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Hôtel du Soleil d'Or, actuellement garage de réparation automobile et maison (1 rue Giroust)

Dossier IA28000332 inclus dans La ville de Nogent-le-Rotrou du Moyen-Age au début de l'époque moderne réalisé en 2010

Fiche

HISTORIQUE

Façades est et nord (sur cour), vue du nord-est.Façades est et nord (sur cour), vue du nord-est.L’édifice est connu sous l’appellation de l’hôtel du Soleil d’Or depuis le 20e siècle. Il aurait pris son nom suite à l’hébergement des gardes de Marie de Médicis lors de son passage à Nogent en 15791. La cuirasse de ses gardes, ornée d’un soleil d’or2, aurait alors donné à l’édifice l’appellation qu’on lui connaît aujourd’hui.

L’aveu de 16483 contient la déclaration des droits de justice et de juridiction de la "tenue et maison" de la Fleur de Lys. Celle-ci, localisée à l’emplacement du bâtiment étudié, remet en cause le nom actuellement porté par l’hôtel. Cette hypothèse est confirmée par un cartouche portant la date de 1579 surmontée d’une fleur de lys4.

Si la date susnommée peut être retenue comme celle d’une campagne de travaux, elle ne peut servir à identifier l’année de construction de l’édifice. Le terminus ante quem de ce dernier est fixé par un bail daté au plus tard de 1578 qui mentionne déjà la maison de la Fleur de Lys5.

Au 17e siècle, la tenue est un fief urbain situé en bordure de la seigneurie de Margon, mais relevant de la baronnie de Nogent-le-Rotrou. En 1648, l’édifice est cité dans un bail comme l’auberge de la Fleur de Lys6. Son propriétaire, Louis-Julien Dupin (sieur de la Fleur de Lys), est cité la même année dans un procès l’opposant à l’abbaye des Clairets au sujet de terres situées à Margon. Trois ans plus tôt, la maison de la Fleur de Lys était déjà citée dans une sentence arbitrale opposant le Baron de Nogent, François de Béthune, à l’Abbaye des Clairets quant à la perception des droits de justice sur la maison de la Fleur de Lys7.

Plusieurs membres de la famille Dupin sont cités dans l’inventaire sommaire des archives départementales d’Eure-et-Loir. Julien Dupin, le père présumé de Louis-Julien, est ainsi mentionné dans une sentence prononcée contre lui à propos d’un trou réalisé sur le grand chemin près de la croix de Margon. Il exerce la profession d’avocat8. François Dupin, fils ou petit fils présumé de Louis-Julien, est cité dans un procès en 1695, il exerce la fonction de maître des postes et possède comme ses aïeux des terres à Margon9.

Plan de l'échauguette, élévation et détail de la face sud, vue du sud, 1906. (Médiathèque du Patrimoine, cartes et plans).Plan de l'échauguette, élévation et détail de la face sud, vue du sud, 1906. (Médiathèque du Patrimoine, cartes et plans).Carte postale, face ouest, vue du nord-ouest, première moitié 20e siècle. (Collection privée).Carte postale, face ouest, vue du nord-ouest, première moitié 20e siècle. (Collection privée).

L’édifice est figuré sur le cadastre de 1811. Il est composé de trois corps de bâtiments disposés autour d’une grande cour trapézoïdale. Ses façades sud et ouest sont représentées par un dessin de 1906 et par plusieurs cartes postales du début du 20e siècle. La façade sud est alors composée de trois niveaux d’élévation surmontés d’un toit en croupe et d’une haute souche de cheminée en brique. Une échauguette est visible dans son angle sud-ouest, tandis que son angle sud-est comporte des pierres d’attente dans sa partie supérieure. Côté ouest, la façade est composée de deux bâtiments. Le premier, au nord, possède un passage d’entrée carrossable, il est doté de deux niveaux et de deux travées. Le second, au sud, possède trois niveaux et deux travées.

Un plan d’alignement déposé en 1934 représente le rez-de-chaussée du corps de bâtiment bordant la rue Giroust10. Celui-ci, alors utilisé comme garage automobile, est doté d’un passage d’entrée et de plusieurs cheminées. La cour est fermée au nord par un talus abritant des caves. Le corps de bâtiment sur la rue des cinq moulins est dédié à une habitation dotée d’une courette. L’alignement est réalisé en 195311. Le corps de bâtiment ouest est amputé de plus d’un tiers de sa largeur. Ses cheminées sont détruites et son échauguette est remontée sur un portail d’entrée construit plus au nord.

DESCRIPTION

Plans de situation.Plans de situation.

Situation

L’édifice est situé au pied du plateau des Perchets. Il est bordé au sud par les Acisses et prend place à la limite nord de la commune de Nogent-le-Rotrou, au contact de celle de Margon. Il est implanté le long de l’axe principal de Nogent reliant le Mans et Chartres, qui prend à cet endroit le nom de rue Giroust. La parcelle sur laquelle l’édifice est construit fait partie d’un îlot circonscrit par la rue Giroust, la rue des Cinq Moulins et la rue des Chemins. La voirie marque plusieurs pattes d’oie à cet endroit avant de traverser le pont des Viennes.

