Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Hôtel, manoir (5 rue du Clos-Lucé)

Dossier IA37005711 inclus dans Amboise : rue du Clos-Lucé réalisé en 2006

Fiche

Dénominations hôtel, manoir
Aire d'étude et canton Amboise - Amboise
Adresse Commune : Amboise
Adresse : 5 rue du Clos-Lucé

L'histoire de ce bâtiment reste inconnue et il n'a pas été possible de le visiter. Nous n'avons pu déterminer s'il s'agissait d'un hôtel ou d'un manoir : sa localisation à l'extérieur des murs et des faubourgs, mais à proximité du Clos-Lucé, pourrait correspondre aussi bien à celle d'un hôtel qu'à celle d'un manoir.

Période(s) Principale : limite 15e siècle 16e siècle

Les matériaux de construction ne participent pas réellement à déterminer le statut de l'édifice. Il est bâti en moellon partiellement enduit, pan de bois et pierre de taille. Le bâtiment a été construit sur un terrain dont la pente suit celle de la rue du Clos-Lucé. Trois niveaux de sol ont été terrassés pour permettre une implantation solide. Ainsi le mur gouttereau nord est bordé de la terrasse la plus haute. Le mur pignon tourné vers la rue donne sur une seconde terrasse, et le mur gouttereau sud se trouve au niveau de la troisième terrasse. Le logis s'élève sur deux niveaux, plus un niveau de combles dont on ne connaît pas la date d'aménagement et un niveau de caves. L'édifice a été agrandi par un bâtiment couvert d'un pseudo-appentis qui est créé par les coyaux du toit du corps de logis principal, si bien que le mur gouttereau sud est à présent caché. Cette extension présente certaines parties construites en pan de bois. Le mur gouttereau nord est aveugle, mais deux souches de cheminées y prennent place, dont l'une qui est couverte d'un chaperon. Le pignon sur rue est percé au rez-de-chaussée d'une porte à droite et d'une croisée de pierre à gauche, d'une croisée de menuiserie placée au centre du premier étage et d'une petite baie donnant dans le comble. Sur le gouttereau sud, une petite partie en pan de bois est percée d'une demie croisée. Derrière s'élève l'appentis, les baies du rez-de-chaussée ne se trouvant pas à portée de vue depuis la rue. Sur son retour, une porte donne accès au rez-de-chaussée. Les fenêtres de l'étage ont un aspect particulièrement neuf dont les proportions semblent incompatibles avec une datation de la fin du Moyen Âge. Derrière le pignon oriental, un autre corps de logis a été accolé ; son pignon est légèrement plus haut que le premier. La pente de son toit paraît faible et il nous semble que c'est une construction datant, au moins en grande partie, du XXe siècle. Ainsi, dans cet état de connaissance, il est bien délicat de s'aventurer à une conclusion quant à cet édifice. Il nous semble que l'édifice ancien se limite à l'édifice central sans son appentis sud, en pan de bois. Il est possible que le pignon ait été bâti en moellon avec des chaînages d'angle et des croisées de pierre, mais celles qui sont visibles aujourd'hui ne présentent plus aucun élément ancien. Lors des restaurations, on a sans doute enrichi le décor. Les accolades par exemple n'ont jamais été retrouvées sur aucune demeure amboisienne et ressemblent à des pastiches. Enfin, la baie donnant dans le comble, par sa taille et les pierres de son encadrement, paraît neuve. Sur le mur gouttereau sud, la baie qui se trouve au sein du pan de bois de l'étage pourrait se trouver en place. La situation excentrée de ce bâtiment, presque à la campagne, est compatible avec une fonction agricole et donc avec le statut de manoir. L'endroit n'est pas assez prestigieux pour avoir été choisi par un grand personnage qui aurait souhaité y installer une maison des champs. Ce manoir a sans doute été construit par un membre de la petite noblesse qui souhaitait, dans la mesure de ses moyens, orner le pignon d'une croisée en pierre de taille.

Murs moellon
pierre de taille
pan de bois
Toit ardoise
Étages rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
Couvertures appentis
toit à deux pans
Statut de la propriété propriété privée
(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université François-Rabelais de Tours - Gaugain Lucie