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Immeuble (2 rue Jeanne-d'Arc)

Dossier IA41000751 inclus dans Îlot K réalisé en 2010

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiées boutique, bureau, garage
Dénominations immeuble
Aire d'étude et canton Val de Loire et Reconstruction
Adresse Commune : Blois
Lieu-dit : rive droite
Adresse : 2 rue Jeanne-d'Arc , 12 rue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny
Cadastre : 2010 DO 344

L'immeuble situé à l'angle de la rue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny et de la nouvelle rue Jeanne-d'Arc, fut construit sur une partie expropriée et détruite après guerre. C'est pourquoi, il fut le dernier immeuble construit de l'îlot K. Sa construction ne put en effet intervenir qu'après la démolition de six immeubles préexistants, situés entre le Mail et la rue de la Foulerie, et par voie de conséquence, qu'après le relogement de leurs habitants. Les six propriétaires concernés furent expropriés dès 1946, 1947 et 1948 mais la destruction des immeubles, longtemps ajournée dans l'attente du relogement de leurs occupants, n'intervint qu'en 1957. Parmi eux, un seul, Monsieur Girault, bénéficia de la reconstruction d'un immeuble sur place. Les plans de l'immeuble furent conçus par Lucien Joubert qui avait également dessiné ceux des deux autres immeubles de l'îlot donnant sur les quais. Il les livra en mai 1954. La construction de l'immeuble commença après 1957 et s'acheva au début des années 1960. A l'origine c'est un garage automobile qui occupait le rez-de-chaussée, il a depuis été remplacé par un fleuriste et un cabinet d'assurance après quelques réaménagements.

Période(s) Principale : 3e quart 20e siècle
Dates 1957, daté par source
Auteur(s) Auteur : Joubert Lucien, architecte, attribution par source
Personnalité : Girault, propriétaire, attribution par source

L'immeuble se situe à la périphérie de la zone reconstruite de la ville basse, à l'angle de la rue Jeanne-d'Arc et de la rue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny. Il se signale tout d'abord par sa taille imposante. Implanté sur la plus grosse parcelle de l'îlot K, ses façades sur rue comprennent quatorze travées : six sur chaque rue et deux sur le pan coupé que forme l'angle. Il rattrape l'important dénivelé existant entre le cœur d'îlot et les rues adjacentes par un important étage de soubassement comprenant des garages. Il s'élève ensuite sur un rez-de-chaussée surélevé, deux étages carrés et un étage de comble, comme les autres immeubles alignés sur le quai. Il est en revanche un peu plus bas que ces derniers, le dénivelé existant entre la partie reconstruite de la ville et sa partie ancienne étant peu à peu compensé par une pente douce. Comme tous les immeubles de l'îlot donnant sur la rue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, à l'exception de celui qui est intégré à l'ordonnance d'architecture de la place de la Résistance, il y présente une façade sobre et régulière où les travées de baies sont soulignées par des encadrements en béton peints en blanc, et sont alignés avec des lucarnes à croupe. A propos du traitement des façades, l'immeuble est représentatif de beaucoup d'immeubles reconstruits pour lesquels un traitement très différencié de la façade sur rue et de celle sur cour a été adopté. Sur le cœur d'îlot, les baies comptent un à trois vantaux, et leur encadrement souligne des bandeaux horizontaux et non plus des travées verticales. L'immeuble offre enfin un exemple particulièrement abouti du soin porté à la conception des espaces communs : le hall d'entrée et la cage d'escalier sont vastes et très bien éclairés par la lumière du jour, grâce à la baie en pavés de verre percée sur la hauteur de la cage d'escalier. L'escalier, construit en béton, est exemplaire des effets plastiques obtenus grâce à ce matériau : c'est un escalier demi hors-œuvre, suspendu, tournant à retours, avec jour triangulaire et revêtu d'un parement de granito.

Murs enduit
béton armé
maçonnerie
Toit ardoise
Étages étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés, étage de comble
Couvertures toit à longs pans
Escaliers escalier demi-hors-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, suspendu, en maçonnerie
Statut de la propriété propriété privée
Sites de protection secteur sauvegardé

Annexes

  • Lucien Joubert (1909-1977)

    Architecte DPLG, il reprit le cabinet de René Erre à son décès au début des années cinquante, poursuivant les chantiers de reconstruction engagés par l'agence dans Blois.

    Dans ce contexte, il devint un des architectes marquants de la reconstruction blésoise. On lui doit un très grand nombre d'immeubles reconstruits. Il en conçut des séquences entières dans les îlots C, G, K, J, H, Q et S. Il fut également à l'origine des plans d'équipements comme la piscine du quai Saint-Jean à laquelle il travailla avec André Aubert, et le Cinéma Palace, implanté au coeur de l'îlot K.

    Il continua par la suite de travailler à la construction de logements notamment en tant qu'architecte de la coopérative HLM.

    Il fut également très actif dans les réalisations de la municipalité des années soixante en tant qu'adjoint au maire de Blois, chargé des travaux de 1959 à 1971.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Loir-et-Cher. Série W : 1195 W 43. Blois, reconstruction (ville et Vienne), dossier technique, plans. 1949-54.

  • AD Loir-et-Cher. Série continue : 7/13. Reconstruction de Blois. Affaires diverses. 1949-55.

Documents figurés
  • façade latérale, sur papier, 1954. Par Joubert, Lucien (architecte). (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 1195 W 43). (cf. illustration n° IVR24_20104101058NUC2A).

  • façade postérieure et coupe, sur papier, 1954. Par Joubert, Lucien (architecte). (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 1195 W 43). (cf. illustration n° IVR24_20104101057NUC2A).

  • façade postérieure et coupe, sur papier, 1954. Par Joubert, Lucien (architecte). (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 1195 W 43). (cf. illustration n° IVR24_20104101056NUC2A).

  • façade principale, sur papier, 1954. Par Joubert, Lucien (architecte). (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 1195 W 43). (cf. illustration n° IVR24_20104101055NUC2A).

  • façade principale, sur papier, 1954. Par Joubert, Lucien (architecte). (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 1195 W 43). (cf. illustration n° IVR24_20104101054NUC2A).

  • plan du troisième étage, sur papier, 1954. Par Joubert, Lucien (architecte). (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 1195 W 43). (cf. illustration n° IVR24_20104101053NUC2A).

  • plan du deuxième étage, sur papier, 1954. Par Joubert, Lucien (architecte). (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 1195 W 43). (cf. illustration n° IVR24_20104101052NUC2A).

  • plan du premier étage, sur papier, 1954. Par Joubert, Lucien (architecte). (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 1195 W 43). (cf. illustration n° IVR24_20104101051NUC2A).

  • plan du rez-de-chaussée, sur papier, 1954. Par Joubert, Lucien (architecte). (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 1195 W 43). (cf. illustration n° IVR24_20104101050NUC2A).

  • plan du sous-sol, sur papier, 1954. Par Joubert, Lucien (architecte). (Archives départementales de Loir-et-Cher, Blois, 1195 W 43). (cf. illustration n° IVR24_20104101049NUC2A).

(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - De Decker Aurélie