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L'opération d'inventaire de l'architecture rurale du Parc naturel régional de la Brenne

Dossier IA36005402 réalisé en 2004

Fiche

Depuis 2004, le Parc naturel régional de la Brenne avec l’appui scientifique, technique et financier de la région Centre-Val-de-Loire réalise l’inventaire de l’architecture rurale dans le périmètre de son territoire. Le partenariat scientifique et technique qui lie les deux collectivités s’est traduit, depuis 15 ans, par des conventions successives.

L’objectif de cet inventaire est de recenser, d’étudier et de faire connaître l’architecture rurale du Parc naturel régional de la Brenne.

Contexte territorial et état de l'inventaire du bâti

Le territoire du Parc naturel régional de la Brenne.Le territoire du Parc naturel régional de la Brenne.Situé dans le département de l'Indre, le Parc naturel régional de la Brenne s’étend, en 2019, sur 51 communes, 183 000 hectares et compte environ 33 000 habitants, ce qui représente une densité de 18,47 habitants par hectare, une des plus faibles de la région Centre-Val de Loire.

L’amélioration de la connaissance, sa valorisation et sa transmission, comptent parmi les missions des Parcs naturels régionaux. Depuis sa création en 1989, celui de la Brenne a oeuvré en ce sens, en particulier par la réalisation d’inventaires, qu’ils soient naturalistes, culturels ou architecturaux. Ainsi l’inventaire du "petit patrimoine", conduit entre 1997 et 2004, a concerné les petits éléments du bâti rural, porteurs de mémoire et d’identité (croix, puits, fours, lavoirs, etc.). En 1991, un inventaire topographique, celui du canton du Blanc, avait été engagé par le service régional de l’Inventaire et réalisé par Christian Trézin.

Dans le sillage de ces opérations, le Parc a souhaité, en 2004, se doter d’un état des lieux exhaustif sur l’architecture rurale de son territoire dans un objectif de connaissance assorti d’un objectif de préservation du patrimoine bâti.

Cet inventaire a porté à ce jour sur la commune de Sacierges-Saint-Martin, les anciens cantons de Belâbre, de Mézières-en-Brenne et de Tournon-Saint-Martin.

Moyens mis en oeuvre

Dans le cadre de la convention bipartite, la région Centre-Val de Loire finance un poste de chargé de mission "inventaire de l’architecture rurale" au sein du Parc naturel régional de la Brenne. L’encadrement scientifique et technique est assuré par le service Patrimoine et Inventaire de la région : suivi scientifique par un chercheur référent, et mise à disposition de l’ingénierie de l’Inventaire (outils informatiques et normatifs, photographie professionnelle, réalisation de relevés, de plans schématiques, superpositions cadastrales diachroniques, etc.) au cas par cas.

Méthodologie

La présente enquête s'appuie sur la méthodologie prescrite par l’Inventaire Général du Patrimoine Culturel. L'inventaire consiste à identifier et documenter l'ensemble du patrimoine d'un territoire en croisant observations sur le terrain, informations collectées dans la bibliographie et les archives, mais aussi témoignages des habitants et usagers du patrimoine.

L'investigation exhaustive de toutes les formes architecturales est réalisée sous la forme d'un inventaire topographique global. Toutefois, à l'issue du recensement systématique, l'étude privilégie l'analyse de l'architecture rurale vernaculaire plutôt que savante. Les châteaux, manoirs, églises ou écoles, notamment, ne font pas l'objet de développements monographiques (leurs dossiers restant à l'état de pré-étude) contrairement aux maisons et aux fermes dont les formes architecturales sont commentées à l'exception de celles jugées trop remaniées. Sauf exception, seuls les éléments du patrimoine architectural antérieurs à 1950 sont examinés, excluant ainsi le phénomène d'urbanisation de la deuxième moitié du 20e siècle.

Le travail consiste d’abord en une recherche documentaire (archives et bibliographie). L’enquête de terrain (notamment l’enquête orale auprès des habitants) débute ensuite : tous les édifices sont observés "in situ". Ils sont datés, décrits et analysés dans un dossier illustré de photographies et éventuellement de plans. Les maisons et les fermes documentées individuellement sont par ailleurs réunies dans un dossier collectif (maisons-fermes) où les observations générales rendent compte des caractères généraux des édifices.

