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Hôtel, maison dite Écu de Bretagne (5 rue du Paty)

Dossier IA28000341 inclus dans La ville de Nogent-le-Rotrou du Moyen-Age au début de l'époque moderne réalisé en 2010

Fiche

HISTORIQUE

L’édifice est connu des historiens percherons sous l’appellation "Écu de Bretagne1". Il tient son nom d’un vitrail portant les armes de la maison de Bretagne qui y aurait été retrouvé.

L’aveu de 1648 comporte la déclaration des droits de justice et juridiction sur cinq maisons et leurs appartenances, situées entre l’actuel n°3 et n°9 de la rue du Paty. Celles-ci sont possédées par les héritiers Regnouard, messire Nicolas Lormeau, le sieur de Montgobert, Philippes Jacquelin et autres.

Bertrand Regnouard est mentionné au cours d’un procès en 1615. Il est alors sieur du Puy et ancien trésorier de la fabrique Notre-Dame2. Les professions de Philippe Jacquelin et Nicolas Lormeau sont toutes deux décrites dans l’aveu, l’un est chirurgien, l’autre est prêtre et curé de Notre-Dame. L’église Notre-Dame est située à quelques pas de la rue du Paty.

Jouachim de Lespinay, écuyer et sieur de Montgobert3, est marié à Louise Le Sueur. Le couple possède plusieurs propriétés à Nogent-le-Rotrou4, dont certaines sont situées au pied du château.

Les premiers documents faisant directement mention de l’édifice datent du 18e siècle. Il s’agit d’actes notariés datés des 14 octobre 1748 et 19 décembre 17655. En 1748, il est en possession de Mortagne, avant d’être cédé en 1755 à Gabriel Legindre, marchand-fripier6.

L’acte de 1765 le décrit comme composé : d’un rez-de-chaussée avec deux chambres basses à feu, l’une sur rue et l’autre sur cour, d’étages occupés par deux chambres hautes à feu avec un petit cabinet, et d’un grenier. L’ensemble est distribué par un escalier, sous lequel on trouve une chambre froide au rez-de-chaussée. Aux premier et second étages, l’édifice est doté d’une galerie divisée en deux cabinets servant de charbonniers. Une petite chambre prend place au-dessus de l’escalier. La cour est occupée par une écurie, des commodités et une cave sur laquelle des galetas prennent place.

En 18117, l’édifice est figuré sur le cadastre ancien avec quatre bâtiments disposés selon un plan en U, articulés autour d’une cour. La propriété n’est pas liée comme aujourd’hui à l’actuel n°7 rue du Paty et comporte un bâtiment supplémentaire en fond de cour.

Plans, coupes et élévations de l'aile en retour sur cour, 1906 (Médiathèque du Patrimoine, cartes et plans).Plans, coupes et élévations de l'aile en retour sur cour, 1906 (Médiathèque du Patrimoine, cartes et plans).

L’édifice est acquis par Alfred-Emilien Coulon en 1890. Il fait reconstruire la façade sur rue entre 1890 et 19008. L’Écu de Bretagne est inscrit à l’inventaire des Monuments historiques le 2 mars 1993. Il fait partie, avec une maison accotée située au 7 rue du Paty, d’une même propriété détenue par la commune de Nogent-le-Rotrou.

DESCRIPTION

Situation et composition d’ensemble

Plans de situation.Plans de situation.La parcelle qui accueille l’édifice possède une largeur de 19 m, pour une longueur de 36 m et occupe une surface au sol de 564 m². Elle est implantée entre la rue du Paty à l’ouest, et le coteau limitant le plateau Saint-Jean à l’est. La rue des Marches, également située à l’est, prend place le long des pentes du plateau Saint-Jean. Elle borde le second niveau des bâtiments de l’édifice, situés en fond de cour. La rue du Paty est un des tronçons qui compose l’axe principal de Nogent-le-Rotrou9, tandis que la rue des Marches permet un accès direct mais non carrossable au château Saint-Jean situé sur le plateau.

L’édifice est composé de cinq bâtiments implantés entre les numéros 5 et 7 de la rue du Paty. Ils sont articulés autour de deux cours : au sud (n°7), les deux bâtiments sont disposés de part et d’autre d’une cour centrale, au nord (n°5), les trois bâtiments composent un plan en L. Le fond de cette deuxième cour donne sur une cave creusée dans la craie à silex du plateau Saint-Jean. Seuls les bâtiments situés au n°5 ont été étudiés10.

Structure

Plan du rez-de-chaussée et de la cavePlan du rez-de-chaussée et de la caveLe bâtiment 1 adopte un plan rectangulaire proche du carré (11 m x 10 m) ayant son petit côté sur rue. Ses murs ont une épaisseur irrégulière : entre 0,90 m et 1,20 m pour les murs nord et sud, et 1,19 m pour le mur est. Le premier niveau est divisé en quatre espaces par des murs de refend.

