomas Boudin. En 1678-1679, Jean Dedieu, puis en 1681-1683 Pierre Ier Legros réalisent les groupes de la Femme adultère et de la Guérison de l’aveugle-né. Au début du 18e siècle, l'installation de l’Entrée du Christ à Jérusalem par Jean-Baptiste II Tuby et les groupes de la Passion du Christ par Simon Mazière, quelques années plus tard, marquent l'achèvement de cette œuvre monumentale.

Les transformations du 18e siècle

En 1763, le jubé est détruit. Du même coup on supprime ses escaliers d'accès situés de part et d'autre de la croisée ainsi que les petits réduits, ménagés sous les volées, qui servaient de chambres aux marguilliers. La chapelle Saint-Lubin, peut-être déjà désaffectée, devient alors un logement de remplacement. L'autel est scellé en travers de l'ancienne baie d'accès et l'entrée se fait par la porte qui montait anciennement au réveille-matin, lui-même supprimé.

Le Tour du chœur est achevé depuis une quarantaine d'années quand le chapitre entreprend une nouvelle transformation du chœur dirigée par l'architecte Victor-Louis. Celle-ci concerne la décoration et l'aménagement intérieurs qui sont entièrement repris afin de s'adapter au goût moderne. L'apothéose sera la mise en place sur un monumental maître-autel d'un groupe en marbre, l'Assomption de la Vierge, dû au sculpteur Charles-Antoine Bridan. Les travaux vont s'échelonner de 1763 à 1789.

Statuette de femme tournée vers l'intérieur du choeur ; à gauche, le mur de soutènement élevé au 18e siècle (cinquième travée sud).Statuette de femme tournée vers l'intérieur du choeur ; à gauche, le mur de soutènement élevé au 18e siècle (cinquième travée sud).Cette opération d'envergure entraîne de profondes modifications dans l'aspect de la clôture et lui cause des préjudices irréversibles, en dénaturant la pensée primitive des concepteurs du 16e siècle. Un placage en marbre et stuc appliqué sur les piliers et l'entrecolonnement masque entièrement les pilastres ornementés et les statuettes du revers. Il mure également, sur la face tournée vers le chœur, les arcades des grandes scènes qui se trouvent plongées dans l'obscurité. Afin de soutenir la charge des lourds bas-reliefs de marbre blanc placés au-dessus des stalles, les ajours entre les meneaux de la claire-voie sont bouchés, un mur en arc déprimé est abaissé dans chacune des chapelles, entraînant la destruction de la moitié des voûtes dans le sens longitudinal et leur faisant perdre leur fonction, enfin, des murs sont élevés dans les deux chambres à la troisième travée les rendant inutilisables. L’escalier d’accès à l’horloge astrolabique, hors d'état de marche depuis longtemps, est supprimé. En 1788, les portes d'accès au chœur sont doublées en largeur et encadrées de stuc et les contreforts déplacés au milieu des sections à gauche et à droite des portes.

Revêtement mural appliqué entre 1786 et 1788.Revêtement mural appliqué entre 1786 et 1788.

Le Tour du choeur traverse la période révolutionnaire sans subir de dommages ni d'actes de vandalisme majeurs. Peut-être la disparition des têtes de quelques statues des grandes scènes et de statuettes des contreforts, est-elle cependant le résultat des désordres inhérents à cette époque troublée. Il se présente aujourd'hui tel qu'il devait être à la fin du 18e siècle.

Dénominations clôture de choeur
Aire d'étude et canton Chartres
Adresse Commune : Chartres
Adresse : 16 cloître Notre-Dame

La décision de construire une clôture de choeur monumentale en pierre est prise dans la première décennie du 16e siècle. La maîtrise d'oeuvre est confiée au maçon Jehan de Beauce qui a dirigé la reconstruction du clocher nord, achevée en août précédent. Les travaux débutent en 1514, la maçonnerie générale est élevée d'ouest en est à partir de la croisée et encercle les deux côtés du choeur qui est entièrement clos en 1529. L'ornementation du soubassement et de la claire-voie, de style gothique d'abord puis Renaissance, sculptée parallèlement, est terminée en 1529. La galerie supérieure, constituée de niches individuelles, est réservée aux scènes de la vie de la Vierge et de la vie du Christ ; les huit premières sont hissées à la fin de 1516 ou au début de 1517, leur succèdent quelques années plus tard les groupes de Jehan Soulas, puis en 1542-1544 ceux de François Marchand. Les groupes ultérieurs par Thomas Boudin, Jean Dedieu, Pierre 1er Legros, Jean-Baptiste II Tuby et Simon Mazière sont installés progressivement, suivant les circonstances et les disponibilités financières du chapitre. Les statues, statuettes et dais d'architecture sont exécutés et montés au fur et à mesure de la mise en place des scènes situées à l'étage inférieur. L'édification s'achève vers 1727, avec la pose des dernières statues d'évêques sur les contreforts.

