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Forge : manoir dit manoir de Forge

Dossier IA37004793 réalisé en 2012

Fiche

Œuvres contenues

Dénominations manoir
Aire d'étude et canton Vallée de la Brenne - Vouvray
Adresse Commune : Neuillé-le-Lierre
Lieu-dit : Forge
Cadastre : 1819 E1 32b, 32c ; ZR 5

Ancien fief qui relevait à foi et hommage lige de la baronnie de Rochecorbon. A la fin du 15e siècle il appartient à Étienne Le Loup, maître d'hôtel du roi, puis à sa veuve, Artuse de Ballan. Il est ensuite détenu par la famille Prévost, dans la première moitié du 16e siècle, avant d'être acheté par Raymond Forget, en 1562. Plusieurs familles se succèdent entre le dernier quart du 16e siècle et le milieu du 17e siècle : du Bois, du Perray, Dunoyer. En 1646, François Dunoyer vend à Daniel Boileau, seigneur du Plessis et Claude Scarron, sa femme. La saisie de 1681 et l'adjudication de 1686 sont déclarées nulles et non avenues en 1700 au profit de Marie-Claude Scarron, épouse d'Antoine Bergeron de La Goupillière. Charles de Bridieu, mari de Marie-Armande Bergeron de La Goupillière et curateur de Jacques-Antoine Bergeron de La Goupillière son beau-frère, assure la gestion du domaine à partir de 1720. Saisi sur la famille de Bridieu, Forge est vendu comme bien national en 1792.

Dans l'aveu rendu au roi en 1496, Forge est mentionné comme "contenant tant en maisons, grange, têts et étang, trois arpents ou environ, le tout clos de fossés". En 1654, un nouvel aveu décrit Forge comme composé "d'un grand corps de logis auquel il y a chambres basses et hautes à cheminées, une cave voûtée dessous et des greniers dessus couverts d'ardoise, au pinacle duquel logis, du côté du vent d'amont, il y a plusieurs bâtiments en l'un desquels est la cuisine, garde-robe, antichambre, bucher, et autres commodités, une grande cour devant, un puits en icelle, le tout renfermé de murailles, à l'un des coins desquelles murailles il y a une chapelle et à l'autre coin un petit pavillon, le tout couvert d'ardoises, entre laquelle chapelle et pavillon sont les grandes portes pour entrer en ladite cour joignant laquelle cour et la métairie, grange, étable, cour et issue autour dans laquelle cour est la fuye à pigeon, le tout aussi renfermé de murailles, deux tourelles au coin d'icelles murailles, le tout couvert de tuiles, un grand vivier proche lesdites choses et de l'autre côté sont les jardins et par le derrière le bois de haute futaie auquel il y a plusieurs allées revêtues de charme, un verger et un grand clos de vigne noble et commune devant, entre lesquels il y a une grande allée plantée d'ormes qui est l'avenue de ladite maison".

L'ensemble du site a fait l'objet d'un morcellement en plusieurs propriétés ancien, déjà observable sur le plan cadastral de 1819 ; des transformations ont également été apportées sur certains bâtiments au cours du 19e siècle. Quelques éléments mentionnés dans les aveux ont par ailleurs aujourd'hui disparu : chapelle, pigeonnier, portail, murailles et fossés, vivier. Le manoir, malgré d'importantes modifications, a conservé des éléments datant du 16e siècle (fenêtre à meneau et croisillon, pilastres, chapiteaux, linteau). La suppression de l'étage du manoir est intervenue à une date inconnue. Le côté sud du manoir a été abandonné au 20e siècle. Les lucarnes présentes sur la moitié nord du manoir ont été ajoutées au début du 21e siècle.

Période(s) Principale : 15e siècle
Principale : 16e siècle
Secondaire : 20e siècle

Édifice en rez-de-chaussée surélevé, construit en moellon crépi et pierre de taille (façade est) et couvert de toits à longs pans en tuile (côté nord) et tôle ondulée (côté sud). Une cave voûtée en pierre de taille est située sous l'édifice. Une tour d'escalier hors-oeuvre carrée, en moellon recouvert de crépi et toit à longs pans et noue en ardoise, est adossée à la façade ouest du logis, mais elle ne semble pas avoir constituée l'entrée principale du logis. Des contreforts en pierre de taille occupent les angles sud-est et nord-ouest du logis ainsi que l'angle nord-ouest de la tour d'escalier. La pierre de taille est également utilisée pour les chaînes d'angles, l'encadrement des baies et la corniche.

Murs crépi
pierre de taille
moellon
Toit tuile mécanique, ardoise, tôle ondulée
Étages rez-de-chaussée surélevé
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans
noue
Escaliers escalier hors-oeuvre
Représentations ordre dorique pilastre fleur
Précision représentations

Les baies de la façade est (anciennes fenêtres à meneau et croisillon et fenêtres à traverse) sont encadrées de pilastres doriques dont les chapiteaux possèdent une fleur de tailloir en forme de fleur.

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. E 19. Fonds de Bridieu.

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire. E 20. Fonds de Bridieu.

Documents figurés
  • Neuillé-le-Lierre, plan cadastral dit cadastre napoléonien. 1819. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, 3 P2 166).

Bibliographie
  • CARRE DE BUSSEROLLE, J. X. Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine. Mayenne : Joseph Floch, 1977 (réédition).

  • RANJARD, Robert. La Touraine archéologique : guide du touriste en Indre-et-Loire. Mayenne : Joseph Floch éditeur, 1971.

    p.500
  • TROUPEAU, Gérard. Neuillé-le-Lierre, une paroisse tourangelle sous l'Ancien Régime. Tours : CLD, 2005. 287 pages.

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