Composition générale

Les cinq bâtiments12 qui composent l’édifice sont organisés autour d’une cour trapézoïdale accessible depuis le nord par un portail donnant sur la rue Giroust. Le flanc nord, nord-est de la cour est occupé par un talus percé de caves et surmonté par un petit jardin. Les caves ainsi que le bâtiment 5 occupant le flanc est de la cour n’ont pas été traités.

Distribution

Plan du rez-de-chaussée.Plan du rez-de-chaussée.

Les rez-de-chaussée des bâtiments 1, 2, et 4 sont directement accessibles depuis les rues et la cour qui les bordent. Les étages du bâtiment 2 sont desservis du rez-de-chaussée au comble par l’escalier en vis abrité dans le bâtiment 3. Au rez-de-chaussée, l’accès de ce dernier est situé à l’intérieur du bâtiment 2. La distribution des pièces des étages du bâtiment 1, disposées à la suite du bâtiment 2, est commandée par ce dernier. Il n’existe plus de communication entre le bâtiment 4 et les bâtiments 1, 2 et 3 à partir du second niveau d’élévation. Les étages du bâtiment 4 sont ainsi distribués par son propre escalier tournant. Le bâtiment communique en revanche aux niveaux 2 et 3 avec le second niveau du bâtiment 5.

Structure et élévations intérieures

Le rez-de-chaussée du bâtiment 1 est partagé en quatre salles par des murs de refend et une cloison. Les salles 1.3 et 1.4 sont couvertes par une voûte en berceau plein-cintre. Les pièces communiquent à la fois avec la cour (salle 1.1 et 1.3), la rue Giroust (salle 1.2) et le bâtiment 2 (salle 1.3 et 1.4). Les portes observées sont percées sous un linteau en bois (entre les salles 1.4 et 2.1) ou dotées d’un encadrement invisible. Chaque pièce dispose au moins d’une ouverture située sur la rue Giroust ou sur la cour.

Le bâtiment 2 est partagé en deux salles par une cloison. Il est accessible depuis le bâtiment 1 (salle 1.3 et 1.4) et depuis la rue des Cinq Moulins par une porte percée dans le mur sud. Les salles sont éclairées par des fenêtres situées sur cour, sur la rue Giroust et sur la rue des Cinq Moulins. Le mur gouttereau est marqué par un décrochement à l’ouest du bâtiment 3. L’une des poutres du plancher repose à cet endroit sur une colonne en métal13. Le mur ouest du bâtiment 2 n’est pas tout à fait parallèle à la partie du mur est mitoyen du bâtiment 3. Au nord, les bâtiments 1 et 2 sont coupés par un mur gouttereau commun. Celui-ci possède un sous-bassement construit en gros moellons de silex non dégrossis et liés au ciment. Ces maçonneries sont clairement plaquées contre celles des murs pignons des bâtiments 1 et 2.

Vue intérieure (bâtiment 3), détail de l'escalier, premier étage.Vue intérieure (bâtiment 3), détail de l'escalier, premier étage.Le bâtiment 3 est uniquement accessible depuis une porte en connexion avec le bâtiment 2 (salle 2.1). Une partie de son volume empiète sur ce dernier. Son espace est occupé par un escalier en vis desservant l’édifice du rez-de-chaussée jusqu’aux combles. Le noyau de l’escalier prend la forme d’une colonne reposant sur un socle carré. La transition entre l’escalier tournant et la forme quadrangulaire de la cage d’escalier s’effectue grâce à des trompes. Celles-ci sont évidées de manière à former un profil en demi-cercle et parfois surmontées de petites corniches moulurées en doucine. L’escalier est éclairé par une fenêtre sur cour, son encadrement est continu jusqu’au sol. Deux ouvertures bouchées sont visibles sur le mur est. La porte de communication entre les bâtiments 2 et 3 est percée sous une plate-bande et un arc de décharge légèrement surbaissé. On trouve le même modèle de porte entre les salles 1.3 et 2.1.

Le bâtiment 4 est partagé par deux murs de refend se recoupant perpendiculairement et par plusieurs cloisons. Il dispose de son propre escalier tournant en bois (salle 4.2) et d’un escalier droit menant à la cave (salle 4.5). Au nord, les pièces sont éclairées depuis la cour, au sud elles sont éclairées depuis la rue des Cinq Moulins.

La cave est composée d’un volume unique couvert par une voûte surbaissée. Elle prend jour par un soupirail sur la rue des Cinq Moulins et possède une niche et un couloir bouchés en direction du bâtiment 2.

Le second niveau du bâtiment 1 est partagé en deux salles simples en profondeur, séparées par une cloison. Celle-ci recoupe une fenêtre percée dans le mur est. Les deux salles sont disposées en enfilade et sont couvertes d’un plancher14. La salle 1.6 communique avec le bâtiment 2 par un escalier droit situé dans son mur sud. Une cheminée est identifiable sur le mur pignon nord (salle 1.5). Le négatif d’une souche de cheminée est visible sur le pignon sud.

