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Houldes : manoir dit château des Houldes

Dossier IA37005251 réalisé en 2010

Fiche

Appellations Les Ouldes
Dénominations manoir
Aire d'étude et canton Canton de Bléré
Adresse Commune : Francueil
Lieu-dit : Les Ouldes
Cadastre : 2011 A 786

Les Houdes, orthographié également les Oudes ou les Ouldes, constituait au 13e siècle un fief relevant de la châtellenie d'Amboise. Les titres de propriété des Ouldes ont été brûlés à Chenonceau en 1793. Au 14e siècle, la famille Marques acquiert le château-fort des Ouldes. Jean Marques ayant pris le parti des Anglais, son château fut incendié et rasé en représailles en 1411 (de même que celui de Chenonceau). En 1468, Pierre Marques vendit à Adam de Hodon le lieu des Houdes, où ne se dressaient plus que des murailles ruinées. On pense qu'Adam de Hodon fit alors construire un nouveau château que son fils ainé Jean vendit en 1494 à Jacques de Beaune, pour le compte de Thomas Bohier qui désirait acquérir Chenonceau. Attendant la ruine des Marques, propriétaires de Chenonceau, Thomas Bohier s'installa aux Ouldes jusqu'en 1513, date à laquelle il acquit enfin Chenonceau. A partir de cette date, l'histoire des Ouldes est directement liée à celle du château de Chenonceau. En 1514, six fiefs dont celui des Ouldes sont rattachés à celui de Chenonceau, permettant d'ériger ce dernier en châtellenie. Antoine, fils aîné de Thomas Bohier, hérita de la châtellenie mais dut céder Chenonceau à François 1er en 1535. Henri II l'offrit à Diane de Poitiers, qui fut contrainte, après la mort du roi en 1559, de le restituer à Catherine de Médicis en échange de Chaumont. Catherine de Médicis fit planter des mûriers aux Ouldes et le manoir fut transformé en filature de soie. En 1588, Louise de Lorraine hérita par testament des terres de Chenonceau et des Ouldes ; en 1598, elle en fit don à César de Vendôme, fils naturel d'Henri IV. A cette époque, le domaine des Ouldes constitue une métairie du château. En 1664, la duchesse de Mercoeur afferma tous ses domaines à Jacques Baudry, régisseur, qui vint habiter aux Ouldes. Lorqu'en 1733 Claude Dupin achète Chenonceau et ses terres pour 130000 livres, les Ouldes sont en ruines et les plantations de mûriers n'existent plus. Le fils aîné de Claude Dupin, Louis-Claude, dit "Dupin de Francueil" fit des Ouldes le siège de l'exploitation vinicole de Chenonceau. Après la disparition, en 1799, de Madame Dupin de Francueil dont le tombeau est visible dans le parc du château de Chenonceau, au sud du Cher, la famille Schwendt reçut les Ouldes en usufruit. La propriété, délabrée, revint ensuite à François René de Villeneuve qui la céda au comte Septime-Sévère de Villeneuve en 1855. Elle fut rachetée en 1867 par un notaire, maître Durand qui fit, semble t-il, détruire au moins partiellement l'ancien logis seigneurial afin de le reconstruire en s'efforçant d'en préserver le caractère. On ignore ce qui, précisément, a été conservé et reconstruit. L'enquête actuelle n'ayant pas permis de visiter la propriété, il faut se réferer à la description qu'en donne André Montoux (1982) et à quelques rares photographies prises vers 1950. De l'ancien manoir subsistent deux tours rondes isolées autrefois reliées par une courtine. Des restaurations ont été effectuées au logis en 1979. Il semble que la partie la plus ancienne du corps de logis soit la tour d'escalier hors œuvre que l'on peut dater du 15e siècle, ainsi que les deux tours d'enceinte mentionnées précédemment.

Période(s) Principale : Moyen Age
Principale : 15e siècle
Principale : 19e siècle
Auteur(s) Personnalité : Hodon de Adam, propriétaire, attribution par travaux historiques
Personnalité : Bohier Thomas, propriétaire, attribution par travaux historiques

Le corps de logis est bâti en moellon enduit. Au nord, l'élévation consiste en un rez-de-chaussée percé de trois fenêtres dont les encadrements ont été refaits, surmonté d'un comble éclairé par trois lucarnes à fronton triangulaire en pierre de taille. Le pignon Est, percé de quatre demi croisées (deux par niveau) est renforcé par des contreforts. l'entrée s'effectue au sud par la tour d'escalier polygonale hors oeuvre dont la porte est surmontée d'un gâble. Elle referme un escalier en vis en maçonnerie. Construite au moyen d'un appareil de brique et de pierre partiellement recouvert d'enduit, elle n'est pas sans rappeler la tour d'escalier de l'ancien presbytère de Francueil.

Murs brique
enduit
moellon
Toit ardoise
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
toit polygonal
Escaliers escalier intérieur : escalier en vis, en maçonnerie

L'édifice n'a pas pu être visité lors de l'enquête.

Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents figurés
  • Extrait du plan cadastral ancien, section A1, 1824. Lieux-dits La Gourmandière, Le Moulin à Tan, Les Ouldes. (Archives départementales d'Indre-et-Loire, Tours).

  • Manoir des Ouldes/Bernard Vitry. Photographie milieu 20e siècle.

  • Les Ouldes/Par Reillé, Karl. Dessin à l'aquarelle. Document recadré. Tiré de : REILLE, Karl. Deux cents châteaux et gentilhommières d'Indre-et-Loire. Tours, 1934.

Bibliographie
  • MONTOUX, André. Vieux logis de Touraine. Cinquième série, 1982. Chambray-lès-Tours : C.L.D, 1982.

  • DAZUT, Mireille. Histoire de Francueil, village de Touraine. Maulévrier : Hérault-Editions, 1989.

    p.103
(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Lainé Martine
Martine Lainé

Chercheur Inventaire général du patrimoine culturel.


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