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Hôtel dit Maison du Chapitre, groupe scolaire dit institution Delfeuille, actuellement maison dite l'association des dames institutrices (2 rue Bourg-le-Comte)

Dossier IA28000331 inclus dans La ville de Nogent-le-Rotrou du Moyen-Age au début de l'époque moderne réalisé en 2010

Fiche

Façade sud, vue du sud.Façade sud, vue du sud.HISTORIQUE

L’édifice est connu par les historiens percherons comme la Maison du Chapitre1. Il serait lié à l’église paroissiale de Notre-Dame des Marais située à proximité avant sa destruction. En l’absence de preuves confirmant l’existence d’un collège de chanoines et de la localisation de son chapitre dans l’édifice étudié, l’appellation utilisée n’a pu être confirmée.

L’aveu de 1648 comporte la déclaration d’une "maison et tenue"2 située à l’emplacement de l’édifice étudié. La tenue est composée de plusieurs logis prenant place entre une cour avant et un jardin arrière. L’aveu précise que la tenue, anciennement séparée en deux, fut unifiée par son précèdent propriétaire Denys Hubert.

La première tenue appartenait à François de Fegues, écuyer et sieur du grand et petit Viantais3, ainsi qu’à sa femme Marie Lefranc. Celle-ci est l’héritière du sieur de Soullars et de sa femme, Marguerite de Gaubert auxquels appartenait la tenue en premier lieu. La seconde tenue appartenait à Giles Gouasbin.

Denys Hubert est connu pour avoir été bailli d’Enghien-le-François (Nogent-le-Rotrou)4, conseiller du roi et lieutenant de l’élection du Perche5. Bienfaiteur du couvent des capucins, il en pose la première pierre en 16016.

En 1648, la propriétaire de l’édifice est Louise Hubert, veuve du sieur de Villeroussien et fille de Denys Hubert.

Le cadastre de 18117 figure un édifice composé de plusieurs bâtiments disposés selon un plan en H et implanté entre cour et jardin. Au 20e siècle, ses bâtiments sont occupés par le groupe scolaire dit institution Délefeuille8. L’édifice est actuellement propriété de l’association des dames institutrices. Deux des bâtiments (7 et 8) qui composent l’édifice ont été construits ou reconstruits au cours du 20e siècle9.

DESCRIPTION

Situation

Plans de situation.Plans de situation.

La parcelle qui accueille l’édifice est implantée le long de la rue du Bourg-le-Comte. Celle-ci est située dans le prolongement de la rue Saint-Laurent. Les deux rues forment un des axes principaux de Nogent-le-Rotrou reliant le prieuré-doyenné de Saint-Denis au pied du château Saint-Jean.

Le plan de la parcelle forme un rectangle irrégulier de 518 m² dont 361 m² sont construits. Elle est flanquée à l’ouest par un centre médico-social, au nord-ouest par le collège Delfeuille, et à l’est par la maison Michelet. Côté nord, elle est redoublée par une seconde parcelle en L occupant une surface au sol de 536 m² et faisant partie de la propriété acquise par l’association des dames institutrices.

Plan du deuxième niveau.Plan du deuxième niveau.Composition d’ensemble

Les neuf bâtiments qui composent l’édifice sont disposés selon un plan irrégulier en H et implantés entre une cour avant et une cour arrière. Les bâtiments 7, 8 et 9 sont postérieurs au 18e siècle, ils n’ont donc pas été traités.

Matériaux

Les murs de l’édifice sont construits en petits moellons de calcaire et de silex. La pierre de taille est réservée aux ouvertures et aux éléments porteurs. La tourelle du bâtiment 3 fait exception puisqu’elle est construite dans un appareil régulier de pierre calcaire et en brique. Les toits sont couverts de tuiles plates.

Structure

La cour avant est séparée de la rue par un mur situé à l’est du bâtiment 1. Il existe une différence de niveau entre les bâtiments 1, 2 et 3 d’une part, et le bâtiment 4 d’autre part. Les bâtiments 1 et 2 comportent deux étages carrés et un niveau de comble. Le bâtiment 3 compte lui 4 niveaux. Il présente deux étages carrés sur un niveau de sous-sol et sous des combles. Enfin, les bâtiments 5 et 6 comprennent deux étages carrés et des combles.

Le premier niveau du bâtiment 1 est doté d’un plan proche du carré. Il est accessible depuis la cour avant qu’il borde sur son côté ouest et communique avec le bâtiment 2. Il est éclairé par deux fenêtres prenant jour sur rue et sur cour.

Le bâtiment 2 adopte un plan trapézoïdal qui semble contraint par le bâtiment 3. Il est implanté entre les bâtiments 1, 3 et 4. Le bâtiment 2 possède un accès sur la cour et communique avec les bâtiments 1 et 3, malgré une différence de niveaux. Son volume interne est couvert par un plancher dont les poutres reposent sur des consoles moulurées en quart-de-rond. Il est divisé en quatre pièces par des cloisons. Celles-ci sont éclairées grâce à des ouvertures ménagées dans ses murs gouttereaux est et ouest. La salle 2.1 est chauffée par une cheminée dont le faux-manteau repose directement sur deux consoles pyramidales à trois ressauts. Il est monté avec une plate-bande surmontée par un arc de décharge surbaissé. La corniche de la hotte est évasée de manière à supporter l’âtre du second niveau, elle s’appuie sur ce qui s’apparente à des nervures à double chanfrein. La salle 2.2 possède une porte bouchée en direction de la salle 4.1 du bâtiment 4.