Le passage 1.4 distribue la cour de l’édifice depuis la rue du Paty. Il possède une largeur de 2,16 m pour environ 3 m de hauteur sous plancher. Ses murs latéraux sont percés de plusieurs ouvertures bouchées en direction de la maison située au 1 rue du Paty et des salles 1.1 et 1.3. Il possède un massif de maçonnerie évasée, semblable à une hotte de cheminée, qui semble supporter le foyer d’une cheminée située à l’étage supérieur.

La salle 1.1 est accessible depuis une vitrine ouverte sur la rue et depuis un bâtiment situé au n°7 de la rue du Paty.

Les salles 1.3 et 1.2 sont situées au-dessous du niveau de la cour. La salle 1.3 est accessible par une volée de quatre marches depuis le bâtiment 2. Elle communique par une porte avec le bâtiment situé au 7 rue du Paty. Elle est chauffée par une cheminée à hotte droite et à manteau en bois. Celui-ci est supporté par deux pilastres cannelés surmontés de chapiteaux ioniques avec volutes, échines ornées d’oves, et gorgerin sculpté d’un décor géométrique. Le centre de l’axe du manteau est orné d’une tête à cornes autour de laquelle se développe un décor végétal formant des volutes sculptées en faible relief. Le volume est éclairé par deux fenêtres sur cour.

Le bâtiment 2 possède un plan rectangulaire dont le petit côté est perpendiculaire à la rue. Il prend place sur le côté sud de la cour. Son rez-de-chaussée est occupé par une petite salle et un escalier en équerre (escalier 2.1), composé de deux volées droites. On accède à cet escalier en par une arcade dotée de colonnes sur piédestaux, surmontées de chapiteaux toscans portant un arc en plein-cintre mouluré d’un large tore. Le passage d’une volée à l’autre s’effectue en passant sous un second arc en plein-cintre. La salle 2.2 est en partie ménagée sous les marches de l’escalier. Elle est éclairée depuis la cour.

Le bâtiment 3 est composé d’un volume unique, couvert par un plancher. Il est ouvert sur la cour et sur un des bâtiments situé sur la parcelle voisine (n°7 rue du Paty).

Vue intérieure, aile en fond de cour, cave, vue de l'ouest.Vue intérieure, aile en fond de cour, cave, vue de l'ouest.La cave est accessible par une porte ménagée sous un arc plein-cintre. Celle-ci mène à un escalier droit desservant une première salle avant de continuer vers un vaisseau distribuant à son tour des cellules disposées en quinconce. La salle voûtée en berceau plein-cintre est éclairée par une petite fenêtre à ébrasement interne. Une arcade surbaissée chanfreinée conduit au vaisseau. Il mesure 12,5 m de long pour 1,90 m de large et prend place sous une voûte en berceau surbaissée. Celle-ci est percée d’une cheminée d’aération de section carrée. Son niveau de sol est situé à environ 1,4 m en dessous du niveau de la cour. Les cellules, au nombre de cinq, adoptent une largeur d’environ 1,90 m et une profondeur variant entre 1,3 m et 4,40 m. Les cellules sont accessibles par des arcades basses ménagées sous des arcs surbaissés et couvertes par des petites voûtes surbaissées. Certaines d’entre elles portent des traces de gonds et de feuillures. Elles sont moulurées de chanfreins.

Les murs de la cave sont construits en moellons de silex et de calcaire. Les voûtes et les encadrements des ouvertures sont réalisées en pierre de taille calcaire aux noyaux siliceux. Des traces de brettelure et de layage oblique ont été identifiées sur les arcades des cellules. Les pierres des voûtains ont une taille plus grossière, certaines d’entre elles portent des traces de polka. Des coups de sabre sont visibles sur la voûte du vaisseau central.

Le mur mitoyen qui sépare la cour des bâtiments situés au n°1 rue de la rue du Paty est percé par une arcade en plein-cintre moulurée d’un chanfrein, qui abrite un ancien puits. Elle est bouchée par un mur de brique. Le départ d’une seconde arcade est visible à droite de la première. Cela laisse à penser qu’il existait un passage entre les cours situées au n°3 et au n°5 de la rue du Paty.

Plan du premier étage.Plan du premier étage.Le second niveau est accessible depuis l’escalier du bâtiment 2. Ce dernier est composé d’une galerie éclairée depuis la cour. Elle donne accès à deux portes s’ouvrant sur les bâtiments 1 et 3 et sur une arcade distribuant un second escalier en équerre disposé au-dessus de celui situé au premier niveau. Les encadrements des deux portes, bien que modifiés, sont chanfreinés tandis que l’arcade est similaire à celle observée au rez-de-chaussée.