Au milieu des années 1760, l'aménagement entrepris à l'intérieur du choeur va profondément bouleverser la structure et l'aspect de la clôture : un revêtement mural éclipse le décor, un mur est monté pour soutenir les reliefs monumentaux appliqués au-dessus des stalles, murant ainsi les arcades des scènes sur le côté orienté vers l'intérieur du choeur. La claire-voie est bouchée par des panneaux de plâtre et les portes latérales d'accès sont largement agrandies en déplaçant ou supprimant les pilastres d'origine. La clôture du choeur est heureusement peu dégradée pendant la Révolution et se présente aujourd'hui sensiblement telle qu'elle était avant la Révolution.

Période(s) Principale : 16e siècle , daté par source
Secondaire : 17e siècle , daté par source
Secondaire : 1ère moitié 18e siècle , daté par source
Dates 1514, daté par source
1519, daté par source
1528, daté par source
1542, daté par source
1610, daté par source
1679, daté par source
1683, daté par source
1713, daté par source
1727, daté par source
Auteur(s) Auteur : Manterne Michel,
Michel Manterne

Chanoine de la cathédrale Notre-Dame de Chartres au 16e siècle et commis de l'oeuvre, chargé de concevoir le programme iconographique de la clôture de choeur.


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concepteur, attribution par source
Auteur : Texier Jehan de, dit(e) Jehan de Beauce,
Jehan de Texier , dit(e) Jehan de Beauce ( - 1529)

Jehan Texier dit Jehan de Beauce est né avant 1474 et mort à Chartres en 1529. Il est connu dès la fin du 15e siècle et probablement alors établi dans le Maine : un « Jehan Texier, maçon » est cité dans les comptes de la ville du Mans en 1474. Il travaille ensuite à l'abbaye de la Trinité de Vendôme. En 1506, il est appelé à Chartres pour diriger la construction du clocher nord de la cathédrale. Après l'achèvement des travaux en 1513, le chapitre lui confie la conception de l'architecture de la clôture de chœur et la direction des travaux. Il reçoit, en même temps, la commande du pavillon de l'Horloge qui abrite le mécanisme de fonctionnement du timbre placé dans le nouveau clocher.


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architecte, attribution par source
Auteur : Delaborde Mathurin,
Mathurin Delaborde

Né à Chartres, il succède à Jehan de Beauce, mort en 1529, en tant que maître-d'oeuvre de la clôture de choeur de la cathédrale. En 1531, il est nommé maître des maçons de la ville de Chartres et de son bailliage. A partir de 1535, il il achève la construction du choeur de l'église Notre-Dame des Marais de La Ferté-Bernard (72).


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maître d'oeuvre, attribution par source
Auteur : Soulas Jehan,
Jehan Soulas

Établi à Paris au début du 16e siècle, Jehan Soulas travaille en 1503 à l'église Saint-Germain-l’Auxerrois sur un monument aujourd’hui disparu. Le contrat le nomme « maître ymagier ». En 1519, il est appelé à Chartres pour réaliser les premiers groupes situés du côté sud de la clôture de chœur et y reste probablement jusque dans les années 1535. Il meurt avant 1542 car il est qualifié de "deffunct" dans le marché passé cette année-là avec François Marchand, son successeur. En dehors de quelques dates et des ouvrages de Chartres, on ignore tout de sa vie et de ses autres réalisations.


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sculpteur, attribution par source
Auteur : Marchand François,
François Marchand (c. 1500 - 1551)

Né à Orléans vers 1500, fils du sculpteur Aubert Marchand, François Marchand travaille d’abord dans sa ville natale où il restaure en 1542 une statue de Jeanne d’Arc. La même année, il conclut un contrat avec le chapitre de la cathédrale de Chartres pour la réalisation de deux groupes et d’un relief de la clôture de chœur, puis décore le jubé et l'autel de l'église abbatiale de Saint-Père-en-Vallée (dont quelques éléments sont conservés au musée du Louvre et au musée des Beaux-Arts de Chartres). Il s’installe ensuite à Paris où, sous la direction de Philibert De l’Orme, il prend en charge la sculpture des statues du tombeau de François Ier et de Claude de France. Il meurt, probablement à Paris, en 1551.


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sculpteur, attribution par source
Auteur : Boudin Thomas,
Thomas Boudin (c. 1570 - 1637)

Fils de Guillaume Boudin, sculpteur sur bois, Thomas Boudin s’initie très tôt à la technique de la taille du bois. Mis en apprentissage chez le sculpteur Mathieu Jacquet en 1584, il étend sa formation à la sculpture de la pierre et du marbre et commence sa carrière à la Cour en 1606 où il devient sculpteur du roi. Il passe deux ans à Chartres pour sculpter sept groupes destinés à la clôture du chœur de la cathédrale mais travaille essentiellement sur des monuments parisiens (hôtel de ville, diverses églises) et à l'abbaye royale de Saint-Denis.


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sculpteur, signature
Auteur : Dedieu (sculpteur) Jean,
Jean Dedieu (sculpteur) (1646 - 1727)

Né en 1646 à Arles, fils d’un menuisier, il se forme d'abord dans sa ville natale. Il passe ensuite deux années à Rome afin d'étudier les chefs-d’oeuvre, entre en 1664 dans l'atelier de Michel Péru à Avignon, séjourne en 1670 à Paris et revient finalement travailler à Arles. En 1678, il est appelé à Chartres pour sculpter le groupe de La Femme adultère ornant la clôture de choeur de la cathédrale et se fixe ensuite à Paris : sculptures pour l'hôtel de Vendôme, l'hôtel des Invalides et pour les châteaux royaux de Versailles, Trianon et Marly.