Le bâtiment 3 adopte un plan hexagonal demi-hors-oeuvre. Il est placé à l’angle formé par les bâtiments 2 et 4, tandis qu’une tourelle vient occuper l’angle qu’il forme avec le bâtiment 4. Le volume du bâtiment 3 est occupé par un escalier en vis desservant les bâtiments 2 et 4 du rez-de-chaussée aux combles. L’escalier est doté d’un noyau circulaire reposant sur une base hexagonale tandis que l’espace laissé libre au niveau du rez-de-chaussée, sous les marches, est occupé par un placard mural. La trace d’une feuillure est encore visible sous l’une des marches indiquant qu’une porte devait initialement clôturer cet espace. Le passage entre la volée de plan circulaire, et la tour d’escalier de plan hexagonal, est assuré par des trompes surbaissées. L’escalier est accessible depuis la cour, son premier niveau dessert ceux des bâtiments 2 et 4.

Le bâtiment 3 s’ouvre sur le premier niveau (sous-sol) du bâtiment 4 par une porte moulurée d’un chanfrein. De plan rectangulaire, le volume de ce dernier est divisé en quatre salles couvertes de voûtes en berceau suivant des orientations différentes. Ainsi, si les vaisseaux des salles 4.3 et 4.4 respectent l’orientation du bâtiment (leurs longs murs sont parallèles à la rue), les vaisseaux des salles 4.1 et 4.2 adoptent une orientation contraire. Les premiers sont couverts de voûtes larges et surbaissées tandis que les seconds sont couverts de voûtes étroites, leur profil surbaissé est presque plat. Chaque salle est éclairée par des soupiraux depuis les cours avant et arrière (4.2 à 4.4) ou depuis le mur gouttereau ouest (4.1). Elles communiquent entre elles par des portes dotées de linteau et moulurées de chanfreins. L’orientation des ouvertures semble indiquer que l’on privilégiait un sens de circulation allant soit de la salle 4.110 vers la salle 4.2, puis les salles 4.3 et 4.4, soit depuis le bâtiment 3 vers la salle 4.3. Là où les maçonneries des voûtes sont visibles (salle 4.3 et 4.4), les murs sont composés de moellons de calcaire et de silex, tandis que les voûtes sont montées avec des pierres de taille rapidement dégrossies.

Le bâtiment 5 est à la fois accessible depuis la salle 4.1 et depuis la cour arrière. Son volume unique est couvert d’une voûte surbaissée et éclairée par une large fenêtre sur cour. Son niveau de sol est situé plusieurs marches en dessous de cette dernière.

Le bâtiment 6 reprend des dispositions similaires mais il ne communique pas avec le bâtiment 4 et il est couvert par un plancher.

Plan du deuxième niveau.Plan du deuxième niveau.Le deuxième niveau de l’édifice est distribué par l’escalier en vis situé dans le bâtiment 3. Celui-ci dessert les bâtiments le premier étage du bâtiment 2, 4 et une petite pièce semi-circulaire (3.1) située dans sa tourelle.

Le bâtiment 2 est divisé en trois salles par des cloisons, il est éclairé par des fenêtres situées à l’est et à l’ouest. La salle 2.4 possède une cheminée. L’ensemble est couvert par un plancher dont les poutres reposent sur des consoles moulurées en quart-de-rond. La salle 2.5 fait office de couloir de circulation entre l’escalier et le bâtiment 1. Ce dernier dispose d’un volume unique chauffé par une cheminée (à l’ouest) et éclairé par deux fenêtres (au sud et à l’est).

Le bâtiment 4 est partagé en 5 salles par un mur de refend transversal et plusieurs cloisons. Il est accessible depuis l’escalier en vis du bâtiment 3 et depuis la cour arrière par un escalier droit. Les salles 4.6 et 4.8 font office de couloir entre ces deux accès. Une porte de biais, bouchée a également été identifiée entre l’escalier en vis et la salle 4.5. Les murs de cette dernière sont intégralement recouverts de lambris dont les panneaux sont moulurés par des fasces. La salle est chauffée par une cheminée à hotte droite recouverte de panneaux de bois (à l’ouest). Son manteau est doté d’un arc surbaissé tandis que sa hotte est encadrée par des pilastres à chapiteaux ioniques. Le volume est largement éclairé de fenêtres ouvertes au nord et à l’ouest. La salle 4.7 est également dotée d’une cheminée (à l’est).

Les bâtiments 5 et 6 sont accessibles respectivement depuis les salles 4.5 et 4.9 du bâtiment 4. Ils sont éclairés par des fenêtres ouvertes sur la cour arrière. Plusieurs fenêtres bouchées ont été identifiées à l’est (bâtiment 5) et à l’ouest (bâtiment 6).

Plan du troisième niveau.Plan du troisième niveau.Le troisième niveau est distribué depuis l’escalier du bâtiment 3. Celui-ci est doté comme au niveau précédent d’une petite salle (3.2) ménagée dans sa tourelle. Une fenêtre bouchée a été observée sur l’un de ses pans au contact du bâtiment 2.

