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Hôtel (2 rue de la Concorde)

Dossier IA37005596 inclus dans Amboise : rue de la Concorde réalisé en 2006

Fiche

Dénominations hôtel
Aire d'étude et canton Amboise - Amboise
Adresse Commune : Amboise
Adresse : 2 rue de la Concorde

L'étude de cet hôtel est avant tout motivée par sa situation en bordure d'enceinte urbaine : il est placé sur une parcelle relativement grande, en face de l'ancien couvent des Minimes et à proximité immédiate de la porte de ville du quartier du Petit Fort qui se résumait à l'actuelle rue de la Concorde - et qui devint par la suite, avec la construction de la tour des Minimes ordonnée par Charles VIII, le quartier des Minimes. En réalité, on connaît mal l'emplacement de cette porte, mais l'arrachement de maçonnerie situé sur la maison du 1 rue de la Concorde pourrait lui correspondre. L'hôtel se serait donc trouvé en limite d'enceinte, comme la plupart des hôtels de la ville d'Amboise. Seuls la cave, la cage d'escalier et les combles nous ont été ouverts mais nous n'avons pas pu réaliser de clichés. La date de construction et le nom du commanditaire de l'hôtel du 2 rue de la Concorde demeurent inconnus ; toutefois la tour d'escalier de plan carré et la voûte en berceau surbaissé de la cave constituent des indices orientant la datation vers la seconde moitié du XVe siècle. Tournée sur le jardin vers la rue Louis XI, la façade orientale montre de grandes baies à la française, ou à petits bois, qui témoignent de remaniements modernes, datant probablement du XVIIe ou du XVIIIe siècle. Il en va de même pour le comble mansardé et la surélévation en pan-de-bois de la tour d'escalier, certainement réalisée pour desservir le nouvel étage du comble.

Période(s) Principale : limite 15e siècle 16e siècle
Secondaire : Temps modernes
Secondaire : limite 17e siècle 18e siècle

L'hôtel présente un plan rectangulaire auquel deux tours ont été accolées sur le pignon sud tourné vers la rue de la Concorde. Au sud-ouest, la grande tour carrée renferme l'escalier en vis construit en pierre de taille. Les matériaux de construction cachés par un enduit seraient d'après la propriétaire, des pierres de taille de tuffeau, mais à l'extérieur de la tour, seuls les chaînages d'angle demeurent en pierre de taille. La vis est éclairée par un oeil de boeuf, deux baies à petits bois et deux petits jours rectangulaires, simplement chanfreinés et avec des congés, qui semblent authentiques. Les appuis de ces baies ne sont pas saillants. La seconde tour, à droite sur la façade, présente des dimensions modestes : elle est moins haute et sa surface au sol est plus réduite. Elle est éclairée de la même manière que la première tour et renferme probablement des retraits attenants aux pièces. Depuis une porte ouvrant sur le jardin à la base de la tour d'escalier, on descend par un escalier droit à la cave. De plan rectangulaire, la cave a conservé son sol en terre battue et sa voûte en berceau construite en pierre de taille de tuffeau et présentant des traces de layage. La porte qui donne sur le quai Charles Guinot semble récente, de sorte qu'à l'origine il ne devait pas y avoir d'ouverture du côté de la Loire, évitant ainsi les risques d'inondation.

Murs pierre
enduit
moellon
pierre de taille
Toit ardoise
Plans plan symétrique
Étages 1 vaisseau, sous-sol, rez-de-chaussée, 2 étages carrés, comble à surcroît
Couvrements voûte en berceau segmentaire
Couvertures toit en pavillon
Escaliers escalier hors-oeuvre : escalier en vis avec jour
Jardins arbre isolé, bosquet, parterre de gazon
Techniques maçonnerie
Statut de la propriété propriété privée
(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université François-Rabelais de Tours - Gaugain Lucie