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sculpteur, attribution par source
Auteur : Legros Pierre Ier,
Pierre Ier Legros (1629 - 1714)

Né à Chartres en 1629, il est élève du sculpteur Jacques Sarazin. Il est agréé à l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1663, devient académicien en 1666 puis professeur en 1702. Nommé sculpteur du roi, il travaille principalement à la décoration du château et du parc de Versailles et meurt à Paris en 1714. Il est le père du sculpteur Pierre II Legros qui fit sa carrière à Rome.


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sculpteur, attribution par source
Auteur : Tuby Jean-Baptiste II,
Jean-Baptiste II Tuby (1669 - 1735)

Fils du sculpteur d'origine italienne Jean-Baptiste Tuby (1635-1700) dit le Romain, il travaille à des décors pour des édifices parisiens et les châteaux royaux de Versailles et Marly. En 1703-1705, il réalise le groupe de L'Entrée du Christ à Jérusalem pour la clôture de choeur de la cathédrale de Chartres.


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sculpteur, attribution par source
Auteur : Mazière Simon,
Simon Mazière (1648 - c. 1722)

Né à Pontoise en 1648 dans une famille de sculpteurs, il est mentionné dans les comptes des bâtiments de Louis XIV à partir de 1679. Il consacre presque toute son activité aux commandes officielles et, bien qu'il n'ait pas suivi le parcours académique, il travaille aux châteaux royaux de Versailles, Marly, Meudon et Fontainebleau, pour lesquels il sculpte principalement des décors de jardin, et à Paris à l'hôtel des Invalides. Il est connu jusqu'en 1720.


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Auteur : Magnier Laurent,
Laurent Magnier (1618 - 1700)

Né à Paris, il débute la sculpture auprès de son père, avant de partir pour Rome en 1638. Il travaille à Paris et à Versailles et sculpte avec son fils, en 1678-1679, des dais d'architecture ornant la clôture de choeur de la cathédrale de Chartres


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Auteur : Magnier Philippe,
Philippe Magnier (1647 - 1715)

Fils du sculpteur Laurent Magnier, il sculpte avec son père, en 1678-1679, des dais d'architecture ornant la clôture de choeur de la cathédrale de Chartres. L'essentiel de son travail est consacré aux décors du château de Versailles.


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sculpteur, attribution par source

Le Tour du chœur constitue une véritable muraille de pierre sculptée. Il se dresse à plus de six mètres de hauteur en s'adossant aux piles et aux colonnes, et se développe sur une centaine de mètres, enserrant la partie droite et l'abside du chœur. Ainsi isolé du reste de l'édifice, il n'est accessible que par la croisée du transept et par les deux portes latérales ouvrant sur le déambulatoire à la quatrième travée au nord et au sud.

La construction est harmonieuse et régulière ; la lecture, qui s'effectue traditionnellement du sud au nord, est possible dans les deux sens, vertical et horizontal. En élévation, l'appui fourni par chaque support du 13e siècle est renforcé par un contrefort massif en saillie qui l'englobe entièrement et délimite naturellement des registres verticaux, ou travées, quinze au total sur le pourtour. L'épaulement est renforcé, dans chaque travée, par des petits contreforts qui subdivisent l'espace en sections. Celles-ci sont au nombre de quatre par travée droite et seulement deux dans la courbure absidale, où les supports sont plus rapprochés en raison des contraintes architecturales.

La muraille enveloppante se trouve ainsi clairement rythmée par les gros contreforts portant des statues d’ecclésiastiques surmontées de dais, et par les petits contreforts où se superposent plusieurs étages de statuettes.

Sur le plan horizontal, quatre niveaux se succèdent. Le soubassement, à la partie inférieure, forme le mur de soutènement ; il est souligné par une corniche à hauteur d'appui et orné de faux fenestrages ou de médaillons séparés par des pilastres. Au second niveau, s'élève l'ancienne claire-voie, au sobre décor dans les deux premières travées nord et sud et qui s'épanouit ensuite sur les pilastres, les montants et les corniches en un répertoire complet d'ornements décoratifs. Les ajours entre les meneaux sont aveugles, bouchés par des panneaux de plâtre. L'aspect primitif des ouvertures est partiellement conservé dans l'ancienne chapelle Saint-Martin située dans la seconde travée méridionale. Au-dessus, la galerie majestueuse déroule la succession des niches individuelles dans lesquelles s'inscrivent les grands groupes sculptés. A la partie supérieure, les dais d'architecture, véritable dentelle de pierre habitée de petits personnages et d'animaux fabuleux, couronnent l'ensemble.