Chaque documentation communale est introduite par un dossier de présentation communale évoquant de façon synthétique ses caractéristiques géographiques, historiques et économiques. Les dossiers d’inventaire normalisés ainsi rédigés via le logiciel en ligne GERTRUDE alimentent les bases de données régionales et nationales.

Soulignons enfin que les échéances chronologiques imposées, le caractère quantitatif privilégié dans le cahier des clauses scientifiques et techniques de l'opération ainsi que les outils mis à disposition n'autorisent pas d'analyses approfondies des oeuvres architecturales.

Organisation des résultats de l’enquête

L'enquête aboutit à la publication électronique de dossiers d'inventaire, répartis par commune. Chaque édifice recensé ou repéré fait l’objet d’un dossier d’inventaire. Ceux qui ne se réfèrent pas à la problématique privilégiée de l’architecture domestique et agricole font l’objet d’un recensement, conçu comme un état des lieux exhaustif du patrimoine.

En revanche, les maisons et fermes qui se prêtent à l’analyse sont l’objet d’une attention particulière qui se traduit par un traitement privilégié notamment la mise en œuvre d’une méthodologie propre, le repérage, associant étude collective et études individuelles. Les édifices repérés font individuellement l’objet d’un dossier d’inventaire qui comprendra différents types d’informations : désignation, localisation, historique, description, renseignements sur les matériaux, illustrations, traduction cartographique. Le dossier collectif rassemble les résultats du repérage et compile les caractères généraux de la famille. Au sein de ces familles, des édifices seront sélectionnés en vue d’une étude approfondie future, reportée à l’issue du recensement général du Parc naturel régional de la Brenne (aire d’étude de l’opération).

Finalité

La finalité première de cet inventaire est bien d’améliorer les connaissances sur les formes du bâti du Parc de la Brenne notamment par l’étude, la compilation et l’archivage durable de données patrimoniales susceptibles de documenter l’histoire locale de l’architecture.

La valorisation de l’étude passe d’abord par la publication électronique des dossiers d’inventaire après les validations scientifique et éditoriale par le service patrimoine et inventaire du Centre-Val de Loire. Cette mise en ligne accessible au grand public s’effectuera à l’échelle régionale puis à l’échelle nationale. En parallèle, la sensibilisation auprès des habitants peuvent prendre la forme d’expositions, d’animations événementielles ou de conférences. Les résultats de l’étude peuvent également être valorisés par des publications dans les collections nationales de l’Inventaire (ou hors-collection).

Dans un second temps, cet inventaire architectural participe également à un "diagnostic patrimonial" permettant de définir des stratégies de conservation et de valorisation, et d’accompagner les communes dans des démarches de prise en compte des éléments du patrimoine dans les documents d’urbanisme.

Aires d'études Parc naturel régional de la Brenne

Annexes

  • Cahier des clauses scientifiques et techniques (2010-2013)

    1 - Contexte institutionnel et objectifs de l’opération

    L’amélioration de la connaissance, sa valorisation et sa transmission, comptent parmi les missions des Parcs naturels régionaux. Depuis sa création en 1989, le Parc naturel régional de la Brenne a beaucoup fait en ce sens, en particulier par des inventaires, qu’ils soient naturalistes, culturels ou architecturaux.

    L’inventaire du petit patrimoine a été réalisé entre 1997 et 2004 et a concerné les petits éléments du patrimoine rural, porteurs de mémoire et d’identité (croix, puits, fours, fontaines, lavoirs, pigeonniers, loges de vigne …). 4394 éléments ont été recensés sur les communes du Parc.

    Engagé en 1991, l’inventaire topographique du canton du Blanc a été mené par Marie-Thérèse Réault, puis Christian Trézin du service de l’Inventaire général du patrimoine culturel de la Région Centre et a donné lieu à une publication dans la collection nationale du ministère de la Culture « Images du Patrimoine ».

