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Îlot I

Dossier IA41000709 inclus dans Secteurs urbains de la Reconstruction de Blois réalisé en 2010

Fiche

Á rapprocher de

Ilot I en cours de construction, vers 1952. (Fonds A. Aubert. SIAF/ Cité de l'architecture et du Patrimoine / Archives XXe siècle, 072 IFA : 14).Ilot I en cours de construction, vers 1952. (Fonds A. Aubert. SIAF/ Cité de l'architecture et du Patrimoine / Archives XXe siècle, 072 IFA : 14).

L'implantation de l'îlot I fut validée dès novembre 1942 dans le plan de Charles Nicod. Au cœur du quartier détruit, cet îlot de petite taille, devait adopter un parcellaire remembré intégré à une trame viaire amplement remaniée. Ainsi devait-il être délimité à l'est par le nouveau rond-point créé en tête de pont, au nord par une rue nouvelle, appelée après-guerre rue Emile-Laurens, à l'ouest par la rue du Commerce redressée pour aboutir sur le quai et non plus sur la rue Denis-Papin, et au sud par le quai de la Saussaye nettement élargi pour faciliter la circulation automobile.

Du fait de son implantation, la conception des immeubles de l'îlot I était soumise aux servitudes architecturales de la zone archéologique reconstruite, mais aussi pour partie à l'ordonnance architecturale créée pour la place de tête de pont dans l'étude de Charles Nicod et Jacques Billard de 1942-1943.

Sa construction effective n'intervint qu'après la Libération, à partir de 1949. L'îlot I fit partie des premiers îlots blésois auxquels furent appliqués les nouvelles règles définies par le Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme (MRU) en matière de choix des architectes. La reconstruction des immeubles groupés dans un même îlot devait désormais être confiée à quelques architectes d'opération, les propriétaires n'ayant plus à les choisir eux-même dans la liste des hommes de l'art agréés. Ainsi, à la suite des conférences tenues par le conseil de l'Ordre départemental avec les services techniques de la Reconstruction début 1949, les architectes agréés se mirent d'accord sur la répartition des immeubles à reconstruire dans l'îlot I : les plans des immeubles furent confiés à deux cabinets, Paget-Guénet d'une part, et Paul Robert-Houdin d'autre part, lequel fut d'ailleurs chargé de la conception de l'ensemble des immeubles donnant sur la place de tête de pont sur la base des travaux de Nicod et Billard.

L'adjudication des travaux se déroula d'octobre 1949 à juin 1950. Les photographies documentant le chantier que nous conservons permettent d'identifier une organisation par tranches successives de séquences d'immeubles. Les travaux commencèrent par les parties les plus en visibilité, l'immeuble de tête de pont puis les immeubles donnant sur les quais, et s'achevèrent par les immeubles donnant sur la rue du Commerce et la rue Emile-Laurens. En mai 1952, le gros-oeuvre était achevé mais l'îlot n'était pas entièrement occupé. Les opérations de remembrement de l'îlot furent clôturées par l'arrêté du MRU du 20 octobre 1953. La construction de l'immeuble Magniez, un hôtel restaurant donnant sur la tête de pont, fut stoppée par suite d'un manque de crédits de plusieurs millions et tardait encore à être achevé en 1954. Il fut finalement remplacé par une banque. Du fait de son plus grand retrait par rapport au fleuve et de sa grande homogénéité formelle, le front bâti que présente l'îlot sur les quais contraste fortement avec le front bâti d'avant-guerre.

Aujourd'hui une grande partie des immeubles de l'îlot a été fortement remaniée. L'immeuble donnant sur la tête de pont est toujours occupé par une banque mais l'appartement du directeur qui en occupait le dernier étage a été transformé en appartement indépendant accessible par un nouvel escalier depuis le cœur d'îlot. Les autres immeubles donnant sur les quais ne comportent plus ni logement, ni boutiques en rez-de-chaussée. Ils ont été rassemblés, l'organisation des circulations revue (suppression des escaliers d'origine) et constituent un ensemble de bureaux et de cabinets de médecin. Leur conception en séquence a probablement facilité cette réunion, les niveaux d'étage et la couverture étant communs depuis leur origine. Ces travaux ont été l'occasion d'homogénéiser plus encore cette façade en créant des ouvertures en arcades au rez-de-chaussée.

Appellations îlot I
Parties constituantes non étudiées immeuble, boutique, banque, parc de stationnement, bureau
Dénominations îlot
Aire d'étude et canton Val de Loire et Reconstruction
Adresse Commune : Blois
Lieu-dit : rive droite
Adresse : quai de la-Saussaye , rue du Commerce , rue Emile-Laurens , rond point de la Résistance
Cadastre : 2010 DN 329 à 338

