Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Hôpital, actuellement école supérieure de commerce dite campus de la CCI du Loir-et-Cher

Dossier IA41000753 inclus dans Secteurs urbains de la Reconstruction de Blois réalisé en 2010

Fiche

Á rapprocher de

Appellations école supérieure de commerce dite campus de la CCI du Loir-et-Cher
Dénominations hôpital, école supérieure
Aire d'étude et canton Val de Loire et Reconstruction
Adresse Commune : Blois
Lieu-dit : rive droite
Adresse : 6 rue Anne-de-Bretagne
Cadastre : 2011 DN 993

La démolition du bâtiment de la bourse du travail, situé rue des Jacobins, est une conséquence indirecte des bombardements de Blois. Elle fut rendue nécessaire pour l'édification du marché telle qu'elle fut prévue dans le plan de reconstruction et d'aménagement de Charles Nicod validé en novembre 1942. On envisagea alors de réinstaller la bourse du travail dans les locaux de l'ancienne école Louis-XII laquelle était transférée rue des écoles. Ces locaux, occupés par l'école depuis 1826, consistaient en l'aile ouest de l'ancien Hôtel-Dieu bâti au XVIIe siècle. Ils étaient mitoyens de ceux du théâtre, lui-même installé dans l'aile nord-est de la même institution depuis 1806. En octobre 1946, Lucien Joubert fut désigné pour mener les travaux en vue de l'installation de la bourse du travail dans ce bâtiment. Il fut déterminé par arrêté que la bourse du travail, comme d'autres immeubles qui n'avaient pas été détruits par faits de guerre, serait néanmoins considérée comme telle et financée par la Reconstruction. Les travaux menés pour l'installation de la bourse du travail tinrent donc plutôt de la restauration mais furent néanmoins financés par la Reconstruction. Le projet que Lucien Joubert établit entre 1947 et 1949 prévoyait une remise en état de l'ensemble du bâtiment, y compris la partie qui s'articulait avec la salle de théâtre afin de conserver à l'ensemble son équilibre architectural. Les travaux projetés comprenaient deux tranches, la seconde devant être exécutée après la démolition du théâtre. La restauration commença en 1950. Le coût de la première tranche, ayant été plus élevé que prévu, le projet fut revu à la baisse : en 1955, la municipalité fit détruire la partie de l'ancienne école qui s'articulait avec le théâtre en même temps que celui-ci. Il fallut alors résoudre un double problème. Le bâtiment ayant été amputé de trois travées, il fallait lui rendre des proportions esthétiques et donner au mur pignon ainsi créé un aspect acceptable pour ne pas trop nuire à celui de la place. Par ailleurs, il n'y avait plus dès lors de raison d'édifier le petit bâtiment en retour imaginé pour couvrir les voûtes des caves classées. Au printemps 1955 Lucien Joubert fut donc contraint d'établir de nouveaux plans : il proposa de reconstruire deux travées au nord du bâtiment pour rétablir au maximum son équilibre d'origine. En ce qui concerne le sort des caves voûtées, le débat fut lancé de l'utilisation qui pourrait en être faite. L'exemple de l'aménagement du musée des vins de Touraine dans les celliers Saint-Julien de Tours en même temps que les recherches menées sur la "maison régionale" par les étudiants de l'école des Arts Décoratifs de Blois sous la direction de monsieur Tourneur, alimentèrent un temps l'hypothèse de l'aménagement des caves en lieu d'exposition pour les produits régionaux. Finalement, on reconstruisit les deux travées proposées par Lucien Joubert mais les caves voûtées furent sacrifiées. Quelques fragments lapidaires en furent prélevés et sont encore conservés au cloître Saint Saturnin. Il en est de même pour les éléments de décor originaux de l'aile ouest, cartouches et frontons, dont le bâtiment ne présente plus que des copies exécutées par le sculpteur blésois Maillard. Le bâtiment a depuis été reconverti en école de commerce et une aile contemporaine a été construite en retour au sud du bâtiment restauré.

Période(s) Principale : milieu 17e siècle , daté par source
Principale : 3e quart 20e siècle , daté par source
Dates 1950, daté par source
Auteur(s) Auteur : Joubert Lucien, architecte, attribution par source
Auteur : Maillard, sculpteur, attribution par source

Le bâtiment du campus de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Loir-et-Cher est implanté entre l'ancien marché transformé en restaurant universitaire et la place Louis-XII, perpendiculairement à la rue Anne-de-Bretagne. Il se distingue du bâti reconstruit alentour car il s'agit d'un édifice du XVIIe siècle restauré et complété. Il en reprend donc les caractéristiques architecturales principales : un gabarit de deux étages carrés et un étage de comble, une façade en pierre de taille, une haute toiture couverte en ardoise, un décor sculpté. Les deux travées ajoutées au nord reproduisent les travées conservées du bâtiment ancien mais se distinguent toutefois du fait de leur plus grand espacement et surtout de leur pierre qui demeure plus claire.