    A la suite de cet inventaire, le Parc a souhaité se doter d’un état des lieux exhaustif sur l’architecture rurale très riche de son territoire dans un objectif de connaissance assorti d’un objectif opérationnel de conservation du patrimoine bâti. Un inventaire thématique de l’architecture rurale a ainsi été conduit depuis 2004 en collaboration avec le service de l’Inventaire général du patrimoine culturel de la Région Centre. Commencé sur les communes du sud du Parc (canton de Bélâbre et Sacierges-St-Martin), l’inventaire se poursuit depuis 2006 sur le canton de Mézières-en-Brenne.

    La conduite conjointe de programmes de connaissance archéologique et du patrimoine architectural a été une préoccupation forte du Parc naturel régional de la Brenne depuis une dizaine d’années. Un inventaire archéologique et une étude archéologique du paysage de la commune de Tilly ont été réalisés en 2001 à la suite de l’inventaire du patrimoine conduit par Christian Trézin (1999). Renaud Benarrous (chargé d’études du PNR Brenne) a engagé en 2001 l’étude historique et archéologique des paysages d’étangs sur neuf communes de la Grande Brenne. En 2002, une étude archéologique et morphologique a été menée sur les bourgs de la vallée de la Creuse associant le service régional de l’archéologie, le service régional de l’Inventaire et le Parc naturel régional de la Brenne.

    L’expérimentation s'inscrit en effet au cœur des missions des parcs naturels régionaux qui contribuent à des programmes de recherche et ont pour mission d’initier des procédures nouvelles et des méthodes d'actions qui peuvent être reprises sur tout autre territoire. Cela a conduit le Parc et le service de l’Inventaire général du patrimoine culturel à réfléchir à une méthodologie appropriée au territoire spécifique du Parc.

    Dans le cadre de la révision de sa charte (2010-2022), le Parc naturel régional de la Brenne s’engage à :

    faire progresser la connaissance et la mettre au service de la dynamique du territoire, agir pour la sensibilisation aux patrimoines (axe 1, objectif stratégique 5).

    La charte du Parc naturel régional de la Brenne prévoit de réaliser l’inventaire de l’architecture rurale sur l’ensemble des communes du Parc à l’échéance 2022 :

    objectif opérationnel 1.5.3 : enrichir les connaissances et inventaires archéologiques et architecturaux, poursuivre les programmes de recherche sur le patrimoine culturel.

    Le Parc dans sa mission de préservation et de valorisation des patrimoines a besoin de s’appuyer sur une connaissance approfondie de son patrimoine culturel et notamment en matière d’aménagement et d’urbanisme sur le patrimoine architectural.

    Objectifs de l’opération

    L’inventaire de l’architecture rurale a pour objectifs d’enrichir les connaissances encore très partielles sur ce sujet, de définir des stratégies de conservation et de valorisation, et de permettre l’intégration de l’inventaire dans les démarches d’urbanisme des communes.

    Les données réunies par l’inventaire, issues d’une démarche scientifique, offrent autant de clefs pour identifier les « points forts » du patrimoine local, argumenter des politiques urbaines et permettre un aménagement raisonné du territoire. Utilisées à l’occasion de la révision ou de l’élaboration de documents d’urbanisme (carte communale ou PLU), elles sont également reprises dans le cadre du « porter-à-connaissance » réalisé par le Parc au bénéfice des communes, lequel présente le territoire d’étude (données physiques, agricoles, paysagères et patrimoniales), met en évidence les enjeux identifiés sur la commune et, souvent, la richesse et les particularités du patrimoine immobilier. Dans ce cadre, l’inventaire permet d’établir la liste des éléments de paysage et de patrimoine dont les travaux seront soumis à autorisation du maire (art. L 123-1-7 du CU). Pour ce faire, un outil de « veille architecturale » sera développé. La charte prévoit également de mettre en œuvre des campagnes thématiques de protection au titre des monuments historiques.

    Le Parc souhaite par ailleurs développer la participation des habitants aux opérations d’étude et de recherche. La participation des habitants aux inventaires favorisera ainsi l’appropriation par tous des enjeux patrimoniaux : connaître, conserver et valoriser (objectif opérationnel 1.5.1 : Développer, coordonner et valoriser les programmes d’études et de recherche, accompagner la participation de chacun dans la préservation des patrimoines).

