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Grande Mairie : ferme

Dossier IA28000637 réalisé en 2019

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiées écurie, remise, grange, hangar agricole, puits, étable, laiterie, cellier, toit à porcs
Dénominations ferme
Aire d'étude et canton Parc naturel régional du Perche - Nogent-le-Rotrou
Adresse Commune : Trizay-Coutretot-Saint-Serge
Lieu-dit : La Grande Mairie
Cadastre : 1811 B2 167 ; 2019 OC 126

Le fief de la Mairie de Queux est cité dès 1460 comme dépendance du chapitre cathédral de Chartres. Un marché est passé pour la construction d’une maison à la Mairie en 1537 (conservé aux Archives départementales, mais non retrouvé lors de l'étude). De l'époque du marché semble remonter le logis de la ferme qui conserve des éléments significatifs (fenêtre de la tour à encadrement chanfreiné, petite archère-canonnière, corniche en doucine et charpente d'origine à sous-faîtière) ainsi qu'un mur et un chaînage d'angle du bâtiment d'exploitation nord.

En 1759, la Grande Mairie apparaît sur le plan de Canüel comme propriété de la communauté des Ursulines de Nogent qui l'avait acquise dans la première moitié du 18e siècle. L'ensemble est vendu comme bien national le 19 octobre 1791 à Denis de Foisy de Trémon, pour 39 000 livres. Au premier quart du 20e siècle et jusqu’en 1935, un de ses descendants, Jules Octave Luce de Trémont, fait agrandir la ferme : destruction des dépendances (à l’exception d’une partie du bâtiment nord), reconstruction d’écuries, granges, remises et étables qui portent les dates 1931, 1932 et 1935. A cette même période, le bâtiment abritant le logis de ferme est transformé (agrandissement des ouvertures, réaménagements intérieurs), et des dépendances sont construites de part et d’autre du logement.

Période(s) Principale : 2e quart 16e siècle , (?)
Principale : 1ère moitié 20e siècle
Dates 1537, daté par source
1931, daté par source
1932, daté par source
1935, daté par source
Auteur(s) Personnalité : Luce de Trémont Octave-Jules,
Octave-Jules Luce de Trémont (1862 - 1955)
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commanditaire, attribution par source

La ferme de la Grande Mairie se situe à un kilomètre et demi au nord-est du bourg. Elle comprend cinq bâtiments répartis autour d'une cour ouverte.

Le bâtiment d'habitation se trouve au sud de l'ensemble. Sa façade principale qui donne sur la cour, au nord, est flanquée d'une curieuse tour carrée dont la fonction initiale reste inconnue (ni escalier, ni cheminée à l'intérieur). Deux archères-canonnières, dont une obstruée entre la fenêtre chanfreinée et le chaînage d'angle à l'étage, témoignent d'une ancienne fonction défensive. Comme la tour, le corps d'habitation s'élève sur un rez-de-chaussée et un haut comble à surcroît. Les ouvertures à encadrement en brique et linteau métallique (type IPN) montrent un remaniement tardif et conséquent, qui a notamment fait disparaître les cheminées d'origine. L'ensemble possède une charpente originellement à poinçon long (raccourci lors d'un remaniement), entrait, faux-entrait, faîtière et sous-faîtière reliées entre elles part des liens droit. Une extension au logis a été construite à l'ouest, tandis qu'une cave est érigée en alignement à l'ouest et une laiterie au sud.

A l'est de la cour se trouve un imposant bâtiment d'exploitation. Il abrite des étables, une étable à veaux, une écurie, une sellerie et un logement de palefrenier. Il affiche des dimensions importantes : 32 mètres de long pour 15 mètres de large. Un ancien chaînage d'angle au centre de la façade ouest et les deux millésimes 1932 et 1935 montrent que le bâtiment a été construit en deux temps. Un vaste comble à usage de grenier surmonte l'ensemble.

Au nord se situe un autre bâtiment d'exploitation abritant des étables. A l'ouest se trouve une remise et deux toits à porcs, accolés à un vaste hangar (localement appelé "maillère").

Les murs sont en moellons de calcaire couverts d'un enduit à pierre vue (sur un soubassement en moellons de silex au niveau du logis et du bâtiment d'exploitation est). Les encadrements des baies et les chaînages d'angle sont essentiellement en brique - les plus anciennes ouvertures étant en pierre de taille calcaire. Les toits sont à longs pans et en pavillon (tour) couverts en tuile plate.

Murs calcaire moellon enduit partiel
Toit tuile plate
Étages en rez-de-chaussée, comble à surcroît
Couvertures toit à longs pans pignon couvert
toit en pavillon
Escaliers
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales d'Eure-et-Loir ; B 2465. Marché pour la construction d'une maison à la Mairie, paroisse de Trizay-au-Perche (1537).

  • Archives départementales d'Eure-et-Loir ; 3 P 2901-2907. Matrices cadastrales de la commune de Trizay-Coutretôt-Saint-Serge.

  • Archives départementales d'Eure-et-Loir ; 3 P 5637-5645. Plans cadastraux des communes de Trizay, Coutretôt et de Saint-Serge. 1811-1812.

Documents figurés
  • Plan de la paroisse de Saint-Serge et Mairie de Queux et de la tenue des Moméants, paroisse de Souancé/dressé en 1759 par Canüel pour le compte du Chapitre Cathédral de Chartres. (Archives départementales d'Eure-et-Loir ; G 2093).

Bibliographie
  • CALLAUD, Yves. Trizay-Coutretôt-Saint-Serge - 1835-2015 - Histoire de la commune. Juin 2015, 38 p.

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Parc naturel régional du Perche - Maillard Florent