Murs enduit
pierre de taille
moellon
Toit ardoise
Étages sous-sol, 2 étages carrés, étage de comble
Couvertures toit à longs pans
croupe
Techniques sculpture
Représentations fronton armoiries
Sites de protection secteur sauvegardé
Protections inscrit MH, 1946/11/25

Annexes

  • Lucien Joubert (1909-1977)

    Architecte DPLG, il reprit le cabinet de René Erre à son décès au début des années cinquante, poursuivant les chantiers de reconstruction engagés par l'agence dans Blois.

    Dans ce contexte, il devint un des architectes marquants de la reconstruction blésoise. On lui doit un très grand nombre d'immeubles reconstruits. Il en conçut des séquences entières dans les îlots C, G, K, J, H, Q et S. Il fut également à l'origine des plans d'équipements comme la piscine du quai Saint-Jean à laquelle il travailla avec André Aubert, et le Cinéma Palace, implanté au coeur de l'îlot K.

    Il continua par la suite de travailler à la construction de logements notamment en tant qu'architecte de la coopérative HLM.

    Il fut également très actif dans les réalisations de la municipalité des années soixante en tant qu'adjoint au maire de Blois, chargé des travaux de 1959 à 1971.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Loir-et-Cher. Série J : 127 J, fonds Paul Robert-Houdin : 127 J 33. Routes des châteaux lumineux, correspondance : MH tourisme (1962-68), MH nettoyage des voutes (1943-51), déblaiement Blois Vendôme (1940), comité départemental du tourisme, collège de Blois, hôtel des postes, école Louis XII, quartier du Carmel.

  • AD Loir-et-Cher. Série W : 1195 W 45. Blois, remembrement, dossier technique et administratif. 1941-56.

  • AD Loir-et-Cher. Série W : 1195 W 45.A l'image des celliers Saint-Julien de Tours. Les celliers de l'ancien Hôtel-Dieu de Blois ne pourraient-ils servir la renommée de nos bons vins de Loir-et-Cher ? La Nouvelle République, Samedi 23 et dimanche 24 juillet 1955.

  • AD Loir-et-Cher. Série W : 1195 W 45. Vestiges du vieux Blois et action touristique. On pourrait certainement utiliser de manière intéressant les caves de l'ancien théâtre mais il convient de décider rapidement. La Nouvelle République, Mardi 26 juillet 1955.

  • AD Loir-et-Cher. Série RV : RV 3193. Blois, murs de soutènement de la place du château. 1943-47.

  • AD Loir-et-Cher. Série continue : 7/10. Reconstruction de Blois, Affaires diverses. 1945-48.

  • AD Loir-et-Cher. Série continue : 7/53. Reconstruction de Blois. Adjudications. 1948-51.

Documents figurés
  • photog n. et b. Auteur inconnu. (Archives Départementales de Loir-et-Cher, Blois, 1195 W 45). (cf. illustration n° IVR24_20124100193NUC).

  • photog n. et b. Auteur inconnu. (Archives Départementales de Loir-et-Cher, Blois, 1195 W 45). (cf. illustration n° IVR24_20124100192NUC).

  • photog. n. et b. Auteur inconnu. (Archives départementales du Loir-et-Cher, Blois, fonds Lesueur, F. 2133). (cf. illustration n° IVR24_19834100129XB).

  • photog. noir et blanc. Auteur inconnu. (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, fonds Lesueur, F.2133). (cf. illustration n° IVR24_19834100127XB).

  • Musée de Blois, photographie ancienne. (cf. illustration n° IVR24_19924100748XB).

  • Plan de reconstruction et d'aménagement, sur papier, détail, 1942. Par Nicod, Charles (architecte). (Ville de Blois, service du cadastre, Blois). (cf. illustration n° IVR24_20104100574NUC2A).

Bibliographie
  • BELLENGER, S. (dir.), GUIGNARD, B., DUSSEAUX, S. Cimetière Saint-Saturnin. Catalogue des collections lapidaires, 1995-2000

    p. 21-23.
  • COSPEREC, Annie. Blois : la forme d'une ville. Paris : Imprimerie nationale, 1994. (Cahiers du patrimoine, 35).

    p. 86-88, 248-250.

Liens web

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - De Decker Aurélie