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Fontaine-les-Coteaux : jardin botanique dit arboretum de La Fosse

Dossier IA41000869 réalisé en 2016

Fiche

Appellations arboretum de La Fosse
Parties constituantes non étudiées orangerie, pigeonnier
Dénominations jardin botanique
Aire d'étude et canton Région Centre-Val de Loire - Savigny-sur-Braye
Adresse Commune : Fontaine-les-Coteaux
Lieu-dit : Adresse : La Fosse
Cadastre : 2016 0D 74 ; 642 ; 644 à 645; 1144 à 1145 ; 1290 à 1298

Les familles de Vore, puis de Chapuiset sont les propriétaires de la seigneurie de La Fosse du 15e au 17e siècle. En 1699, le domaine est saisi : des jardins, des vignes, des prés, des bois et une garenne sont mentionnés dans l’inventaire. A la Révolution, La Fosse appartient à Sébastien Gérard, procureur de la Chambre des Comptes de Paris. Un jardin régulier existe devant la demeure, au sud, et des plantations sont entamées dans le parc. Alexandre-Sébastien Gérard hérite de la propriété. Il est à l’origine du dessin de l’arboretum qui est conçu entre 1810 et 1820. Il agrandit également les bâtiments existants et fait construire un belvédère en 1817, dans lequel un pigeonnier est établi. Enfin, l’orangerie est édifiée pour accueillir la collection d’orangers que lui a offerte l’Impératrice Eugénie. Depuis cette époque, l’arboretum s’est enrichi de diverses espèces et a été agrandi à la fin du 19e siècle.

Période(s) Principale : 1ère moitié 19e siècle
Auteur(s) Auteur : Gérard Alexandre-Sébastien
Alexandre-Sébastien Gérard (1778 - 1863)

Ingénieur des Ponts et Chaussées et président du Conseil d’Administration de la manufacture des glaces de Saint-Gobain, il fait partie de ceux qui ont conseillé l’Impératrice Joséphine de Beauharnais pour les plantations de son domaine de Malmaison. L’arboretum de La Fosse comprend une orangerie édifiée pour accueillir la collection d’orangers que lui a offerte l’Impératrice.


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Le parc botanique de La Fosse, de plan irrégulier et d’une superficie de 25 hectares, est entièrement clos de murs et de grillages. Ce parc sylvestre, de forme irrégulière, a la forme d’un triangle où le jardin anglais et la demeure occupent l’une des pointes au sud, depuis laquelle se développe le parc vers le nord-est et le nord-ouest.

La demeure est située sur une terrasse dominant le jardin anglais. La cour qui précède la demeure, à l’ouest, dessert une seconde cour, bordée d’une partie des communs et de l’orangerie. Cette dernière a conservé son système de chauffage datant de 1820, mais ne présente plus d’orangers. Depuis le jardin anglais qui précède la demeure, il est possible d’accéder à l’ancien jardin potager situé hors des murs du parc où quelques carrés sont encore cultivés. Il se compose de deux terrasses, dont l’une d’elle accueille une pergola dominant l’allée d’honneur.

Les allées de l’arboretum sont courtes et sinueuses afin de ménager des surprises. Seules deux d’entre elles sont à la fois droites et longues, traversant tout le parc depuis la pointe sud : l’allée du Pigeonnier, partant du pigeonnier-belvédère au sud vers le nord-est du parc, et l’allée partant des bâtiments au sud et menant au Clos Diard au nord-ouest. Elles sont bordées d’arbres et d’arbustes dont l’intérêt est autant scientifique qu’esthétique. Les plantations sont faites de façon à créer quatre niveaux de végétation : des plantes utilisées comme couvre-sol ; des vivaces ; des arbustes et arbrisseaux ; et les arbres.

Plans jardin irrégulier
Élévations extérieures jardin en pente
Jardins arbre isolé, groupe d'arbres, massif d'arbres, clairière ornementale
Mesures :

Il est l'un des plus anciens arboretums de France, le premier ayant reçu la protection des Monuments historiques et a ouvert ses portes au public en 1984.

