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Ensemble de 3 immeubles dit îlot N

Dossier IA41000738 inclus dans Secteurs urbains de la Reconstruction de Blois réalisé en 2010

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

Appellations îlot N
Parties constituantes non étudiées logement, boutique, bureau
Dénominations immeuble
Aire d'étude et canton Val de Loire et Reconstruction
Adresse Commune : Blois
Lieu-dit : rive droite
Adresse : 2, 6, 8 rue Saint-Martin
Cadastre : 2010 DN 215 à 216 ; 2010 DN 908

Les urbanistes ont appelé "îlot N", un ensemble de trois immeubles, situés aux pieds des grands degrés du Château, sur le côté nord de la rue Saint-Martin, et formant l'angle sud-est d'un vaste îlot qui ne fut par ailleurs pas touché par les destructions. Parmi les édifices disparus, l'hôtel Hurault de Cheverny, très endommagé par les destructions de 1940, fut tout d'abord étayé avant d'être finalement abattu en 1943. La reconstruction de l'îlot intervint rapidement après la guerre puisqu'en mai 1952, les trois immeubles étaient reconstruits. L'implantation de ces immeubles respecte en partie l'ancien parcellaire notamment celle de l'ancien hôtel particulier.

Période(s) Principale : milieu 20e siècle
Dates 1947, daté par source
Auteur(s) Auteur : Lafargue Henri, architecte, attribution par source
Personnalité : Damon Jacques, propriétaire, attribution par source
Personnalité : Baillargeat Louis, propriétaire, attribution par source
Personnalité : Pigois Léon, propriétaire, attribution par source
Personnalité : Drouault, propriétaire, attribution par source

Les trois immeubles appelés"îlot N" sont implantés au nord de la place Louis-XII, en contrebas de la maison Bauge. Ils s'ouvrent sur le bas des grands degrés du Château et sur la rue Saint-Martin. Leur implantation et la composition de leur façade résulte de cette position singulière. L'immeuble situé aux pieds des escaliers s'avère être d'un agencement particulièrement complexe. Il intègre tout d'abord une partie du dénivelé en étant construit sur un important étage de soubassement. De plus, situé à la liaison entre l'escalier et la rue Saint-Martin, il respecte deux alignements différents : il marque l'angle formé par ces deux voies. Un renfoncement de la façade, souligné par un bandeau saillant matérialise le passage d'un alignement à un autre. Les deux immeubles suivants donnent sur la rue Saint-Martin et adoptent le gabarit des immeubles environnants : soit deux étages carrés et un étage de comble. Par leurs matériaux de construction, maçonnerie sous enduit et encadrement des baies en pierre, ardoise en couverture et souche de cheminée en brique, ces immeubles s'inscrivent sans grande rupture dans leur contexte. Ces trois immeubles, situés en plein cœur du quartier commerçant de la ville basse sont à fonctions mixtes associant logement, commerces et bureaux.

Murs enduit
pierre de taille
maçonnerie
Toit ardoise
Couvertures toit à longs pans
toit à longs pans brisés
Typologies partie d'îlot, pas d'accès direct au coeur d'îlot
Sites de protection secteur sauvegardé

Annexes

  • Henri Lafargue

    Fils de l'architecte blésois Arsène Lafargue, il étudia à l'école des beaux-arts, d'où il sortit diplômé par le gouvernement.

    Il s'installa ensuite à Blois, place du Château, et commença une double carrière d'architecte des monuments historiques et d'architecte décorateur. Il se spécialisa alors dans la restauration et la décoration de châteaux du Moyen-Age, de la Renaissance et de l'époque moderne à des fins de villégiature pour une clientèle fortunée. A la fin des années trente, il avait ainsi restauré et modernisé le château de Candé à Monts en Indre-et-Loire, reconstruit et transformé le Château de Guérinet dans le Puy-de-Dôme, restauré les châteaux de Trélague, en Saône-et-Loire, et de Mainsat, dans la Creuse. Il avait également collaboré avec l'architecte-paysagiste Albert Laprade pour la restauration de la maison de villégiature du Coudray-Montpensier à Seuilly, en Indre-et-Loire, à la demande de l'avionneur Pierre-Georges Latécoère (ISMH, 1999). Il avait enfin exercé ses compétences de décorateur dans les châteaux de Josselin et de Rosanbo en Bretagne. A Blois, plus spécifiquement, il avait construit un pensionnat de jeunes filles pour l'institution Sainte-Geneviève ainsi que la Caisse d'Epargne, située sur les quais.

    Il s'engagea dans la réflexion sur la reconstruction de Blois en collaborant avec Paul Robert-Houdin à l'élaboration d'un plan dès l'été 1940. Quand l'urbaniste Charles Nicod fut finalement nommé par le Commissariat à la Reconstruction Immobilière en mars 1941, il participa aux débats que suscita sa proposition de plan. Ainsi, dès l'été 1941, s'exprima-t-il défavorablement à l'idée de ne pas reconstruire le côté sud de la place du Château.

    Après la Libération, Henri Lafargue se vit attribuer la reconstruction d'immeubles et de maisons dans les îlots D, E, F, H, N, U et Y. Leur comparaison montre qu'il sut s'adapter à leur contexte d'implantation et adopter des lignes plus ou moins traditionnelles ou modernes. Certaines de ses réalisations sont résolument historicistes ou pour le moins clairement ordonnées à la bonne intégration de l'architecture nouvelle aux quartiers anciens épargnés. C'est le cas notamment des immeubles de l'îlot N, reconstruits à l'emplacement de l'hôtel Hurault-de-Cheverny endommagé en 1940, aux pieds des grands degrés du Château. En revanche, les immeubles qu'il construisit hors de la zone archéologique, dans les îlots U et Y notamment, se caractérisent par des lignes sobres et modernes d'une grande qualité d'exécution et des plans complexes et originaux organisés par la recherche d'aération et de luminosité.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Loir-et-Cher. Série Fi : 105 Fi 1367. Fonds Lunais-Bruère.

  • AD Loir-et-Cher. Série J : 127 J, fonds Paul Robert-Houdin : 127 J 70. Plan de reconstruction et réfection du réseau d'égouts des quartiers sinistrés (photos, plan, coupures de presse). 1940-48.

  • AD Loir-et-Cher. Série W : 1195 W 44. Blois, Reconstruction, travaux : correspondance, photographies et plans. 1946-59.

  • AD Loir-et-Cher. Série W : 1195 W 47. Blois, Reconstruction, Association syndicale de remembrement, constitution et fonctionnement. 1941-47.

  • AD Loir-et-Cher. Série continue : 7/10. Reconstruction de Blois, Affaires diverses. 1945-48.

  • AD Loir-et-Cher. Série RV : RV 2940. Dossier de sinistré : HX - 1391 Z. Immeuble sinistré de Maître Jacques Damon, rue Saint-Martin. 1943-1960.

Documents figurés
  • Photog., n. et b. Par Lecomte, Charles (photographe). (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 127 J 70). (cf. illustration n° IVR24_20104101007NUC2A).

  • Photog., n. et b., 11 x 6,8 cm. Auteur inconnu. (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 1195 W 44 ; 3 Fi 6465). (cf. illustration n° IVR24_20104100967NUC2A).

  • Photog., n. et b., 11 x 6,8 cm. Auteur inconnu. (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 1195 W 44 ; 3 Fi 6461). (cf. illustration n° IVR24_20104100963NUC2A).

  • Photog., n. et b., 11 x6,8 cm. Auteur inconnu. (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 1195 W 44 ; 3 Fi 6460). (cf. illustration n° IVR24_20104100962NUC2A).

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