Le bâtiment 2 est partagé en deux salles simples en profondeur, séparées par un mur de refend. La salle 2.3 est accessible par trois portes ménagées dans le mur la séparant de la cage de l’escalier en vis située dans le bâtiment 3. La porte nord est pourvue d’un arc en plein-cintre mouluré d’un large chanfrein (son piédroit ouest en est dépourvu). Les deux autres portes sont dotées de linteaux et de moulures en quart-de-rond tourné vers le bâtiment 3. La structure du plancher de la salle repose à la fois sur les murs gouttereaux du bâtiment 2 et sur les murs du bâtiment 3. Le mur de refend séparant les pièces 2.3 et 2.4 est plaqué contre le mur ouest du bâtiment 3. Les traces de deux anciennes cheminées sont visibles sur le mur gouttereau nord (salle 2.3) et sur le mur gouttereau sud (salle 2.4). Sur le mur est, l’espace situé entre la porte de l’escalier et celle menant au bâtiment 1 (salle 2.3) est abondamment éclairé par une claire-voie composée de quatre fenêtres dotées d’arcs en plein-cintre. L’allège des baies étant moins épaisses que le mur, des consoles moulurées en doucine ont été plaquées sur leurs piédroits au point de rencontre entre les retombées de chaque arc.

Le bâtiment 3 comporte une porte et une fenêtre bouchées en direction du bâtiment 4. La porte est similaire aux portes s’ouvrant à l’ouest sur la salle 2.3.

Le bâtiment 4 est partagé en sept salles par deux murs de refend se recoupant perpendiculairement. Les volumes situés au nord sont éclairés par la cour tandis que ceux situés au sud le sont depuis la rue des Cinq Moulins. L’étage du bâtiment 4 ne communique pas avec le bâtiment 2. Il est accessible depuis un escalier situé dans la salle 4.8. Une salle d’accès en porte-à-faux permet la communication avec le bâtiment 5 (salle 4.12). La salle 4.13 est le seul espace chauffé par une cheminée. Celle-ci porte sur sa hotte un cartouche où figurent une fleur de lys et la date 157915.

Vue intérieure (bâtiment 4), détail de la cheminée du premier étage (salle 4.11).Vue intérieure (bâtiment 4), détail de la cheminée du premier étage (salle 4.11).

Vue intérieure, premier niveau de comble (bâtiment 1).Vue intérieure, premier niveau de comble (bâtiment 1).Le troisième niveau du bâtiment 1 prend place sous un comble à surcroît doté de deux fermes à pannes avec poinçons de fermettes, entraits retroussés, blochets et jambes de force. Le niveau est accessible depuis un escalier droit ménagé dans son mur pignon en direction du bâtiment 2. Un deuxième escalier percé dans le même mur permet d’accéder au comble du bâtiment 2 (niveau 4). Ces deux escaliers, construits en bois, sont mobiles. Une souche de cheminée est visible sur le mur pignon nord.

Les deux salles du bâtiment 2 sont distribuées par deux portes depuis le bâtiment 3. La première (vers la salle 2.6) est ménagée sous un linteau droit et moulurée d’un quart-de-rond du côté de l’escalier. La seconde est percée directement sous un linteau en bois. Les deux salles sont couvertes par un plancher dont les solives prennent appui sur les entraits de la charpente. Les murs nord et sud de la salle 2.6 comportent des souches de cheminées.

Le bâtiment 3 possède une porte bouchée percée en direction du bâtiment 4. Contrairement aux autres portes de l’escalier, celle-ci semble postérieure aux maçonneries qui l’accueillent.

Le troisième niveau du bâtiment 4 est accessible depuis l’escalier situé dans la salle 4.15. Il est divisé en sept salles par deux murs de refend et plusieurs cloisons. Une partie des salles prend place sous comble (salles 4.15 à 4.18) tandis que les autres (salles 4.19 – 4.21) sont situées sous un plancher. Les entraits de la charpente du bâtiment 2 empiètent sur une partie de la salle 4.15. La corniche du bâtiment 3 ainsi que l’une de ses ouvertures est visible dans le comble au niveau des salles 4.16 et 4.17.

Le deuxième étage de comble du bâtiment 2 est accessible depuis un escalier et une porte percée dans le mur nord du bâtiment 3. Il est divisé en deux pièces par une cloison. Le sol est assis sur les entraits de la charpente. Celle-ci est à fermes à pannes avec poinçons, contrefiches, jambettes et entraits assemblés avec des tenons et mortaises chevillés. Elle est contreventée par une sous faitière et des croix de Saint-André.

Élévations extérieures

Façade nord, vue du sud.Façade nord, vue du sud.La façade nord du bâtiment 1 est composée de trois niveaux d’élévation, dont un situé sous le comble. Elle est surmontée d’un toit à deux pans à pignon découvert. Le versant est est plus long, il possède une crossette (côté sud). Le premier niveau dispose d’un soubassement monté en gros moellons de silex liés au ciment. Il est percé d’une fenêtre et d’une porte (salles 1.1 et 1.2) dont les encadrements semblent également être réalisés en ciment. Le comble (à surcroît) est percé par une petite fenêtre carrée dotée d’un linteau en bois. Une souche de cheminée est visible sur le versant ouest du toit.

Côté est, les bâtiments 1 et 2 sont réunis au sein d’une même façade. Celle-ci est en majeure partie enduite. Seules les maçonneries en pierre de taille des chaînes d’angle et des ouvertures sont visibles.