La structure interne est constituée, au nord et au sud, d'un mur double dans les trois premières travées, délimitant des espaces à l'origine aménagés en chapelles. Dans la troisième travée, le mur qui était à l'origine un mur simple édifié vers le déambulatoire, fut très tôt doublé d'un second mur appuyé sur les dossiers des stalles placées à l'intérieur du chœur ; ces nouveaux espaces furent attribués aux marguilliers. A partir de la quatrième travée et dans la partie tournante, le mur est unique, d'une épaisseur variable supérieure au mètre, et épaulé sur les deux faces par des petits contreforts.

La clôture est percée de portes, quatre au sud et trois au nord, qui donnent maintenant accès à des remises. Au sud, la porte la plus proche de la croisée ouvrait sur l'escalier menant au réveille-matin, la suivante dans la deuxième travée donnait sur la chapelle Saint-Martin, la troisième sur l'escalier menant au mécanisme de l'horloge astrolabique, et la dernière, plus étroite, sur une chambre de marguillier. Aux deux premières travées nord après la croisée, les portes ouvraient sur les chapelles et, à la troisième, sur une chambre de gardien.

La travée du rond-point où passe l'axe de symétrie de la clôture rompt le rythme architectural et l'unité de l'ensemble. Si la partie inférieure est également ornée d'une claire-voie, l'espace situé au-dessus est dépourvu de baldaquins et ouvert sur le chœur. Jusqu'au 18e siècle, l'épaisseur du mur, qui forme une plate-forme, servait à l'exposition de reliques de martyrs chartrains. L'ouverture est maintenant obstruée par une épaisse maçonnerie. Au-dessus sont exposés des groupes et des statuettes de provenance inconnue, dont une Charité de saint Martin, qui pourrait provenir de l'autel de l'ancienne chapelle du Tour du chœur.

La galerie supérieure est animée par les loges individuelles, à l'origine des arcades sans fond. Cette disposition qui favorisait l'éclairement du chœur en laissant pénétrer la lumière du jour, permettait d'apprécier le revers des statues. Les dimensions des arcades sont analogues hormis celles, plus réduites en raison de l'encombrement de la pile, des niches proches de la croisée. Quarante scènes à plusieurs personnages ont pris place : quatre dans les travées droites et deux dans les travées de la partie courbe du chœur, à l'exception de l'Entrée du Christ à Jérusalem qui se développe sur deux niches et de l’Érection de la Croix sur une niche double. En ce qui concerne l'organisation des scènes, le contraste est saisissant entre les niches aérées du sud et celles du nord parfois encombrées de personnages. Le fond est à présent obturé, mais les niches sont toujours ouvertes latéralement et communiquent entre elles. Avant les remaniements du 18e siècle, il était aisé de circuler d'une scène à l'autre par un passage qui existe encore dans les deux premières travées méridionales. Les personnages sont figurés en petite-nature, c'est-à-dire d'une hauteur de 1,30 mètre à 1,40 mètre, la hauteur des niches sous voûte ne permettant pas d'introduire des figures grandeur nature.

Les matériaux utilisés pour la structure sont essentiellement la craie de Vernon (Eure), fine et blanche, pour les parties basses et la pierre de Saint-Leu (Oise), plus jaune, pour les parties hautes. Les groupes sont en pierre de Tonnerre (Yonne) (groupes de Jehan Soulas, François marchand, Pierre Legros, Jean-Baptiste Tuby et Simon Mazière), en pierre de Saint-Aignan (Loiret) (Baptême du Christ et groupes de Thomas Boudin) et en calcaire de Marboué (Eure-et-Loir) (La Femme adultère). La pierre choisie pour l'exécution des premiers groupes du côté nord n'est pas identifiée. La polychromie n’a semble-t-il jamais été envisagée : les textes, pourtant précis, des commandes n’en font pas mention et l’examen des œuvres n’en révèle aucune trace. Par contre, des badigeons ont été appliqués ponctuellement (dais d'architecture, grands groupes et claire-voie) afin d'harmoniser et d'uniformiser les différentes teintes de pierre.

Aspect d'origine

Le Tour du chœur a été conçu pour être traversé et éclairé par le jour d'un côté du déambulatoire à l'autre, au niveau des grands groupes dont les arcades étaient ouvertes sur le choeur : ceux-ci étaient donc visibles des deux côtés, ce qui devait créer d'extraordinaires jeux d'ombres et de lumières. De même, à l'origine, des statuettes (et peut-être des statues) ornaient le revers des contreforts ; la claire-voie de la partie rectiligne de la clôture était ajourée et sa face tournée vers l'intérieur du chœur, sculptée avec la même finesse sur toute la hauteur des meneaux.

Le mur appliqué au 18e siècle au fond des arcades est constitué de mortier à base de ciment et de briques rouges. Dans l'épaisseur des murs, après la strate de briques rouges, a été employé un remblai à base de pierre, mortier et brique rouge.

Catégories sculpture
Matériaux calcaire
Précision dimensions

Dimensions non prises. La clôture se développe environ sur 100 mètres de longueur et six mètres de hauteur.

