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Digue longitudinale dite duit

Dossier IA45002895 réalisé en 2009
Précision dénomination digue longitudinale
Dénominations digue
Aire d'étude et canton Région Centre-Val de Loire - Orléans
Hydrographies Loire la
Adresse Commune : Orléans
Lieu-dit :

Il existe un duit à Orléans depuis le Moyen Age (première mention en 1360 d'après Roger Dion). Les plans de la ville des XVIe et XVIIe siècles le représentent comme une digue reliant l'île aux Toiles et la Motte Saint-Antoine. Cette digue avait pour objet de diriger le cours principal du fleuve sur la rive droite et d'entretenir en été une hauteur suffisante le long de la ville. Vers 1700, Inselin figure une digue en prolongement de la Motte Saint-Antoine (vers l'amont). Le même auteur, treize ans plus tard, montre que la digue relie de nouveau (mais le plan de 1700 est-il fiable ?) l'Ile aux Toiles et la Motte Saint-Antoine. A cette époque, un chenal étroit situé entre la rive gauche et l'Ile aux Toiles assure le passage des bateaux de ce côté. Ce passage est supprimé lorsqu'au milieu du siècle l'île aux Toiles est détruite et que le duit est rattaché à la rive gauche (levée des Capucins). La construction du nouveau pont entre 1751 et 1763 et la destruction de la Motte Saint-Antoine à laquelle était rattaché le duit décident à prolonger ce dernier jusqu'à environ 20 mètres du nouveau pont (peut-être en 1774, date gravée sur une pierre) puis jusqu'à la troisième pile du pont Royal en 1811. En 1828, dans le cadre du projet de canal de l'Essonne à la Loire, l'ingénieur Jollois projette de prolonger le duit vers l'aval jusqu'au niveau du débouché en Loire du canal (plus de 900 mètres de long). Le projet de canal reste sans suite mais à partir de 1830 le duit est prolongé vers l'aval suivant différentes campagnes de travaux : en 1830 prolongement de 120 mètres en aval du pont Royal, à partir de 1835 nouveau prolongement vers l'aval pour assurer une meilleure navigation vis à vis des quais Cypierre, Barentin et du duc d'Aumale (actuel quai Saint-Laurent) (projet approuvé en novembre 1835). En 1838, le duit en aval du pont mesure environ 1400 mètres de long. En 1835, les habitants de la rive gauche se plaignent de la présence du duit car il les prive de la navigation sur la Loire. Ils proposent d'y pratiquer une brêche, solution refusée par les ingénieurs des Ponts-et-Chaussées. En amont du pont Royal, des travaux sont également éffectués : en 1835-1838, une digue est réalisée depuis l'Ile Charlemagne jusque vis à vis le port de la Poterne sur 1900 mètres de long (projet approuvé en novembre 1835). Cette digue est augmentée d'environ 400 mètres vers 1847 vers l'aval (elle dépasse alors l'angle saillant de l'ancien duit). Les derniers travaux du duit se terminent en 1852 lorsque la digue d'amont est allongée jusqu'à Combleux. Malgré ces améliorations, la navigation entre Orléans et Combleux n'est pas encore satisfaisante et un service de touage est mis en place à partir de 1892 et jusqu'à la réalisation du prolongement du canal d'Orléans (1907-1921). Le duit a probablement servi de chemin de halage et de lieu d'abordage temporaire (le stationnement sur le duit est indiqué dans le règlement des ports d'Orléans de 1842). La fonction portuaire est à écarter, l'ouvrage n'est pas assez large pour recevoir une quantité importante de marchandises. Peut-être a-t-il, au mieux, très ponctuellement et pour une quantité très restreinte de marchandises servi de lieu temporaire de dépôt : c'est ce que représente le dessin de Charles Pensée en 1840.

Période(s) Principale : 14e siècle
Principale : 3e quart 18e siècle
Principale : 1ère moitié 19e siècle

Le duit d'Orléans est une digue longitudinale (en deux parties) établie dans le lit de la Loire pour diriger l'eau vers la rive droite (emplacement des ports principaux de la ville). Réalisé en plusieurs fois (du XIVe au milieu du XIXe siècle), le duit présente des matériaux et des systèmes de construction différents : maçonneries de moellons calcaire, harpage en pierre de taille calcaire, double rangée de pieux, pierres sèches ou liées par du mortier. La digue s'étend de Combleux au pont de l'Europe sur environ 5 kilomètres de long. Les sections construites dans les années 1830 présentent une largeur de deux mètres au niveau du couronnement et ont été construites à 0,60 mètre au dessus de l'étiage. Au droit des ports d'Orléans, le duit forme un chenal d'environ 80 mètres de large. Entre Combleux et les ports d'Orléans, il était conçu pour améliorer la navigation (il assure un meilleur tirant d'eau). La section appelée communément "duit Saint-Charles" est la partie la plus ancienne, celle rattachée à la rive gauche.

Murs pierre
Typologies digue : levée en terre, en pierre ou en bois, servant à contenir les eaux, élever leur niveau, détourner leur cours

Numéro de l'ouvrage dans la base DIREN : 45234-10.

