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L'écluse : barrage mobile

Dossier IA37005380 réalisé en 2012

Fiche

Aiguilles du barrage mobile.Aiguilles du barrage mobile.

Présentation générale

Le Cher aménagé de 1836 à 1841 dans le prolongement du canal de Berry entre Noyers-sur-Cher (Loir-et-Cher) et Saint-Avertin (Indre-et-Loire) comprend seize barrages éclusés dont cinq dans le canton de Bléré : Chisseaux, Civray-de-Touraine, Bléré-LaCroix-en-Touraine, Vallet et Nitray à Athée-sur-Cher. Tous ces sites de barrages éclusés, de conception identique, sont constitués d'une maison éclusière, d'un barrage mobile à fermettes métalliques (système Poirée) et d'un déversoir fixe. A partir de 1869 la concurrence du chemin de fer (ligne Vierzon-Tours) entraîne une baisse régulière du transport de marchandises par voie d'eau ; presque nulle à la fin des années 1920, elle est définitivement stoppée en 1957.

Le barrage de Chisseaux

L'écluse et la maison éclusière sont situées en rive droite du Cher. Le déversoir fixe part de la rive gauche et s'étend sur un tiers de la largeur du Cher. Entre les deux et en aval de l'écluse, le barrage à aiguilles est relevé en période de basses eaux ou abaissé pendant les fortes eaux. Il faut environ 600 aiguilles de sapin pour fermer le barrage. Les fermettes reliées par des chaînes portent des plaques métalliques qui forment le tablier du barrage, selon le système mis au point par l'ingénieur Camille Bailloud en 1837.

Toutes les maisons éclusières situées sur le Cher canalisé sont semblables et abritaient à l'origine deux logements : un pour l'éclusier et un pour le barragiste. A Chisseaux, la maison est construite sur une terrasse maçonnée à laquelle on accède par un escalier droit placé dans l'alignement de la porte d'entrée située au centre de la façade. Cette disposition est semblable sur les façades antérieure et postérieure. L'escalier est un peu plus haut du côté nord (façade postérieure) de manière à racheter le dénivelé du terrain. Sur la façade antérieure, l'escalier conduit à un porche d'entrée à fronton triangulaire dont la hauteur dépasse celle des murs gouttereaux. Une échelle de crue y est gravée, indiquant une montée des eaux à 6,38 mètres en 1856. Bâtie avec soin en pierre de taille de tufeau, la maison présente un plan symétrique. Le toit à longs pans est couvert en ardoise ; les souches de cheminée sont en brique.

Tous les dossiers concernant le Cher canalisé sont consultables ici .

Dénominations barrage mobile
Aire d'étude et canton Canton de Bléré
Hydrographies Cher le
Adresse Commune : Chisseaux
Lieu-dit : Varenne (la)
Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle
Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler

Références documentaires

Bibliographie
  • MAURET-CRIBELLIER, Valérie. Le canal de Berry. Orléans : AREP Centre, 2001. (Itinéraires du Patrimoine n° 239).

    p.46-65
Périodiques
  • MAURET-CRIBELLIER, Valérie. Les barrages mobiles du Cher canalisé. La Loire et ses terroirs, automne 2009, n°70.

    p. 48-51
(c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Lainé Martine
Martine Lainé

Chercheur Inventaire général du patrimoine culturel.


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