Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Hôtel Le Sueur (3 rue des Poupardières)

Dossier IA28000333 inclus dans La ville de Nogent-le-Rotrou du Moyen-Age au début de l'époque moderne réalisé en 2010

Fiche

Á rapprocher de

HISTORIQUE

L’aveu de 1648 contient la déclaration d’une maison et d’un jardin situés1 à l’emplacement de l’édifice étudié. Ils appartiennent à Louise Le Sueur qui les tient de son père Jean Le Sueur. Louise est l’épouse de Jouachim de Lespinay, écuyer et sieur de Montgobert2. Le couple possède plusieurs propriétés à Nogent-le-Rotrou3, dont plusieurs sont situées au pied du château. La plus illustre, aujourd’hui connue sous le nom d’Hôtel Carpentin, se trouve sur la parcelle voisine.

L’ancien possesseur de la maison, Jean le Sueur4, est connu pour sa charge de conseiller du Roi et d’élu du Perche, mais aussi pour avoir assisté Bart des Boulais dans la rédaction de son ouvrage sur l’histoire du Perche5. Il fait également partie des bienfaiteurs qui participent à la fondation du couvent des capucins en 1601 . En 1618, il s’oppose à Denys Hubert, bailli de Nogent le Rotrou et propriétaire d’un hôtel situé rue Bourg-le-Comte pour les droits seigneuriaux de l’église de Notre-Dame de Nogent.

En 1648, la propriété contient un logis manable (habitable) « composé de plusieurs chambres basses et hautes, garde-robes, caves, cour, fournil, estables, portail et jardin »6.

A la lecture du cadastre de 18117, l’édifice apparaît comme inchangé depuis cette date. On peut tout au plus remarquer la destruction d’un bâtiment en retour sur cour composant l’aile d’entrée.

DESCRIPTION

Situation

Plans de situation.Plans de situation.

L’édifice est implanté au sein d’un îlot situé au pied du château Saint-Jean, il est circonscrit par les rues du Paty, Bourg-le-Comte, Poupardières et du Docteur Desplantes. L’édifice est accessible depuis la rue des Poupardières, perpendiculaire à l’axe formé par les rues Saint-Laurent et Bourg-le-Comte reliant l’ancien prieuré-doyenné de Saint-Denis aux marches du Château Saint-Jean.

Composition d’ensemble

La parcelle qui accueille l’édifice occupe une surface au sol de 592 m². Les bâtiments sont organisés en deux groupes, séparés par une cour. Le premier est implanté le long de la rue des Poupardières. Il est composé de bâtiments disposés selon un plan en L. Le second groupe compte quatre bâtiments également implantés selon un plan en L8. Ils sont accolés au nord et à l’est à l’hôtel Carpentin. Au sud, la parcelle est redoublée par un jardin occupant une surface au sol de 884 m².

Matériaux

Les murs de l’édifice (bâtiments 1, 3 et 4) sont construits en petits moellons de calcaire et de silex. La pierre de taille est réservée aux ouvertures et aux éléments porteurs. Les blocs sont réalisés en pierre calcaire à noyaux siliceux. Le bâtiment 2 fait seul exception, puisqu’il est construit en moyen appareil de pierre de taille régulier. Les toits sont couverts de tuiles plates.

Structure

Les bâtiments du premier groupe sont accessibles depuis un passage carrossable ménagé sur la rue des Poupardières. Ils n’ont pas pu être étudiés. Des mangeoires ont toutefois pu être observées dans le bâtiment en retour sur cour au nord de l’ensemble, qui sert actuellement de garage.

Face ouest, vue du sud-ouest, vers 1950.Face ouest, vue du sud-ouest, vers 1950.Plan du premier niveau.Plan du premier niveau.Les bâtiments du second groupe sont distribués par le bâtiment 2. Ce dernier est composé d’une tour hexagonale demi-hors-œuvre, plaquée dans l’angle formé par les bâtiments 1 et 3. Elle contient un escalier en vis desservant l’édifice, du rez-de-chaussée au comble. Le noyau de l’escalier repose sur une base polygonale tandis que ses marches sont assises sur des trompes surbaissées. Au niveau 1, la tour s’ouvre sur le bâtiment 1 par une porte biaise et sur le bâtiment 3. L’espace laissé libre sous les marches a été obturé par un mur, de manière à y ménager une niche.

Le bâtiment 1 est doté d’un plan rectangulaire ayant son grand côté parallèle au sens de la rue. Il est divisé en deux paires de salles suivant des orientations différentes. La salle 1.2 est accessible depuis le bâtiment 2 par une porte biaise et est couverte par une voûte en berceau plein-cintre. Celle-ci comprend une cheminée dont le faux manteau à plate-bande porte sur des consoles moulurées de talons droits. La salle est percée de plusieurs placards muraux et communique par une porte biaise avec le bâtiment 3, et par l’intermédiaire de deux escaliers droits avec les salles 1.1 et 1.3 situées plus bas. La salle 1.1, plus étroite et plus haute que la précédente, est également couverte d’une voûte en plein-cintre. Elle possède une porte ouverte sur le jardin sur son côté sud. Les salles 1.3 et 1.4 sont couvertes de voûtes en berceau légèrement surbaissées. Des escaliers droits leur permettent de communiquer avec la cour avant.