Le bâtiment 1 est double en profondeur, il est divisé en huit pièces à l’aide de cloisons. Celles-ci sont distribuées par un couloir s’ouvrant sur l’escalier. A l’ouest, elles sont éclairées par les fenêtres sur rue, à l’est par des fenêtres sur cour. Les pièces situées de part et d’autre du couloir sont aveugles. La salle située à l’angle nord-ouest du niveau est dotée d’une cheminée, son manteau est en marbre noir. Les murs gouttereaux du bâtiment adoptent des largeurs inégales.

Le bâtiment 3 possède un volume unique, largement ouvert sur la cour. A l’est, un escalier droit en bois permet d’accéder à un bâtiment en ruine situé au-dessus de la cave accessible depuis la cour. Celui-ci adopte un plan proche du carré d’environ 9 m de large pour 10 m de long11. Son niveau de sol communique avec celui de la rue des Marches, qui le borde sur son coté est.

Plans des deuxième, troisième et quatrième étages.Plans des deuxième, troisième et quatrième étages.Le troisième niveau adopte une disposition similaire au second niveau.

On remarquera néanmoins que le bâtiment 1 est couvert par un plancher dont les poutres sont perpendiculaires au sens de la rue. Ces poutres reposent sur des poteaux surmontés par des chapiteaux dont la corbeille cubique est laissée libre. Les poteaux sont imbriqués dans la cloison transversale. Le sol du bâtiment est couvert de tomettes. Les cloisons qui le divisent sont construites en pan de bois.

Côté est, le bâtiment 2 possède une porte bouchée moulurée d’un chanfrein, située au-dessus du niveau du comble du bâtiment 312.

Le quatrième niveau est accessible depuis l’escalier situé dans le bâtiment 2. Ce dernier est couvert par un plancher. Il est composé d’une galerie éclairée par des petites fenêtres à ébrasement interne disposées sur cour. Côté est, l’unique fenêtre recoupe une corniche moulurée de deux quarts-de-rond. L’espace situé au-dessus de l’escalier est occupé par une petite pièce construite en pan de bois, dont le niveau de sol est situé plus haut que celui du bâtiment 2.

A l’inverse des étages précédents, la porte qui sépare le bâtiment 1 du bâtiment 2 s’ouvre depuis le second vers le premier. Elle est dotée d’un arc en plein-cintre mouluré d’un chanfrein. Le comble du bâtiment 1 est couvert par une charpente à fermes et pannes avec poinçons, entraits et faux- entraits. Elle est contreventée par une sous-faitière. Le mur oriental étant plus haut que les murs qui limitent le comble, il est couvert par un toit en appentis imbriqué dans le toit à deux versants et croupe du bâtiment 1. Le mur est percé par une seconde ouverture, accessible par un escalier droit en bois donnant sur le cinquième niveau du bâtiment 2.

La porte s’ouvre sous un arc en plein-cintre dont l’encadrement est mouluré d’un chanfrein. L’unique pièce du bâtiment 2 est tronquée par un toit en appentis. Celui-ci coupe une cheminée dont l’un des piédroits est composé d’une colonne sur piédestal. L’espace est éclairé par une petite ouverture sur son mur est.

Élévations extérieures

La façade ouest du bâtiment 1 est composée de trois travées prenant place sous un toit à deux versants et croupe, couvert de tuiles plates. Le premier niveau est assis sur un solin en brique. Le reste du rez-de-chaussée est occupé par une vitrine et d’un passage carrossable à gauche. Les niveaux 2 et 3 sont éclairés par des fenêtres à plates-bandes dont les chambranles forment des bandeaux. La façade est limitée à gauche et à droite par des chaînes d’angle portant un entablement. Elle est construite en moellons recouverts par un enduit. Les chaînes d’angle, l’entablement et les ouvertures sont construits en pierre de taille de calcaire blanc.

Face est, vue de l'est.Face est, vue de l'est.La façade est du bâtiment 1 possède quatre niveaux d’élévation pour deux travées et un pignon découvert. Elle est située entre le bâtiment 2 et le mur mitoyen séparant l’édifice étudié des bâtiments situés au 3 rue du Paty. Le parement est construit en moellons de calcaire recouverts par un enduit. Les ouvertures sont en pierre de taille calcaire à noyau siliceux.

Son premier niveau est percé par trois ouvertures. La fenêtre O-1312 ont une embrasure biaise. L’un de ses piédroits est commun à la fenêtre O-1313. Les deux ouvertures sont percées sous des linteaux en bois. Une plate-bande orpheline est visible au-dessus de la fenêtre O-1313. L’arcade O-1314 est composée d’un arc en plein-cintre, son encadrement est mouluré d’un large chanfrein.

Le second niveau est éclairé par des fenêtres. L’ouverture O-1322 possède un double linteau. Ses piédroits comportent les traces d’une ancienne traverse. Son encadrement est mouluré d’un chanfrein. La fenêtre O-1323 prend place sous une plate-bande à crossettes. Une perturbation est visible dans le parement du mur, juste au-dessus de cette dernière.