Le bâtiment 2 est doté de trois étages carrés sous un toit à deux versants couverts de tuiles plates. Son premier niveau est percé par une fenêtre (O-211) à plate-bande avec chambranle à fasces. Elle est surmontée d’un larmier sur lequel on peut lire l’inscription "PAX HUIC DOMVI16", à côté d’un décor de volute. L’ensemble prend place sous un fronton cintré.

Le second niveau est occupé par une claire-voie composée de quatre fenêtres (O-221 à 224) en plein-cintre moulurées de quart-de-rond. Le piédroit de la fenêtre O-221 est chainé sur une de ses assises avec le bâtiment 3. Les maçonneries (enduites) de ce dernier sont plaquées contre l’arc de cette même fenêtre. L’arc de la fenêtre O-224 est inséré dans la chaine d’angle du bâtiment 1. Celle-ci fait ici office de piédroit.

Le troisième niveau est percé par une petite fenêtre sous linteau (O-231), ses piédroits sont moulurés en quart-de-rond. A gauche, la fenêtre du bâtiment 3 est chaînée avec le mur M-201 du bâtiment 2.

Le bâtiment 1 est composé de deux niveaux d’élévation prenant place sous un comble à surcroît couvert d’un toit à deux versants en tuiles plates. Il est limité par deux chaînes d’angle. A gauche, elle forme un coup de sabre avec le bâtiment 2. Les deux bâtiments sont chaînés sur trois assises. A droite, elle marque un léger coup de sabre au niveau du portail d’entrée.

Le premier niveau est percé par une arcade (O-111) ménagée sous un arc en plein-cintre mouluré en quart-de-rond. A gauche, son arc est inséré dans les maçonneries de la chaîne d’angle, celle-ci forme le piédroit gauche de l’ouverture. L’arcade est surmontée d’un cartouche en ciment portant la date de 1579. A droite, la fenêtre O-112 est partagée en deux par un meneau portant un linteau en bois. Ses piédroits sont montés en pierre de taille blanche, s’apparentant à de la pierre reconstituée. La fenêtre prend place au sein d’un enduit plus foncé.

Le second niveau est doté d’une seule ouverture (O-121). Elle prend place à droite d’un cadran solaire. Celle-ci est percée sous une plate-bande, son chambranle est mouluré de fasces. Le haut de la fenêtre est en partie bûché. Il porte un décor de volutes encadré par des consoles cannelées.

Le comble à surcroît du bâtiment 1 est éclairé par la lucarne pendante O-131. Elle interrompt une corniche moulurée de quart-de-rond et réglet.

La façade sud du bâtiment 2 possède trois niveaux d’élévation prenant place sous une croupe couverte de tuiles plates. Celle-ci empiète sur une partie de la façade du bâtiment 4. Le premier niveau est percé par une porte dont l’encadrement est en brique, et une petite fenêtre carrée (salle 2.2). Le second niveau est éclairé par une fenêtre étroite dont l’encadrement est en ciment (salle 2.4). Le troisième niveau est doté d’une petite ouverture carrée (salle 2.6) accostée par une souche de cheminée. Le revers de la fenêtre possède un encadrement en pierre de taille cohérent avec les maçonneries qui l’accueillent.

L’échauguette conservée au contact du portail d’entrée nord est assise sur un cul-de-lampe alternant des assises cannelées et moulurées en quart-de-rond ou en doucine. Elle est éclairée par un oculus ovale sculpté d’oves et de perles. L’ensemble est surmonté d’une corniche sculptée en doucine et d’un toit conique.

Détail de l'échauguette, vue du sud.Détail de l'échauguette, vue du sud.

Dans la mesure où les façades ouest et sud des bâtiments 1 et 2, ainsi que celles des côtés nord et sud du bâtiment 4 ont été reconstruites au 20e siècle, elles n’ont pas été traitées.

CONCLUSION

Présentation des partis généraux successifs

Deux partis généraux sont identifiables pour l’édifice étudié.

Le premier n’est intelligible qu’en regard de l’iconographie antérieure à son alignement. L’édifice est alors composé de trois corps de bâtiments articulés autour d’une vaste cour arrière. Celle-ci commande l’ensemble de la distribution de l’édifice, elle est accessible par un passage carrossable percé en direction de la rue Giroust. Ces éléments permettent de restituer un hôtel particulier.

Le second est postérieur à l’alignement du corps de bâtiment sur rue, l’édifice occupe alors la fonction de garage automobile. Les bâtiments 1, 2 et 3 accueillent un atelier, le bâtiment 5 un garage et le bâtiment 4 une habitation.

Synthèse des observations concernant l’homogénéité de l’œuvre

Le fait que les planchers du bâtiment 2 soient assis sur les murs du bâtiment 3, que la distribution verticale du bâtiment 2 soit commandée par l’escalier du bâtiment 3 et qu’il n’existe pas de rupture visible entre les deux bâtiments, permettent de penser que ces derniers sont issus d’une même phase de construction.

Les organes de cloisonnement observés dans le bâtiment 2 sont soit plaqués contre les murs du bâtiment 3, soit contredisent la distribution de l’escalier. Ils sont donc postérieurs.