Le niveau du comble du bâtiment 2 ne correspond pas avec la porte d’accès de l’escalier en vis. Un escalier droit en bois permet ainsi de communiquer entre les deux espaces. Le volume est couvert par une charpente à fermes et pannes avec entraits, poinçons et faux-entraits. Elle est contreventée par une sous-faitière. L’observation de l’angle formé par les bâtiments 3 et 4 montre que le bâtiment 2 est plaqué sur le bâtiment 4. Le mur gouttereau du bâtiment 4 porte ainsi à cet endroit une corniche masquée par la couverture du bâtiment 2. Les maçonneries du bâtiment 3 sont assises au niveau supérieur sur le faîte de ce même mur gouttereau.

On accède au comble du bâtiment 1 depuis celui du bâtiment 2. L’espace est éclairé par une lucarne donnant sur la cour. Le volume est couvert par un toit à deux versants et croupes, portés par une charpente à chevrons formant fermes avec entraits, poinçons11, faux-entraits, aisseliers et jambettes. Les fermes sont contreventées par une sous-faitière.

Le troisième niveau du bâtiment 4 reprend les dispositions observées à l’étage précédent. L’espace est divisé à l’aide d’un mur d’un refend et de plusieurs cloisons. Cependant il est desservi par une seule porte depuis l’escalier en vis. Les salles sont éclairées par de larges fenêtres disposées sur les murs nord, sud et ouest. Le mur est est aveugle. Les murs pignons sont dotés d’une cheminée chacun12.

Les bâtiments 5 et 6 sont plaqués sur le mur gouttereau nord du bâtiment 4. Leurs dispositions sont similaires à celles observées au niveau 2.

Plan du quatrième niveau.Plan du quatrième niveau.Le quatrième niveau du bâtiment 3 permet d’accéder par une porte moulurée d’un chanfrein au niveau de comble du bâtiment 4. Sa tourelle (salle 3.3) est dotée d’un escalier en vis circulaire s’ouvrant derrière une porte également moulurée d’un chanfrein. Il permet d’accéder au dernier niveau du bâtiment 3. Le noyau de l’escalier est circulaire, il repose sur une base polygonale.

Le sol du bâtiment 4 est situé au-dessus du seuil de l’ouverture de l’escalier en vis du bâtiment 3, un escalier droit est donc nécessaire pour atteindre le niveau du comble. Celui-ci est éclairé par deux lucarnes dont les appuis correspondent avec le niveau du sol. Deux souches de cheminées sont visibles à l’ouest et à l’est. Le volume est couvert par un toit à deux versants, portés par une charpente à chevrons formant fermes, alternant des fermes à entraits et poinçons avec des fermes à entraits retroussés. Elles sont dotées de jambettes et d’aisseliers. Elles sont assemblées à tenons et mortaises chevillées et sont contreventées par une sous-faitière à croix de Saint-André.

L’escalier en vis situé dans la tourelle du bâtiment 3 mène à une salle hexagonale présente au cinquième niveau. Celle-ci est éclairée par deux petites fenêtres disposées de part et d’autre d’une cheminée. La première à l’est offre une vue sur le château Saint-Jean tandis que la seconde à l’ouest offre une vue sur l’hôtel du Bailli et le prieuré-doyenné de Saint-Denis. La cheminée est composée d’un faux manteau reposant sur des consoles pyramidales à trois ressauts. L’âtre de la cheminée est ménagé sous une plate-bande sans clef composée de quatre larges blocs.

Élévations extérieures

La façade sur rue (sud) du bâtiment 1 donne directement sur la rue Bourg-le-Comte. La cour antérieure est fermée par un mur percé d’une porte carrossable.

Le bâtiment 1 est doté d’une travée limitée par deux chaînes d’angle harpées, et de deux niveaux d’élévation prenant place sous une corniche moulurée en cavet et en quart-de-rond. Il est couvert par un toit en pavillon.

Au rez-de-chaussée, la façade est percée par une fenêtre à arc surbaissé tandis que l’étage est ajouré par une fenêtre à double linteau. Elle est surmontée de consoles orphelines, et accostée par une petite fenêtre chanfreinée.

Les maçonneries du premier niveau semblent plus perturbées que celles observées au second niveau. Elles comportent néanmoins très peu de moellons de silex, à l’inverse du mur accolé à l’est du bâtiment 1. Celui-ci est percé par une porte surmontée d’un arc en plein-cintre, à clef et soffites saillantes. Des traces d’une ancienne porte piétonne sont connectées à la chaîne d’angle du bâtiment 1.

Façades sud et est, vue du sud-est.Façades sud et est, vue du sud-est.Les façades sur cour (est) des bâtiments 1 et 2 forment un ensemble unique, composée de deux niveaux d’élévation et de deux travées. Le premier niveau est percé par deux portes associées chacune à une fenêtre. Au sud, les ouvertures sont ménagées sous une plate-bande et un linteau tandis qu’au nord les encadrements sont enduits. Le second niveau est ajouré par deux fenêtres à double linteau moulurées de baguettes. Ces dernières s’entrecroisent au niveau des angles supérieurs des ouvertures, où des boutons de fleurs sont sculptés.

Le bâtiment 1 est plus haut que le bâtiment 2. Ce dernier est couronné par une corniche moulurée d’un cavet et d’un quart-de-rond, surmontée d’un toit à deux versants.