Face est, deuxième étage, détail de la fenêtre o-1332.Face est, deuxième étage, détail de la fenêtre o-1332.Au niveau 3, la fenêtre O-1332 est encadrée par deux pilastres à chapiteaux ioniques reposant sur des bases et socles, eux-mêmes portés par des culots pyramidaux. Les chapiteaux sont composés d’astragales ornés de perles, d’échines sculptées d’oves et de volutes. Les culots sont sculptés de compositions végétales, mêlant palmettes et fleurs aux pétales recroquevillés, sur la pointe arrondie du culot. L’ouverture est percée sous une plate-bande dotée d’une corniche portant sur les pilastres. Sa clef est sculptée d’une console en S décorée de palmettes. Le piédroit gauche de la fenêtre O-1333 est lié à celui de l’ouverture O-1332. Cette dernière prend place sous un linteau. Son encadrement est mouluré d’un chanfrein.

Le dernier niveau est éclairé par la fenêtre O-1342 dont les piédroits en pierre de taille moulurés par des chanfreins dépareillés et d’un linteau en bois. Une panne est englobée dans les maçonneries de la façade dans le prolongement du rampant du toit. Un coup de sabre est visible à l’aplomb du sommet de ce même rampant.

Le mur pignon nord possède trois niveaux d’ouvertures bouchées s’ouvrant depuis le n°3 rue du Paty vers le bâtiment 1. Le bâtiment sur rue situé au n°3 rue du Paty est ainsi lié au mur nord du bâtiment 1. Au second niveau, l’angle entre les deux bâtiments porte une trompe sous laquelle deux portes sont visibles. Celle située sur le mur pignon du bâtiment 1 est moulurée de réglets retombant sur des colonnettes polygonales.

Face nord, vue du nord.Face nord, vue du nord.La façade nord du bâtiment 2 est composée de quatre niveaux d’élévation pour deux travées de largeur inégale et un toit en appentis. Au premier niveau, les travées sont encadrées par des pilastres à chapiteaux ioniques portant un entablement double. Au second niveau, elles prennent place entre des pilastres portant des chapiteaux toscans supportant un entablement mouluré d’un tore. Les troisième et quatrième niveaux sont réunis au sein d’un ordre colossal, fait de pilastres dont les chapiteaux ont été tronqués par le toit en appentis.

La porte du premier niveau est composée d’un arc en plein-cintre mouluré d’un cavet. Elle est encadrée par des pilastres sur piédestaux couronnés de chapiteaux ioniques avec volutes, échines ornée d’oves, et gorgerin sculpté de décors géométriques. Les chapiteaux portent une corniche à trois fasces surmontées d’un fronton cintré. La largeur de la porte associée à l’angle formé avec le bâtiment 1 ne permet pas la mise en place d’un pilastre pour limiter le côté droit de la seconde travée du premier niveau. Le pilastre du deuxième niveau repose ainsi à cet endroit sur une console en S. L’arcade en plein-cintre située à côté de la porte est bouchée par un mur à l’appareil brique et pierre. Certaines pierres de taille du mur semblent, en partie basse, chaînées au piédestal du pilastre médian. Les deuxième et troisième niveaux sont percés par deux larges fenêtres dotées d’arcs plein-cintre chanfreinés. Le quatrième niveau est éclairé par deux petites fenêtres en plein-cintre également chanfreinées.

Côté sud, la façade du bâtiment 2 possédé plusieurs appareils différents. Du premier au troisième niveau, la parement est construit en moellons de silex noyés dans le mortier. Plusieurs ouvertures bouchées sont identifiables sur le parement. Une chaîne d’angle en pierre de taille est visible côté ouest. A partir du quatrième niveau, la façade est en moellons de calcaire plus réguliers, de gabarits différents. Elle repose sur un arc de décharge allant d’un angle de la façade à l’autre. Ce dernier est interrompu à l’ouest par un coup de sabre qui semble lié à la chaîne d’angle citée plus haut. Une seconde chaîne d’angle est visible à l’est. Montée en pierre de taille calcaire, elle semble s’appuyer sur l’arc de décharge décrit ci-dessus.

Le mur pignon est du bâtiment 1 est percé par deux petites fenêtres à linteau disposées l’une au-dessus de l’autre. La première ouverture est bouchée, la seconde éclaire le cinquième niveau du bâtiment 2 est moulurée d’un chanfrein.

Le bâtiment 3 est composé de deux niveaux d’élévation. Il est appuyé contre les murs en pierre du bâtiment 2, de la cave et d’un bâtiment situé sur la parcelle voisine, au n°7 rue du Paty. Son gouttereau nord est construit en brique. Il est doté de trois travées laissées libres au premier niveau, et de fenêtres en bois au second niveau.

En fond de cour, la porte de la cave est percée dans un mur construit en moellons de calcaire de silex.