La perturbation observée dans les salles situées entre les bâtiments 2 et 4 (salle 2.2 et salle 4.1) et le fait que la charpente du bâtiment 2 empiète sur la salle 4.15 permettent d’affirmer que le bâtiment 2 était antérieurement plus large. Son mur gouttereau est, aujourd’hui disparu, devait alors suivre une ligne droite des deux côtés du bâtiment 3. Une porte bouchée conservée au second niveau de l’escalier desservait alors ce volume (actuellement salle 4.8) sans qu’il soit possible de savoir s’il communiquait ou non avec le bâtiment 4. En l’absence d’autre élément, il n’a pas été possible d’établir un rapport de postériorité ou d’antériorité entre les bâtiments 2 et 4.

En revanche, les ouvertures bouchées observées entre le bâtiment 3 et le bâtiment 4 (salles 4.3, 4.10 et 4.17) indiquent que le premier est venu se plaquer contre le second. Dès lors, il est permis de penser que la partie située au nord du mur de refend du bâtiment 4 pourrait être postérieure aux bâtiments 2 et 3, tandis que la partie située au sud pourrait être antérieure. Si l’on retient cette hypothèse, le mur de refend serait alors un ancien mur de façade.

Photographie recalée et élévation, façade est, aile sur rue.Photographie recalée et élévation, façade est, aile sur rue.

Le coup de sabre observé entre le mur M-101 et M-201 des bâtiments 1 et 2 indique une antériorité du second sur le premier. La chaîne d’angle du bâtiment 1 est liée sur trois de ses assises avec les maçonneries du bâtiment 2, cela n’aurait pas été le cas si le dernier bâtiment avait été construit en premier. L’hypothèse se vérifie au regard de la différence de niveau entre les bâtiments. Celui du bâtiment 1 ne correspond pas à ceux des bâtiments 2 et 3, et sa distribution est commandée par ces d17erniers.

La claire-voie du bâtiment 2 (O-221 à 224) et l’arcade du bâtiment 1 (O-111) sont insérées dans la chaîne d’angle du mur M-201, elles lui sont donc postérieures. La corniche du mur M-101 est coupée par la lucarne O-131. Celle-ci est postérieure à la corniche du mur M-101.

Essai de datation des parties

Mise à part l’antériorité des bâtiments 2 et 3 sur le bâtiment 1 et sur une partie du bâtiment 4, les indices restent maigres pour cerner la phase de construction initiale de l’édifice. Si la charpente du bâtiment 2 peut être rapprochée d’une date de construction antérieure à celle admise pour le bâtiment 1 (le type de charpente utilisé est daté entre le 13e et le 17e siècle18), sa datation reste à préciser. On peut tout au plus émettre l’hypothèse de la présence d’un édifice sur la rue Giroust (bâtiment 2 et 3), peut-être déjà associé à un bâtiment en retour sur cour (bâtiment 4). L’édifice, cité dans un bail, est antérieur à 1578.

Les marqueurs stylistiques conservés dans les bâtiments 2 et 3 ne permettent pas de les différencier de la phase suivante associée au bâtiment 1. Ainsi, soit les deux phases sont chronologiquement très proches, soit la seconde phase de construction à complètement gommé la première au point de la rendre inintelligible.

La date de construction du bâtiment 1 est fixée à 1579 grâce au cartouche antérieurement placé au-dessus de son passage d’entrée. La date inscrite est partiellement recoupée par le type de charpente utilisé, ce dernier est daté entre 1500 et 170019.

Malgré le recoupement de la chaîne d’angle du mur M-101 par les fenêtres O-221 à 224 du bâtiment 2 et l’arcade O-111 du bâtiment 1, le fait que leurs piédroits soient intégrés à cette même chaîne d’angle laisse penser qu’ils sont issus d’une phase de construction commune. Cette hypothèse se vérifie au regard des marqueurs stylistiques ; les ouvertures utilisent l’arc en plein-cintre et des moulures en quart-de-rond, ceci correspond à la datation avancée20.

Ces mêmes marqueurs ont été observés sur les portes en contact avec l’escalier (bâtiment 3) et entre les bâtiments 2 et 4 (dans la salle 4.8 uniquement) ce qui permet de les rapprocher de cette seconde phase de construction.

L’utilisation d’un escalier en vis n’est pas circonscrite au 16e siècle, néanmoins le recours à un noyau circulaire sculpté à la manière d’une colonne, ainsi que de trompes moulurées en quart-de-rond et d’une cage carrée peut être daté de la seconde moitié du 16e siècle.

Les fenêtres O-121 et O-211 sont dotées de plates-bandes à fasces qui peuvent être rapprochées du milieu, voire de la seconde moitié du 16e siècle. La première car elle est associée à un décor de volutes sous un fronton cintré, la seconde car son haut de fenêtre est encadré de consoles cannelées et de volutes.

L’agrandissement sur cour du bâtiment 4, l’alignement des bâtiments 1 et 2 ainsi que la modification de l’ensemble de la distribution de l’édifice marquent sa dernière phase de construction, celle-ci remontre à la première moitié du 20e siècle.

Projet d'alignement, archives privées (1933).Projet d'alignement, archives privées (1933).Plan d'alignement, archives privées (1953).Plan d'alignement, archives privées (1953).