Statut de la propriété propriété publique

Références documentaires

Documents figurés
  • Encre et aquarelle sur papier, 178 x 47 cm, détail, 1810. Par Laubert Vincelles (ingénieur). (archives départementales du Loiret, 2 S 71). (cf. illustration n° IVR24_20074500250NUCA).

  • Lithographie, 1840. Par Pensée, Charles (dessinateur). (archives départementales du Loiret, 10 Fi 2-110. DCT 72). (cf. illustration n° IVR24_20074500117NUC).

  • Carte gravée par Gratia et Schwaerzlé à Paris, feuille n° 37 (Orléans), 69 x 89, Ech. 1/20 000e, 1848, détail. Par Coumes (ingénieur). (archives nationales, site de Paris, F 14 6640). (cf. illustration n° IVR24_20074500801NUCA).

  • Carte gravée par Gratia et Schwaerzlé à Paris, feuille n° 37 (Orléans), 69 x 89, Ech. 1/20 000e, 1848, détail. Par Coumes (ingénieur). (archives nationales, site de Paris, F 14 6640). (cf. illustration n° IVR24_20094501204NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, Ech. 1/5000e, 83,5 x 55 cm, 1828. Par Jollois (ingénieur). (archives nationales, site de Paris, CP F 14 100 66/5, planche 15). (cf. illustration n° IVR24_20074500584NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, Ech. 1/5000e, 101 x 64 cm, détail, 1834. Par Navarre (ingénieur). (archives nationales, site de Paris, CP F 14 100 66/1, dossier 1, pièce 1, planche 22). (cf. illustration n° IVR24_20074500566NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, 67 x 44 cm, an 12. (archives départementales du Loiret, 2 S 71). (cf. illustration n° IVR24_20074500252NUCA).

  • Burin, épreuve coloriée, 50 x 60,5 cm, vers 1670-1682. Par Witt, Frédérik de (éditeur). (bibliothèque municipale d'Orléans, Res ZH 25). (cf. illustration n° IVR24_20094500911NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, détail, entre 1745 et 1780. Par Trudaine (ingénieur). (archives nationales, site de Paris, CP F 14 bis 8493, planche 18). (cf. illustration n° IVR24_20094501212NUCA).

  • Lithographie, Ech. 1/30 000e, 38 x 30 cm. Par Jacob, A (graveur). (archives départementales du Loiret, 2 S 2). (cf. illustration n° IVR24_20074500227NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, Ech. 1/5000e, 1834, détail. Par Navarre (ingénieur). (archives nationales, site de Paris, CP F 14 100 66/1, dossier 1, pièce 1). (cf. illustration n° IVR24_20094500881NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, 178 x 47 cm, détail, 1810. Par Laubert Vincelles (ingénieur). (archives départementales du Loiret, 2 S 71). (cf. illustration n° IVR24_20074500249NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, Ech. de 500 toises, 76 x 480 cm, détrail. (archives nationales, CP F 14 10066/3, pièce 4). (cf. illustration n° IVR24_20104501757NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, Ech. De 50 m et de 10 m, 44 x 33,5 cm, 1808. Par Jousselin (ingénieur). (archives départementales du Loiret, 2 S 71). (cf. illustration n° IVR24_20074500251NUCA).

  • Encre sur papier, Ech. 50 m = 19,7 cm (plan) et 20 m = 23,5 cm (profils en travers), 95,5 x 59 cm, 1811. Par Laubert Vincelles (ingénieur). (archives nationales, site de Paris, CP F 14 100 66/2, dossier 2, pièce 27). (cf. illustration n° IVR24_20074500578NUCA).

  • Encre sur papier, Ech. 1/5000e, 64 x 47, 1847. Par Coumes (ingénieur). (archives départementales du Loiret, 2 S 65). (cf. illustration n° IVR24_20064500211NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, Ech. 500 toises = 11 cm, 90 x 74 cm, planche 1, détail. (archives nationales, site de Paris, CP F 14 100 66/3, pièce 3). (cf. illustration n° IVR24_20074500582NUCA).

  • Gravure sur bois, 30 x 37 cm, vers 1575. Par Rancurel, R. (collection particulière). (cf. illustration n° IVR24_19774500467X).

  • Gravure, 41 x 54 cm, vers 1700. Par Inselin. (collection particulière). (cf. illustration n° IVR24_19764500222X).

  • Encre sur papier, Ech. 3 cm pm, 130 x 42 cm, détail, 1830. (archives départementales du Loiret, 2 S 71). (cf. illustration n° IVR24_20074500246NUCA).

  • Encre sur papier, Ech. 3 cm pm, 130 x 42 cm, détail, 1830. (archives départementales du Loiret, 2 S 71). (cf. illustration n° IVR24_20074500247NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, 178 x 47 cm, détail, 1810. Par Laubert Vincelles (ingénieur). (archives départementales du Loiret, 2 S 71). (cf. illustration n° IVR24_20074500248NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, Ech. de 500 toises, XVIIIe siècle, détail. (archives nationales, CP F 14 100 66/3, pièce 3). (cf. illustration n° IVR24_20074500580NUCA).

  • Encre et aquarelle sur papier, Ech. 0,0002 m pm, 42 x 107 cm, détail, 1841. Par Floucaud (ingénieur). (archives départementales du Loiret, Liasse 46880). (cf. illustration n° IVR24_20094500067NUCA).

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