CONCLUSION

Présentation du parti général

L'édifice peut être identifié comme un hôtel particulier. Il est implanté en ville. Ses bâtiments sont organisés autour d'une cour centrale accessible depuis la rue par un passage carrossable. Sa fonction résidentielle est affirmée par la présence de cheminées dans le bâtiment 1, et d'un décor soigné dans le bâtiment 2. Des communs, à l'image de commodités et d'une écurie, sont attestés dans 439la cour par les sources écrites. Enfin, l’origine seigneuriale de l'édifice est attestée par les textes, celui-ci étant la propriété des seigneurs du Puy.

La présence d'une boutique et d'un accès direct sur rue dans le bâtiment 1 témoignent d'un changement partiel d'affectation de l'édifice, de l'hôtel particulier vers la maison boutique. Cette mutation est certainement à mettre en relation avec les métiers exercés par ses propriétaires, plus volontiers tournés vers le commerce à partir de la fin du 18e siècle.

Synthèse des observations concernant l’homogénéité de l’œuvre

La porte orpheline bouchée s'ouvrant sur le mur pignon nord du bâtiment 1 témoigne d’un état antérieur à celui qu'il présente aujourd'hui. Ce même mur forme un angle doté d'une trompe avec le bâtiment situé au n°3 de la rue du Paty. Ces éléments peuvent être interprétés comme les vestiges d'une ancienne tour d'escalier demi-hors-œuvre.

La différence d'épaisseur et de matériaux entre les murs ouest (sur rue) et est (sur cour) invite à penser qu’ils sont issus de campagnes de constructions différentes. L'existence de plusieurs accès bouchés entre le bâtiment 1 et les constructions situées sur les parcelles voisines attestent de circulations anciennes.

Coupe transversale de l'escalier, orthophotographie et élévation de la face est.Coupe transversale de l'escalier, orthophotographie et élévation de la face est.Sa façade est comporte des traces de reprise aux contacts des fenêtres O-1312, O-1313, O-1323 et O-1342. Au niveau du pignon, le coup de sabre visible au centre de l'élévation, et la panne englobée à droite dans les maçonneries de la façade, attestent d'un état antérieur. Dans le comble, le mur dressé au contact du mur ouest de l'escalier est clairement assis sur le mur gouttereau du bâtiment 1. Il est également plaqué contre le mur ouest du bâtiment 2.

L'angle formé par les bâtiments 1 et 2 témoigne du fait qu’ils ne sont pas contemporains. Le bâtiment 2 comporte deux types d'appareils différents sur sa façade sud. Ceci peut indiquer deux campagnes de construction différentes. Les pilastres et la cheminée de son cinquième niveau sont tronqués par un toit en appentis. Le bâtiment 2 devait donc comporter au moins un niveau supplémentaire sous comble. Côté nord, le mur monté sous l'arcade du premier niveau est plaqué contre cette dernière. Celle-ci devait être laissée libre au moins sur une partie de sa largeur.

Le plancher et le mur en brique du bâtiment 3 sont appuyé contre les murs de la cave, du bâtiment 2 et contre une construction située au n°7 de la rue du Paty. Ils leur sont donc certainement postérieurs. La porte orpheline observée au troisième niveau du bâtiment 2 en direction du bâtiment 3 atteste de l'existence antérieure d'un bâtiment composé d'au moins trois ou deux niveaux sous comble.

Les murs organisés selon un plan proche du carré, situés au-dessus de la cave à cellule, permettent d'y restituer un bâtiment détruit.

Essai de datation des parties

La porte à réglets et colonnettes polygonales observée sur le mur nord du bâtiment 1, et peut-être la croisée chanfreinée O-1322 de sa façade nord peuvent être datées entre la seconde moitié du 15e siècle et la première moitié du 16e siècle. La fenêtre à ordre ionique O-1332, sans être identique, est très proche de celle observée sur la façade nord de l'hôtel du Bailli. Ce dernier, daté de 1542, possède également un passage d'entrée doté d'une arcade en plein-cintre, ce qui permet de dater ces deux édifices entre 1540 et la seconde moitié du 16e siècle. L’utilisation du type de charpente mise en œuvre dans le comble du bâtiment 1 se généralise entre 1500 et 170013. Les fenêtres à plates-bandes à crossettes O-1313 et O-1323 remontent certainement au 17e siècle, tandis que les fenêtres sous linteau en bois O-1312 et O-1341 doivent dater du 19e siècle. Ces dernières sont peut-être contemporaines de la reconstruction de la façade ouest, effectuée entre 1890 et 190014.

Les ordres antiques classiques superposés, la galerie ouverte, la large baie en plein-cintre, l’escalier droit et la façade à pilastres et entablement double formant un quadrillage, permettent de dater le bâtiment 2 entre 1540 et la seconde moitié du 16e siècle. Le chapiteau utilisé sur la porte d'entrée est similaire à celui observé sur une fenêtre visible sur la façade nord de la maison du bailli déjà citée plus haut.

L'utilisation de brique dans le gros œuvre du bâtiment 3 permet de dater sa construction entre la seconde moitié du 19ème siècle et la première moitié du 20ème siècle.

