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Créations (recherches personnelles) de Jean Mauret réalisées de 1969 à 1982

Dossier IM00000110 réalisé en 2015

En France, durant les années 1945-1970, la plupart des créations de vitraux est confiée à de grands ateliers de verriers (Jacques Le Chevallier, Max Ingrand, Nicolas Lorin, Jean-Jacques Gruber, Simon Marq, Paul Bony…) qui proposent généralement des verrières abstraites et dont les œuvres, soumises aux vœux des Monuments historiques, se doivent d’être discrètes et respectueuses des édifices. Cette situation conduit parfois à la réalisation d’œuvres ternes et peu originales.

Certains verriers de cette période parviennent néanmoins à produire des œuvres remarquables, en particulier Max Ingrand (1908-1969), Jean-Jacques Gruber (1903-1988), Gabriel Loire (1904-1996) et Henri Guérin (1929-2009).

Face à la demande urgente des travaux d’après-guerre (il faut remplir les baies) et à la faiblesse créative de certaines œuvres de verriers, il est décidé de faire appel ponctuellement à des peintres contemporains. Cette décision est prise sous l'impulsion des frères Couturier et Régamey dirigeant la revue L'Art sacré et convaincus de la nécessité de faire entrer des œuvres de grands créateurs dans les églises. Les collaborations peintres/verriers conduisent à la réalisation d’œuvre de premier ordre : Alfred Manessier/atelier Lorin pour l’église des Bréseux (Doubs) en 1948-1950, Henri Matisse/atelier Paul Bony pour la chapelle du Rosaire à Vence (1948-1951), Marc Chagall/atelier Charles Marq pour les cathédrales de Metz (1955-1968) et de Reims (1974)…

Vitrail circulaire dit "rosace bleue" réalisé en 1970. Diamètre 81 cm, petits carrés bleus. Vitrail conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières.Vitrail circulaire dit "rosace bleue" réalisé en 1970. Diamètre 81 cm, petits carrés bleus. Vitrail conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières.

C’est dans ce contexte que Jean Mauret ouvre son atelier en 1969. Dès le départ, il a envie de faire du vitrail dans un certain état d’esprit, de lui donner du sens, autrement que dans la figuration ou une représentation symbolique religieuse. Ses recherches de créations des années 1970, particulièrement variées et novatrices, sont rapidement remarquées lors des nombreuses expositions auxquelles il participe durant cette période. C’est un travail d’avant-garde, à la différences de la plupart de ses réalisations de commandes.

Les nombreux vitraux d’essais conservés à l’atelier (plus de 120 entre 1969 et 1982) permettent de mesurer l’ampleur de ses recherches.

Le premier travail important de création personnelle de Jean Mauret a consisté, en 1970, à réaliser un vitrail circulaire à partir d’une feuille de verre colorée d’un bleu très légèrement nuancé. Des petits carrés découpés dans cette unique feuille de verre sont ensuite assemblés de manière aléatoire, pour donner un nouveau sens à la matière et à la couleur. Ce premier travail sur le carré, à comparer avec les vitraux de Rouvroy-Ripont (Marne) de 1974 et de Ferrières-en-Gâtinais (Loiret) de 1977, annonce les nombreuses déclinaisons à venir autour de ce thème.

Entre 1969 et 1982, du point de vue de la technique, les recherches de Jean Mauret sont très diverses et donnent l’impression qu’il joue avec les matériaux. Les particularités techniques principales des essais des années 1970 sont les suivants :

. La présence de trous (de vides), en contradiction avec la définition du vitrail qui est un élément de clôture. Les premiers trous apparaissent dans des panneaux d'essais datés de 1970 (trous en forme de croissants de lune). Ces trous permettent d’obtenir des transparences pures et octroient au vitrail une troisième dimension (on peut voir au-delà).