Iconographies vie de la Vierge, scène biblique, cycle narratif
vie du Christ, scène biblique, cycle narratif
rencontre à la Porte Dorée
sainte Anne
Joachim
Mariage de la Vierge
songe de Joseph
Miracle du Christ
Passion
Vierge de douleur
vie du Christ ressuscité
Pentecôte
les apôtres
ange
fenestrage, ornementation
candélabre
Précision représentations

L'ornementation de la claire-voie et du soubassement est un témoignage idéal du riche décor fleuri de la première Renaissance. Les ornements décoratifs sont sculptés en relief plus ou moins accusé : fenestrages dans les premières travées nord et sud, puis motifs de candélabres, symboles religieux, génies, oves, arabesques, rinceaux, festons, volutes, putti, pilastres, grotesques, dauphins, chevaux marins, chutes d'objets de toute nature, trophées, vases de toutes formes, cornes d'abondance, animaux fabuleux, satyres et naïades enlacés dans des rinceaux, des rubans et des guirlandes. Sur le plan local, l'ornementation de la claire-voie est proche du décor de l'escalier, terminé en 1520, de l'aile Longueville du château de Châteaudun.

Les quarante grands groupes illustrent des scènes de la vie de la Vierge et de la vie du Christ, les statues des contreforts figurent essentiellement des évêques et les statuettes, une grande variété de personnages (voir l'annexe programme iconographique).

Inscriptions & marques date, sur l'oeuvre
signature, sur partie rapportée
inscription concernant l'iconographie, sur l'oeuvre
graffiti, sur l'oeuvre
Précision inscriptions

29 dates sont portées sur la claire-voie et le soubassement, de la quatrième à la treizième travée : 1521 (1 fois), 1525 (1 fois), 1527 (7 fois), 1528 (7 fois), 1529 (12 fois), 1532 (1 fois) - Signature et date : T.BOUDIN..MIL.VIc.XII et T.BOUDIN..MIL.VIc.XI (sur des plaques en marbre noir rapportées sur le bord de la niche des scènes de La Cananéenne et des Pèlerins d'Emmaüs) - Inscriptions concernant l'iconographie en lettres gothiques sur le bord des niches des huit premières scènes du côté nord : COME. IHESUCHRIST. RESSUSCITE. APAROIST. ALA. VIERGE. MARIE. - COME. NOSTRE. SEIGNEUR. MONTE. ES. CIEUX - COME. LE. SAINT.ESPRIT. DESCENT. SUS. LES. APOTRES - COME. NOSTRE.DAME. ADORE. LA.CROIX - CEST. LE. TRESPASSEMENT. NOSTRE.DAME - LE. PORTEMENT. NOSTRE. DAME - LE. SEPULCRE.DE. NOSTRE.DAME - LE. COURONNEMENT. NOSTRE.DAME.

États conservations manque
oeuvre restaurée
Précision état de conservation

De nombreuses statuettes ont disparu, nombreux manques et fissures dans les grandes scènes et les dais d'architecture.

Dans le cadre des grands travaux de restauration engagés dans la cathédrale depuis 1974, qui redonnent peu à peu son éclat originel à l’édifice, la restauration du Tour de choeur est apparue indispensable compte tenu de son état général d’altération. La première intervention a consisté en un dépoussiérage de l’ensemble réalisé en 1995, suivi de la restauration de la polychromie du cadran de l'horloge en 2006, de la reconstitution du mécanisme de l'horloge (inauguration en mai 2010) et de la restauration de la travée entière de l'horloge en 2008-2009.

Ces premières interventions ont abouti à un constat préoccupant : encrassement profond, nombreuses lacunes et dégradations (cassures, brisures, éclats, innombrables graffitis) et par endroits, désagrégation de la pierre ; ce qui a permis de définir les interventions à prévoir : dépoussiérage, nettoyage, reprise de ragréages, fixation de certaines statues à l'aide de gougeons en fibre de verre, recollage d'éléments fragilisés ou détachés, traitement des microfissures, consolidation des badigeons, réintégration d’éléments manquants découverts essentiellement lors de la réfection du chœur et du déambulatoire, réalisée de 2009 à 2011.

A l'issue de plusieurs diagnostics et études de restauration réalisés sur la totalité de la clôture, la Conservation régionale des Monuments historiques de la DRAC Centre-Val de Loire a débuté les travaux en mai 2015. Les quatre premières travées méridionales ont d’ores et déjà retrouvé leur splendeur ; le chantier actuel (février 2018-novembre 2019) concerne les huit travées suivantes (jusqu'à la scène de la Flagellation du Christ). Les travaux devraient se poursuivre encore quelques années jusqu'à l'achèvement complet de la restauration à l’issue de laquelle l’ensemble retrouvé sera mis en valeur par un éclairage approprié.

Statut de la propriété propriété de l'Etat
Intérêt de l'œuvre À signaler
Protections classé MH, 1862
Précisions sur la protection

Liste de 1862.

Annexes

  • Programme iconographique

    Les grands groupes sculptés

    Pour réaliser les grandes scènes, le chapitre fait appel à des artistes reconnus, ymagiers ou sculpteurs, qui évoluent dans le milieu parisien. Ceux-ci ont cependant peu d’initiative et de libre choix dans l'exécution des travaux : les quatre marchés qui subsistent, témoignent de la précision et de la prudence avec lesquelles les chanoines rédigeaient les termes des contrats. Ils étaient minutieusement établis, des descriptions écrites et des dessins des scènes à exécuter étaient souvent joints aux commandes.