La porte d’entrée en plein-cintre, les arcs surbaissés et l’usage du chanfrein associé aux traces de taille brettelée invitent à dater la cave à cellules entre le 13e siècle et le 14e siècle.

La forme presque carrée du bâtiment détruit en fond de cour rappelle la maison des templiers à laquelle il est accolé. Ce qui, combiné à la datation de la cave sur laquelle il est assis, permet d'émettre l'hypothèse d'une construction antérieure au 16e siècle.

Essai de restitution : l'Hôtel du Puy (1540 - seconde moitié du 16e siècle)

Les bâtiments 1, 2 et la cave à cellules sont issus de plusieurs campagnes de construction distinctes dont il n'a pas été possible de restituer le parti général. Entre le milieu et la fin du 16e siècle l'édifice est composé des bâtiments 1, 2 et 3, d'une cave à cellules, et peut être d'un quatrième bâtiment implanté en fond de cour, au-dessus de la cave à cellules.

Le bâtiment 1 fait l’objet d'une campagne de construction qui aboutit à la création de nouvelles ouvertures sur cour (O-1322, O-1332 et O-1333) et au surhaussement du mur pignon est, afin de donner accès au cinquième niveau du bâtiment 2. La charpente du comble appartient certainement à la première phase du bâtiment 1, datée entre la seconde moitié du 15e siècle et la première moitié du 16e siècle. En revanche, la croupe visible côté ouest doit être liée à la reconstruction de la façade, à la fin du 19e siècle. L’élévation sur rue du bâtiment 1 devait donc être dotée de 3 niveaux prenant place sous un pignon découvert. La fissure observée dans les maçonneries du pignon nord doit être le résultat de la mauvaise imbrication entre l’ancien mur pignon et le nouveau, plus haut d’un niveau.

Le bâtiment 2 est reconstruit sur les bases d'une construction plus ancienne. Il est alors doté de cinq niveaux sous comble. Le premier comporte une salle sous arcade, ainsi qu’un escalier en équerre accessible depuis la cour. Les deuxième, troisième et le quatrième niveaux possèdent un escalier redoublé d’une galerie.

Le fait que le bâtiment 2 assure l'ensemble des distributions verticales (escalier) et horizontale (galerie) de l'édifice, son implantation sur cour, et à la connexion de cette dernière à la rue grâce à un passage carrossable traversant le bâtiment 1, invitent à penser que l'édifice n'était pas directement accessible depuis la rue. La situation du bâtiment 1, entre rue et cour, et les cheminées permettent de penser qu'il accueillait le logis. Il adoptait peut être une distribution double en profondeur, comme c’est le cas au premier niveau à la fin du 18e siècle15. Le rez-de-chaussée devait accueillir des pièces de service, tandis que le premier et le deuxième étage devaient être dédiés à des espaces de réception et d’habitation. Le dernier niveau du bâtiment 2, occupé par une salle chauffée accessible depuis le comble du bâtiment 1, était certainement utilisé comme une chambre haute.

Le bâtiment 3 devait posséder au moins deux niveaux d'élévation sous comble. Il se situait en avant de la cave à cellules, il occupait alors peut-être la totalité de la largeur disponible sur cour. Son emplacement laisse à penser qu’il accueillait les communs, à l’image de l’écurie comme c’est le cas au 18e siècle16. Ses relations avec l’escalier du bâtiment 2, les caves à cellules, ainsi que la cour et son puits, permet d’y voir une cuisine. La cave aurait alors assuré la fonction de cellier.

Face nord, rez-de-chaussée, détail de la porte de l'escalier.Face nord, rez-de-chaussée, détail de la porte de l'escalier.L'emplacement de l'édifice, son système de distribution et la richesse de son décor permettent d’y restituer un hôtel particulier, dès le milieu ou la seconde moitié du 16e siècle. Il appartenait alors à un bourgeois fortuné, ou plus assurément à un noble. Les héritiers Regnouard, mentionnés en 1648 comme propriétaires de l’une des cinq maisons déclarées dans l'aveu sont certainement liés à Bertrant Regnouard, sieur du Puy en 1615, et donc à l’édifice étudié. L’hypothèse se vérifie à la lecture de l’acte de 1748, où le propriétaire de la maison étudiée n’est autre que Jean Goislard, également sieur du Puy. Dès lors, si l’on retient la datation de la seconde moitié du 16e siècle, il est possible que Bertrand Regnouard, sieur du Puy et ancien trésorier de la fabrique Notre-Dame, soit le commanditaire de l’hôtel étudié.