Panneau d'essai réalisé en 1970 et conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières (Cher). 22,5 x 41,5 cm. Rouge avec lune en plomb (trou).Panneau d'essai réalisé en 1970 et conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières (Cher). 22,5 x 41,5 cm. Rouge avec lune en plomb (trou). Deux panneaux d'essais réalisés en 1970 et conservés à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières. 23 x 56 cm et 21 x 51, violet, bleu, rouge, trous (premiers trous dans les vitraux de Jean Mauret).Deux panneaux d'essais réalisés en 1970 et conservés à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières. 23 x 56 cm et 21 x 51, violet, bleu, rouge, trous (premiers trous dans les vitraux de Jean Mauret). Panneau d'essai, vers 1974. 53,5 x 54 cm. Carrés rouge, noir, blanc, jaune d'argent, grande plaque de plomb fendue. Vitrail conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières.Panneau d'essai, vers 1974. 53,5 x 54 cm. Carrés rouge, noir, blanc, jaune d'argent, grande plaque de plomb fendue. Vitrail conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières. Panneau d'essai réalisé en 1975 et conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières. 46 x 46 cm. Plaque de plomb fendue et bordure de différentes couleurs.Panneau d'essai réalisé en 1975 et conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières. 46 x 46 cm. Plaque de plomb fendue et bordure de différentes couleurs.

. L’utilisation de plombs de différentes largeurs (de 3 à 15 mm) qui permet de ne pas limiter ce matériau à la seule fonction de sertissage. Le plomb joue alors un rôle actif dans la composition du vitrail. Il offre la possibilité de dessiner d’un trait non uniforme.

. L’emploi de verres noirs.

. L’insertion de plaques de plomb incisées, percées et sculptées (1974).

. La représentation dessinée de la structure et des systèmes d’attaches du vitrail (clavettes, feuillards dessinés à la grisaille, 1977).

Carton réalisé en 1977. 59 x 208 cm. Fusain sur papier. Ech. 1. Carton conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières.Carton réalisé en 1977. 59 x 208 cm. Fusain sur papier. Ech. 1. Carton conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières. Panneau d'essai réalisé en 1977 et conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières. 59,5 x 209 cm. Verres multicolores, noir, grisaille, trous, clavettes, feuillard, système d'attache.Panneau d'essai réalisé en 1977 et conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières. 59,5 x 209 cm. Verres multicolores, noir, grisaille, trous, clavettes, feuillard, système d'attache. Carton réalisé vers 1977. 80 x 125 cm. Fusain sur papier, échelle 1. Carton conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières.Carton réalisé vers 1977. 80 x 125 cm. Fusain sur papier, échelle 1. Carton conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières. Panneau d'essai réalisé en 1977 et exposé au musée des Arts décoratifs en 1980-1981. 82 x 125 cm. Verres blancs opalescents, bandes multicolores (barlotières), grisailles (fausses clavettes). Vitrail conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières.Panneau d'essai réalisé en 1977 et exposé au musée des Arts décoratifs en 1980-1981. 82 x 125 cm. Verres blancs opalescents, bandes multicolores (barlotières), grisailles (fausses clavettes). Vitrail conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières.

. L’emploi d’échantillons de verres (avec étiquettes) (1973 et 1978) et de verres de récupération.

Panneau d'essai réalisé en 1973 : échantillons. 40 x 64 cm. Verres bleus, étiquettes collées. Vitrail conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières.Panneau d'essai réalisé en 1973 : échantillons. 40 x 64 cm. Verres bleus, étiquettes collées. Vitrail conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières. Panneau d'essai réalisé vers 1978 et conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières. 13,5 x 68 cm, échantillons numérotés, jaune d'argent, plombs différentes largeurs, trous.Panneau d'essai réalisé vers 1978 et conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières. 13,5 x 68 cm, échantillons numérotés, jaune d'argent, plombs différentes largeurs, trous. Panneau d'essai, vers 1973. 35 x 53 cm. Verres plaqués bleu/blanc, gravure, empreintes digitales. Vitrail conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières.Panneau d'essai, vers 1973. 35 x 53 cm. Verres plaqués bleu/blanc, gravure, empreintes digitales. Vitrail conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières.

. L’application d’empreintes digitales (1973).

. L’emploi de grisailles foncées.

. L’usage ponctuel de la gravure et du jaune d’argent.

Sont également marquants durant cette période :

. Un travail par séries de panneaux (variantes) de mêmes dimensions (50 x 65 cm, 60 x 60 cm) (1976 et 1977)1.