    Le chanoine Michel Manterne, chargé de concevoir le programme iconographique, opte dans un premier temps pour des récits tirés de l'Ancien Testament répartis en quarante scènes sous les arcades et vingt-huit médaillons au soubassement. Le projet concernant les groupes est rejeté dès mars 1515 en raison d'un incident survenu dans la cathédrale. Un placard, dont le contenu est jugé hérétique, est apposé sur un pilier semant l'effroi et le doute. Dans le but de renforcer le culte marial menacé, les chanoines décident de consacrer l'ensemble des groupes à l'Histoire de la Vierge, thème de prédilection du 16e siècle.

    Une sélection des scènes est réalisée dès l'élaboration du programme : sans doute choisit-on les épisodes les plus didactiques. Néanmoins, des changements et des ajustements seront fréquemment nécessaires, liés à l'exiguïté des niches trop étroites ou trop basses pour abriter des scènes de grande envergure, telles la Cène ou la Crucifixion pressenties, et finalement non réalisées.

    Malgré une évidente évolution artistique due à la durée de la construction, il est manifeste que les chanoines ont toujours souhaité conférer à l’ensemble une réelle unité, et les sculpteurs se sont efforcés de respecter les principes de la conception initiale. Le marché passé avec François Marchand en 1542 stipule en effet que le sculpteur doit représenter les figures "de la grandeur et haulteur de celles que a faict par cy devant, audit tour du cueur, deffunct maistre Jehan Soulas, et aussi bonnes ou meilieures que icelles, tant au plain que à la taille". Plusieurs scènes exécutées entre 1713 et 1716 par Simon Mazière présentent ainsi un caractère archaïque qui situerait volontiers leur exécution un siècle plus tôt.

    Les influences et les sources d’inspiration sont variées. Les premières scènes au nord gardent encore un esprit nettement médiéval, les influences germaniques et de la Renaissance italienne sont présentes et se côtoient parfois dans une même scène. Le maniérisme tardif est sensible dans les groupes exécutés au 17e siècle par Thomas Boudin. Les sculpteurs se sont souvent inspirés des peintres anciens, dont les œuvres ont été largement popularisées par les gravures.

    Le cycle narratif qui se déroule du sud au nord débute par l'Annonce de la naissance de Marie à ses parents pour s'achever par son Couronnement au Ciel et son Triomphe aux côtés de la Sainte Trinité. Après la Nativité, la vie du Christ vient se superposer à la vie de la Vierge et celle-ci disparaît des représentations. Elle est de nouveau figurée dans les scènes postérieures à la Crucifixion. Paradoxalement, la chronologie de l'exécution ne correspond pas à celle de l'histoire puisque les premières scènes réalisées concernent les derniers instants de la Vierge.

    Les scènes placées dans la première travée sud relatent les épisodes qui constituent le prélude de la naissance de la Vierge : l'Annonce de sa naissance à son père puis à sa mère, sa conception merveilleuse lors de leur Rencontre à la Porte Dorée de Jérusalem et les instants qui suivent immédiatement sa naissance. Ces quatre groupes sont exécutés par Jehan Soulas en pierre de Tonnerre. Le contrat passé le 2 janvier 1519 prévoit que les statues seront sculptées dans son atelier parisien et mises en place dans l'année, à ses frais. Se succèdent ensuite les groupes de la Présentation de la Vierge au Temple, de son Mariage avec Joseph et de l'Annonciation de la naissance du Christ, commandés le 3 mars 1520 de nouveau à Soulas, et terminés dans les premiers mois de 1521. L’existence de ce marché est connue par le chanoine Estienne à la fin du 17e siècle, qui le signale dans un document perdu. Les cinq représentations suivantes, dont les contrats de commande ne nous sont pas parvenus, possèdent des analogies stylistiques évidentes avec les précédentes. Elles peuvent être attribuées sans conteste à Soulas et probablement exécutées entre 1521 et 1535. Avec la Visitation et le Songe de Joseph s'achève la période d'attente de la naissance de Jésus. La Nativité et le relief de l’Annonce aux bergers, la Circoncision et l'Adoration des Mages, scène après laquelle la Vierge va s'effacer derrière son Fils, sont les premiers moments de la Vie terrestre du Christ.

    Après une interruption d'une dizaine d'années, la Présentation de Jésus au Temple et le Massacre des saints Innocents sur ordre du roi Hérode Le Grand, ainsi que le bas-relief de la Fuite en Égypte sculpté sur le pilier, sont placés dans les deux dernières niches de la quatrième travée. Le sculpteur François Marchand en a reçu la commande le 12 septembre 1542 ; l'exécution est brillante et témoigne d'une technique accomplie.

    Le cycle de la Vie publique commence avec le Baptême du Christ ; l'auteur en est inconnu et le groupe fut longtemps attribué sans certitude à Nicolas Guybert. Probablement mis en place dans la seconde moitié du 16e siècle, il s’inscrit dans la tradition de l’École française issue de la Renaissance. C'est une œuvre belle et fine, réalisée par un sculpteur de talent.