1THOMASSU, J. L. F. M. "Recherches historiques sur Nogent-le-Rotrou, l'abbaye de Thiron, le château de Villebon, les châteaux de Bélesme et Mortagne et l'abbaye de la Trappe". Nogent-le-Rotrou : [s.n.], 1832, p. 46 ; SIGURET, Philippe. "Les coutumes du Perche". "Cahiers percherons", 1958, n°7, p. 13.2MERLET, Lucien. "Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Eure-et-Loir, série B". Chartres : Impr. Garnier, 1890. Sources originales : AD 28. Série B : 2566. "Procès de Michel Daulge, sieur du Buisson, trésorier de la fabrique de Notre-Dame". L’église Notre-Dame est située toute proche cf. inventaire des édifices détruits : Notre-Dame-des-Marais.3Dans le département de l’Aisne.4Ils possèdent des propriétés situées rue du Paty, rue des Poupardières ainsi qu’une partie de l’île formée par la jambette et la Rhône dans la rue Saint-Lazare. AN, série P : article P898. Aveu et dénombrement de Nogent-le-Rotrou (1648). Fol 29 v°. Ces propriétés sont occupées par les édifices suivants : dossiers d’Inventaire IA28000333 – Hôtel (3 rue des Poupardières) et IA28000342 - Hôtel dit Hôtel Carpentin, actuellement immeuble - IA28000346 – maison.5Archives privées (famille Coulon à Nogent-le-Rotrou).6La liste des propriétaires est fournie à la suite du procès-verbal de 1992 : Service Régional de l'Archéologie de la DRAC région Centre-Val de Loire. "Procès-verbal, commission des Monuments Historiques du 8 décembre 1992".7Plan cadastral. 1811. (AM Nogent-Le-Rotrou : A3).8Service Régional de l'Archéologie de la DRAC région Centre-Val de Loire. "Procès-verbal, commission des Monuments Historiques du 8 décembre 1992". p. 13.9Soit un axe nord-sud permettant de rejoindre Le Mans et Chartres.10Si l’on tient uniquement compte des bâtiments situés au n°5, l’espace occupé sur la rue du Paty est de 11 m.11Les mesures ont été effectuées à l’intérieur du bâtiment.12Elle n’a pas été relevée sur le plan du troisième niveau.13Le comble du bâtiment 1 est couvert par une charpente à fermes et pannes avec poinçons, entraits et faux-entraits. Elle est contreventée par une sous faitière. HOFFSUMMER, Patrick. "Les charpentes du XIe au XIXe siècle, Grand Ouest de la France". Turnhout : Brépols. 2011. p. 144.14Service Régional de l'Archéologie, région Centre Val de Loire. "Procès-verbal, commission des Monuments Historiques du 8 décembre 1992". p. 13.15Actes notariés (19 décembre 1765), archives privées (famille Coulon à Nogent-le-Rotrou).16Actes notariés (19 décembre 1765), archives privées (famille Coulon à Nogent-le-Rotrou).
Appellations Ecu de Bretagne
Dénominations hôtel, maison
Aire d'étude et canton Nogent-le-Rotrou - Nogent-le-Rotrou
Adresse Commune : Nogent-le-Rotrou
Adresse : 5 rue du Paty

L’édifice est connu des historiens percherons sous l’appellation « Écu de Bretagne». Il tient son nom d’un vitrail portant les armes de la maison de Bretagne qui y aurait été retrouvé. Si les premiers documents faisant directement mention de l’édifice datent du 18e siècle, les différents marqueurs stylistiques (porte à réglets et colonnettes polygonales, galerie ouverte, baie en plein-cintre...) permettent de le dater entre 1540 et la deuxième moitié du 16e siècle. La cave à cellules pourrait être plus ancienne et remonter au 13e ou au 14e siècle. En 1748, l'édifice appartient au maître Jean Goislard, sieur Dupuy, avocat au Parlement et conseiller du roi, avant d’être cédé en 1755 à Gabriel Legindre, marchand-fripier. Un acte de 1765 décrit son organisation. En 1811, l’édifice est figuré sur le cadastre ancien avec quatre bâtiments disposés selon un plan en U et articulés autour d’une cour. La propriété n’est alors pas liée comme aujourd’hui à l’actuel n°7 rue du Paty et comporte un bâtiment supplémentaire en fond de cour. L’édifice est acquis par Alfred-Emilien Coulon en 1890. Il fait reconstruire la façade sur rue entre 1890 et 1900. L’Ecu de Bretagne est inscrit aux Monuments historiques le 2 mars 1993. Il fait partie, avec une maison accotée située au 7 rue du Paty, d’une même propriété détenue par la commune de Nogent-le-Rotrou.