Panneau d'essai réalisé en 1976 (fait partie d'une série). 50 x 65 cm. Verres noirs, multicolore, grisaille, demi cive jaune. Vitrail conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières.Panneau d'essai réalisé en 1976 (fait partie d'une série). 50 x 65 cm. Verres noirs, multicolore, grisaille, demi cive jaune. Vitrail conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières. Panneau d'essai réalisé en 1976 (fait partie d'une série). 49,5 x 65,5 cm, blanc opalescent, verres multicolores, grisailles, trous, plombs de différentes largeurs. Vitrail conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières.Panneau d'essai réalisé en 1976 (fait partie d'une série). 49,5 x 65,5 cm, blanc opalescent, verres multicolores, grisailles, trous, plombs de différentes largeurs. Vitrail conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières.Panneau d'essai réalisé en 1976 (fait partie d'une série). 50 x 65 cm. Verres blancs opalescents, noir, jaune d'argent, grisaille, trous, plombs de différentes largeurs. Vitrail conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières.Panneau d'essai réalisé en 1976 (fait partie d'une série). 50 x 65 cm. Verres blancs opalescents, noir, jaune d'argent, grisaille, trous, plombs de différentes largeurs. Vitrail conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières.

. Un nombre assez important de vitraux circulaires.

. Le choix du non figuratif sauf à de rares exceptions : représentation d’une vue depuis une fenêtre (avec volets ouverts ou partiellement fermés (1980) et d’une vue de la verrière de l’atelier (1978).

Panneau d'essai réalisé en 1980 : vue sur un paysage depuis une fenêtre. 156 x 156 cm, gris opalescent, verres multicolores, gravure, grisaille, plombs de différentes largeurs. Vitrail conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières.Panneau d'essai réalisé en 1980 : vue sur un paysage depuis une fenêtre. 156 x 156 cm, gris opalescent, verres multicolores, gravure, grisaille, plombs de différentes largeurs. Vitrail conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières.Panneau d'essai réalisé en 1978 et composé de trois parties : représentation de la verrière de l'atelier donnant sur la cour avec la barrière blanche (gauche) et différents vitraux posés sur le châssis. 155 x 155 cm. verres noir, blanc opalescent, multicolore, grisaille, jaune d'argent. Vitrail conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières. Panneau d'essai réalisé en 1978 et composé de trois parties : représentation de la verrière de l'atelier donnant sur la cour avec la barrière blanche (gauche) et différents vitraux posés sur le châssis. 155 x 155 cm. verres noir, blanc opalescent, multicolore, grisaille, jaune d'argent. Vitrail conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières.

. Un écho à ses travaux de sculptures qu’il abandonne en 1974. On y décèle en particulier un rapport entre les vides et les pleins qui relève du volume, d’une œuvre en trois dimensions.

Panneau d'essai réalisé en 1976 et conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières. 48,5 x 65 cm, verres transparents et grisaille, plombs différentes largeurs.Panneau d'essai réalisé en 1976 et conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières. 48,5 x 65 cm, verres transparents et grisaille, plombs différentes largeurs. Cartons réalisés en 1977. 2 x (59 x 59 cm). Fusain sur papier, échelle 1. Cartons conservés à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières.Cartons réalisés en 1977. 2 x (59 x 59 cm). Fusain sur papier, échelle 1. Cartons conservés à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières. Carton réalisé en 1977. 59 x 59 cm. Fusain sur papier, échelle 1. Carton conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières.Carton réalisé en 1977. 59 x 59 cm. Fusain sur papier, échelle 1. Carton conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières.

En outre, il parait intéressant de rapprocher l’œuvre de Jean Mauret du mouvement Supports/Surfaces, actif dans le domaine de la peinture dans les années 1969-1972. Ce mouvement s’articule autour des peintres Claude Viallat, Jean-Pierre Pincemin, Daniel Dezeuze, Patrick Saytour, Pierre Buraglio, Jean-Michel Meurice et François Rouan, et se caractérise par une démarche de déconstruction de la toile "qui accorde une importance égale aux matériaux, aux gestes créatifs et à l'œuvre finale. Le sujet passe au second plan". Il semble que Jean Mauret adopte une démarche comparable pour le vitrail suite à sa rencontre au début des années 1970 avec trois jeunes peintres et écrivains poètes (Joël Frémiot, Bernard Michez et Georges Mérillon), qui lui ouvrent d’autres horizons. En 1970, ils fondent tous les quatre un groupe intitulé TRAVAIL’ART, dans la mouvance de Supports Surfaces. Les échanges avec ces artistes peintres, chacun apportant ses réflexions, ses idées personnelles, l’organisation de nombreuses expositions et les manifestations qui en découlent vont aider Jean Mauret à poursuivre sa quête.