On accède au bâtiment 3 depuis les bâtiments 1 et 2. Son volume unique est couvert par un plancher et se développe perpendiculairement au sens de la rue. Ses murs sont percés de plusieurs fenêtres au nord et au sud, ainsi que par des placards muraux. Son mur gouttereau sud comporte une cheminée à hotte droite, dont le manteau repose sur des piédroits et des consoles dont les profils combinés forment un talon droit.

Le bâtiment 4 prend place à la suite du bâtiment 3. Son volume unique est couvert par un plancher. Son mur nord comporte une ouverture bouchée.

Plan du deuxième niveau.Plan du deuxième niveau.Le second niveau du bâtiment 1 est accessible depuis une porte à linteau chanfreiné s’ouvrant depuis l’escalier en vis du bâtiment 2. Il est divisé en deux espaces par un mur de refend. Au sud, on retrouve la partie haute des salles 1.1 et 1.2, celles-ci occupant la hauteur de deux niveaux d’élévation. Au nord, le volume du bâtiment est divisé en cinq salles par des cloisons. Il est couvert par un plancher, dont seule une des poutres est visible. Les salles 1.6 et 1.9 disposent de cheminées ménagées respectivement dans les murs sud et nord. Leurs fenêtres sont percées dans le mur ouest. La salle 1.9 comporte une fenêtre bouchée, tandis que son mur nord possède des placards muraux de part et d’autre de la hotte de sa cheminée. Malgré la présence d’une porte entre les salles 1.1 et 1.5, leurs niveaux de sols sont séparés par plusieurs mètres d’écarts. Les murs est et nord sont aveugles.

On accède au bâtiment 3 par une porte à linteau chanfreinée s’ouvrant depuis l’escalier du bâtiment 2. Le volume est divisé en deux salles par des cloisons. Celles-ci sont éclairées par des fenêtres disposées au nord, au sud et à l’ouest. Une hotte de cheminée est visible sur le mur sud.

La distribution du bâtiment 4 est commandée par celle du bâtiment 3. Celui-ci est éclairé par des fenêtres situées au nord et au sud. Son mur ouest est percé par une fenêtre bouchée.

Plan du troisième niveau.Plan du troisième niveau.Comme les niveaux précédents, le troisième niveau est distribué par l’escalier en vis du bâtiment 2. Celui-ci s’ouvre par une porte à linteau chanfreinée sur le bâtiment 1. Ce dernier est divisé en trois salles par un mur de refend et une cloison couverte par un plancher. La salle 1.13 est éclairée par deux fenêtres situées à l’ouest, tandis qu’une cheminée prend place sur son mur nord. Celle-ci est dotée d’un manteau plaqué de bois, doté d’un arc chantourné et d’une hotte droite. Les moulures de cette hotte forment un encadrement évoquant des pilastres à un miroir et un tableau représentant les noces de Cana (reproduction à une échelle réduite de l’oeuvre de Véronèse). L’ébrasement, le contrecoeur et le manteau de la cheminée sont en brique. Une partie de ce dernier reçoit toutefois un plaquage en bois le dissimulant en partie. La salle 1.12 est accessible depuis la salle 1.13. Néanmoins les placards muraux percés dans son mur gouttereau ouest invitent à restituer une porte sur l’escalier du bâtiment 2 et peut-être sur la salle 3.5 du bâtiment 3. Son mur sud est doté de deux larges fenêtres et d’une cheminée dont le manteau est en marbre noir. Le placard mural observé dans la salle 1.11 laisse à penser que celle-ci communiquait avec la salle 1.13.

Le bâtiment 3 s’ouvre depuis le bâtiment 2 par une porte à linteau chanfreinée. Son volume est couvert par un plancher, il est divisé en deux salles par des cloisons. A ce niveau les maçonneries du bâtiment 2 apparaissent plaquées contre celles du bâtiment 1. La salle 3.6 est éclairée par deux fenêtres situées au sud et par une claire-voie implantée dans son mur nord. Une souche de cheminée est également visible sur son mur sud. La salle 3.5 est éclairée par une fenêtre unique au sud.

Plan du quatrième niveau (combles).Plan du quatrième niveau (combles).Les combles des bâtiments 1 et 3 sont distribués par l’escalier du bâtiment 2. Celui du bâtiment 1 est divisé en cinq salles par des cloisons. Il est couvert par trois fermes de charpentes à fermes et pannes avec entraits, poinçons, deux niveaux de faux-entraits et jambettes. Elles sont contreventées par une sous-faitière et des croix de Saint-André. La charpente est assemblée avec des tenons et mortaises chevillées. Les entraits, composés de deux pièces de bois, sont assemblés en queue d’aronde.Le pignon sud est percé par deux fenêtres dont les embrasures intérieures sont montées avec des arcs en plein-cintre. La fenêtre O-1331 est bouchée. Bâtiment 1, revers de pignon sud, décor peint.Bâtiment 1, revers de pignon sud, décor peint.