Les maçonneries observées au rez-de-chaussée possèdent des moellons d’un gabarit plus petit qui semblent moins densément répartis. En revanche à l’étage, les moellons sont plus gros et les assises sont plus régulières, y compris à la jonction entre les bâtiments 1 et 2.

Le bâtiment 3 est composé de quatre niveaux d’élévation, prenant place sous une corniche moulurée d’un cavet et d’un tore. L’ensemble est couvert par un toit hexagonal, incorporant la forme circulaire de la tourelle accolée au bâtiment 3. Chaque angle formé par deux pans de murs est marqué par une chaîne d’angle harpée. Les murs sont montés en petits moellons de silex et de calcaire.

La tourelle est construite dans un appareil de pierre calcaire régulier jusqu’au troisième niveau, elle adopte ensuite un appareil en brique laissant paraître les marches en pierre de son escalier en vis. Les maçonneries du troisième niveau sont sculptées d’un décor de trilobes sur la hauteur d’une assise.

Le premier niveau est percé par une porte à plate-bande13 et par une petite fenêtre bouchée. Les second et troisième niveaux sont ajourés par deux fenêtres étroites, à linteau et moulurées de chanfreins. Les négatifs des traverses observées sur leurs piédroits laissent à penser qu’il s’agit d’anciennes demi-croisées. La présence de moellons de calcaire au contact de leurs appuis indique certainement la présence de reprises. Le quatrième et dernier niveau est doté de deux petites fenêtres chanfreinées. Une reprises est visible sur son pan de mur sud en dessous et au niveau de sa corniche, soit à l’emplacement de la cheminée située à l’intérieur du bâtiment 3. La majorité des ouvertures du bâtiment 3 sont situées sur son pan sud-est.

Les quatre niveaux de la tourelle sont percés par : une petite ouverture fermée par un vantail au niveau du sol14, une demi-croisée chanfreinée au second niveau, une fenêtre étroite et chanfreinée au troisième niveau, et un simple jour obtenu par un dégagement de ses maçonneries au quatrième niveau.

La façade sud du bâtiment 4 possède une travée et quatre niveaux d’élévation. Ses maçonneries sont similaires à celles observées sur le bâtiment 3. Son sous-sol est ajouré par un soupirail donnant dans la salle 4.3. La salle 4.7, située au niveau du rez-de-chaussée surélevé, est éclairée par une fenêtre moulurée de baguette percée sous un arc surbaissé. Le deuxième étage prend jour par une fenêtre surmontée d’un double linteau et moulurée de baguettes retombant sur des colonnettes polygonales. Les négatifs d’une traverse visibles de part et d’autre de la fenêtre indiquent qu’il s’agit d’une ancienne croisée. La façade est couronnée par une corniche moulurée d’un cavet et surmontée d’un tore. Elle est couverte par un toit à deux pans et pignons découverts, dont les rampants à crossettes sont montés en pierre de taille.

Façade nord, vue du nord.Façade nord, vue du nord.La façade nord du bâtiment 4 est composée de trois travées et de trois niveaux d’élévation. Elle est limitée à l’est et à l’ouest par les bâtiments 5 et 6 dont les murs pignons sont plaqués sur ses maçonneries17.

Le premier niveau est éclairé par deux soupiraux donnant sur la salle 4.4 Le second niveau est percé par une fenêtre et une porte à double linteau ainsi qu’une fenêtre à plates-bandes. Les premières sont moulurées d’un chanfrein et surmontées d’un larmier sur culot tandis que la seconde est simplement sculptée d’un chanfrein. Les traces de reprises observées en partie basse des piédroits de la porte indiquent qu’il s’agit certainement d’une ancienne fenêtre.

Le troisième niveau d’élévation est éclairé par trois fenêtres disposées à l’aplomb des ouvertures observées au niveau 2. Les fenêtres sont chanfreinées et dotées de doubles linteaux. Les deux ouvertures les plus à l’est prennent place sous des larmiers sur culots.

La façade est surmontée d’une corniche moulurée d’un cavet, interrompue par deux lucarnes à meneaux simples et dotée de pignons avec rampants à crossettes. Là encore, les perturbations observées sur les maçonneries situées au contact des appuis des lucarnes indiquent une reprise.

A l’exception des lucarnes, l’ensemble des ouvertures observées sur la façade nord possèdent des négatifs de traverses.

Les façades nord des bâtiments 5 et 6 sont dotées d’une travée unique et de trois niveaux d’élévation, prenant place sous des toits à deux versants et croupe. Chaque niveau est percé par une fenêtre à arc surbaissé doté de trois claveaux. Contrairement aux maçonneries des bâtiments 3 et 4, celles des bâtiments 5 et 6 ne contiennent pas de moellons de silex. Les murs gouttereaux est du bâtiment 5 et ouest du bâtiment 6 possèdent plusieurs fenêtres bouchées aux deuxième et troisième niveaux d’élévation. La façade du bâtiment 5 est dotée d’une corniche moulurée en quart-de-rond, tandis que celle du bâtiment 6 est moulurée d’un petit cavet et d’un quart-de-rond.