    2 - Descriptif de l’opération

    Aire d’étude

    Le parc naturel régional de la Brenne constitue l’aire d’étude du présent programme. Cette vaste échelle territoriale est en effet la plus appropriée pour constituer le corpus des maisons et des fermes dont l’étude est privilégiée. Les cantons et les communes sont considérés comme des niveaux intermédiaires de restitution préparant l’étude à l’échelle pertinente du territoire du Parc naturel régional.

    Cadre chronologique

    Tous les éléments du patrimoine architectural seront examinés dans la limite chronologique des années 1950, excluant par conséquent le phénomène de l’urbanisation de la 2e moitié du 20e siècle.

    3 – Cadre méthodologique

    Le cadre méthodologique général de ce programme est défini par les textes visés en introduction de la convention cadre et par la circulaire ministérielle 2001/016 du 20 juin 2001 relative aux modalités de conduite de l’inventaire général ou, dès sa publication, par l’arrêté relatif aux normes scientifiques et techniques prévu par l’art. 2 al. 2 du décret 2005-835 du 20 juillet 2005. La liste des instruments de travail et ouvrages de référence figure en annexe à cette convention. Ils devront être mis à disposition du chargé d’études par le Parc naturel régional de la Brenne et une formation à leur utilisation sera assurée par la Direction de l’Inventaire du Patrimoine de la Région Centre.

    Rappelons que l’approche scientifique majeure de l’Inventaire général est territoriale et que sa finalité documentaire est l’alimentation des bases nationales (Mérimée, Palissy et Mémoire) ou régionales. Les outils et les normes majeurs de ce travail sont définis par la DTD CI 2.7 de l’Inventaire général (Description de types de documents, Classeur inventaire, version 2.7) et sont principalement :

    - les thesaurus,

    - les systèmes descriptifs fixant la structure des bases de données et les règles de rédaction du contenu des champs qui font in fine l’objet de contrôles formels automatisés,

    - les formats de données, textes, cartographie et images numériques,

    - la structuration d’ensemble de la documentation élaborée dans des dossiers numériques.

    Il sera tenu compte pour la réalisation de ce programme de l’expérience méthodologique et documentaire acquise sur le territoire du Parc par le service de l’Inventaire général du patrimoine culturel de la Région Centre lors de l’inventaire du canton du Blanc et par le Parc naturel régional à l’occasion des précédentes campagnes d’inventaire qu’il a conduites.

    Evolution de la méthode

    Depuis 2004, l’approche a été thématique privilégiant l’étude de l’architecture rurale : architecture domestique et agricole du milieu rural (bourgs ruraux, hameaux, fermes et maisons isolées), édifices publics (mairie, école), et édifices de l’artisanat et de l’industrie (four, forge, tuilerie). Pour des raisons opérationnelles, cette étude n’a pas pris en compte de manière systématique les édifices majeurs de l’architecture domestique (châteaux, manoirs, hôtels particuliers) et de l’architecture religieuse (église, chapelles, abbayes). Ces édifices souvent mieux connus étaient seulement signalés pour le contexte et leur étude était envisagée ultérieurement.

    Afin de permettre une première évaluation qualitative de son patrimoine, le Parc souhaite redéfinir la méthode employée. L’investigation exhaustive de toutes les formes architecturales sera retenue sous la forme d’un inventaire topographique, étude fondée sur une approche exhaustive du patrimoine d’une aire d’étude, associant recensement et sélection, étude collective et étude individuelle. Toutefois, l’approche privilégiera dans un premier temps l’étude et l’analyse de l’architecture rurale vernaculaire plutôt que savante. La maison ou la ferme notamment seront soumises à un questionnement particulier. Les autres formes d’architecture seront simplement recensées.

    Les maisons et les fermes

    Etude collective et sélective couplée

    Les maisons et fermes qui se prêtent à l’analyse sont l’objet d’une attention forte qui se traduit par un traitement privilégié associant étude collective et étude individuelle.