Les deux ouvertures sont surmontées d’un enduit peint d’un bandeau, suivant un profil brisé sous une rainure laissée dans l’enduit du mur. Le décor est composé de deux traits rouges entre lesquels on peut apercevoir un motif de chevrons ou de losanges peints en vert. Les traces d’un décor de faux-joints rouge et blanc est visible en connexion et sous le bandeau. Celui-ci est appliqué sur les piédroits de la fenêtre O-1332.

La charpente du bâtiment 3 a récemment été refaite, elle n’a donc pas été traitée. Le volume unique du comble comporte deux souches de cheminée (sud et ouest), il est éclairé par une petite fenêtre à l’ouest.

Le dernier niveau de la tour d’escalier (bâtiment 2) est assis sur les maçonneries des bâtiments 1 et 3.

Élévations extérieures

Le mur nord du bâtiment 1 n’est visible que depuis la parcelle occupée par l’hôtel Carpentin. Une partie du mur pignon est ainsi masquée par un des bâtiments de ce dernier. Le mur est prolongé au-delà de l’alignement de la façade ouest part un contrefort doté d’une retraite talutée. Celui-ci marque un coup de sabre avec le mur de clôture de la parcelle étudiée. Un retrait dans les maçonneries du mur, suivi d’une césure, sont visibles trois assises au-dessus de la retraite du contrefort.

Bâtiment 1, crossette nord-ouest.Bâtiment 1, crossette nord-ouest.

Le pignon possède des rampants à crossettes en pierre de taille. La crossette nord-ouest est sculptée d’un animal assis à la gueule béante, aux yeux exorbités et au front plissé, s’apparentant à un chien. Le mur pignon est surmonté d’une souche de cheminée en brique.

Faces ouest et nord, vue du nord-ouest.Faces ouest et nord, vue du nord-ouest.La façade ouest du bâtiment 1 est en partie masquée par les bâtiments 2 et 3. Elle est composée de trois niveaux d’élévation et de deux travées prenant place sous un toit à deux pans. Le premier niveau est semi excavé, il est accessible par deux portes dont les seuils sont situés sous le niveau de la cour. La première prend place sous un arc surbaissé, son encadrement est mouluré d’un chanfrein. Elle est accompagnée d’un petit jour à ébrasement interne9. La seconde est une simple porte à linteau.

Le deuxième niveau du bâtiment 1 est occupé par trois fenêtres. La première est étroite et bouchée, la seconde est une fenêtre à croisée. Elle possède un double linteau doté d’un larmier, son encadrement est mouluré de cavets et de réglets s’entrecroisant à la rencontre entre linteaux, piédroits, meneau et traverse. Les réglets des piédroits retombent sur des colonnettes polygonales. Le meneau et le piédroit de l’ouverture ne sont pas taillés dans la même pierre que son encadrement. La troisième fenêtre est à plates-bandes, ses piédroits sont chanfreinés. Là encore, la traverse et la plate-bande ont été taillées dans des pierres différentes de celles qui composent le reste de l’ouverture. L’angle formé par la façade et le bâtiment 2 présente un coup de sabre indiquant que le second est plaqué contre la première.

Le troisième niveau est éclairé par deux fenêtres. Elles sont toutes deux similaires aux ouvertures au-dessus desquelles elles prennent place. Seule différence, la demi-croisée ne possède pas de chanfrein. Une rupture est visible dans les maçonneries du mur à l’angle nord-ouest de la façade, au contact avec le contrefort. L’élévation est couronnée par une corniche moulurée de deux quart-de-rond séparés par un réglet. Le toit possède une lucarne en bois, couverte d’un toit à deux pans avec croupes.

La tour d’escalier (bâtiment 2) possède trois niveaux d’élévation couverts par un toit polygonal. Son premier niveau est doté d’un solin, tandis que les transitions entre les niveaux supérieurs sont soulignées par des larmiers. Les fenêtres, majoritairement situées côté ouest, sont étroites et moulurées de chanfreins.

Face ouest, porte de la tour d'escalier.Face ouest, porte de la tour d'escalier. Bas-relief, porte de la tour d'escalier.Bas-relief, porte de la tour d'escalier.

La porte est percée sous un arc en anse de panier. Elle prend place entre deux pilastres supportant un entablement. Leurs chapiteaux sont asymétriques. La corbeille de gauche est composée de volutes associées à une couronne végétale enserrant un blason. Elle est surmontée par une rangée de perles et une fleur d’abaque. La corbeille de droite porte un décor de feuilles de laurier, ses angles sont occupés de crossettes et son abaque porte une fleur. Les deux chapiteaux sont inspirés de l’ordre corinthien et sont sculptés en faible relief.