    Les trois Tentations dans le désert, le miracle de la fille de La Cananéenne et la Transfiguration, sont sculptés en pierre de Saint-Aignan par Thomas Boudin en 1611-1612. Il est le seul sculpteur à travailler des deux côtés de la clôture, du côté nord d'abord pour les scènes de la Résurrection, puis du côté sud pour ces trois groupes.

    Il faut attendre plus d'un demi-siècle pour admirer le groupe de la Femme adultère réalisé par Jean Dedieu en 1678-1679. Il est étonnant que cet Arlésien ait été appelé à Chartres alors qu'il se trouvait en Provence. Il jouissait sans doute déjà d'une solide réputation ; il existait en outre depuis le 13e siècle une tradition d’artistes provençaux venant travailler au décor de la cathédrale. Le groupe de la Guérison de l'aveugle-né est réalisé quelques années plus tard en 1681-1683, par Pierre Ier Legros, Chartrain de naissance. La scène de l'Entrée du Christ à Jérusalem par Jean-Baptiste II Tuby est installée au printemps 1705 malgré la destruction d'une statue tombée au cours de la pose et qu'il fallut rapidement refaire.

    Simon Mazière est le sculpteur de la Passion du Christ. Il réalise les sept scènes les plus dramatiques, dont la grande représentation de l'Érection de la Croix placée au-dessus de la porte nord d’accès au chœur. Comme dans le cas de Thomas Boudin, le choix des scènes de la première commande n’a pas respecté la chronologie du récit : L’Agonie du Christ au jardin de Gethsémani, le Baiser de Judas et Jésus comparaissant devant Pilate datent de 1716, la Flagellation est posée en 1713, le Couronnement d’épines en 1715, l'Érection de la Croix et la Déploration occupent les niches en 1714.

    Thomas Boudin exécute en 1610-1611 les quatre scènes de la treizième travée : la Résurrection, les saintes Femmes au Tombeau et les scènes de l’Apparition aux Pèlerins d’Emmaüs et de l’Apparition à saint Thomas.

    Aux dernières travées nord, deux scènes figurent les ultimes moments de la Vie terrestre du Christ avec l'Apparition à sa mère, à la fois retrouvailles et adieu, et l'Ascension. Les derniers groupes sont dédiés à la Vierge : la Pentecôte, point de départ de la mission des Apôtres, l’Adoration de la Croix et les derniers instants, la Dormition, les Funérailles, puis la Résurrection et le Couronnement. Terminées vers 1516, ces huit scènes qui achèvent le récit, dénotent une sécheresse encore médiévale. Elles furent de fait les premières sculptées, probablement par l’un des tailleurs de pierre ayant travaillé aux sculptures ornementales du clocher nord.

    Les statues

    Les gros contreforts portent seize majestueuses statues d'ecclésiastiques (d'une hauteur maximale de 1,60 m) couronnées de dais, mises en place peu à peu. Dieu le Père, le premier au sud à la croisée, coiffé de la tiare et tenant le globe du monde, semble inviter le fidèle à la révélation des Mystères. L'évêque Fulbert, près du rond-point, présente le plan de la cathédrale du 11e siècle, dont il fut le bâtisseur. Thomas Boudin, seul sculpteur connu de ces grandes figures, exécute en 1611 l’évêque situé entre la Résurrection du Christ et la Déploration.

    Les statuettes

    Sur la face de la clôture tournée vers le déambulatoire, 84 statuettes (de hauteur variant entre 35 et 60 cm) sont encore en place sur les 136 prévues à l'origine, posées au fur et à mesure de l'achèvement des travées. Leur nombre total était considérablement plus élevé, puisque des statuettes étaient placées à l'intérieur du choeur, et ont disparu lors des travaux du 18e siècle. Toutes anonymes, elles ne semblent pas obéir à un programme iconographique précis mais illustrent la société contemporaine de leur exécution : bourgeois, magistrats de la cité, paysans, anges, apôtres, prêtres, religieuses, pèlerins, femmes pleurantes drapées à l'antique, musiciens, Vices et Vertus...

    L'ornementation

    Élevée dans la période de passage des formes gothiques aux formes Renaissance, la clôture, encore médiévale dans sa conception, mêle et juxtapose les éléments flamboyants à l’ornementation Renaissance adoptée définitivement vers 1528 à la troisième travée sud. Le catalogue ornemental puise ses sources en Italie, aux châteaux de Gaillon et de Blois, mais révèle de notables différences d’exécution et de maîtrise. Il suggère donc d’importants échanges d’artistes faisant probablement de la clôture de Chartres un grand chantier d’église de la première Renaissance.

    L'ornementation du soubassement et celle de la claire-voie se complètent si parfaitement qu'il est certain que les deux niveaux font partie de la même campagne de construction. Le choix des sujets s'inscrit dans le courant artistique qui a assimilé les influences rapportées d'Italie par Louis XII et François Ier.