Essai de restitution

L’hôtel de la seconde moitié du 16e siècle (phase 2)

Au regard de la documentation iconographique et des éléments mis en avant dans les parties précédentes, il est possible de restituer l’édifice durant la seconde moitié du 16e siècle.

Celui-ci est alors composé d’un corps de bâtiment sur rue (bâtiments 1, 2 et 3), auquel s’ajoute certainement une aile en retour sur cour (bâtiment 4) et peut-être une aile en fond de cour21. Les bâtiments sont articulés autour d’une cour arrière accessible depuis un passage d’entrée donnant sur la rue Giroust22. L’ensemble du rez-de-chaussée de l’édifice devait être accessible depuis la cour23, celle-ci jouant un rôle de pivot dans la distribution de ce dernier.

Le bâtiment 1 devait être composé d’une pièce chauffée accessible depuis la cour tandis qu’on entrait dans le bâtiment 2 depuis le passage d’entrée. La présence de deux cheminées, de plusieurs fenêtres et des vestiges d’un mur de refend sur le plan de 1933 invitent à restituer deux salles au rez-de-chaussée du bâtiment 2. L’une d’entre elles menait à l’escalier situé dans le bâtiment 3. Ce dernier assurait la distribution verticale de l’édifice du rez-de-chaussée aux combles et prenait jour sur ses faces nord et est.

Malheureusement le peu de vestiges conservés dans le bâtiment 4 interdit toute restitution de son rez-de-chaussée. Son mur de refend transversal permet au mieux de restituer un édifice de la moitié de sa largeur, à l’image de ce que l’on peut observer sur le cadastre ancien24. Le bâtiment devait être précédé par une cave accessible depuis la cour.

Vue intérieure (bâtiment 3), premier étage, escalier et galerie (bâtiment 2) vue de l'escalier (bâtiment 3).Vue intérieure (bâtiment 3), premier étage, escalier et galerie (bâtiment 2) vue de l'escalier (bâtiment 3).

L’accès au second niveau est commandé par la distribution rayonnante de l’escalier du bâtiment 3. Trois portes s’ouvrent ainsi sur le bâtiment 2 ce qui permet d’y restituer trois pièces, certainement ménagées à l’aide de cloisons. La première prend place entre l’escalier en vis et le bâtiment 1, au contact de la claire-voie O-221 à 224. Sa forme en longueur, sa fonction de circulation et l’abondance de son éclairage permettent d’y restituer une galerie. Les deux autres pièces sont distribuées par deux portes moulurées en quart-de-rond s’ouvrant depuis l’escalier. Elles sont éclairées par plusieurs fenêtres et disposent chacune d’une cheminée25. La présence d’une quatrième porte (bouchée) côté sud invite à restituer une quatrième salle au sud-est du bâtiment 2. Au vu de sa forme, celle-ci devait certainement communiquer avec le second niveau du bâtiment 4, sans qu’il soit possible de connaître les dispositions de ce dernier.

Le bâtiment 2 est la seule construction à bénéficier d’un troisième niveau d’élévation à cette époque. Celui-ci est accessible depuis une porte s’ouvrant depuis l’escalier du bâtiment 3. Le volume devait être composé d’une à trois salles disposées de part et d’autre du bâtiment 3. Celles-ci sont éclairées par de petites fenêtres carrées tandis que l’angle sud-ouest du bâtiment est occupé par une échauguette, le dispositif évoquant ainsi le chemin de ronde d’un château.

Il n’a pas été possible de restituer les dispositions des combles des bâtiments 1, 2 et 4, leurs accès sont en effet postérieurs à ceux observés dans la tour d’escalier.

L’emplacement urbain de l’édifice, l’ampleur et la richesse de son corps de bâtiment et la présence d’une vaste cour certainement bordée de communs permettent de lui attribuer la fonction d’hôtel particulier dès la seconde moitié du 16e siècle.

Les vestiges de nombreuses cheminées dans les bâtiments 1 et 2 permet d’affirmer sa fonction résidentielle. Le décor et la galerie observés à l’étage indiquent qu’il était certainement dédié à un espace de réception et d’habitation. La proximité du bâtiment 4 avec la cave et la cour invite à y restituer la cuisine tandis que la situation en fond de parcelle du corps de bâtiment observé sur le cadastre de 1811 incite à y placer les communs. Néanmoins, l’absence de cheminée conservée pour le premier et le manque d’éléments de preuves pour le second interdisent de dépasser le stade de l’hypothèse.

L’auteur de la campagne de construction effectuée à l’hôtel de la Fleur de Lys durant le 16e siècle pourrait être l’avocat Julien Dupin, père d’un des propriétaires attestés de l’édifice en 1648. Néanmoins l’absence de lien direct entre l’édifice et son commanditaire présumé amène à rester prudent.

L’hôtel est l’un des plus vastes conservés à Nogent-le-Rotrou. Malgré la présence d’un décor inspiré de l’antique et de l’utilisation d’une galerie, la tradition médiévale reste présente, notamment avec le recours à un escalier en vis. Ce qui semble être un parti pris puisque plusieurs hôtels plus anciens26 ont alors déjà opté pour des solutions plus innovantes. L’échauguette ainsi que l’évocation du chemin de ronde qui lui est associée renvoient à l’architecture castrale, notamment au droit de fortifications. Ceci pourrait laisser penser que son propriétaire est d’origine seigneuriale ou tend à le devenir. Ce fait correspond à la déclaration de 1648 où la tenue de la Fleur de Lys constitue un fief urbain.