Le vantail de la porte est sculpté de pilastres portant des disques et des triangles alternés avec des candélabres. Le haut du vantail porte un tympan semi-circulaire surmonté de deux écoinçons. Il est sculpté de deux putti de face se regardant l’un l’autre. Ils sont représentés de part et d’autre d’un mascaron, et d’un parchemin en forme de blason. Les deux personnages tiennent ce qui ressemble à des lanières de cuir ou à des rubans.

Coupe transversale.Coupe transversale. La façade nord du bâtiment 3 est composée d’une travée et de trois niveaux couverts par un toit à deux pans et à pignon découvert. Son angle nord-ouest est occupé par une chaîne d’angle. Le premier niveau est doté d’une fenêtre (O-3111) à plates-bandes et larges chanfreins. Ses piédroits se poursuivent jusqu’au sol. En partie haute, ils sont moulurés d’un large réglet. Le second niveau est éclairé par une fenêtre à plate-bande, moulurée d’un cavet (O-3121). Le dernier niveau est intégralement occupé par une claire-voie composée de cinq fenêtres surmontées de linteaux (o-3131-3134). Elles sont moulurées de cavets et de réglets. Ces derniers sont associés en partie basse à des colonnettes (petits pilastres). La corniche est moulurée d’un bandeau et d’une doucine.

Le mur pignon ouest du bâtiment 3 est en partie masqué par le bâtiment 4. Son premier niveau est occupé par une fenêtre à double linteau moulurée d’un chanfrein. Une partie du linteau et de son piédroit gauche ont été réalisés dans une pierre différente de celles utilisée pour le reste de l’ouverture. Le second niveau est éclairé par une fenêtre à linteau moulurée d’un cavet. L’angle nord-ouest du troisième niveau est associé à la claire-voie observée au nord. Une de ses fenêtres est ainsi ménagée sur la façade ouest. Le comble est percé d’une petite baie chanfreinée. Le pignon possède des rampants à crossettes en pierre de taille. Sa crossette nord-ouest est sculptée d’un animal monstrueux s’apparentant à un reptile à la queue serpentine.

Le bâtiment 4 possède deux niveaux d’élévation, ménagés sous un toit en appentis et croupe. Les deux fenêtres (O-4111-4121) composant son rythme et son élévation sont étroites, elles prennent place sous un linteau. Celle du premier niveau est bouchée. La corniche qui couronne la façade est moulurée d’un talon.

La façade sud du bâtiment 4 est également composée de deux niveaux d’élévation. Elle s’achève sur le faîte du toit en appentis qui couvre le bâtiment 4. A l’ouest, le rampant qui limite sa croupe est doté d’une crossette en pierre de taille. A l’est, un coup de sabre est visible au contact avec le bâtiment 3. Au premier niveau, la fenêtre O-4311 est à plate-bande. C’est également le cas pour la fenêtre O-4321 observée au second niveau10. Cette dernière est néanmoins plus étroite et réalisée dans une pierre blanche, sans rognon de silex.

La façade sud du bâtiment 3 est dotée de trois niveaux d’élévation et de deux travées. Elle prend place sous un toit d’une hauteur et d’une pente moyennes. Plusieurs assises en pierre de taille sont visibles au milieu de l’élévation à l’aplomb d’une souche de cheminée en brique. Il est probable qu’il s’agisse du conduit de cette dernière. Un coup de sabre est visible au contact des bâtiments 1 et 2 3 sur toute la hauteur de la façade, y compris en dessous de la chaîne qui marque l’angle sud-est du bâtiment.

Le premier niveau comporte trois ouvertures, une fenêtre à plate-bande (O-3311), une porte également à plate-bande (O-3312) et une fenêtre bouchée (O-3313).

Le second niveau est éclairé par deux ouvertures à plates-bandes (O-3321 et O-3322). Les piédroits de la fenêtre O-3312 et la plate-bande de la fenêtre O-3322 ont été réalisés dans une pierre blanche différente de celle utilisée pour le reste de leurs encadrements.

Le dernier niveau est percé de quatre ouvertures (O-331 à 3334) dont deux petites fenêtres disposées de part et d’autre de la souche du conduit de cheminée (O-3331/3332), une fenêtre bouchée (O-3333) et une large fenêtre (O-3334). La plate-bande de cette dernière est réalisée dans une pierre qui diffère de celle utilisée pour le reste son encadrement, tandis que son appui a été remonté.

La façade nord du bâtiment 1 possède trois niveaux d’élévation, dont le dernier est situé sous comble. Son pignon est tronqué à l’ouest par le bâtiment 3, et à l’est par un des bâtiments de l’hôtel Carpentin.

Le premier niveau est composé de quatre ouvertures, soit : une fenêtre à plates-bandes (O-1311) une fenêtre bouchée à linteau sur coussinet en quart-de-rond (O-1312), une porte (O-1313) dont la plate-bande coupe un double linteau et son meneau, et une fenêtre à simple meneau (O-1314). La transition entre les niveaux 1 et 2 s’effectue par un retrait dans les maçonneries du mur du bâtiment 1, matérialisé par un glacis asymétrique.