Façade ouest, vue de l'ouest.Façade ouest, vue de l'ouest.Les façades ouest du bâtiment 1, 2 et 4 sont visibles depuis la cour avant du centre médico-social. Le mur pignon du bâtiment 4 marque un coup de sabre au contact du bâtiment 2. Il est percé par une fenêtre à plate-bande au second niveau, et une petite fenêtre à meneau ainsi qu’une fenêtre à linteau en bois au troisième niveau. L’ensemble est couronné par un pignon dont les rampants à crossettes sont en pierre de taille.

Le bâtiment 2 possède deux niveaux d’élévation et deux travées. La première est ajourée par deux fenêtres à linteau mouluré de chanfreins tandis que la seconde est éclairée par des fenêtres à plates-bandes.

La façade du bâtiment 1 est aveugle. Une petite baie bouchée est néanmoins visible au rez-de-chaussée.

CONCLUSION

Présentation du parti général

Le caractère urbain de l’édifice, le rang (noble) ou la charge (bailli) de ses anciens propriétaires, le retrait marqué du logis par rapport à la rue, la présence d’une cour avant et d’une seconde à l’arrière, attestent de sa fonction d’hôtel particulier.

Synthèse des observations concernant l’homogénéité de l’œuvre

Le fait que les bâtiments 3 et 4 soient construits selon un mode de construction similaire et que la distribution du second soit tributaire du premier, invitent à penser qu’ils sont contemporains. Le plaquage des maçonneries du bâtiment 3 sur celles du bâtiment 2 serait alors compris comme une phase de chantier15.

Néanmoins, le bâtiment 4 possède deux paires de salles voûtées suivant des orientations différentes, ce qui pose la question de leur homogénéité. A titre d’exemple, l’hôtel situé au 3 rue des Poupardières comporte des dispositions similaires. Si l’état initial du bâtiment n’a pu être clairement établi, il a été possible d’affirmer qu’il comportait deux phases de construction distinctes, réunies sous une même charpente. Ici les salles 4.3 et 4.4 pourraient être associées à un premier état, les salles 4.1 et 4.2 auraient été ajoutées par la suite afin de former le bâtiment que l’on connaît aujourd’hui. Les deux phases seraient alors réunies dans un volume unique, charpenté et distribué par une tour d’escalier (bâtiment 3).

Le coup de sabre observé entre les bâtiments 2 et 4, la rupture de niveau entre le bâtiment 2 et l’escalier qui le dessert (bâtiment 3), et la forme de son plan, contrainte par celles des bâtiments 3 et 4, indiquent que le bâtiment 2 leur est postérieur. L’utilisation exclusive de moellons de calcaire dans le bâtiment 2 s’oppose également à l’usage du silex dans celles des bâtiments 3 et 4.

Le bâtiment 1 ne se distingue du bâtiment 2 que par sa couverture. Ainsi, aucune rupture n’a été observée sur leur élévation à l’emplacement de leurs jonctions. Les maçonneries des deux bâtiments marquent également les mêmes différences entre le type d’appareil utilisé au niveau 1 et celui utilisé au niveau 2. Ce fait, associé à la similitude des ouvertures utilisées au second niveau des façades est des bâtiments 1 et 2, invite à restituer une phase de construction, ou de reconstruction commune.

Les bâtiments 5 et 6 sont plaqués sur les maçonneries du bâtiment 4. Le fait est particulièrement manifeste au contact des fenêtres de la première et de la troisième travée du bâtiment 4. Leurs piédroits sont ainsi noyés dans les murs des bâtiments 5 et 6. Ces derniers sont donc postérieurs au bâtiment 4.

Essai de datation des parties

Plan du premier niveau avec hypothèses de datation.Plan du premier niveau avec hypothèses de datation.Plan du premier niveau avec hypothèses (2) de datation.Plan du premier niveau avec hypothèses (2) de datation.

Le bâtiment 4 peut être daté entre la seconde moitié du 15e siècle et la première moitié du 16e siècle sur la base des éléments stylistiques suivants :

    • Croisée moulurée d’un décor de baguette (façade sud),
    • Croisées chanfreinées couvertes par des larmiers sur culots (façade nord),
    • Corniche moulurée d’un cavet surmonté d’un tore (façade sud),
    • Pignons dotés de rampants à crossette en pierre de taille,
    • Lucarnes à meneau avec pignons à rampants et crossettes en pierre de taille (façade nord).

Le type de charpente mis en œuvre dans le bâtiment 4 est daté entre 1300 et 155016. L’observation d’un exemple similaire daté de 1498d situé sur la parcelle voisine permet de recouper la datation stylistique.

Vue intérieure, niveau 1, détail de l'escalier du bâtiment 3.Vue intérieure, niveau 1, détail de l'escalier du bâtiment 3.

Le bâtiment 3 peut être daté entre la seconde moitié du 15e siècle et la première moitié du 16e siècle sur la base des éléments stylistiques suivants :

    • Escalier en vis à cage et à noyau (base) hexagonal,
    • Fenêtres et demi-croisées moulurées de chanfreins,
    • Cheminée à faux manteau à platebande et à consoles pyramidales avec ressauts17.

Vue intérieure, niveau 1, détail de la cheminée, salle 2.1.Vue intérieure, niveau 1, détail de la cheminée, salle 2.1.