L'implantation de l'îlot I fut validée dès novembre 1942 dans le plan de Charles Nicod. Au cœur du quartier détruit, cet îlot de petite taille, devait adopter un parcellaire remembré intégré à une trame viaire amplement remaniée. Du fait de son implantation, il était soumis aux servitudes de la zone archéologique reconstruite, mais aussi, pour partie, à l'ordonnance architecturale créée pour la place de tête de pont par Charles Nicod et Jacques Billard en 1942-43. Sa construction effective n'intervint qu'après la Libération, à partir de 1949. Les architectes agréés se mirent d'accord pour une répartition des travaux entre le cabinet Paget-Guénet d'une part, et Paul Robert-Houdin d'autre part, lequel fut d'ailleurs chargé de la conception de l'ensemble des immeubles donnant sur la place de tête de pont sur la base des travaux de Charles Nicod et Jacques Billard. Les attributions par adjudication eurent lieu d'octobre 1949 à juin 1950. Les travaux se déroulèrent ensuite en tranches successives en commençant par les parties les plus en visibilité : la tête de pont, puis les quais et enfin les immeubles des rues du Commerce et Emile-Laurens. En mai 1952, le gros-oeuvre était achevé mais l'îlot n'était pas entièrement occupé. Les opérations de remembrement de l'îlot furent clôturées par arrêté du Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme du 20 octobre 1953. Du fait de son plus grand retrait par rapport au fleuve et de sa grande homogénéité formelle, le front bâti que présente l'îlot sur les quais contraste fortement avec le front bâti d'avant-guerre. Aujourd'hui, une grande partie des immeubles de l'îlot a été très remaniée. La moitié de l'îlot n'est plus dévolue qu'à des fonctions de commerce ou de bureaux. Seuls deux immeubles, rue du Commerce, et l'immeuble du rond-point associent encore ces fonctions à du logement. En particulier les immeubles donnant sur les quais ne comportent plus aucun logement. Ils ont été rassemblés, l'organisation des circulations revue (suppression des escaliers d'origine) pour constituer un ensemble de bureaux et de cabinets médicaux. De plus, aucune devanture d'origine n'est conservée dans cet îlot.

Période(s) Principale : 3e quart 20e siècle
Dates 1949, daté par source
Auteur(s) Auteur : Paget Marc, architecte, attribution par source
Auteur : Guenet, architecte, attribution par source
Auteur : Robert-Houdin Paul, architecte, attribution par source
Personnalité : Magniez, propriétaire, attribution par source

L'îlot I est un petit îlot de forme triangulaire ne comportant que sept immeubles. Il fait partie de l'ensemble monumental du rond-point de la Résistance et est délimité sur ses autres côtés par la rue du Commerce, la rue Emile-Laurens, et les quais. Il se dégage de cet îlot une grande homogénéité. Tous ses immeubles comportent deux étages carrés et un étage de comble. On distingue bien cependant deux parties. L'immeuble donnant sur la tête de pont construit sur une ossature en béton armé y présente des murs en pierre de taille. Ses façades, sur le rond-point de la Résistance et en retour sur quelques travées, suivent l'ordonnance qui fut dessinée pour celui-ci. Son rez-de-chaussée, élevé, est ouvert en arcade et surmonté par deux étages carrés. Sa couverture est bien individualisée et est légèrement plus haute que celle des autres immeubles de l'îlot, elle est ouverte de lucarnes à frontons. Les autres immeubles du pourtour de l'îlot sont eux aussi construits sur une ossature en béton armé mais les murs sont en maçonnerie de moellon sous enduit, la pierre de taille étant seulement utilisée pour les encadrements des baies. Les façades qui en résultent, très sobres, ne sont ouvertes de portes-fenêtres qu'aux angles sud de l'îlot. Ailleurs, elles sont ouvertes de simples fenêtres et d'oculi, motif régional. Enfin, ces immeubles comportent également deux étages carrés et un étage de comble au-dessus du rez-de-chaussée, mais le faîte de leur couverture est sensiblement moins élevé que celui de l'immeuble de tête de pont. Le cœur de l'îlot est accessible depuis la rue Emile-Laurens. Cet accès est aligné avec celui menant au cœur de l'îlot H et a la spécificité d'être encadré par deux pavillons : cette caractéristique est unique dans les îlots reconstruits de Blois.

Murs enduit
pierre de taille
moellon
béton armé
Toit ardoise
Étages sous-sol, rez-de-chaussée, 2 étages carrés, étage de comble
Couvertures toit à longs pans
Typologies îlot entièrement reconstruit, îlot ouvert
Sites de protection secteur sauvegardé

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Loir-et-Cher. Série J : fonds 1 J 92. Reconstruction Blois, après 1940. Immeuble sis au 7, rue du Commerce à Blois, propriétaire / M. Barthélémy, 1945-1965.

  • AD Loir-et-Cher. Série continue : 7/13. Reconstruction de Blois. Affaires diverses. 1949-55.

  • AD Loir-et-Cher. Série continue : 7/53. Reconstruction de Blois. Adjudications. 1948-51.

  • AD Loir-et-Cher. Série continue : 93/28. Reconstruction. Retards dans Reconstruction.

Documents figurés
  • plaque de verre. Par Gallerand, Jules. (Archives Départementales de Loir-et-Cher, Blois, Fonds Lunais-Bruère, 105 Fi 1368). (cf. illustration n° IVR24_20124100058NUC1).

  • plaque de verre. Par Gallerand, Jules. (Archives Départementales de Loir-et-Cher, Blois, Fonds Lunais-Bruère, 105 Fi 1367). (cf. illustration n° IVR24_20124100057NUC1).

  • photog. noir et blanc. Auteur inconnu. (Fonds A. Aubert. SIAF/ Cité de l'architecture et du Patrimoine / Archives XXe siècle, 072 IFA : 14). (cf. illustration n° IVR24_20114100122NUC2A).

  • photog n. et b., 11 x 6,8 cm. Auteur inconnu. (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 1195 W 44 ; 3 Fi 6464). (cf. illustration n° IVR24_20104100966NUC2).

  • Photog. n. et b. Auteur inconnu. (Ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire, 20360). (cf. illustration n° IVR24_20104100059NUC1).

  • Photog. n. et b. Auteur inconnu. (Ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire, 20356). (cf. illustration n° IVR24_20104100056NUC1).

  • Photog. n. et b. Auteur inconnu. (Ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire, 20357). (cf. illustration n° IVR24_20104100050NUC1).

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