Le second niveau est éclairé par cinq ouvertures. La fenêtre (O-1321) prend place sous un double linteau. Son encadrement est mouluré d’un cavet. L’ouverture (O-1322) est bouchée. Elle est dotée d’un large linteau droit, sculpté d’une arcature brisée et chanfreinée. Elle est accolée à un deuxième linteau sculpté (O-1323), coupé par l’encadrement de la fenêtre (O-1324). Celle-ci est surmontée d’une plate-bande, elle est moulurée d’un chanfrein. La fenêtre (O-1325) est dotée d’un arc surbaissé et de piédroits chanfreinés. Elle est surmontée d’un arc en plein-cintre, dont la clef porte une console bûchée en saillie.

La limite entre le second niveau et le pignon (marquant le comble) est soulignée par un retrait des maçonneries du mur du bâtiment 1. Le pignon est surmonté de rampants en pierre de taille dont les crossettes ont été bûchées lors de l’adjonction des bâtiments qui lui sont accolés. Deux autres rampants sont visibles, noyés dans les maçonneries. Le pignon possède deux ouvertures. La fenêtre O-1331 est bouchée, elle est dotée d’un linteau et d’un large chanfrein. Une partie de son encadrement, linteau compris, est réalisée dans une pierre blanche qui contraste avec la pierre grise utilisée sur ses piédroits. Elle est surmontée par un arc en plein-cintre. La fenêtre O-1332 possède un appui situé plus haut que l’ouverture précédente. Elle possède néanmoins un encadrement similaire. Elle est également surmontée par un arc en plein-cintre11.

CONCLUSION

Présentation du parti général

Le caractère urbain de l’édifice, le rang (noble) ou la charge (élu du Perche) de ses anciens propriétaires, la distance marquée par le logis avec la rue et la présence d’un vaste jardin attestent de sa fonction d’hôtel particulier.

Synthèse des observations concernant l’homogénéité de l’œuvre

La rupture de niveau observée entre les parties nord et sud des deux premiers niveaux du bâtiment 1 laisse à penser qu’il a été construit selon deux phases de construction distinctes.

On peut ainsi associer à la première phase, les salles 1.1 et 1.2 dont les murs gouttereaux sont parallèles à ceux du bâtiment. Il est possible de les rapprocher du premier pignon visible sur le mur sud et de l’enduit peint mordant sur la fenêtre O-1332 au revers de ce dernier. Le niveau auquel le contrefort nord est tronqué invite à penser que ce dernier pourrait également faire partie de cette première phase. Dans cette hypothèse, les ouvertures bouchées qui prennent place sur le mur pignon sud (O-1312, 0-1322 et 0-1323) pourraient aussi faire partie de cette même phase.

La seconde phase de construction de ce bâtiment 1 concerne les deux premiers niveaux situés au nord du mur de refend, soit les salles 1.3 à 1.9. On peut également y associer le rehaussement du toit du bâtiment, le remplacement de sa charpente ainsi que la mise en place de nouveaux rampants.

Côté sud, le coup de sabre observé entre les bâtiments 1 et 3 permet d’affirmer l’antériorité du premier sur le second. L’hypothèse se vérifie au regard des rampants du bâtiment 1, certainement bûchés lors de l’implantation du bâtiment 3. Cela invite également à penser que le bâtiment 3 est postérieur à la seconde phase de construction du bâtiment 1.

La cohérence des niveaux des bâtiments 1 et 3 avec l’escalier qui les dessert, la position de la tour demi-hors-œuvre qui l’abrite, plaquée contre ces mêmes bâtiments, indiquent qu’elle leur est postérieure.

La différence de niveau et le coup de sabre observé entre les bâtiments 3 et 4 incitent à penser que le bâtiment 3 est antérieur au bâtiment 4.

Essai de datation des parties

Il est possible de regrouper les marqueurs stylistiques du bâtiment 1 selon trois phases chronologiques.

  • Fin du 13e et 14e siècle :
    • Ouverture à linteau sur coussinets O-1312,
    • Fenêtres géminées à linteau sculpté d’arcatures brisées O-1322,- Fenêtre à arc surbaissé surmontée d’un arc en plein-cintre O-1325,
    • Fenêtres à linteau et arc en plein-cintre O-1331/1332,
    • Contrefort du mur pignon sud.

L’utilisation du linteau et le fait que le gouttereau du bâtiment soit parallèle à la rue amènent néanmoins à resserrer la datation au 14e siècle. Le bâtiment est proche d’une des maisons du quartier canoniale de Tours également datée du 14e siècle (voûte lambrissée et décors peints)12.

  • Seconde moitié du 15e siècle et première moitié du 16e siècle :
    • Porte surbaissée chanfreinée (premier niveau, façade ouest),
    • Fenêtres à croisée avec larmier mouluré de cavets et de réglets retombant sur des colonnettes polygonales (façade ouest),
    • Les piédroits chanfreinés de la fenêtre O-1324,
    • Rampants à crossettes sculptées d’un chien assis (pignons nord et sud).