L’arboretum de La Fosse ne possède plus le label « Jardin remarquable » décerné par le ministère de la Culture mais l'a obtenu en 2004, 2009 et 2014.

Statut de la propriété propriété d'une personne privée
Intérêt de l'œuvre intérêt botanique
Protections inscrit MH, 1978
inscrit MH, 1993
Précisions sur la protection

L’arboretum de La Fosse (y compris le temple-pigeonnier) est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques par arrêté du 29 décembre 1978 ; les communs du domaine de La Fosse (grange, orangerie, les deux bâtiments qui ferment la cour de l’orangerie à l’est et à l’ouest, soit le bâtiment de la cloche et celui qui lui fait face) sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques par arrêté du 8 septembre 1993.

Annexes

  • Chronologie

    15e-17e siècles : La seigneurie appartient aux familles de Vore, puis de Chapuiset.

    1699 : Le domaine est saisi à Joseph-Louis Le Boucher. Le manoir comprend alors « la maison seigneuriale composée de plusieurs chambres basses et hautes à cheminées et sans cheminées, greniers dessus, étables, granges, caves en voûtes, pressoir à vin, chapelle couverte d’ardoises et tuiles et bardeaux, hautes et basses cours, puits, jardins, le tout en un tenant, enclos de murailles, une fuye couverte de tuiles ; terres, vignes, prés, bois de haute futaie, taillis, garenne… ».

    1789-1791 : La Fosse appartient à Sébastien Gérard, procureur de la Chambre des Comptes de Paris. Les premières plantations du parc commencent autour de la demeure. Devant le bâtiment, au sud, se trouve alors un jardin régulier (cf. Plan Terrier de 1765).

    1810-1820 : Alexandre-Sébastien Gérard (1778-1863), ingénieur des Ponts et Chaussées et président du Conseil d’Administration de la manufacture des glaces de Saint-Gobain, hérite de la propriété. Passionné par les plantes, il fait partie de ceux qui ont conseillé l’Impératrice Joséphine de Beauharnais pour les plantations de son domaine de Malmaison. Il profite des nouvelles introductions dues aux nombreux voyages des botanistes en Amérique du Nord et en Asie et il crée un arboretum à La Fosse. Ce dernier prend place sur des terres à l’origine occupées par des bois et des vignes. Le propriétaire agrandit également les bâtiments existants et dresse un belvédère où le pigeonnier est construit en 1817. Enfin, l’orangerie est édifiée pour accueillir la collection d’orangers que lui a offerte l’Impératrice.

    Depuis cette époque, le parc s’est perpétuellement enrichi d’espèces inconnues, particulièrement du 19e siècle jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale.

    1978 : Il est le premier arboretum à recevoir la protection des Monuments historiques. Il joue un triple rôle de conservation, d’expérimentation et d’observation.

    1984 : L’arboretum ouvre ses portes au public.

Références documentaires

Bibliographie
  • RANDON, FOURNIER. Pré-inventaire des parcs et jardins d’intérêt historique, botanique et paysager du Centre : Fontaine-les-Coteaux, Parc botanique de la Fosse. Ministère de la Culture, direction de l’architecture et du patrimoine et le Ministère de l’Écologie et du Développement durable. Juin 1989. [Dossier].

  • DE LUCINGE, Françoise. Premier Inventaire pour l’Association des parcs et jardins en région Centre : Fontaine-les-Coteaux, Parc botanique de la Fosse. Union Régionale des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement du Loir-et-Cher. Mars 1991. [dossier APJRC].

  • Parc botanique de La Fosse. Loir-et-Cher, Imprimerie Paul.

Périodiques
  • GERARD, Philippe. L’arboretum de La Fosse à Fontaine-les-Coteaux. Histoire et Traditions populaires du Bas-Vendômois, Juillet-décembre 1985, n°12.

Liens web

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Association parcs et jardins région Centre-Val de Loire - Potillion Charlène
Charlène Potillion

Chargée d'études (Association parcs et jardins de la Région Centre-Val de Loire)


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- Quentin Michèle
Michèle Quentin

Déléguée de l'association Parcs et Jardins en Région Centre-Val de Loire


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