Le bâtiment 2 peut être daté entre la seconde moitié du 15e siècle et le 17e siècle sur la base des éléments stylistiques suivants :

  • Pour la seconde moitié du 15e siècle et la première moitié du 16e siècle :
    • Cheminée avec faux manteau à plate-bande sur consoles pyramidales, arc de décharge surbaissé et corniche supportée par des nervures chanfreinées18.
    • Charpente à fermer et pannes à poinçons et entraits19.

  • Pour le 17e siècle:
    • Fenêtre à double linteau moulurée d’un décor de baguettes et de fleurs sans meneau (façade est),
    • Corniche moulurée en cavet et quart-de-rond (façade est).

Le type de charpente observée est utilisé entre le 13e et le 17e siècle, ce qui ne permet pas de resserrer la datation du bâtiment20.

Le bâtiment 1 peut être daté du 17e siècle sur la base des éléments stylistiques suivants :

    • Fenêtre à double linteau moulurée d’un décor de baguettes et de fleurs sans meneau (façade est),
    • Plan massé,
    • Toit en pavillon,
    • Corniche moulurée en cavet et quart-de-rond (façade est),
    • Fenêtre à arc surbaissé (façade sud).

Le type de charpente observée est rarement utilisé après 155021. Néanmoins, le fait qu’elle soit associée un toit en pavillon invite à penser qu’il s’agit d’un archaïsme volontaire afin de permettre la mise en place du haut du pavillon (bâtiment 1).

Si la clef et les soffites saillants de la porte carrossable observée dans le mur de clôture de la cour avant renvoient au 17e siècle, le mur dans lequel l’ouverture est percée renvoie aux maçonneries des bâtiments 3 et 4 tous deux datés entre la seconde moitié du 15e siècle et la première moitié du 16e siècle.

Les bâtiments 5 et 6 peuvent être datés du 17e siècle sur la base des éléments stylistiques suivants :

    • Plan proche du pavillon bien que plus allongé,
    • Toits à deux versants et croupes,
    • Fenêtres à arc surbaissé à trois claveaux,
    • Corniches moulurées en cavet et quart-de-rond.

Essai de restitution

A la fin du 15e siècle ou au début du 16e siècle, l’édifice est composé d’un bâtiment (4) implanté en retrait de la rue entre une cour avant22 et un jardin arrière23. Il est distribué par une tour d’escalier, alors hors-œuvre (bâtiment 3), permettant d’accéder aux quatre salles du niveau 1 et à la paire de pièces disponibles dans chaque étage.

L’accès à l’escalier devait alors être plus proche de celui que l’on peut observer au n°4 rue Bourg-le-Comte, la porte actuelle étant plutôt attribuable au 17e siècle. La salle 4.1 semble avoir été le seul passage24 entre la cour avant et la cour arrière, elle permettait également d’accéder aux autres caves. Le niveau de sol du comble et l’appui des lucarnes observées sur la façade nord devaient être situés au niveau des entraits de la charpente.

Les caves observées devaient servir de celliers aux logis abrités dans les niveaux 2 et 3. Cette fonction est justifiée par leur implantation, leur décor et la présence de plusieurs cheminées. Les étages devaient accueillir le logis. Il n’a pas été possible de vérifier si la tourelle abritait des latrines dans ses niveaux 2 et 3. Le dernier étage de la tour devait être dédié à une chambre haute où il était possible d’avoir une vue sur les deux pôles du pouvoir de Nogent-le-Rotrou : l’abbaye de Saint-Denis et le château Saint-Jean.

Si l’on tient compte de la présence d’une cheminée datée entre la seconde moitié du 15e siècle et la première moitié du 16e siècle dans le bâtiment 2, il est possible que ce dernier ait été construit immédiatement ou peu de temps après les bâtiments 3 et 425. Cette hypothèse pourrait être confirmée par le type de charpente utilisé que l'on retrouve plus fréquemment au milieu du 16e siècle26.

L’emplacement du bâtiment au contact avec la cour, les caves et les étages via la tour d’escalier, permet de lui attribuer la fonction de cuisine. La cheminée observée au rez-de-chaussée permet en effet de cuisiner plus facilement grâce à l’utilisation de consoles hautes, là où le recours à des piédroits auraient rendu la tâche plus difficile.

Malgré le peu de décors conservés, la qualité de l’édifice s’exprime tant par son ampleur que la qualité de sa construction jouant sur les aspects décoratifs des matériaux utilisés ou sur le confort de ses volumes habitables (latrines et cheminée). Ce sont autant d’éléments qui permettent de lui attribuer la fonction d’hôtel dès cette époque.

Le site fait l’objet d’une réorganisation et d’un agrandissement au cours du 17e siècle. Les bâtiments 1, 2, 5, 6 et la porte carrossable de la cour avant sont alors construits27, tandis que le bâtiment 4 est plus largement ouvert sur la cour avec la création d’une porte, dans la travée centrale de sa façade nord. Ce nouvel accès, associé à la création des « pavillons » 5 et 6, atteste du basculement de la façade principale du côté du jardin.

Cette campagne de construction peut être rapprochée du remembrement effectué par Denys Hubert à la fin du 16e ou au début du 17e siècle. Cela expliquerait pourquoi son nom est mis en avant dans l’aveu de 1648. L’édifice ainsi obtenu demeure sobre, ce qui laisse à penser que le simple prestige d’y habiter devait suffire au rang et à la personnalité du bailli de Nogent. En l’absence de preuves, il est néanmoins impossible de dépasser le stade de l’hypothèse.