Cette phase peut également être rapprochée de la charpente du bâtiment 1 dont la mise en place est contemporaine de ses rampants. Celle-ci peut être datée entre 1300 et 1700 avec une période d’utilisation plus importante au 16e siècle13.

  • 16e et 17e siècles :
    • La fenêtre à double linteau et cavet (O-1321),
    • La cheminée à faux manteau à plate-bande et consoles en doucine (salle 1.2),
    • La porte sous linteau (premier niveau de la façade ouest),
    • Les demi-croisées à plates-bandes (façade ouest).

Le bâtiment 3 a été daté sur la base des marqueurs stylistiques suivants.

  • Seconde moitié du 15e siècle et première moitié du 16e siècle :
    • Claire-voie O-3131 à linteau moulurée de cavets et de réglets,
    • Rampant à crossette sculptée d’une créature couchée (crossette nord-ouest).

  • 16e siècle :
    • Fenêtre à double linteau ou plates-bandes moulurées de cavets portant peut-être les traces de meneaux et de croisillons (O-3321 et les deux fenêtres du pignon ouest),
    • La cheminée à faux manteau dont le profil combiné de ses piédroits et de ses consoles forment un talon droit.

  • 17e siècle :
    • Fenêtre 0-3311à 3322, voire l’ensemble des fenêtres de la façade sud à l’exception des ouvertures bouchées O-3313 et O-3333.

Décor, porte de la tour d'escalier.Décor, porte de la tour d'escalier.

La tour d’escalier (bâtiment 2) a été datée de la première moitié du 16e siècle sur la base des marqueurs stylistiques suivants :

  • Escalier en vis à noyau circulaire et base polygonale,
  • Fenêtres à linteau chanfreinée sans traverse,
  • Chapiteaux d’inspiration corinthienne sculptés en faible relief,
  • Vantail sculpté de pilastres à triangle et à disques sous une scène profane figurant dans un fronton semi-circulaire.

Le bâtiment 4 a été daté sur les bases de ses rampants à crossettes entre la seconde moitié du 15e siècle et première moitié du 16e siècle. Les plates-bandes observées sur sa façade sud attestent, quant à elles, d’une reprise au 17e siècle.

Essai de restitution

Demeure patricienne (14e siècle)

Si l’on retient l’hypothèse selon laquelle le contrefort du mur nord est bien contemporain de la première phase du bâtiment, celui-ci devait adopter dès le 14e siècle un volume similaire à son état actuel. Le premier niveau était constitué de deux salles voûtées (1.1 et 1.2). Les dispositions du bâtiment au-delà de son mur de refend sont inconnues. Le second niveau était éclairé par au moins une baie géminée (O-1322-13223). Au vu des rainures observées dans l’enduit du comble, il est probable que ce dernier ait été isolé par une voûte lambrissée. Celle-ci devait être portée par une charpente plus basse que celle connue actuellement. Elle adoptait certainement le même profil que les rampants conservés dans les maçonneries du mur sud. Compte tenu du décor observé sur la face intérieure du pignon sud, il est possible d’imaginer que le niveau 2 donnait alors directement sous la voûte lambrissée. Il aurait alors bénéficié en plus des fenêtres 0-1322 et 1323, des deux fenêtres désormais hautes placées sur le mur pignon (O1331-1332).

Le lieu d’implantation du bâtiment, au pied du château, l’ampleur de ses volumes et la richesse de son décor permettent de lui attribuer une origine patricienne, si ce n’est seigneurial. Les salles voûtées du rez-de-chaussée pouvaient être dédiées à des celliers ou des cuisines tandis que le vaste espace du premier étage devait accueillir un lieu de réception.

Hôtel (deuxième moitié du 15e siècle – première moitié du 16e siècle)

Entre la seconde moitié du 15e siècle et la première moitié du 16ème siècle, l’édifice semble faire l’objet d’une réorganisation profonde.

Le bâtiment 1 est ainsi en partie reconstruit, l’espace situé au nord de son mur de refend est alors certainement modifié (salles 1.3 à 1.9), sa façade ouest est dotée de croisées et une nouvelle charpente accompagnée de nouveaux rampants sont posés. On peut penser que le besoin de larges ouvertures à l’ouest résulte de l’aveuglement du mur gouttereau est, peut-être déjà accolé à un nouveau bâtiment à cette époque.

Le bâtiment 3 vient se plaquer contre son mur gouttereau ouest. Malgré la postériorité du bâtiment 2, sa proximité chronologique (début du 16e siècle) invite à penser qu’il lui est immédiatement postérieur.

L’édifice est alors composé des bâtiments 1, 2 et 3. La construction d’une tour d’escalier du côté de la rue des Poupardières indique que celle-ci était déjà accessible depuis une cour disposée en avant de cette même rue. La distance affichée avec cette dernière, l’emplacement de l’édifice (au pied du château), la qualité de son décor (porte de l’escalier, croisées, rampants à crossettes) et de sa mise en œuvre (tour d’escalier en pierre de taille) permettent d’y restituer un hôtel particulier.