    Dans le projet initial de la décoration du soubassement, l'ensemble des médaillons était consacré à des récits extraits de l'Ancien Testament. Les seize premiers en partant du sud en sont issus et racontent l'histoire de David, Daniel, Moïse, Gédéon, Samson, Abraham et Jonas, à l'exception du médaillon légendaire de la Levée du siège mis par le Normand Rollon devant Chartres en 911. Les travaux d’Hercule, préfiguration du Christ, leur font suite puis sept médaillons, à l’origine non prévus, consacrés à l'Antiquité romaine et particulièrement aux empereurs, identifiés par une inscription. La série se termine par le profil d’un homme que la tradition identifie avec Louis XII. Là encore, les artistes sont inconnus, mais il est certain qu'il y eut plusieurs mains comme en témoigne la différence de qualité entre les médaillons.

    Malgré des variantes notables, l'exubérant décor des dais d'architecture présente une évidente unité. Les derniers réalisés dans le premier quart du 18e siècle ont été traités dans le même esprit que les premiers, exécutés deux siècles plus tôt. Dans les deux premières travées gothiques, ils sont habités de musiciens et de sirènes, petits sujets insoupçonnables du sol. Quelques artistes qui ont travaillé aux couronnements à la fin du 17e et au début du 18e siècle sont connus. Laurent Magnier et son fils Philippe réalisent en 1678 et 1679 les baldaquins de la niche de la Femme adultère, Claude Augé, sculpteur lyonnais engagé à la réfection du clocher nord, travaille ensuite sur quelques ornements jusqu'en 1716, Louis Delagrange et Martin Dangerville enfin reçoivent plusieurs commandes de 1705 à 1723.

  • Sources et bibliographie

    Documents d'archives

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    Archives départementales d'Eure-et-Loir. Série G ; 197 (1530-1543), fol. 503 v°-504. Clergé séculier avant 1790. Chapitre Notre-Dame de Chartres.

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    Archives départementales d'Eure-et-Loir. Série G ; 249 (1608-1612), fol 193 v°-195 (2 juin 1610) et fol. 351 v°-352 v° (20 août 1611). Clergé séculier avant 1790. Chapitre Notre-Dame de Chartres.

    Archives départementales d'Eure-et-Loir. Série G ; 296. Clergé séculier avant 1790. Chapitre Notre-Dame de Chartres.

    Archives départementales d'Eure-et-Loir. Série G ; 329 fol. 395 v°. Clergé séculier avant 1790. Chapitre Notre-Dame de Chartres.

    Archives départementales d'Eure-et-Loir. Série G ; 340 (1554-1696), 19-81. Clergé séculier avant 1790. Chapitre Notre-Dame de Chartres.

    Archives départementales d'Eure-et-Loir. Série G ; 403 (notes de Claude Estienne, chanoine de la cathédrale de 1677 à 1687 et de 1693 à 1723). Clergé séculier avant 1790. Chapitre Notre-Dame de Chartres.

    Archives départementales d'Eure-et-Loir. Série G ; 404. Clergé séculier avant 1790. Chapitre Notre-Dame de Chartres.

    Archives départementales d'Eure-et-Loir. Série G ; 418. Clergé séculier avant 1790. Chapitre Notre-Dame de Chartres.

    Archives départementales d'Eure-et-Loir. Série G ; 419 bis. Clergé séculier avant 1790. Chapitre Notre-Dame de Chartres.

    Archives départementales d'Eure-et-Loir. Série G ; 423. Clergé séculier avant 1790. Chapitre Notre-Dame de Chartres.

    Archives départementales d'Eure-et-Loir. Série G ; 424 (1674-1682). Clergé séculier avant 1790. Chapitre Notre-Dame de Chartres.

    Archives départementales d'Eure-et-Loir. Série G ; 1484 ( 1658-1681). Clergé séculier avant 1790. Chapitre Notre-Dame de Chartres.

    Archives départementales d'Eure-et-Loir. Série G ; 1485. Clergé séculier avant 1790. Chapitre Notre-Dame de Chartres.

    Archives départementales d'Eure-et-Loir. Série G ; 1486. Clergé séculier avant 1790. Chapitre Notre-Dame de Chartres.

    Archives départementales d'Eure-et-Loir. Série G-supplément ; 1517, 1er janvier : Bulle du Pape Léon X promulguant des indulgences en faveur de ceux qui viendront prier en l’Église de Notre-Dame le jour de l’Annonciation et par leurs offrandes contribueront à l’achèvement du Tour du choeur. Clergé séculier avant 1790. Chapitre Notre-Dame de Chartres.

    Bibliothèques de Chartres. Ms 1009 (registres capitulaires, années 1656, 1701-1702, 1703, 1704-1705, 1707-1709, 1712, 1712-1714, 1715-1717, 1722-1723, 1727 et 1730). Registre des délibérations du chapitre cathédral de Chartres.

    Bibliothèques de Chartres. Ms 1016, détruit en 1944 (registres capitulaires). Notes prises par Léger François Brillon, chanoine de la cathédrale de 1701 à 1739. Registres capitulaires de la cathédrale de Chartres.

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Références documentaires

Bibliographie
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  • JOUANNEAUX, Françoise. Le Tour du choeur de la cathédrale de Chartres. Orléans : AREP-Centre/Société Archéologique et Historique de l’Orléanais, 2000. (Images du Patrimoine 204).

  • Bibliographie : merci de consulter l'Annexe.

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