Période(s) Principale : limite 19e siècle 20e siècle
Principale : 13e siècle, 14e siècle , (?)
Principale : 2e moitié 15e siècle, 1ère moitié 16e siècle, 2e moitié 16e siècle , (?)
Principale : limite 19e siècle 20e siècle
Auteur(s) Personnalité : Goislard Jean, propriétaire, attribution par source
Personnalité : Legindre Gabriel, propriétaire, attribution par source
Personnalité : Coulon Alfred-Emilien, propriétaire, attribution par source

L'édifice situé au n°5 de la rue du Paty est implanté à l'alignement, en bas du coteau limitant le plateau Saint-Jean situé à l'est. Il est composé de trois bâtiments disposés autour d'une cour arrière qui donne également accès à une cave à cellules creusée dans le coteau en fond de parcelle. Le bâtiment sur rue comprend deux étages carrés au-dessus du rez-de-chaussée et un étage de comble. Il est construit en moellons de pierre calcaire enduits. Le bâtiment en retour d'équerre directement accolé au premier comprend deux étages carrés et un étage attique. Il est bâti en partie en pierre de taille et en moellons de calcaire enduits. Enfin, le troisième bâtiment situé en continuité du précédent ne comprend qu'un étage carré et est composé d'une maçonnerie en brique. L'ensemble des toitures est couvert de tuiles plates. Un escalier tournant à retours disposé dans le deuxième bâtiment distribue l'ensemble des niveaux. Un escalier droit permet d'accéder à la cave en desservant une salle voûtée en berceau plein-cintre, laquelle donne accès au vaisseau central (voûté en berceau surbaissé) distribuant les six cellules (petites voûtes surbaissées).

Murs calcaire moellon enduit partiel
calcaire moyen appareil
brique maçonnerie
Toit tuile plate
Étages 2 étages carrés, étage de comble, étage-attique
Couvrements voûte en berceau
Couvertures toit à longs pans croupe
toit à un pan pignon découvert
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour
escalier dans-oeuvre : escalier droit
Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à étudier
Éléments remarquables maison
Protections inscrit MH, 1993/03/02
Précisions sur la protection

Les deux façades sur cour et toitures correspondantes ; escalier ; cave (cad. BM 5) : inscription par arrêté du 2 mars 1993.

Annexes

  • Aveu et dénombrement de Nogent-le-Rotrou (1648). fol. 34 r°.

    AN, série P : article P898. Aveu et dénombrement de Nogent-le-Rotrou (1648). fol. 34 r°.

    Item la justice et jurisdiction sur cinq maisons et leurs appartenances dont y en a une au bout de ladicte halle en montant aux marches vers sainct jehan et quattre sur ladicte rue doree appartenans ausdictz heritiers de regnouard messire nicollas lormeau prestre cure de nostredame, le sieur de mongobert et me philipes jacquelin chirurgean et autres se tenant lune l’autre et joignant par le devant a ladicte rue doree ayant sur icelle (blanc) de longueur dautre par derriere au chemin neuf montant du bourg leconte a st jean d’un bout ladicte halle du bourg le conte et dautre bout a la tenue cy apres premiere declaree

  • Acte notarié du 19 décembre 1765. Archives privées (famille Coulon).

    Acte notarié du 19 décembre 1765. Archives privées (famille Coulon).

    [...] et ce consistant icelle maison en deux chambres basses a feu et cheminées, l’une sur la rue et l’autre sur la cour. Deux autres chambres hautes au—dessus des susdites aussi a feu, un petit cabinet a cote donnant sur la rue, un grand escalier avec deux galeries pour monter aux chambres et grenier dans lesquelles galeries se rencontrent quatre cabinets, servant de charbonnier, un grenier sur les dites chambres, et une petite chambre au—dessus de l’escalier sans y avoir pour y monter d’escalier, au bas dudit escalier un petit cabinet froid, une écurie attenante [...] dessus des commodites au bout ; une cave a la suite un grand galetas au—dessus de la cave ou il y a une porte a sortir dans le creux chemin [...]

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives nationales. Série P : article P898, numéro 38. Aveu et dénombrement de Nogent-le-Rotrou. 1648.

    Fol 34 r°.
  • Direction régionale des affaires culturelles, service régional de l'archéologie. Procès verbal, commission des Monuments Historiques du 8 décembre 1992.

  • AD Eure-et-Loir. Série B : 2566. Procès de Michel Daulge, sieur du Buisson, trésorier de la fabrique de Notre-Dame contre Bertrand de Regnouard, sieur du Puy, ancien trésorier de ladite fabrique. 1615.

  • Archives privées (famille Coulon). Acte notarié du 19 décembre 1765.

Bibliographie
  • HOFFSUMMER, Patrick. Les charpentes du XIe au XIXe siècle, Grand Ouest de la France. Turnhout : Brépols. 2011.

    p. 144
  • THOMASSU, J. L. F. M. Recherches historiques sur Nogent-le-Rotrou, l'abbaye de Thiron, le château de Villebon, les châteaux de Bélesme et Mortagne et l'abbaye de la Trappe. Nogent-le-Rotrou : [s.n.], 1832.

    p. 46.
Périodiques
  • SIGURET, Philippe. Introduction Historique. Les coutumes du Perche. Nogent-le-Rotrou et le Perche nogentais. Cahiers percherons, septembre 1958, n°7.

    p. 13.
(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Rozier Hadrien