Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Grenier à sel (détruit, 59 rue Saint-Laurent)

Dossier IA28000316 inclus dans La ville de Nogent-le-Rotrou du Moyen-Age au début de l'époque moderne réalisé en 2010

Fiche

Appellations Grenier Saint-Jacques
Destinations grenier à sel, temple
Dénominations grenier à sel
Aire d'étude et canton Nogent-le-Rotrou - Nogent-le-Rotrou
Adresse Commune : Nogent-le-Rotrou
Adresse : 59 rue Saint-Laurent
Cadastre : 1990 BO 100

Le grenier à sel est mentionné pour la première fois par les historiens percherons en 1903. Sur le passage de la ligne du tramway entre Brou et Nogent, il est détruit en 1908 sans avoir fait l’objet d’aucune étude. On lui attribue la fonction de grenier à sel et de temple huguenot. Le seul propriétaire connu est Mme Dubin de Grandmaison.

Entre 1641 et 1648 plusieurs baux conservés aux archives départementales d’Eure-et-Loir portent sur le grenier à sel de Nogent-le-Rotrou, il est alors appelé Grenier Saint-Jacques. Jean-Baptiste Lecointre est mentionné comme son receveur en 1699.

Le grenier n’est pas individualisé sur le cadastre de 1811. Le plan en mauvais état n’a pas permis une localisation précise de l’édifice. Le grenier a été localisé grâce à une photographie datée de 1907 figurant la sous-préfecture en arrière-plan. En 1908, Le grenier à sel a laissé place à la rue du Docteur Desplantes. Aucun vestige n’a été conservé.

L’implantation de l’édifice en retrait de la rue, son pignon tourné vers cette dernière, et la présence de baies, de portes et de fenêtres en plein-cintre invitent à dater la construction du 12e siècle (cf. la maison de la rue du Château à Alençon, également datée de la même période). Si la qualité du bâtiment assure son origine patricienne, rien n’indique qu’il ait été construit dès l’origine pour assurer la fonction de grenier à sel. Il pourrait également s’agir d’une maison sur cellier.

L’édifice a fait l’objet de plusieurs modifications entre la fin du 15e siècle (demi-croisées) et le 17e siècle (toit avec croupes, porte à bossage, et cheminée). En 1699, il est certainement habité par Jean-Baptiste Lecointre. Le logis du receveur devait alors être situé dans les étages tandis que le rez-de-chaussée devait servir de lieu de stockage pour le sel.

Période(s) Principale : 12e siècle
Principale : 2e moitié 15e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle , (détruit)

L’édifice semble adopter un plan rectangulaire ayant son petit côté disposé en retrait de la rue. Il est composé de trois niveaux d’élévation prenant place sous un toit à deux pans et croupe. Ses murs sont construits en pierre de taille dont le gabarit varie du moyen appareil régulier au premier niveau, à un moyen, voire petit appareil moins régulier à partir du second niveau. Côté sud, sa façade est percée de quatre minces baies en plein-cintre à ébrasement extérieur. Elles encadrent une porte dont l’arc en plein-cintre est composé de deux rouleaux. L’étage est surmonté de deux fenêtres à double linteau recoupant un cordon (quart-de-rond ?). L’une des ouvertures est ménagée sous un arc de décharge en plein-cintre. Le deuxième étage n’est ouvert que par une mince baie percée sous un linteau. Le premier mur gouttereau est percé par une porte dont l’encadrement est traité en bossage un-sur-deux. D’après le dessin de Melle Hurvoy, ce dernier pourrait être sculpté en pointe de diamant. Les étages sont éclairés par des fenêtres à crossettes et une croisée. Le second mur gouttereau est pratiquement aveugle, il n’est percé qu’au deuxième étage par une demi-croisée moulurée d’un tore reposant sur des colonnettes polygonales. L’édifice est doté d’une cheminée à hotte droite. Son manteau repose sur des piédroits en S ornés de disques. Le grenier à sel a laissé place à la rue du Docteur Desplantes. Aucun vestige n’a été conservé.

Murs pierre pierre de taille

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales d'Eure-et-Loir. Série B : 2093. Baux. 1641-1648.

  • Archives départementales d'Eure-et-Loir. Série B : 2687. Acte de notoriété. 1677.

  • Archives départementales d'Eure-et-Loir. Série B : 2188. Rôle. 1699.

Documents figurés
  • Cadastre ancien. 1811. Plan cadastral. (Archives municipales de Nogent-le-Rotrou).

  • Grenier à sel / Hurvoy E. (?). Fin 19e siècle. Dessin. (Médiathèque de Chartres L'Apostrophe, fonds iconographique, Nogent-le-Rotrou, Pl 2).

  • Grenier à sel. Photographies anciennes, 1907. (Collection privée).

Bibliographie
  • LECOMTE, Jacky. Le Perche de gare en gare. (Collection Mémoire en Images). Saint-Cyr-sur-Loire : Éditions Alan Sutton, 2002. 128p.

    p.75
  • METAIS, Abbé Charles et DU GONDRE, Karl. Le vieux Nogent : premier album. Inconnu, 1903. (Grand format 35 X 48 cm, illustrations de Melle HURVOY. 4 pages de descriptif et de légendes et 14 planches de dessins).

  • MERLET, Lucien. Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Eure-et-Loir, série B. Chartres : Impr. Garnier, 1890.

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université François-Rabelais de Tours - Rozier Hadrien