Hôtel (17e siècle)

Les façades des bâtiments 1 et 3 sont largement ouvertes sur le jardin tandis qu’un portail carrossable est construit sur la rue des Poupardières.

1AN. Série P : article P898. "Aveu et dénombrement de Nogent-le-Rotrou (1648)". Fol 29 v°2Département de l’Aisne.3Ils possèdent les propriétés situées à l’actuel 6 et 13 rue du Paty ainsi qu’une partie du 11 rue du Paty et de l’île formée par la Jambette et la Rhône dans la rue Saint-Lazare. AN. Série P : article P898. "Aveu et dénombrement de Nogent-le-Rotrou (1648)". Fol 29 v°.4Il est cité comme seigneur du Tartre par Bart des Boulais et Louis-Joseph Fret.5DES BOULAIS, Bart. "Recueil des Antiquités du Perche, comtes et seigneurs de la dite province". Publié et annoté par H. Tournouër. Mortagne : 1894. p. 7.6AN. Série P : article P898. "Aveu et dénombrement de Nogent-le-Rotrou (1648)". Fol 29 v°.7Plan cadastral. 1811. (Archives communales de Nogent-Le-Rotrou : A2).8Ils occupent une surface au sol de 200 m².9Non visible sur les photos.10Malgré ce qui est figuré sur le relevé en élévation.11L’état actuel de la fenêtre ne correspond pas à l’état dessiné sur le relevé de la façade sud et réalisé en 2003.12LEFEBVRE, Bastien. "Une maison du quartier cathédral de Tours (Indre-et-Loire) : évolution architecturale et techniques de construction", "Revue archéologique du Centre de la France". Tome 43, 2004, p.223-24613HOFFSUMMER, Patrick, "Les charpentes du XIe au XIXe siècle : typologie et évolution en France du Nord et en Belgique". Paris : Monum, Editions du Patrimoine, 2002, p. 242. HOFFSUMMER, Patrick, "Les charpentes du XIe au XIXe siècle : grand ouest de la France typologie et évolution, analyse de la documentation de la médiathèque de l'architecture et du patrimoine". Turnhout : Brépols, 2011, p. 159.
Appellations Hôtel Le Sueur
Dénominations hôtel
Aire d'étude et canton Nogent-le-Rotrou - Nogent-le-Rotrou
Adresse Commune : Nogent-le-Rotrou
Adresse : 3 rue des Poupardières

L’aveu de 1648 contient la déclaration d’une maison et d’un jardin situés à l’emplacement de l’édifice étudié. Ils appartiennent alors à Louise Le Sueur qui les tient de son père, Jean Le Sueur. Louise est l’épouse de Jouachim de Lespinay, écuyer et sieur de Montgobert. Le couple possède plusieurs propriétés à Nogent-le-Rotrou, dont la plus illustre, aujourd’hui connue sous le nom d’Hôtel Carpentin, se trouve sur la parcelle voisine. En 1648, la propriété contient un logis manable (habitable) "composé de plusieurs chambres basses et hautes, garde-robes, caves, cour, fournil, estables, portail et jardin". L'observation de l'édifice permet de déceler plusieurs phases de construction. Ainsi, l'aile disposée parallèlement à la rue en fond de parcelle porte différents marqueurs stylistiques (fenêtres géminées à linteau sculpté d'arcatures brisées, contrefort) permettant de la dater de la fin du 13e siècle ou du 14e siècle. Elle a fait l'objet de reprises, notamment entre la seconde moitié du 15e siècle et la première moitié du 16e siècle (fenêtres à croisée avec larmier mouluré de cavets et de réglets, rampants à crossettes sculptées) et entre le 16e et le 17e siècle (cheminées, demi-croisées à plates-bandes). La tour d'escalier, avec son escalier en vis à noyau circulaire et base polygonale, et ses chapiteaux d'inspiration corinthienne, daterait de la première moitié du 16e siècle. Enfin, l'aile disposée en équerre pourrait dater de la seconde moitié du 15e siècle ou de la première moitié du 16e siècle (rampants à crossettes sculptées) et avoir été reprise dans dans la seconde partie de ce 16e siècle et au 17e siècle.

Période(s) Principale : 2e moitié 13e siècle, 14e siècle , (?)
Principale : 2e moitié 15e siècle, 1ère moitié 16e siècle , (?)
Secondaire : 2e moitié 16e siècle, 17e siècle , (?)
Auteur(s) Personnalité : Le Sueur Jean, propriétaire, attribution par source
Personnalité : Le Sueur Louise ,
Louise Le Sueur

Dame de Montgobert et épouse de Jouachim de Lespinay


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
propriétaire, attribution par source
Personnalité : de Lespinay Jouachim,
Jouachim de Lespinay

Escuyer et Sieur de Montgobert.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
propriétaire, attribution par source