    Les membres des familles maisons / fermes, présents en grand nombre, sont appréhendés au travers d’une étude collective qui requiert la mise en œuvre d’une méthodologie propre, le repérage.

    Le repérage vise à reconnaître les caractères qui permettent de classer les membres d’une famille. Afin de déterminer les caractères généraux de cette famille, une grille d’analyse concise (table de données complémentaires) sera remplie. Les édifices repérés font individuellement l’objet d’une notice d’inventaire qui comprendra différents types d’informations : désignation, localisation, historique, description, renseignements sur les matériaux, illustration, traduction cartographique. Le dossier collectif rassemble les résultats du repérage et compile les caractères généraux de la famille.

    Au sein de ces familles, les édifices uniques (unicum) ou au contraire représentatifs (typicum) de la commune sont sélectionnés en vue d’une étude approfondie future reportée à l’issue du recensement général du parc naturel régional. Ces édifices donnent lieu à une notice d’inventaire comprenant une fiche descriptive et historique détaillée, éventuellement assortie d’une documentation. L’étude de ces édifices est préparée à l’échelle communale et sera finalisée à l’échelle du territoire du parc qui constitue l’aire d’étude.

    A l’autre bout du spectre, les maisons et les fermes trop remaniées ou transformées pour se prêter à l’analyse seront seulement recensés (traitement minimal) pour permettre leur prise en compte dans une analyse spatiale de la commune.

    Les autres formes architecturales en milieu rural

    Le recensement

    Les édifices qui ne se réfèrent pas à la problématique privilégiée de l’architecture domestique et agricole font l’objet d’un recensement, conçu comme un état des lieux exhaustif du patrimoine. Le recensement restitue des éléments minimum d’information : désignation, localisation, datation et attribution, illustration, traduction cartographique, et une première évaluation (table de données complémentaires / éléments de gestion). Cette procédure d’identification et de dénombrement concerne :

    - les édifices publics : mairie, école …

    - les édifices de l’artisanat et de l’industrie : four, forge, tuilerie …

    - les édifices du génie civil : pont, gare, fontaine …

    - les édifices et édicules de l’architecture religieuse : église, chapelle, croix de chemin …

    - les édifices de l’architecture savante

    - les édifices trop transformés ou remaniés

    Les édifices de l’architecture savante sont recensés et ne font pas l’objet d’un traitement monographique mobilisant un temps d’investigation important. Toutefois, la documentation aisément accessible sera restituée et une illustration plus abondante pourra également être proposée.

    Conçu dans la perspective d’études ultérieures, le recensement pourra révéler la pertinence d’études thématiques ou bien d’études monographiques à mener à l’échelle du territoire du Parc. Les édifices rares ou représentatifs seront signalés (table de données complémentaires / éléments de gestion) afin de préparer l’approfondissement de la recherche reporté à une phase ultérieure. Les données collectées offrent en effet un premier diagnostic et permettent une prise en compte raisonnée du patrimoine dans l’aménagement du territoire.

    L’unité d’observation reste dans tous les cas l’édifice, entendu comme l’unité à la fois foncière et fonctionnelle. Dans certains cas, lorsque plusieurs édifices présentant des caractères communs ou une identité fonctionnelle ou morphologique occupent un ensemble de parcelles ou un espace identifiable comme une unité de territoire, l’unité d’observation pourra être l’îlot, le quartier, la rue, l’opération d’urbanisme (lotissement d’habitations, ensemble d’immeubles à logements) ou le secteur ainsi identifié (écart constitué de fermes analogues, quartier formé selon des principes homogènes, rue homogène, etc.).

    4 - Utilisation et diffusion des résultats de l’inventaire

    Le Parc pourra envisager divers usages des résultats de ce programme d’inventaire : site Internet, SIG, base de données locale, atlas local du patrimoine, communication, publication, exposition….

    Les notices versées dans les bases nationales (Mérimée, Palissy, Prédoc, Mémoire) seront accessibles par l’Internet. La Direction de l’Inventaire du Patrimoine de la Région Centre se réserve le droit de ne pas verser dans les bases nationales les notices ou les images numériques dont la qualité ne correspondrait pas aux critères de l’Inventaire général. Les dossiers numériques sous Renabl seront consultables en ligne sur les bases nationales (sous réserve de compatibilités technologiques), à terme sur le site de la Région et sur place dans les locaux de la Direction de l’Inventaire du Patrimoine et au Parc naturel régional de la Brenne.