1FRET, Louis-Joseph. "Antiquités et chroniques percheronnes, volume III". Paris : Le Livre d'histoire, 2001 (fac-similé de l'édition de 1838). p. 2382SIGURET, Philippe. "Les coutumes du Perche". In : "Cahiers percherons", n°7, 1958, p. 27.3AN. Série P : article P898. "Aveu et dénombrement de Nogent-le-Rotrou" (1648). Fol v°5. Cf. annexes.4Le cartouche est situé sur la hotte de la cheminée de l’étage du bâtiment 4.5MERLET, Lucien. "Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Eure-et-Loir, série B". Chartres : Impr. Garnier, 1890. Source originale : AD 28. Série B : 2504. "Bail de la maison de la Fleur de Lys, rue de la Chaussée du Ruisseau, paroisse de Saint-Hilaire de Nogent (1577-1578)".6MERLET, Lucien. "Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Eure-et-Loir, série B". Chartres : Impr. Garnier, 1890. Source originale : AD 28. Série B : 2096. "Bail de l'auberge de la Fleur de Lys, à Nogent-le-Rotrou (1647-1648)".7DE SOUANCE, Hector Guillier. "Abbaye royale de Notre-Dame des Clairets : histoire et cartulaire, 1202-1790". Vannes : Impr. de Lafolye, 1894. p.225. Charte CXXVIII : "sentence arbitrale du 15 avril 1645".8MERLET, Lucien. Op. cit. Source originale : AD 28. Série B : 2501. "Sentence contre Julien Dupin (1575)". AD 28. B. 2529 : "Inventaire et prise des meubles et effets de Julien Dupin, avocat à Nogent-le-Rotrou (1599)".9MERLET, Lucien. Op. cit. Source originale : AD 28. Série B : 2723. "Procès entre François Vasseur, curé de Margon, et François Dupin, maitre de la poste de Nogent, pour la dime des terres dudit Dupin à Margon (1695)".10Projet d'alignement (1934). "Dossier d'alignement du 1 Giroust". Recueil de plans, cartes postales. (Archives privées).11Plan d'alignement (1953). "Dossier d'alignement du 1 Giroust". Recueil de plans, cartes postales. (Archives privées).12Les bâtiments ont été numérotés en fonction de leurs toitures.13Cette partie n’a pas été relevée sur le plan.14Celui-ci est masqué par un faux plafond dans la salle 1.5.15Selon le propriétaire le cartouche était situé au-dessus du passage charretier avant l’alignement de la façade ouest.16Ce qui signifie paix à cette maison en latin.17Comme c’est le cas au 94 rue Gouverneur à Nogent-le-Rotrou (dossier d’inventaire : IA28000345 - Maison, immeuble).18HOFFSUMMER, Patrick. Les Charpentes du XIe au XIXe siècle : typologie et évolution en France du Nord et en Belgique. Turnhout : Brepols, 2002. p. 230.19HOFFSUMMER, Patrick. Op. cit. p. 230.20Comme c’est le cas au 94 rue Gouverneur à Nogent-le-Rotrou (dossier d’inventaire : IA28000345 - Maison, immeuble).21L’aile en question figure sur le cadastre de 1811. Elle est détruite avant 1933, sa restitution est hypothétique.22Le passage d’entrée est encore visible sur les cartes postales citées en illustration.23C’est encore le cas sur le projet d’alignement de 1933.24"Plan cadastral". 1811. (AM Nogent-Le-Rotrou : A1).25Cf. projet d’alignement de 1933.26A l’image du 47 rue Saint-Laurent (dossier d’inventaire : IA28000314 - Hôtel de Bailli dit maison du Bailli, collège Arsène Meunier), du 5 rue du Paty (dossier d’inventaire : IA28000341 - Hôtel, maison dite écu de Bretagne).
Appellations Hôtel du Soleil d'Or, magasin dépanauto
Dénominations hôtel, garage de réparation automobile, maison
Aire d'étude et canton Nogent-le-Rotrou - Nogent-le-Rotrou
Adresse Commune : Nogent-le-Rotrou
Adresse : 1 rue Giroust

L’édifice est connu sous le nom de l’hôtel du Soleil d’Or depuis le 20e siècle. Il aurait pris ce nom après que des gardes de Marie de Médicis, qui portaient des cuirasses ornées d'un soleil doré, aient séjourné sur place lors de son passage à Nogent en 1579. Toutefois, la mention dans l'aveu de 1648 d'une "tenue et maison de la Fleur de Lys" correspondant à l'emplacement de l'édifice étudié, ainsi que la présence d'un cartouche portant la date de 1579 surmontée d'une fleur de lys sur la hotte de l'une des cheminées, laissent penser que l'appellation de cet hôtel a varié dans le temps. Néanmoins, l'hôtel est probablement antérieur à la date de 1579, qui a pu correspondre à une nouvelle campagne de travaux. En effet, un bail de 1578 le mentionne déjà. Un autre bail de 1648 mentionne Louis-Julien Dupin (Sieur de la Fleur de Lys) comme propriétaire du lieu. Les façades sur rue de l'édifice sont considérablement modifiées lors de la réalisation d'un alignement en 1953. Le corps de bâtiment ouest est amputé de plus d'un tiers de sa largeur. Ses cheminées sont détruites et son échauguette est remontée sur un portail d’entrée, construit plus au nord.