1SIGURET, Philippe. "Les coutumes du Perche". "Cahiers percherons", 1958, n°7, p. 17.2AN. Série P : article P898. "Aveu et dénombrement de Nogent-le-Rotrou (1648)". Fol 28 °r. Cf. annexes.3Commune de Bellou-sur-Huisne (Orne).4Les dates exactes ne sont pas connues. Il exerce la fonction de bailli entre 1563 (AD 28. Série B : 2486. "Audiences") et 1619-1620 (AD 28. Série B : 2578. "Audiences").5DES BOULAIS, Bart. "Recueil des Antiquités du Perche, comtes et seigneurs de la dite province". Publié et annoté par H. Tournouër. Mortagne, Meaux : Pichard-Hayes et Daupeley-L., 1894 (fac-similé de l'édition de Mortagne, 1613), p.223. FRET, Louis-Joseph. "Antiquités et chroniques percheronnes. Volume III". Paris : Le Livre d'histoire, 2001 (fac-similé de l'édition de 1838), p.95.6Ibid.7Plan cadastral. 1811. (AM Nogent-Le-Rotrou : A1).8SIGURET Philippe. Op. cit., p. 17.9Selon les propriétaires.10Une porte bouchée a été observée entre la salle 4.1 et 2.2.11La base du poinçon est sculptée.12La souche de cheminée du pignon nord n’est visible que dans le comble.13Au-dessus de laquelle les maçonneries sont perturbées.14Il n’a pas été possible de vérifier si la tourelle est dotée d’un conduit à cet endroit ou s’il s’agit d’une simple niche.15Dossier d’inventaire : IA28000338 - Maison dite manoir Michelet.16HOFFSUMMER, Patrick. "Les charpentes du XIe au XIXe siècle : typologie et évolution en France du Nord et en Belgique". Paris : Monum, Editions du Patrimoine, 2002, p. 211. HOFFSUMMER, Patrick. "Les charpentes du XIe au XIXe siècle, Grand Ouest de la France". Turnhout : Brépols, 2011, p. 115.17Son mode de construction est similaire à la cheminée observée dans le bâtiment 2, exception faite de l’arc de décharge.18La cheminée est proche de celle que l’on peut observer dans les dites « cuisines » du logis royal du château de Chinon. Dossier d’inventaire : http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR24/IA00011838/index.htm.19HOFFSUMMER, Patrick. Op. cit. 2002, p. 242.20HOFFSUMMER, Patrick, Op. cit. 2002, p. 242. HOFFSUMMER, Patrick, Op. cit, 2011, p. 159.21HOFFSUMMER, Patrick, Op. cit. 2002, p. 211. HOFFSUMMER, Patrick, Op. cit, 2011, p. 115.22Au regard des maçonneries du mur clôturant la cour, il est possible que celui-ci soit contemporain du bâtiment 4.23A l’image de ce qui est décrit dans l’aveu de 1648.24Le second niveau ne disposait pas de porte et d’escalier en direction des jardins.25Avant d’avoir été reconstruit au-dessus du 1er niveau durant la période suivante.26HOFFSUMMER, Patrick. Op. cit., 2002, p. 242.27Si l’on retient l’hypothèse formulée pour le bâtiment 2.
Appellations Maison du chapitre, association des dames institutrices, Institution Delfeuille
Dénominations hôtel, groupe scolaire, maison, siège d'association ou d'organisation
Aire d'étude et canton Nogent-le-Rotrou - Nogent-le-Rotrou
Adresse Commune : Nogent-le-Rotrou
Adresse : 2 rue Bourg-le-Comte

D'après les historiens percherons, la maison du Chapitre tiendrait son nom de la proximité de l'ancienne église paroissiale Notre-Dame des Marais, aujourd'hui détruite. Néanmoins, aucune source ne confirme qu'un collège de chanoines ait pu occuper les lieux. L'aveu de 1648 mentionne différents propriétaires de l'édifice. Ainsi, la première tenue aurait appartenu au Sieur de Soullars et à sa femme, Marguerite de Gaubert, avant d'être transmise à leur fille, Marie Lefranc, et son mari, François de Fegues. La deuxième tenue était en possession de Giles Gouasbin. En 1601, Denys Hubert en est propriétaire, puis sa fille, Louise Hubert, en 1648. Néanmoins, les origines de l'édifice remontent à la deuxième moitié du 15e siècle ou à la première moitié du 16e siècle comme l'indiquent, par exemple, la présence de croisées moulurées d'un décor de baguettes (façade sud) ou encore l'escalier en vis à noyau circulaire. L'aveu de 1648 mentionne également le fait que la tenue, anciennement séparée en deux, a été reconstituée par Denys Hubert. Suite à ce remembrement, l'édifice est modifié, plusieurs bâtiments et la porte carrossable de la cour ayant alors été construits. Enfin, de nouvelles modifications sont apportées au cours des 19e et 20e siècles sur une partie des bâtiments qui sont probablement reconstruits. L'édifice appartient aujourd'hui à l'association des dames institutrices.