L’édifice est implanté au sein d’un îlot situé au pied du château Saint-Jean et borde la rue des Poupardières. Les bâtiments sont organisés en deux groupes, séparés par une cour. Le premier est implanté le long de la rue des Poupardières. Il est composé de bâtiments disposés selon un plan en L. Ceux-ci sont accessibles depuis la rue par un passage carrossable ménagé sur la rue des Poupardières. Ils n’ont pas pu être étudiés. Le second groupe adopte également un plan en L. Il est accolé au nord et à l’est à l’hôtel dit de Carpentin. Au sud, la parcelle est redoublée par un jardin. Les deux ailes (l'une comporte un sous-sol partiellement enterré, un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un étage de comble, l'autre compte deux étages carrés au-dessus du rez-de-chaussée) sont distribuées par une tour d'escalier hexagonale demi-hors-œuvre. Elle contient un escalier en vis desservant l’édifice, du rez-de-chaussée au comble. Le gros-œuvre est principalement constitué d'une maçonnerie de calcaire et de silex enduite à pierre vue, la pierre de taille étant réservée aux ouvertures et aux éléments porteurs. Seule la tour d'escalier est construite en moyen appareil de pierre de taille. Les toits sont couverts de tuiles plates.

Murs calcaire moellon enduit
silex moellon enduit
calcaire moyen appareil
Toit tuile plate
Étages sous-sol, 2 étages carrés, étage de comble
Couvrements voûte en berceau plein-cintre
Couvertures toit à longs pans pignon découvert
toit polygonal
Escaliers escalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie
Techniques sculpture
Représentations phylactère, putto, mascaron, écu, ruban
Précision représentations

Le vantail de la porte porte en partie haute un décor inscrit dans un tympan semi-circulaire surmonté de deux écoinçons. Il est sculpté de deux putti représentés de face, et se regardant l'un l'autre. Ils sont disposés de part et d'autre d'un mascaron et d'un écu. Les deux personnages tiennent ce qui ressemble à des phylactères, des rubans ou des lanières de cuir.

Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Aveu et dénombrement de Nogent-le-Rotrou (1648). Fol 29 v°.

    AN, série P : article P898. Aveu et dénombrement de Nogent-le-Rotrou (1648). Fol 29 v°.

    [...] Item deux deniers de cens au jour sainct jehan baptiste sur la maison et jardin joignant la precedante scize sur ladicte rue des poupardieres qui fut a me jehn le sueur conseiller du roy esleu au perche et de present a ladicte damoyselle louyse le sueur sa fille espouze dudict sieur de montgobert contenant un logis manable composé de plusieurs chambres basses et hautes garderobes caves court fournil estables portail et jardin contenant sept perches ou environ et sur ladicte rue des poupardieres parroisse de nostredame joignant par le devant a icelle rue des poupardieres ayant quarante six piedz et demy de longueur sur icelle, d’autre par derriere a la maison qui fut a me jehan pallu et depuys a jehan le breton sieur de la reine bouviere et de present audict sieur de montgobert dun coste a la susdicte tenue et dautre costé a un logis jardin et tenue qui fut audict jehan pallu au droict de ce qui appartient audict sieur de montgobert acquis dudict lebreton [...]

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives nationales. Série P : article P898, numéro 38. Aveu et dénombrement de Nogent-le-Rotrou. 1648.

    Fol 29 v°
  • AD Eure-et-Loir. Série B : 2574. Procès entre Jean Lesueur, sieur de Vaupousteau, et Denis Hubert, bailli de Nogent [...]. 1618.

Documents figurés
  • Cadastre ancien. 1811. Plan cadastral. (Archives municipales de Nogent-le-Rotrou).

    Feuille A2.
  • Recueil de relevés (plans, coupes, élévation) / F. Semichon (architecte DPLG). (Archives privées).

Bibliographie
  • DES BOULAIS, Bart. Recueil des Antiquités du Perche, comtes et seigneurs de la dite province. Publié et annoté par H. Tournouër. Mortagne, Meaux : Pichard-Hayes et Daupeley-L., 1894 (fac-similé de l'édition de Mortagne, 1613).

    p 7.
  • FRET, Louis-Joseph. Antiquités et chroniques percheronnes. Volume III. Paris : Le Livre d'histoire, 2001. (fac-similé de l'édition de 1838).

    p.95 ; p.224
  • HOFFSUMMER, Patrick. Les charpentes du XIe au XIXe siècle : typologie et évolution en France du Nord et en Belgique. Paris : Monum, Editions du Patrimoine, 2002.

    p.242
  • HOFFSUMMER, Patrick. Les charpentes du XIe au XIXe siècle, Grand Ouest de la France. Turnhout : Brépols. 2011.

    p.159
  • MERLET, Lucien. Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Eure-et-Loir, série B. Chartres : Impr. Garnier, 1890.

    B. 2574.
Périodiques
  • SIGURET, Philippe. Introduction Historique. Les coutumes du Perche. Nogent-le-Rotrou et le Perche nogentais. Cahiers percherons, septembre 1958, n°7.

    p. 20.
(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Rozier Hadrien