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Hôtel (placette Saint-Florentin)

Dossier IA37005622 inclus dans Amboise : placette Saint-Florentin réalisé en 2006

Fiche

Dénominations hôtel
Aire d'étude et canton Amboise - Amboise
Adresse Commune : Amboise
Adresse : placette Saint-Florentin

Cet hôtel était situé en bordure d'enceinte - puisque celle-ci passait juste derrière - dans le prolongement de la porte Saint-Simon. Cet hôtel en pierre de taille de tuffeau a perdu toute sa splendeur, mais il a l'avantage de n'avoir jamais été restauré, ses maçonneries demeurant donc lisibles. Si l'on ignore le nom du commanditaire, on sait en revanche que l'église mitoyenne est appuyée contre l'hôtel indiquant qu'il est bien antérieur au dernier quart du XVe siècle.

Période(s) Principale : 15e siècle

Le bâtiment, s'élevant sur quatre niveaux dont un niveau de cave et un niveau de comble, présente au sud-est son pignon sur la rue Mably et au nord-est son mur gouttereau sur la placette Saint-Florentin. Les dispositions intérieures d'origine ont quasiment disparu. Construits en moyen appareil de tuffeau et couvert d'un toit à deux pans, les murs gouttereaux sont bordés d'une corniche et les pignons d'une cape à la française constituent à présent le seul décor de l'hôtel. Le mur pignon a été modifié mais on y lit facilement l'emplacement des trois anciennes baies, aux coins supérieurs arrondis, qui devaient être des croisées. Une simple clef décharge chaque ouverture. Enfin, la petite baie située à gauche dans le comble est un ajout postérieur. La façade sur rive est très dénaturée. La porte a disparu sous le portail coulissant visible actuellement et des baies devaient s'ouvrir à l'emplacement de celles qui apparaissent aujourd'hui. Par contre, la corniche qui souligne le bas du toit est bien d'origine. La charpente actuelle est récente et n'a pas repris les dispositions anciennes si ce n'est celle d'un comble à surcroît. Il est donc difficile de se prononcer quant à la lucarne. Puisque le pignon montre qu'une grande baie éclairait le comble il est probable qu'il ait été habité et il n'est pas impossible qu'une lucarne ait existé. Le mur pignon à présent masqué par Saint-Florentin présente un quart de croisée muré lors de l'édification de l'église. Enfin, on ne sait rien de la façade qui donne aujourd'hui sur une cour occupée par un bâtiment en pan de bois. La cave voûtée en pierre de taille de tuffeau demeure la seule pièce qui ait conservé son aspect d'origine. On y accède par un escalier en pierre creusé dans la cour intérieure, au Nord-Ouest, à la rencontre du mur gouttereau et de l'église. Une fois dans la cave, quelques marches descendent encore, permettant l'accès à un quai maçonné qui borde la rivière de la Masse. On peut ainsi remonter jusqu'au niveau du bief de l'ancien moulin de l'«Aumosne» où s'élève aujourd'hui la tour de l'Horloge. L'escalier de pierre qui descend à la cave doit dater de la fin du Moyen Âge. La vis desservant l'édifice devait prendre place à son aplomb. Elle a sans doute disparu lors de l'édification tardive du bâtiment en pan-de-bois dans la cour. Aujourd'hui, côté cour, on monte au premier étage par un escalier débouchant au niveau d'un petit balcon ouvrant sur une porte qui distribue les deux pièces occupant l'étage. Au premier étage, les solives des plafonds cannelées à la gouge prouvent que les anciens niveaux de sol du premier étage comme du comble ont été conservés ; l'accès au comble semble ainsi avoir conservé ses dispositions premières. Depuis cette coursière, quelques marches droites montent au nord vers le comble. La porte s'ouvrant à l'aplomb de l'escalier a son seuil nettement plus bas que le niveau actuel du sol du comble et un escalier droit de quelques marches prend le relais. Un large chanfrein dégrossit le linteau de la porte. Les observations de terrain laissent supposer qu'une vis était construite à l'angle nord-ouest du bâtiment. Cette vis d'une seule révolution conduisait du rez-de-chaussée à la coursière du premier niveau qui était peut-être complétée d'une galerie courant sur toute la longueur du gouttereau. Faisant l'économie ainsi d'une véritable tourelle, quelques marches droites permettaient de gagner le comble. L'ensemble de l'édifice était chauffé par une cheminée installée sur le mur pignon du côté de l'église.

Murs moyen appareil
Toit ardoise
Étages 2 vaisseaux, sous-sol, rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
Couvertures toit à deux pans
Escaliers escalier de distribution extérieur : en charpente
Techniques maçonnerie
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Bibliographie
  • GAUGAIN, Lucie. Amboise, ville royale : maisons et hôtels des XVe et XVIe siècles, Indre-et-Loire. photogr. Hubert Bouvet, Thierry Cantalupo, Mariusz Hermanowicz ; llus. Anne-Marie Bonnard, Myriam Guérid. Lyon : Lieux-Dits, 2010. (Parcours du patrimoine, n°355).

  • GAUGAIN, Lucie. Amboise, un château dans la ville. [Publication de Thèse]. Rennes : presses universitaires de Rennes ; Tours : Presses universitaires François-Rabelais, 2014.

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général ; (c) Université François-Rabelais de Tours - Gaugain Lucie