Période(s) Principale : 2e moitié 15e siècle, 1ère moitié 16e siècle , (?)
Principale : 1ère moitié 17e siècle , (?)
Principale : 19e siècle, 20e siècle , (?)
Auteur(s) Personnalité : Sieur de Soullars, propriétaire, attribution par source
Personnalité : Gaubert de Marguerite, propriétaire, attribution par source
Personnalité : Lefranc Marie, propriétaire, attribution par source
Personnalité : Fegues de François, propriétaire, attribution par source
Personnalité : Hubert Denys,
Denys Hubert

conseiller du Roy, Lieutenant général en l’élection de Mortagne et bailli d'Enghien-Le-François (Nogent-le-Rotrou).


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propriétaire, attribution par source
Personnalité : Hubert Louise, propriétaire, attribution par source

L'édifice, en forme de H irrégulier, est implanté en partie à l'alignement sur la rue du Bourg-le-Comte, l'un des axes majeurs de Nogent-le-Rotrou reliant le château Saint-Jean à l'abbaye Saint-Denis. Il possède une cour avant et une cour arrière. Il est constitué de neuf bâtiments et de quatre niveaux, dont l'un est en partie enterré. La tour polygonale abritant l'escalier en vis qui dessert tous les niveaux disposent d'un cinquième niveau. L'édifice est bâti en petits moellons de calcaire enduits à pierre vue et en brique, les toits étant couverts de tuiles plates.

Murs calcaire moellon enduit
brique maçonnerie
calcaire pierre de taille
Toit tuile plate
Étages étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
Couvrements voûte en berceau
Couvertures toit à longs pans croupe
toit à longs pans pignon découvert
toit polygonal
toit en pavillon
Escaliers escalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Aveu et dénombrement de Nogent-le-Rotrou (1648). Fol 28 r°.

    AN, série P : article P898. Aveu et dénombrement de Nogent-le-Rotrou (1648). Fol 28 r°.

    [...] Item deux trezains de cens par chacun an audict jour et feste sainct remy sur la maison et tenue qui fut a feu me denys hubert bailly dudict nogent et de present a damoyselle louyse hubert sa fille veufve du feu sieur de villeroussien escuyer assize en ladicte rue du bourg le conte parroisse nostre dame dudict nogent, ce concistant en une tenue de logis de plusieurs sortes court devant jardins derriere qui cy devant estoit en deux qui avoict esté antiannement separee neantmoings que ce n’en fust qu’une l’une qui appartenoit au feu sieur de soullars et damoyselle marguerite de gaubert son espouze et l’autre a gilles gouasbin que ledict deffunct hubert a acquise dudict gouasbin et le reste par ledict hubert acquis de francoys de fegues escuyer sieur du grand et petit viantais et de damoyselle marie lefranc son espouze qui estoit fille dudict sieur de soulars et de damoyselle marguerite de gaubert son espouze, joignant par ledevant a ladicte rue du bourg le conte ayant de longueur soixante piedz sur icelle, d’autre par derriere en tournant a la rue de malaffre sur laquelle est basty un logis et un jardin appartenant a la damoyselle de geroussien d’un coste la susdicte maison et tenue françoys michelet sieur de la bigotterye de present a ses enfans et d’autre coste au cymetiere de leglise de nostredame en partye et autre partye a la maison et jardin dediez pour le predicateur de ladicte eglise et autre partye au jardin du curé de ladicte eglise nostre dame [...]

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives nationales. Série P : article P898, numéro 38. Aveu et dénombrement de Nogent-le-Rotrou. 1648.

    Fol 28 °r.
  • AD Eure-et-Loir. Série B : 2486. Audiences. 1563.

  • AD Eure-et-Loir. Série B : 2498. Lettres d'Henri de Bourbon. 1571.

  • AD Eure-et-Loir. Série B : 2516. Assemblée des habitants de Vicheres. 1587.

  • AD Eure-et-Loir. Série B : 2578. Audiences. 1619-1620.

Documents figurés
  • Cadastre ancien. 1811. Plan cadastral. (Archives municipales de Nogent-le-Rotrou).

    Feuille A1
  • Monuments Nogentais / G. Massiot, vers 1950. Aquarelles. (Musée-Château Saint-Jean, Nogent-le-Rotrou, fonds Massiot).

Bibliographie
  • DES BOULAIS, Bart. Recueil des Antiquités du Perche, comtes et seigneurs de la dite province. Publié et annoté par H. Tournouër. Mortagne, Meaux : Pichard-Hayes et Daupeley-L., 1894 (fac-similé de l'édition de Mortagne, 1613).

    p. 223.
  • FRET, Louis-Joseph. Antiquités et chroniques percheronnes. Volume III. Paris : Le Livre d'histoire, 2001. (fac-similé de l'édition de 1838).

    p.17
  • HOFFSUMMER, Patrick. Les charpentes du XIe au XIXe siècle : typologie et évolution en France du Nord et en Belgique. Paris : Monum, Editions du Patrimoine, 2002.

    p. 211
  • HOFFSUMMER, Patrick. Les charpentes du XIe au XIXe siècle, Grand Ouest de la France. Turnhout : Brépols. 2011.

    p. 115
  • MERLET, Lucien. Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Eure-et-Loir, série B. Chartres : Impr. Garnier, 1890.

    B. 2486, B. 2498, B. 2516, B. 2578.
Périodiques
  • SIGURET, Philippe. Les coutumes du Perche. Cahiers percherons, 1958, n°7.

    p. 17.
(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Rozier Hadrien