Période(s) Principale : 2e moitié 16e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Dates 1579, porte la date
1953, daté par source
Auteur(s) Personnalité : Dupin Louis-Julien, propriétaire, attribution par source

L'édifice est situé au nord du centre-ville de Nogent-le-Rotrou. Il adopte un plan en U. Des documents d'archives nous permettent de connaître son apparence avant l'alignement qu'il subit en 1953. Ainsi, au début du 20e siècle, la façade sud est composée de trois niveaux d’élévation surmontés d’un toit en croupe et d’une haute souche de cheminée en brique. Une échauguette est visible dans son angle sud-ouest. Côté ouest, la façade est composée de deux bâtiments. Le premier, au nord, possède un passage d’entrée carrossable, il est doté de deux niveaux d'élévation et de deux travées. Le second, au sud, possède trois niveaux et deux travées. La cour est fermée au nord par un talus abritant des caves. En 2013, lors de la réalisation de la campagne photographique, le bâtiment est accessible par une ouverture de boutique sur le pignon nord du bâtiment ouest et depuis sa cour. Il comprend toujours trois niveaux d'élévation sous un comble, couvert de tuiles plates. Les différentes ailes sont distribuées par un escalier dans-œuvre en vis, sans jour.

Murs maçonnerie enduit
Toit tuile plate
Étages sous-sol, 2 étages carrés, 2 étages de comble
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Aveu et dénombrement de Nogent-le-Rotrou (1648). Fol 5°v.

    AN, série P : article P898. Aveu et dénombrement de Nogent-le-Rotrou (1648). Fol 5°v.

    Item la directe justice et jurisdiction tant sur ladicte rue chemins et tenues cydessus nommees que sur autres tenues abordant sur ladicte rue et celle des la chaussee des ruysseaux et autres en leurs enclaves y joignant qui sont la maison de la fleur de lis et ses circonstances et deppendances. Les maisons et moullins du hault lestang et retenues des ruysseaux la maison de jehan portier et moullin dabas et sur les maisons et tenues avecq les jardins et clos du coste de la rue des ruysseaux tirant vers les val rottiers le tout assis es parroisses dudict margon et sainct hillaire dudit nogent.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives nationales. Série P : article P898, numéro 38. Aveu et dénombrement de Nogent-le-Rotrou. 1648.

    Fol 5 v°
  • AD Eure-et-Loir. Série B : 2096. Bail de l'auberge de la Fleur de Lys. 1647-1648.

  • AD Eure-et-Loir. Série B : 2501. Sentence contre Julien Dupin. 1575.

  • AD Eure-et-Loir. Série B : 2504. Bail de la maison de la Fleur-de-Lis, rue de la Chaussée du Ruisseau, paroisse de Saint-Hilaire de Nogent. 1577-1578.

  • AD Eure-et-Loir. Série B : 2529. Inventaire et prise des meubles et effets de Julien Dupin, avocat à Nogent-le-Rotrou. 1599.

  • AD Eure-et-Loir. Série B : 2723. Procès entre François Vasseur, et François Dupin, maitre de la poste de Nogent. 1695.

Documents figurés
  • Cadastre ancien. 1811. Plan cadastral. (Archives municipales de Nogent-le-Rotrou).

    Feuille A1.
  • Département d'Eure-et-Loir, Nogent-le-Rotrou et ses environs / Goubert (architecte). 1906. Relevés. (Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine. Cartes et plans : 082.28.2023).

  • Dossier d'alignement du 1 Giroust. Recueil de plans, cartes postales. (Archives privées).

  • Hôtel du soleil d'or. Première moitié du 20e siècle. Impr. photoméc. (carte postale). (Archives privées).

Bibliographie
  • DE SOUANCE, Hector Guillier. Abbaye royale de Notre-Dame des Clairets : histoire et cartulaire, 1202-1790. Vannes : Impr. de Lafolye, 1894.

    Charte CXXVIII (1645).
  • FRET, Louis-Joseph. Antiquités et chroniques percheronnes. Volume III. Paris : Le Livre d'histoire, 2001. (fac-similé de l'édition de 1838).

    p.238
  • HOFFSUMMER, Patrick. Les charpentes du XIe au XIXe siècle : typologie et évolution en France du Nord et en Belgique. Paris : Monum, Editions du Patrimoine, 2002.

    p. 230
  • MERLET, Lucien. Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Eure-et-Loir, série B. Chartres : Impr. Garnier, 1890.

    B. 2501. B 2504. B. 2096. B. 2529. B. 2723.
Périodiques
  • SIGURET, Philippe. Introduction Historique. Les coutumes du Perche. Nogent-le-Rotrou et le Perche nogentais. Cahiers percherons, septembre 1958, n°7.

    p. 27.
(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Rozier Hadrien