    Des expositions ou publications virtuelles pourront être réalisées sur les sites Internet de la Région Centre et du Parc naturel régional de la Brenne.

    Les données numériques constituant les diverses composantes des dossiers documentaires (textes, images, cartes) permettront la réalisation de CD-ROM que le Parc et la Direction de l’Inventaire du Patrimoine de la Région Centre pourront diffuser selon un plan à définir.

    La publication d’un volume dans les collections nationales permettra une diffusion publique. Ces projets feront l’objet d’avenants à la convention.

    ANNEXE

    Liste des documents méthodologiques et ouvrages de référence

    A - Principes d’analyse scientifique

    Architecture, méthode et vocabulaire. Réd. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Paris : Imprimerie nationale, 1972, rééd. 1995, 2000. 2 vol., (622 p.)

    B - Systèmes descriptifs

    Système descriptif de l’architecture. Dir. Monique Chatenet, Hélène Verdier ; réd. Jeannette Ivain, Xavier de Massary. Paris : Editions du Patrimoine, 1999. 298 p. (Documents et Méthodes ; 5).

    Consultable en ligne :

    http://www.inventaire.culture.gouv.fr/

    Système descriptif de l’illustration. Dir. Christophe Dessaux ; réd. Annie Rémy, Anne-Claire Viron-Rochet. Paris : Editions du Patrimoine, 1999. 203 p. (Documents et Méthodes ; 10 ; 2e édition 2006).

    Consultable en ligne :

    http://www.inventaire.culture.gouv.fr/

    C - Thesaurus

    Thesaurus de l’architecture. Dir. Monique Chatenet, Hélène Verdier ; réd. Jean Davoigneau, Renaud Benoit-Cattin, Xavier de Massary. Paris : Editions du Patrimoine, 2000. 169 p. (Documents et Méthodes ; 7)

    Consultable en ligne :

    http://www.inventaire.culture.gouv.fr/

    D - Documents et Méthodes

    Le relevé et la représentation de l’architecture. Réd. Jean-Paul Saint-Aubin. Paris : Inventaire général, ELP, 1992. 232 p. (Documents et Méthodes ; 2).

    La monographie d’architecture, 2003,

    Consultable uniquement en ligne :

    http://www.inventaire.culture.gouv.fr/

Références documentaires

Bibliographie
  • FRANCE. Ministère de la Culture et de la Communication. Sous-direction de l’archéologie, de l’ethnologie, de l’inventaire et du système d’information. Principes, méthode et conduite de l’inventaire général du patrimoine culturel. Dir. Hélène Verdier ; réd. Xavier de Massary et Georges Coste ; collab. Bruno Malinverno, Jean Davoigneau, Anne-Claire Viron-Rochet. 2e éd. Paris : Ministère de la culture et de la communication, 2007. (Documents et Méthodes, n°9) 

  • FRANCE. Inventaire général du patrimoine culturel. Architecture : description et vocabulaire méthodiques. Réd. Jean-Marie Pérouse de Montclos. Paris : Editions du patrimoine, Centre des monuments nationaux, 2011. (Principes d'analyse scientifique)

  • FRANCE. Ministère de la Culture et de la Communication. Mission de l'Inventaire général du patrimoine culturel. Thésaurus de la désignation des œuvres architecturales et des espaces aménagés. [en ligne]. Dir. Philippe Vergain ; réd. Renaud Benoit-Cattin, Jean Davoigneau ; collab. Marie-Hélène Benetière, Catherine Chaplain-Manigand, Pierre-Louis Laget et al. Paris : Inventaire général, 2013 [20.09.2018]. (Documents et méthodes, n°7). Accès Internet : < http://www.inventaire.culture.gouv.fr/telechar/thesaurus_architecture_2013.pdf >

(c) Parc naturel régional de la Brenne ; (c) Région Centre-Val de Loire, Inventaire général - Benarrous Renaud