Durant les années 1970, il déconstruit le vitrail pour en refaire quelque chose de plus libre. L’emploi de chutes de verres, de verres noirs, des trous, de plombs de différentes largeurs ou l’absence de plomb… tous ces éléments relèvent d’une volonté d’explorer le vitrail pour mieux le comprendre et le reconstruire différemment ensuite.

Les trois vitraux d’essais de 1977 réalisés en verres noirs et définissant des vides (jours) aux emplacements des plombs, créant une inversion des rapports lumineux, sont assez représentatifs de cette démarche de déconstruction.

Panneau d'essai réalisé en 1977 (fait partie d'une série de trois). 60 x 60 cm. Verres noirs et trous (vitrail inversé : les jours lumineux remplacent les noirs habituels des plombs). Plombs de différentes largeurs. Vitrail conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières.Panneau d'essai réalisé en 1977 (fait partie d'une série de trois). 60 x 60 cm. Verres noirs et trous (vitrail inversé : les jours lumineux remplacent les noirs habituels des plombs). Plombs de différentes largeurs. Vitrail conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières.Panneau d'essai réalisé en 1977 (fait partie d'une série de trois). 60 x 60 cm. Verres noirs et trous (vitrail inversé : les jours lumineux remplacent les noirs habituels des plombs). Plombs de différentes largeurs. Vitrail conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières.Panneau d'essai réalisé en 1977 (fait partie d'une série de trois). 60 x 60 cm. Verres noirs et trous (vitrail inversé : les jours lumineux remplacent les noirs habituels des plombs). Plombs de différentes largeurs. Vitrail conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières.

Panneau d'essai réalisé en 1980. 153 x 153 cm. Verres blancs opalescents, noir, verres à relief, multicolore, grisaille, trous, plombs de différentes largeurs. Vitrail conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières.Panneau d'essai réalisé en 1980. 153 x 153 cm. Verres blancs opalescents, noir, verres à relief, multicolore, grisaille, trous, plombs de différentes largeurs. Vitrail conservé à l'atelier de Saint-Hilaire-en-Lignières.

En 1980, Jean Mauret réalise un grand panneau d’essai carré de 153 cm de côté dans lequel il synthétise toutes ses recherches précédentes et où l’on décèle quantité d’éléments qui marqueront la suite de son œuvre. En 2014, il écrit à ce sujet : "Ce vitrail est un condensé de mon travail antérieur dans lequel je recherchais les fondements du vitrail par une approche pragmatique de ses éléments constitutifs utilisés depuis plusieurs siècles. (…) J’ai toujours considéré ce vitrail comme une sorte de conclusion à une période de recherche qui donnait à voir les spécificités de cette expression". (…) Il ajoute que ce vitrail lui a également servi "de point de départ à des réalisations puisées dans les détails de cette thésaurisation de formes et de couleurs … Isoler et extraire des éléments, en changer l’échelle, reformuler et donner à voir autrement et d’une manière plus épurée les aspects du vitrail". Et, en effet, on découvre dans les œuvres des décennies suivantes des échos à ce panneau d’essai singulièrement riche de pistes à explorer et à développer.

On constate que les recherches conduites par Jean Mauret entre 1969 et 1982 sont mises en pratique dans très peu d’édifices, en raison notamment des difficultés à mettre en œuvre certaines techniques dans des travaux de commandes, les trous notamment. Seul les vitraux des églises de Rouvroy-Ripont (Marne, 1974), Ferrières-en-Gâtinais (Loiret, 1977), Heiltz-le-Maurupt (Marne, 1979) et Souvigny (Allier, 1982) constituent de véritables applications aux nombreux questionnements de l’artiste pour cette période.

Enfin, l’encart présentant Jean Mauret lors de l’exposition organisée par la Chambre des métiers du Cher à Bourges en 1979, propose une analyse assez juste pour cette période, en soulignant les aspects novateurs de ses œuvres de création. L’auteur de cet encart, malheureusement inconnu, définit l’artiste comme s’étant "très vite libéré de la conception classique, considérant le vitrail non comme un lieu clos au service d’un sujet représenté de façon figurative, mais comme un espace qui fait vivre et se mouvoir la lumière. D’où l’originalité de ces vitraux (…) où les verres coupés savamment, les trous, les coulées de plomb disjointes, le jeu des couleurs et les reliefs contribuent à insuffler à cet art une respiration nouvelle. L’œuvre de Jean Mauret tend à élargir les conceptions traditionnelles de l’art du vitrail aussi bien dans son aspect technique que dans ses applications".

