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Ensemble de 3 immeubles dit îlot O

Dossier IA41000728 inclus dans Secteurs urbains de la Reconstruction de Blois réalisé en 2010

Fiche

Appellations îlot O
Parties constituantes non étudiées logement, boutique, café
Dénominations immeuble
Aire d'étude et canton Val de Loire et Reconstruction
Adresse Commune : Blois
Lieu-dit : rive droite
Adresse : 10, 12 et 14 rue des Jacobins
Cadastre : 2011 DN 370 ; 2011 DN 382, 383

Les urbanistes ont appelé "îlot O", un ensemble de trois immeubles reconstruits à l'angle de la rue des Jacobins et de la rue Anne-de-Bretagne. La construction de ces trois immeubles résulta du prolongement de la première et du redressement de la seconde. Leur construction sur des plans de Paul Robert-Houdin commença au printemps 1952.

Période(s) Principale : milieu 20e siècle
Dates 1952, daté par source
Auteur(s) Auteur : Robert-Houdin Paul, architecte, attribution par source
Personnalité : Fèvre-Denis, propriétaire, attribution par source

L'îlot O est un ensemble de trois immeubles implantés sur un terrain en pente le long de la rue des Jacobins et à l'angle que celle-ci forme avec la rue Anne-de-Bretagne. Situés au sud-ouest de l'îlot A, ces immeubles sont en bordure ouest de la zone reconstruite. L'immeuble le plus marquant est celui situé sur l'angle. Il est implanté sur la parcelle la plus vaste. Sa façade en pan coupé sur l'angle est organisé par des travées de baies régulières, à encadrement en pierre harpé. Les deux autres immeubles sont alignés sur la rue des Jacobins et comportent deux travées. Ils comportent tous deux étages carrés et un étage de comble. Ce sont des immeubles à fonction mixte associant des commerces en rez-de-chaussée, des logements dans les étages.

Murs enduit
béton armé
pierre de taille
Toit ardoise
Étages sous-sol, rez-de-chaussée, 2 étages carrés, étage de comble
Couvertures toit à longs pans
Typologies partie d'îlot, pas d'accès direct au coeur d'îlot
Sites de protection secteur sauvegardé

Annexes

  • Paul Robert-Houdin (1894-1978)

    Paul Robert-Houdin est né à Versailles en 1894. Diplômé de l'école spéciale d'architecture, il développa une carrière protéiforme touchant à l'architecture, la décoration, la mise en valeur du patrimoine, au service de maîtres d'ouvrages privés et publics.

    Il eut, dès la seconde moitié des années vingt, un grand intérêt pour l'étude et la restauration de grands monuments historiques de la région de la Loire et devint architecte des monuments historiques, puis conservateur des châteaux de Chambord, Talcy, Blois, Chaumont et Fougères. Il s'illustra plus tard en inventant les spectacles son et lumière.

    Parallèlement, il développa dans les années trente une carrière auprès de maîtres d'ouvrage publics et privés à Blois et dans le Blésois. A partir de 1937, il conçut, avec l'architecte Neel, les plans de la nouvelle prison de Blois. En 1937 également, il participa au concours pour la construction d'un nouvel hôtel de ville à Blois. Il y conçut également des maisons pour des commanditaires privés.

    Quand la ville fut frappée par les bombardements et les incendies en juin 1940, il fut très tôt sollicité et chargé des déblaiements et de l'installation de baraquements provisoires. Son intérêt pour le patrimoine le poussa à s'attacher à préserver, au moment des déblaiements, les édifices partiellement sinistrés et présentant un intérêt historique. En septembre 1940, la commission chargée depuis l'été d'étudier les conditions de la reconstruction de la ville, le nomma pour l'établissement d'un plan d'aménagement de la partie détruite de la ville. Son projet, validé par la délégation spéciale de la ville en octobre 1940, fut par la suite remplacé par le plan de Charles Nicod nommé par le Commissariat à la Reconstruction Immobilière en mars 1941. Il constitua néanmoins une première synthèse des projections de développement de la ville.

    Après la Libération, il prit une large part à l'exécution du plan de reconstruction et notamment à l'édification d'immeubles de logements. Il dessina tous les immeubles donnant sur le rond-point de la Résistance. Ces derniers étaient soumis à l'ordonnance d'architecture proposée en 1943 par Charles Nicod et Jacques Billard, il leur donna une réalisation très soignée et respectueuse de l'environnement urbain. Mais il dessina aussi des immeubles moins en visibilité et donc moins contraints dans les îlots P, F et G. Sa sensibilité d'architecte des monuments historiques est lisible dans ces exemples qu'il agrémenta systématiquement de détails pittoresques empruntés au passé.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Loir-et-Cher. Série continue : 93/28. Reconstruction. Retards dans Reconstruction.

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - De Decker Aurélie