1Ces séries de panneaux de mêmes dimensions sont, à partir de 1977, réalisées pour des expositions organisées par le groupe Hyalos. Ces petits formats étaient plus facilement transportables et leurs accrochages étaient également plus simples. Ce travail par séries et sur des formats donnés a cependant été commencé dès 1976 par Jean Mauret.
Dénominations verrière
Aire d'étude et canton Région Centre-Val de Loire
Adresse Commune : Saint-Hilaire-en-Lignières
Adresse

Période(s) Principale : 3e quart 20e siècle, 4e quart 20e siècle , daté par source
Dates
Stade de création pièce originale de vitrail

Lieu d'exécution Commune : Saint-Hilaire-en-Lignières
Édifice ou site : Atelier de Jean Mauret
Auteur(s) Auteur : Mauret Jean,
Jean Mauret (1944 - )

Artiste verrier.


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peintre-verrier
Catégories vitrail
Matériaux verre
plomb
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Travaux de commandes pour la période 1969-1982

    Travaux de commandes pour la période 1969-1982 :

    1969 : Saint-Maur (Indre), chapelle de l’hospice de Gireugne (actuellement EHPAD Les Grands Chênes), unique réalisation de commande en dalles de verre

    1969 : Etoges (Marne), église Saint-Antoine

    1971 : Tendu (Indre), église Saint-Etienne

    1971 : Verdun (Meuse), chapelle du Grand Séminaire

    1972 : Lignières (Cher), église Notre-Dame

    1972 : Ambonnay (Marne), église Saint-Réol

    1972 : Ambrault (Indre), église Saint-Martin

    1972 : Châteauroux (Indre), crypte de l’église Saint-André

    1972 : Cluis (Indre), église Saint-Etienne et Saint-Paxent

    1972 : Ecueillé (Indre), chapelle de la maison de retraite Saint-Joseph

    1973 : Neuvy (Allier), église Saint-Vincent (+ un panneau d’essai à l’atelier)

    1973 : Poulaines (Indre), église Saint-Saturnin

    1974 : Machault (Ardennes), église Saint-Pierre et Saint-Paul

    1974 : Rouvroy-Ripont (Marne), église Saint-Maurice

    1975 : Sommepy-Tahure (Marne), église Saint-Martin

    1975 : Nogent (Haute-Marne), église Saint-Germain

    1975 : Cluis (Indre), église Saint-Etienne et Saint-Paxent

    1975 : Buzancy (Ardennes), église Saint-Germain

    1976 : Lacs (Indre), église Saint-Martin

    1976 : Bruère-Allichamps (Cher), abbaye cistercienne de Noirlac, réalisation de vitraux à partir des projets de Jean-Pierre Raynaud

    1977 : Ferrières-en-Gâtinais (Loiret), chapelle Notre-Dame de Bethléem

    1977 : Nogent-l’Artaud (Aisne), église Saint-Germain

    1978 : Bert (Allier), église Saint-Laurent

    1979 : La Chaussée-sur-Marne (Marne), église Saint-Pierre de Coulmiers (+ un panneau d’essai à l’atelier)

    1979 : Heiltz-le-Maurupt (Marne), église Saint-Maurice

    1979 : Guarbecque (Pas-de-Calais), église Saint-Nicolas (+ un panneau d’essai à l’atelier)

    1980 : Thenay (Indre), église Saint-Simon et Saint-Jude

    1982 : Souvigny (Allier), église Saint-Pierre et Saint-Paul

    Panneaux d’essais pour des chantiers non réalisés :

    1970 : Vert-Toulon (Marne), église Saint-Pierre de Vert-la-Gravelle

    Vers 1977 : Douai (Nord), église Notre-Dame (3 panneaux)

    1978 : Cambrai (Nord), cathédrale Notre-Dame

Références documentaires

Documents d'archives
  • Atelier de Jean Mauret, Saint-Hilaire-en-Lignières. Archives.

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Mauret-Cribellier Valérie